Ce que n'a pas vu la Frat
Le Forum Catholique
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Capitaine Flam - 2011-08-25 13:35:14
Ce que n'a pas vu la Frat
Voilà ti pas que la Fraternité nous propose la lecture d'un livre sur les JMJ de... Toronto d'une certaine Cornelia R. Ferreira. Donc il y a plus de 10 ans, sous le règne de Jean-Paul II. Elle en conclut que les JMJ de Madrid seront de la même veine. MEFIANCE DONC! On peut d'ailleurs lire dans la critique du site Clovis: Elle explique que c'est le mot « plaisir » que caractérise les JMJ, et que, derrière ce mot, se cache un nouvel Evangile dont la Croix a disparu. Gloups. La FSPPX a t'elle des yeux pour voir et lire (faute d'y envoyer quelqu'un... c'est tellement plus facile de parler de ce que l'on ne sait pas et vit pas)?
Mais elle peut changer d'avis en regardant les photos et vidéos:
communion sur la langue
via crucis
ou surtout la veillée où l'on voit les jeunes à genoux, le silence extraordinaire entourant l'adoration....
Nous sommes ici très très loin du constat de la FSSPX et je pense franchement qu'elle perd en crédibilité en affirmant de telles choses.
Reportons nous encore une fois à Sandro Magister. Il retient trois caractéristiques des JMJ à Madrid.
La première est le silence.
Un silence prolongé, très intense, qui saisit, aux moments-clés, la marée de jeunes gens qui, un instant plus tôt, explosait de joie dans une atmosphère de fête.
Le chemin de croix est l’un de ces moments-clés. Un autre, encore plus impressionnant, est celui de l’adoration de la sainte hostie, au cours de la veillée nocturne. Un troisième est celui de la communion pendant la messe de clôture.
L'adoration silencieuse de la sainte hostie est une innovation introduite par Benoît XVI aux Journées Mondiales de la Jeunesse. Le pape s’agenouille et, en même temps que lui, des centaines de milliers de jeunes gens s’agenouillent sur la terre nue. Tous ces jeunes sont tournés non pas vers le pape mais vers "notre pain quotidien" : Jésus.
À Madrid, le violent tonnerre de l’orage qui a précédé l'adoration eucharistique a rendu ce silence encore plus impressionnant. Et il en a été de même le lendemain matin, pendant la messe. L'annulation inattendue de la distribution de la communion – pour des raisons de sécurité qui n’ont pas été précisées – n’a provoqué ni désordre ni distraction dans l’immense foule de jeunes gens mais, au contraire, un silence d’une tenue et d’une intensité surprenantes, une "communion spirituelle" de masse dont il n’y a pas de précédents connus.
Une deuxième caractéristique de ces dernières Journées Mondiales de la Jeunesse est l’âge moyen, très bas, des jeunes qui étaient présents : 22 ans.
Cela veut dire que beaucoup d’entre eux y participaient pour la première fois. Leur pape, c’est Benoît XVI, pas Jean-Paul II, qu’il n’ont connu que dans leur enfance. Ils appartiennent à une génération de jeunes et de très jeunes gens qui est très exposée à une culture sécularisée. Mais, en même temps, ils sont le signe que les questions à propos de Dieu et des fins dernières sont vivantes et présentes dans cette génération aussi. Et ce qui fait agir ces jeunes, c’est précisément ces questions, auxquelles un pape comme Benoît XVI apporte des réponses simples tout en étant puissamment exigeantes et attirantes.
Les vétérans des Journées Mondiales de la Jeunesse étaient présents à Madrid. Mais on les trouvait surtout parmi les dizaines de milliers de volontaires qui se sont proposés pour l'organisation. Ou parmi les nombreux prêtres et religieux qui ont accompagné les jeunes et dont les vocations sont nées justement au cours de précédentes Journées Mondiales de la Jeunesse. Il est désormais bien établi que ces rassemblements sont un vivier de futurs leaders des communautés catholiques dans le monde.
Une troisième caractéristique est que ces jeunes sont tournés "ad extra". Ils ne sont pas du tout intéressés par les batailles internes à l’Église pour une modernisation qui la mettrait au goût du jour. Ils sont à des années-lumière du "cahier de doléances" de certains de leurs aînés qui demandent le mariage des prêtres, l’ordination des femmes, la communion pour les divorcés remariés, l’élection populaire des évêques, la démocratie dans l’Église, etc.
Pour eux, tout cela est insignifiant. Il leur suffit d’être catholiques comme le pape Benoît le montre et l’explique. Sans détours, sans rabais. Si le prix auquel nous avons été sauvés, le sang du Christ, est élevé, l'offre de vie des vrais chrétiens doit également être élevée.
Ce n’est pas la réorganisation interne de l’Église mais la passion pour l'évangélisation du monde qui fait agir ces jeunes. Le pape allait le leur dire en ces termes, dans son discours qui a été interrompu par l’orage : "Chers amis, qu’aucune adversité ne vous paralyse. N’ayez pas peur du monde, ni de l’avenir, ni de votre faiblesse. Le Seigneur vous a donné de vivre en ce moment de l’histoire, pour que, grâce à votre foi, son Nom retentisse sur toute la terre".
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