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Cet « Esprit du Concile » l’emporte de beaucoup sur ses Actes et ses Décisions ultimes. Ce Mouvement lancé par Jean XXIII, en vue d’un Progrès merveilleux, par une Réforme permanente de l’Église, déborde de toutes parts et dépassera irrésistiblement les volontés des Pères conciliaires et les projets qu’ils ont arrêtés. Ce qui est passé dans la vie de l’Église, c’est la fièvre réformiste et elle n’a plus de frein. L’Autorité qui l’a excitée ne pourra endiguer la croissante anarchie qui en découle. Il faudrait pour cela, avec des accents divins, rétracter les postulats fondamentaux de ce renouveau conciliaire. Ne se résignant pas à le faire, le Magistère se trouve l’otage et le complice de cette dégradation.
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Car l’heure est venue pour l’Église de Rome, Mère et Maîtresse de toutes les Églises, d’opérer avec puissance et décision une œuvre indispensable de discernement des esprits. Il faut aller enfin jusqu’à la racine de tous les maux dont nous souffrons : le principe de tout ce désordre est une erreur sur Dieu.