Saint Dominique : Bréviaire
Le Forum Catholique
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Alexandre - 2011-08-04 10:52:11
Saint Dominique : Bréviaire
Le 4 Août
S. DOMINIQUE, CONFESSEUR
Benoît XVI a traité de saint Dominique dans sa Catéchèse de laudience générale du 3 Février 2010
Au Deuxième Nocturne
Leçon iv
Dominique naquit à Calahorra en Espagne, de la noble famille des Gusman (1170). Il s’appliqua à Palencia à l’étude de la littérature et de la théologie; et les grands succès qu’il y obtint lui valurent un bénéfice de Chanoine régulier de l’église d’Osma (1198). Plus tard, il fonda l’Ordre des Frères Prêcheurs. Sa mère avait eu un songe pendant sa grossesse: il lui semblait porter en elle un petit chien tenant dans sa gueule une torche allumée avec laquelle, une fois sorti de son sein, il embraserait tout l’univers. Ce songe présageait que la sainteté et la doctrine éclatantes de Dominique enflammeraient les populations d’une grande ardeur pour la pratique de la piété chrétienne. Ce qui arriva dans la suite vérifia le présage; lui-même en a commencé la réalisation, et il l’a continuée par les membres de son Ordre.
Leçon v
Ce en quoi son talent et sa vigueur se signalèrent le plus, ce fut à combattre les hérétiques, qui essayaient de pervertir les Toulousains par de pernicieuses erreurs. Il employa sept ans à cette œuvre; après quoi il se rendit à Rome, au concile de Latran, avec l’Évêque de Toulouse, pour obtenir d’Innocent III la confirmation de l’Ordre qu’il avait institué. Pendant qu’on en délibérait, Dominique retourna vers ses disciples, sur le conseil des Pontifes, afin de choisir une règle. Quand il revint à Rome, Honorius III, successeur immédiat d’Innocent, lui accorda la confirmation de l’Ordre des Prêcheurs (1216). Il établit à Rome deux couvents, l’un d’hommes, l’autre de femmes. Il rappela trois morts à la vie et fit beaucoup d’autres miracles qui contribuèrent singulièrement à propager son Ordre.
Leçon vi
Grâce à lui, des couvents s’étaient élevés partout, et un très grand nombre de personnes réglaient leur vie selon la religion et la piété, lorsqu’il fut pris de la fièvre à Bologne, l’an du Christ mil deux cent vingt et un. Comprenant qu’il allait mourir, il appela ses frères et ceux qui se formaient sous sa direction; il les exhorta à l’innocence et à l’intégrité des mœurs. Enfin il leur laissa en testament, comme patrimoine assuré, la chanté, l’humilité et la pauvreté. Au moment où tous les frères en prières dirent ces mots; « Saints de Dieu, venez à son secours; Anges, venez à sa rencontre » il s’endormit dans le Seigneur, le huitième jour des ides d’août. Dans la suite, le Pape Grégoire IX le mit au nombre des Saints (1234).
Pour cette fête simplifiée :
Leçon ix
Dominique, né à Calahorra en Espagne, de la noble famille des Gusman (1170) et instruit à Palencia dans les études libérales et la théologie, fut d’abord chanoine de l’Église d’Osma (1198), puis devint le fondateur de l’Ordre des Prêcheurs. Son intelligence et sa vertu brillèrent surtout dans la conversion des hérétiques qui s’efforçaient de pervertir les habitants de Toulouse. Venu à Rome, il demanda au Souverain Pontife Innocent III l’approbation et la confirmation de son Ordre, ce qui lui fut accordé par Honorius III son successeur (1216). Grâce à lui d’innombrables personnes réglèrent leur vie selon la religion et la piété, lorsque, l’an mil deux cent vingt et un, laissant à ses disciples la charité, l’humilité et la pauvreté comme un patrimoine assuré il s’endormit dans le Seigneur, à Bologne, le huit des ides d’août (6 août) au moment où on prononçait ces paroles: «Saints de Dieu, venez à son secours; Anges, accourez au devant de lui ». Le pape Grégoire IX le porta au nombre des Saints (1234).
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Tombeau de saint Dominique, à Bologne
Au Troisième Nocturne
Lecture du saint Évangile selon [saint] Luc (ch. XII, v.35 à 40)
Leçon vii
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : «Que vos reins soient ceints, et qu’il y ait en vos mains des lampes allumées. Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent leur maître à son retour des noces, afin que lorsqu’il arrivera et frappera à la porte, ils lui ouvrent aussitôt. Heureux ces serviteurs que leur maître, à son retour, trouvera vigilants! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, il les fera mettre à table et passera au milieu d’eux pour les servir. Et s’il vient à la seconde veille, et s’il vient à la troisième veille et qu’il les trouve ainsi, heureux sont ces serviteurs! Sachez bien que si le père de famille savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait et ne le laisserait pas percer sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à l’heure où vous n’y pensez pas que le Fils de l’homme viendra.»
Homélie de saint Grégoire le Grand, pape (Homélies sur les Évangiles 13, 1-3. Original latin et autre traduction française : SC 485, 300-303; traduction des Moines du Barroux)
Le texte du Saint Evangile qu’on vient de vous lire, frères très chers, est bien clair pour vous. Mais de peur que même une telle simplicité ne risque de sembler obscure à quelques-uns, nous allons le parcourir brièvement afin d’en découvrir le sens à ceux qui l’ignorent, sans fatiguer pour autant ceux qui le comprennent. Le Seigneur dit : «Que vos reins soient ceints». Nous ceignons nos reins lorsque nous réfrénons la luxure de la chair par la continence. Mais parce que c’est peu de chose de ne pas faire le mal si l’on ne s’applique aussi, par un effort assidu, aux bonnes actions, le Seigneur ajoute aussitôt : «Et qu’il y ait en vos mains des lampes allumées.» Ce sont bien des lampes allumées que nous tenons en main quand nous montrons l’exemple à notre prochain et l’éclairons par nos bonnes œuvres, ces bonnes œuvres dont le Seigneur dit : «Que votre lumière brille devant les hommes, pour qu’ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux.» (Mt 5, 16).
Leçon viii
Ici, deux choses sont ordonnées à la fois : ceindre ses reins et tenir des lampes; ce qui signifie que la chasteté doit rendre nos corps purs, et la vérité nos actions lumineuses. Car ni la pureté, ni la lumière ne peuvent plaire l’une sans l’autre à notre Rédempteur, soit qu’on fasse le bien sans avoir renoncé aux fautes de luxure, soit qu’on excelle en chasteté sans s’exercer encore aux bonnes œuvres. Sans les bonnes œuvres, la chasteté est donc bien peu de chose, et sans la chasteté, les bonnes œuvres ne sont rien. Celui qui accomplit ces deux préceptes doit encore aspirer à la patrie céleste par l’espérance, et ne pas se garder du vice dans le seul but d’obtenir l’estime de ce monde.
Leçon ix
«Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent leur maître à son retour des noces, afin que lorsqu’il arrivera et frappera à la porte, ils lui ouvrent aussitôt.» Le Seigneur arrive quand il s’approche pour juger; il frappe à la porte lorsqu’il nous prévient de la proximité de la mort par les atteintes d’une maladie. Nous lui ouvrons aussitôt si nous l’accueillons avec amour. On ne veut pas, en effet, ouvrir au Juge qui frappe, si l’on a peur de mourir et qu’on redoute de voir le Juge qu’on se souvient d’avoir méprisé. Mais celui qui puise son assurance dans son espérance et ses œuvres lui ouvre aussitôt qu’il frappe à la porte, parce qu’il attend son Juge dans la joie, et qu’en voyant approcher l’instant de la mort, la pensée de la gloire qui va le récompenser le comble d’allégresse.
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