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La solution du problème, si problème il y a - ce que nous ne pensons pas - est pourtant bien simple : si ces textes obscurs demandent une explication, une interprétation même, on doit aller la chercher dans le Magistère, et non dans l'hérésie ; s’ils demandent à être éclairés, que ce soit à la lumière du concile de Trente, et non aux sombres feux du modernisme, duquel "intégristes" comme progressistes veulent éclairer leur lanterne.
Il me semble que c'est exactement dans cet esprit qu'ont été écrits les Dubia sur la liberté religieuse. Trouvez-vous la réponse claire ?[Mgr Lefebvre s'est trompé] d'autre part "en refusant" le dernier Concile sans pour autant le démontrer invalide.
Mgr Lefebvre n'a jamais tenu le Concile pour invalide, il était même le premier à dire qu'il y avait des textes plus que valables. Par contre, il a dénoncé (et démontré) certains problèmes que posaient certains textes.D’autre part - et c’est en quoi il [le concile] n'est pas "doctrinal" - il n’apporte aucune espèce de définition nouvelle que l’on puisse approuver ou rejeter.
Cela reste à démontrer. Quand un "déclaration doctrinale" s'appuie directement sur la Révélation, et affirme quelque chose qui semble nouveau, à savoir le devoir de tout Etat de ne pas réprimer au for externe les manifestations publiques des fausses religions, il semble bien avoir exprimé là une définition doctrinale nouvelle.Tout cela quelles que soient les apparences, n’a certes pas échappé à Monseigneur Lefebvre, auquel on a su rappeler, sans trop d'élégance, qu’il avait souscrit les actes conciliaires.
Il a signé à la suite du pape la promulgation des textes (et c'est justement là ce fameux "iota" d'obéissance), mais n'a jamais approuvé le contenu de ce texte auquel il a voté "non placet" et auquel il s'est opposé par tous les moyens à sa disposition pendant le Concile lui-même.