Une régression IMPOSEE et ORCHESTREE sans précédent.

Le Forum Catholique

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Scrutator Sapientiæ -  2011-06-03 11:00:55

Une régression IMPOSEE et ORCHESTREE sans précédent.

Bonjour Meneau,

Cette régression ne découle pas d'une génération spontanée, je ne suis ni un conspirationniste, ni un contempteur, ni un saint "pur et dur", mais voici quelques réflexions très rapides.

L'humanité ne le sait pas, mais elle est entrée en guerre, contre elle-même, au bénéfice du plus petit nombre possible de dirigeants, et au préjudice du plus grand nombre possible de citoyens.

J'envisage rapidement six "fronts stratégiques" : la culture, la nature, l'histoire, la mémoire, le bien moral, le lien social ; d'une manière générale, au plus tard à compter du début des années 1960, il y a eu insinuation, introduction, d'une manière imposée, non par la contrainte sensible, mais par l'agrément apparent, et orchestrée par les magazines, la publicité, la radio, la télévision, insinuation et introduction, dans les esprits et dans la vie, d'une nouvelle relation à la culture, à la nature, à l'histoire, à la mémoire, au bien moral et au lien social.

Ce qui importe, c'est que nous soyons de plus en plus incultes, pollueurs, ignorants, amnésiques, incohérents et inconséquents, et surtout dés-agrégés, en nous mêmes, et les uns par rapport aux autres.

Pourquoi ? Pour que nous soyons facilement réductibles au rang de consommateurs passifs et d'exécutants sans états d'âme.

Tout ce qui est régression sera donc qualifié de progrès, tout ce qui est asservissement (des âmes) sera donc qualifié de libération (des moeurs), tout ce qui est évanouissement (de l'intelligence disciplinée) sera donc qualifié d'épanouissement (de la créativité authentique, de la spontanéité généreuse).

Par exemple, avant le déclenchement de cette régression imposée et orchestrée, la culture était sysnomyme d'édification en profondeur, non sans efforts, au contact des oeuvres du passé ; après ce déclenchement, la "culture" est devenue synonyme d'émancipation en surface, et sans efforts, vis-à-vis des oeuvres du passé.

Plus nous serons

- cultivés, c'est-à-dire à la fois éduqués et exigeants,

- concrètement respectueux de notre environnement,

- un tant soit peu en mesure de connaître, de comprendre, de préciser et de rappeler notre histoire personnelle et collective,

- un tant soit peu capables de ne pas voir en l'obèse toxico et obsédé l'horizon indépassable de notre espèce,

et moins nous serons facilement gouvernables pas nos véritables dirigeants, qui ne sont plus nos responsables politiques officiels depuis déjà longtemps, disons depuis 1974, dans le contexte français : les lois "fondatrices" de bon nombre des désordres actuels, sur l'avortement, le divorce, le collège unique, la majorité à 18 ans, le regroupement familial, sont très aveuglantes pour les uns, très éclairantes pour les autres, sur ce point.

Le plus extraordinaire est que cette régression volontaire et systémique a été totalement théorisée par l'une des personnes les plus influentes de la planète, évidemment pas un responsable politique officiel : Zbigniew BRZEZINSKI, sous le nom de "tittytainment".

" Le tittytainment est un terme désignant la propagande destinée à protéger les principes capitalistes et néolibéraux qui dirigent la mondialisation.

C'est une forme qualifiée de censure, propagande et désinformation dont l'objectif fondamental consiste à minimiser, aux yeux des citoyens des pays démocratiques occidentaux, les effets nocifs que le type particulier de mondialisation qui est développé dans le monde était en train de causer, dans la majeure partie de la population mondiale, ainsi que dans l'écosystème, toujours selon le point de vue des altermondialistes et les membres des divers mouvements antimondialisation.

Le mot tittytainment fut utilisé en 1995 par l'idéologue néolibéral Zbigniew Brzezinski, membre de la commission trilatérale et ex-conseiller du Président des États-Unis Jimmy Carter, pendant la conclusion du premier "State Of The World Forum", dans l'Hôtel Fairmont de la ville de San Francisco. L'objectif de la rencontre était de déterminer l'état du monde, de suggérer des objectifs et des objectifs désirables et proposer des principes d'activité pour les atteindre, et d'établir des politiques globales pour obtenir sa mise en œuvre.

Les chefs réunis à San Francisco (Mikhaïl Gorbatchev, George Bush, Margaret Thatcher, Vaclav Havel, Bill Gates, Ted Turner, etc..) sont arrivés à la conclusion que l'arrivée de la dénommée Société 20:80 est inévitable, celle dans laquelle le travail de 20% de la population mondiale sera suffisant pour soutenir la totalité de l'appareil économique de la planète. 80% de la population restante ainsi s'avérera superflu, ne disposera pas de travail ni d'occasions d'aucun type et nourrira une frustration croissante.

C'est ici qu'est entré en jeu le concept proposé par Brzezinski. Brzezinski a proposé le tittytainment, un mélange d'aliment physique et psychologique qui endormirait les masses et contrôlerait leurs frustrations et leurs protestations prévisibles. Le même Brzezinski explique l'origine du terme tittytainment, comme une combinaison des mots anglais "tit" ("sein" en anglais) et "entertainment" qui, dans aucun cas, ne doit être compris avec des connotations sexuelles, mais au contraire, comme allusif à l'effet endormant et léthargique que l'allaitement maternel produit chez le bébé quand il boit.

Voici un extrait du livre Le piège de la mondialisation :

« L’avenir, les pragmatiques du Fairmont le résument en une fraction et un concept : « Deux dixièmes » et « tittytainment ».
Dans le siècle à venir, deux dixièmes de la population active suffiraient à maintenir l’activité de l’économie mondiale. « On n’aura pas besoin de plus de main d’œuvre », estime le magnat Washington Sycip. Un cinquième des demandeurs d’emploi suffira à produire toutes les marchandises et à fournir les prestations de services de haute valeur que peut s’offrir la société mondiale. Ces deux dixièmes de la population participeront ainsi activement à la vie, aux revenus et à la consommation – dans quelque pays que ce soit. Il est possible que ce chiffre s’élève encore d’un ou deux pour cent, admettent les débatteurs, par exemple en y ajoutant les héritiers fortunés.

Mais pour le reste ? Peut-on envisager que 80 % des personnes souhaitant travailler se retrouvent sans emploi ? « Il est sûr, dit l’auteur américain Jeremy Rifkin, qui a écrit le livre La Fin du travail, que les 80 % restants vont avoir des problèmes considérables. » Le manager de Sun, John Gage, reprend la parole et cite le directeur de son entreprise, Scott McNealy : à l’avenir, dit-il, la question sera « to have lunch or be lunch » : avoir à manger ou être dévoré.

Cet aréopage de haut niveau qui était censé travailler sur « l’avenir du travail » se consacre ensuite exclusivement à ceux qui n’en auront plus. Les participants en sont convaincus : parmi ces innombrables nouveaux chômeurs répartis dans le monde entier, on trouvera des dizaines de millions de personnes qui, jusqu’ici, avaient plus d’accointances avec la vie quotidienne confortable des environs de la baie de San Francisco qu’avec la lutte quotidienne pour le survie à laquelle doivent se livrer les titulaires d’emplois précaires. C’est un nouvel ordre social que l’on dessine au Fairmont, un univers de pays riches sans classe moyenne digne de ce nom – et personne n’y apporte de démenti.

L’expression « tittytainment », proposée par Zbigniew Brzezinski, fait en revanche carrière. Ce natif juif de Pologne a été quatre années durant conseiller pour la Sécurité nationale auprès du président américain Jimmy Carter. Depuis, il se consacre aux questions géostratégiques. Tittytainment, selon Brzezinski, est une combinaison des mots entertainment et tits, le terme d’argot américain pour désigner les seins. Brzezinski pense moins au sexe, en l’occurrence, qu’au lait qui coule de la poitrine d’une mère qui allaite. Un cocktail de divertissement abrutissant et d’alimentation suffisante permettrait selon lui de maintenir de bonne humeur la population frustrée de la planète. »

(Hans-Peter Martin et Harald Schumann, Le piège de la mondialisation, Solin Actes Sud, page 12) "

Source : Wikipédia, mais j'ai le livre de ces deux journalistes allemands, et c'est bien de cela dont il est question ci-dessus.

Bonne journée malgré tout, et résistons, résistons dans le Christ, au point de faire remarquer à nos évêques qu'il est grand temps qu'il pointent du doigt le caractère intrinsèquement pervers du NOM, je veux dire du Nouvel Ordre Mondial, l'impérialisme financier et hédoniste, qui n'est pas moins dominateur et pervertisseur que l'impérialisme qu'a été, au vingtième siècle, le communisme soviétique.

Scrutator.
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