Droit à l'erreur ou droit à l'immunité de contrainte ? Problème aussi de méthodologie
Le Forum Catholique
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Athanase - 2011-05-27 11:43:17
Droit à l'erreur ou droit à l'immunité de contrainte ? Problème aussi de méthodologie
Le juriste que vous êtes sait que l'erreur n'a pas de droit en ce sens que les concepts, les choses ou même les finalités ne peuvent en avoir. Ils n'ont pas cette qualité de sujet de droit, réservé aux seules personnes. Le droit, même le plus classique, est réticent à reconnaître cette qualité à ce qui n'est pas une personne.
Parler de droit à l'erreur est absurde pour la simple et bonne raison que l'erreur n'est pas un sujet de droit.
Vous me diriez que l'on est dans le droit profane (public ou privé), mais il semble aussi que les théologiens les plus classiques soient réticents à reconnaître des droits à l'erreur ou à la Vérité. Dom VALUET cite des théologiens du 19ème siècle qui précisent également que la Vérité n'a pas de droit non plus. Cela ne signifie pas que doive être indifférent à elle, mais, simplement, on ne peut l'ériger en sujet de droit.
A mon humble avis, ce débat sent un peu la sécularisation à plein-nez: on réduit certains principes à n'être que des acteurs de l'ordre juridique. On les réduit à ce qu'ils ne sont pas. Je me demande si certains polémistes et, plus généralement, les polémiques, ne se sont pas laissés piéger.
Il serait plus juste de dire que seuls les personnes ont des droits (les hommes et Dieu). Par ailleurs, je serai réticent à faire de Dieu un sujet de droit. Comment pourrait-il en être un, alors qu'il est lui-même la source du droit, puisqu'il est à l'origine de notre monde ?
Bref, marchons droit...
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