Imprimer le Fil Complet
Le chapitre 8 du rapport « vie affective, sexualité et parentalité » est le seul qui pourrait nourrir la polémique : le CNCPH s'y prononce pour la mise en place de services d'accompagnement sexuel. L'argumentaire est précis et les conditions d'encadrement d'un tel service font l'objet de moult précautions, preuve que le débat est sensible (y compris au sein du CNCPH ?). « Le recours à des prestations sexuelles tarifées, est-il écrit, apparaitrait comme limité à la seule compensation de certaines situations de handicap. Dans ce cadre, l'assistance sexuelle diffèrerait fondamentalement de la prostitution puisqu'il s'agirait d'apporter une réponse à un besoin considéré comme légitime par la voie de la compensation portée au plus intime, en mettant en place un encadrement rigoureux au moyen d'un service d'accompagnement sexuel. » Les prestataires sexuels formés et sélectionnés par une « commission nationale ad hoc » devraient, selon le conseil consultatif, exercer « une autre activité professionnelle à titre principal », ce qui semble exclure les prostitué(e)s professionnel(le)s. Le débat, en tout cas, est bel et bien lancé…