Imprimer le Fil Complet
La situation actuelle de la France, de l’Europe, du monde entier apparaît fortement défavorable aux principes fondamentaux et aux points essentiels de la doctrine sociale de l’Église tels qu’ils ont été explicités « de Léon XIII à Pie XII ». On peut trouver là un motif prudentiel (suffisant ?) de ne pas réclamer pour le moment ce qu’il est impossible d’obtenir aujourd’hui, et d’esquisser plutôt une troisième tentative de Ralliement. En tout cas ce n’est pas une raison suffisante pour modifier ou amputer la doctrine, pour ne plus s’y tenir et ne plus l’enseigner aux prêtres et aux fidèles. Car même si cet enseignement intégral ne peut pour un temps avoir un effet temporel direct et prochain, il garde un effet direct et certain sur le salut éternel des âmes, qui demeure tout de même la principale responsabilité de l’Église : et d’abord un effet direct et certain sur le salut éternel de chaque « évêque, docteur de la foi ». La doctrine sociale de l’Église, fondée sur la loi (morale) naturelle et sur la révélation surnaturelle, fait partie intégrante des vérités nécessaires au salut. Tout baptisé a le droit d’en être instruit selon son niveau culturel, et la vocation d’en être, selon son état, le témoin. Et l’évêque a, lui, le devoir d’en être le gardien et l’intendant fidèle.