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En ces jours, la miséricorde de Dieu fit descendre sur le peuple juif des lumières extraordinaires, qui rendirent très évidente cette vérité que Notre-Seigneur était bien réellement le Messie promis de Dieu et attendu partout.
Dans cet éclair de lumière, le peuple juif voulut faire à son Sauveur et à son Roi, une fête magnifique. On se disait qu’on irait au devant de lui en masse, que l’on porterait à la main des palmes en signe de victoire et de réjouissance, qu’on ornerait les rues et les places, qu’on l’irait chercher et qu’on l’amènerait en triomphe au temple.
Tout cela était juste, tout cela était vrai ; tout cela était digne de Notre-Seigneur, et digne des vrais enfants d’Abraham.
Ils reconnurent leur Sauveur, lui firent une fête comme on n’en avait jamais fait à personne, et comme on n’en fera jamais.
Jésus fut reconnu, proclamé le Messie promis, le fils et l’héritier de David.
Et, cinq jours après, Jésus fut crucifié. O inconstance et aveuglement des volontés humaines ! O faiblesse de nos lumières et de nos résolutions ! N’est-ce point là, mon Dieu, l’image de ce que je fais toutes les fois que je vous offense ?
Père Emmanuel, Méditation pour tous les jours de l’année liturgique, Dismas, 1987, p. 136-137 (samedi après le dimanche de la Passion).
Cette heureuse multitude d’hommes comprit déjà alors que notre Rédempteur, attendri sur les misères de l’humanité, allait livrer avec le prince de la mort le grand combat pour la vie du monde entier et triompher de lui en mourant. C’est pourquoi ce peuple lui offrit un tel hommage, exprimant et le triomphe de sa victoire et l’abondante effusion de sa miséricorde.