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" Y a-t-il des limites au dialogue interreligieux ?
les limites sont celles que l'ont peu poser. Je crois qu'on peut avancer modestement, simplement, en sachant aussi que quand il s'agit de dialogue, il ne s'agit pas de vouloir récupérer l'autre ou de vouloir le faire accéder à sa propre foi. Ce qui est premier, c'est d'abord d'entrer dans un dialogue, c'est-à-dire d'entrer dans une rencontre où on va respecter l'autre et où on va, peu à peu, dans l'échange qui s'installe et la connaissance qui se déploie, découvrir ce qu'on reçoit de l'autre ; on reçoit humainement mais je crois aussi qu'on reçoit quelque chose de l'ordre de la foi, de l'ordre de l'expérience spirituelle. On découvre l'autre situé dans une tradition religieuse qui n'est pas la mienne mais l'autre me dit quelque chose de son accueil du mystère de Dieu. Par là, il me manifeste Dieu dans ma propre tradition, à laquelle je tiens et à laquelle j'adhère et aussi, que dans ma propre tradition, je n'ai peut-être par perçu toutes les dimensions de ce mystère de Dieu.
Et c'est là que profondément, et avec le temps, et avec ce que ça demande à chacun de réflexion spirituelle et de prière, on peut avancer dans un dialogue."
