Le Forum Catholique
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Luc Perrin - 2026-08-26 21:48:15
assez factuel
Le Saint-Père remonte à Pie XI, il pouvait aller plus logiquement à saint Pie X qui bénit le premier Mouvement liturgique.
Le Pape met l'accent sur la participation active des fidèles mais celle-ci s'est développée grandement avant S.C. et le N.O.M. de 1969. Pas besoin de révolutionner la liturgie romaine et les autres rits latins pour cela.
Autrement il insiste sur le respect des normes mais celles-ci ont été rendues élastiques et les abus, que le Pape reconnaît au passage, n'ont pas cessé.
Il s'appuie sur Mediator Dei pour suggérer une vaste latitude donnée à l'Autorité pour chambouler à sa guise le rit, car c'est bien cela qu'a accompli le Consilium 1964-1969 et qu'a béni Paul VI.
Je cite : "C’est à l’encyclique Mediator Dei du pape Pie XII que remonte la distinction, dans la liturgie, entre les éléments divins, immuables, et les éléments humains, qui, eux, « peuvent subir diverses modifications, approuvées par la sainte Hiérarchie assistée par le Saint-Esprit, selon les exigences des temps, des choses et des âmes » (Acta Apostolicae Sedis 39, 1947, 541-542)."
Il suffit de comparer ce que les divers Pontifes avant Paul VI ont autorisé, Pie XII et Jean XXIII inclus, pour constater que la pratique du Consilium a rompu avec la prudente définition de Pie XII.
L'élément humain à compter de 1964 est devenu 90% et la part immuable réduite à peu de chose.
Les proportions sont exactement inverses dans les siècles précédents.
Le Pape s'est bien gardé de commenter ce n° tabou de S.C., la kryptonite des néo-liturges :
"23. Tradition et progrès
Afin que soit maintenue la saine tradition, et que pourtant la voie soit ouverte à un progrès légitime, pour chacune des parties de la liturgie qui sont à réviser, il faudra toujours commencer par une soigneuse étude théologique, historique, pastorale. En outre, on prendra en considération aussi bien les lois générales de la structure et de l’esprit de la liturgie que l’expérience qui découle de la récente restauration liturgique et des indults accordés en divers endroits. Enfin, on ne fera des innovations que si l’utilité de l’Église les exige vraiment et certainement, et après s’être bien assuré que les formes nouvelles sortent des formes déjà existantes par un développement en quelque sorte organique.
On veillera enfin, dans la mesure du possible, à ce qu’il n’y ait pas de notables différences rituelles entre des régions limitrophes. "
Il faudrait une longue catéchèse pour justifier la conformité du Novus Ordo avec ces stipulations qui devaient étroitement encadrer le prurit de réforme et en exclure la fantaisie créative. Pas sûr que l'habileté oratoire d'un Cicéron et d'un Bossuet puissent suffire à résoudre la quadrature du cercle néo-liturgique...
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