Sur le « NOM bien célébré »

Le Forum Catholique

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Signo -  2026-08-24 20:15:43

Sur le « NOM bien célébré »

Rappelons tout de même quelques faits:
- les célébrations réellement d’esprit traditionnel du NOM sont rarissimes (c’est à dire ad orientem en grégorien); on peut les citer sur les doigts de la main (globalement, Evron mais seulement à la chapelle du séminaire, Flavigny, Villars-les-Dombes de temps en temps, depuis quelques années l’abbaye de la Lucerne, et globalement on a fait le tour)

- certains éléments particulièrement déviants de la nouvelle liturgie, comme le face au peuple, sont devenus structurels au point que même les plus conservateurs ne songent plus à les remettre en cause; le service d’autel réservé aux hommes résiste en certains rares endroits mais la pression pour céder sur point est énorme. Et depuis que les femmes ont officiellement accès à l’acolytat, ces « conservateurs » ne peuvent même plus invoquer le respect des normes…

- la CSM arrive à réinjecter un peu de dignité dans les célébrations paroissiales mais elle ne parvient presque nulle part à rendre ces célébrations réellement traditionnelles; bien souvent elle doit s’adapter à la pastorale diocésaine; elle n’est acceptée dans les diocèses qu’au prix d’énormes concessions par rapport à leurs options liturgiques originelles;

- les jeunes prêtres qui sortent des séminaires, et qui sont d’ailleurs très peu nombreux, sont certes un peu plus « conservateurs » (mais pour conserver quoi?), mais ils sont surtout très mal formés, n’ont pas de repères solides, fonctionnent beaucoup à l’affectif et font généralement la seule chose que le nouveau rite permet vraiment: c’est à dire du bricolage. Un bricolage d’ailleurs très éphémère: il suffit que le curé change et qu’il n’ait pas la même « sensibilité » pour que des années d’efforts soient effacées, parfois en quelques semaines (c’est du vécu).

- enfin, et c’est là un point décisif, n’oublions pas que le synode a demandé de « synodaliser » d’avantage la liturgie, et que les options traditionnelles sont combattues parfois même dans le cadre du NOM. On l’a vu à Toulon, mais aussi à Chicago et à Charlotte: face au peuple obligatoire, interdiction de n’user que du canon romain, parfois interdiction de la communion à genoux, etc. Déjà le nouveau rite pose des problèmes en lui-même, mais ce n’est pas seulement le nouveau rite que l’on veut nous imposer, mais aussi une interprétation de rupture. Et les manières « conservatrices » de célébrer le NOM n’ont jamais été tolérés par les évêques que comme des attrapes-nigauds destinés à maintenir les plus conservateurs dans le « périmètre » de la révolution.
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