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Or, le sacerdoce et la messe d'après Vatican II sont évidemment valides. Tout au plus pourrait-on estimer, si l'on suit certains, que le sacerdoce catholique et l'expression du caractère sacrificiel de la messe sont affaiblis.
à supposer que l'intention romaine définitive soit d'éradiquer la messe de Saint Pie V au profit de celle de saint Paul VI
Eh bien, justement, l’insistance que mettent ceux qui nous sont envoyés de Rome pour nous demander de changer de rite nous fait réfléchir. Et nous avons la conviction que précisément ce rite nouveau de la messe exprime une nouvelle foi, une foi qui n’est pas la nôtre. Une foi qui n’est pas la foi catholique. Cette nouvelle messe est un symbole, est une expression, est une image d’une foi nouvelle, d’une foi moderniste.
Car si la très Sainte Église a voulu garder tout au cours des siècles ce trésor précieux qu’elle nous a donné, du rite de la Sainte Messe, qui a été canonisé par saint Pie V, ce n’est pas pour rien. C’est parce que dans cette messe, se trouve toute notre foi, toute la foi catholique, la foi dans la Sainte Trinité, la foi dans la divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, la foi dans la Rédemption de Notre Seigneur Jésus-Christ, la foi dans tout le Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ qui a coulé pour la rédemption de nos péchés, la foi dans la grâce surnaturelle qui nous vient du Saint Sacrifice de la messe, qui nous vient de la Croix, qui nous vient par tous les sacrements.
Voilà ce que nous croyons en célébrant le Saint Sacrifice de la messe de toujours. Cela est une leçon de foi et en même temps une source de notre foi, indispensable pour nous, en cette époque où notre foi est attaquée de toutes parts. Nous avons besoin de cette messe véritable, de cette messe de toujours, de ce Sacrifice de Notre Seigneur Jésus-Christ, pour réellement remplir nos âmes du SaintEsprit et de la force de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Or, il est évident que ce rite nouveau est sous-tendu, si je puis dire, suppose une autre conception de la religion catholique, une autre religion. Ce n’est plus le prêtre qui offre le Saint Sacrifice de la messe. C’est l’Assemblée. Or ceci est tout un programme. Désormais c’est l’assemblée qui remplace aussi l’autorité dans l’Église. C’est l’Assemblée épiscopale qui remplace le pouvoir des évêques. C’est le conseil presbytéral qui remplace le pouvoir de l’évêque dans le diocèse. C’est le nombre qui commande désormais dans la Sainte Église et ceci est exprimé dans la messe précisément, parce que l’assemblée remplace le prêtre, à tel point que maintenant beaucoup de prêtres, ne veulent plus célébrer la Sainte Messe quand il n’y a plus d’assemblée.
Tout doucement, c’est la notion protestante de la messe qui s’introduit dans la Sainte Église. Et ceci est conforme à la mentalité de l’homme moderne, à la mentalité de l’homme moderniste, absolument conforme, car c’est l’idéal démocratique qui est fondamentalement l’idée de l’homme moderne. C’est-à-dire que le pouvoir est dans l’Assemblée, l’autorité est dans les hommes, dans la masse et non pas en Dieu. Et ceci est très grave. Parce que nous croyons que Dieu est tout-puissant ; nous croyons que Dieu a toute autorité ; nous croyons que toute autorité vient de Dieu.