Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume

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ami de la Miséricorde -  2026-08-06 22:54:31

Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume



CHAPITRE XXVIII
LE DON DE PIETE.


Le premier agit par le mobile tout humain de la fraternité naturelle ; le second, par l’impulsion supérieure de la fraternité divine. Le premier peut donner, le second seul se donne. Le premier donne à ceux qu’il aime ; le second donne même à ses ennemis.

Le premier est inconstant ; le second, persévérant, comme le principe qui le fait agir. Avoir donné le pain et l’eau, suffit au premier ; le bonheur du second est d’ajouter, au strict nécessaire, certaines douceurs, compatibles avec ses ressources et en rapport avec les besoins du pauvre.

2° Héberger le pèlerin. L’homme peut n’avoir besoin ni de pain pour apaiser sa faim, ni d’eau pour étancher sa soif, mais il est voyageur et étranger. La nuit approche ; il ri a ni abri ni moyen d’en avoir.

L’Esprit de piété veut qu’il en ait un, et il l’aura. Bien différente de l’hospitalité naturelle qui, avant d’ouvrir sa porte, regarde aux haillons et à la mine du pauvre, l’hospitalité chrétienne reçoit, les yeux fermés et les bras ouverts.

Elle sait que dans le pauvre, quel qu’il puisse être, c’est le divin Mendiant qu’elle accueille, qu’elle abrite et qu’elle réchauffe : Christus est qui in universitate pauperum mendicat.

3° Vêtir celui qui est nu. L’Esprit de piété filial e a donné, il donne encore, chaque jour, sur tous les points de la terre où il se fait sentir, des langes au nouveau-né, au pauvre le vêtement pour se couvrir et la couche pour se reposer. A toutes les oreilles chrétiennes il fait retentir ces paroles d’un grand docteur de l’Église :

« A l’affamé appartient le pain que vous retenez chez vous ; au nu, ce vêtement que vous laissez enfoui dans votre garde-robe ; au déchaussé, ces chaussures qui sont mangées aux vers ; à l’indigent, cet argent que vous avez enfoui. Aussi nombreux sont les pauvres que vous pouvez soulager et que vous ne soulagez pas aussi nombreuses sont les injustices que vous commettez» (S. Basile, conc. IV de Eleemosyn).

4° Visiter le malade. Le monde païen, qui comptait ses théâtres par centaines de mille, n’avait pas un hôpital. Mais l’Esprit de piété a soufflé, et le monde s’est couvert de palais pour recevoir les victimes des infirmités humaines.

De génération en génération, ces palais se sont peuplés d’anges visibles, dont le visage souriant a consolé le malade, dont l’industrieuse charité lui a procuré mille douceurs, et dont la main tour à tour douce et forte a pansé ses plaies ou retourné la paille de son lit. Chaque jour encore le même esprit conduit la dame de charité, l’associé de Saint-Vincent de Paul, dans le réduit de la souffrance ; et, en abaissant ainsi le fort vers le faible, contribue plus efficacement que tous les discours à raffermir les liens sociaux.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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