si vous répudiez comme irréels hic et nunc le Syllabus désormais
Le Forum Catholique
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Luc Perrin - 2026-07-16 19:42:49
si vous répudiez comme irréels hic et nunc le Syllabus désormais
je ne vous dirai pas Syllabusien Meneau mais c'est nouveau et c'est la première fois que vous dîtes prendre des distances avec ce texte largement circonstanciel de 1864.
Alleluia ! Deo gratias !
Votre caractérisation de mes analyses est évidemment grossièrement fausse : "Luc Perrin qui n'admet pas qu'il peut y avoir des principes moraux qui restent vrais indépende(a)mment des situations où ils sont éventuellement inapplicables" (Meneau)
Je n'ai évidemment jamais écrit ni pensé cela !
Allons un peu d'honnêteté intellectuelle Meneau.
Mais en quoi l'État catholique confessionnel exclusif relève-t-il de la "morale" ? En quoi sa revendication est-elle pertinente comme instrument indispensable de l'évangélisation ? En rien et c'est là où nous divergeons radicalement.
Je cherche dans la Sainte Écriture où cet article de foi, du Credo, peut être logé et en dépit de ma lecture quotidienne, je ne l'ai pas encore rencontré.
Une clef à mollette n'est pas un "principe" encore moins "moral" mais un outil. Il en va de même de l'état préconisé en 1864 par le Syllabus et dont tout le monde s'est passé depuis.
En revanche, il y a bien des principes authentiques dans le Syllabus comme ce qui tient à l'éducation religieuse, au droit du Saint-Siège à un état si minuscule soit-il pour préserver son indépendance... Les principes réels sont restés et ont été repris tels quels y compris en ce domaine par Vatican II.
Pour ce qui est de la DSE, la réfutation de la diatribe de Ludwik a été faite : elle a des racines bien plus profondes que 1891 même si elle répond aux problèmes de la Modernité, bien entendu l'Église a toujours été mêlée aux questions sociales y compris dans le détail (débat sur le droit de propriété chez les ofm au Moyen Âge, étroite réglementation de l'usure ...) et devant leur explosion liée au capitalisme brutal/libéralisme, elle se devait de réagir conceptuellement comme elle l'a fait dans la pratique très tôt.
La critique de la DSE est répandue aux USA surtout par les partisans d'un libéralisme sans vergogne, les mêmes qui ne pipent mot face aux génocides en général et celui qui se déroule sous nos yeux.
Toutes les critiques ne sont pas à rejeter, je l'ai écrit en réponse dans un autre fil. Il y a comme pour tout possibilité d'abus : le vaxisme adopté par l'Église en vertu du bien commun a été une atrocité par ex. La prétendue cause unique du carbone pour les changements climatiques observés depuis les temps géologiques adoptée par le Magistère est aussi un abus.
Un magistère pastoral peut faire des bourdes, nul sur le F.C. ne devrait s'en étonner (cf. T.C., la mauvaise gestion de la relation avec la FSSPX en 2025-2026 en sont des ex. criants).
Faut-il accuser les principes justes de la D.S.E., son ancrage dans la transformation des sociétés contemporaines, sa portée évangélisatrice profonde avec les innombrables initiatives, institutions qu'elle a suscitées au fil de plus d'un siècle, la fantastique source de saints et saints qu'elle a été ? Poser la question, c'est y répondre : non bien entendu.
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