Même trajectoire que les sédévacantistes ?

Le Forum Catholique

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Fenestri -  2026-07-05 23:19:53

Même trajectoire que les sédévacantistes ?


S'il y a un doute sur cette validité, alors il s'agit de préserver le peu qu'il reste du catholicisme latin (vécu comme étant l'Église universelle). Dans ce cas, tous ses discours s'expliquent, et les promesses de l'indéfectibilité de l'Église reposent sur la FSSPX.



Le point que vous soulevez est très intéressant et la polémique sur Mgr Huonder assez révélatrice. Vient pour de bon l'époque où les seuls prélats ordonnés de manière traditionnelle (dans l'Eglise latine) et donc de manière infaillible (selon certains) seront ceux de la FSSPX et ceux des lignées Thuc et Williamson (je dois peut-être en oublier une).

Pour le dire autrement, dans la mesure où la quasi-totalité de l'épiscopat, pour ne pas dire la totalité de l'épiscopat diocésain, aura été aussi bien ordonnée prêtre que sacré évêque dans un rite "douteux" par un évêque "douteux", cela revient à instituer un doute majeur sur la validité de l'ordination des nouveaux prêtres et donc du clergé de demain.

Dès lors, on risque de se retrouver dans le schéma sédévacantiste classique de la disparition généralisée des sacrements, avec des catholiques laissés aux mains de (non-)prélats qui ne sont même pas au courant du (non-)état où ils se trouvent ; l'Eglise subsistant dans les quelques communautés réunies autour d'évêques issus des lignées susmentionnées.
L'idée ne serait d'ailleurs pas si différente de celle de l'abbé Pagliarani au sujet de l'impossibilité de sauver son âme par les moyens d'une paroisse ordinaire, qui témoigne d'un transfert de l'indéfectibilité de l'Eglise vers la FSSPX et donc d'un transfert de l'Eglise catholique, si l'on peut dire, de Rome à Ecône.

Relevons toutefois que dans les apparences - seul point que nous puissions juger -, la FSSPX continue de proclamer sa fidélité au pape et à considérer que Léon XIV est bien vicaire du Christ. Même si, encore une fois, il me semble légitime de s'interroger sur l'acrobatie que représentent le serment de fidélité au pape prononcé lors du sacre des évêques et le refus, dans les faits (à commencer par le sacre lui-même), de l'autorité et du magistère du pape, comme en témoigne la critique systématique de tout document venu de Rome. Je n'arrive pas à ne pas y voir une aporie.
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