"Le complot de l’Église synodale visant à affaiblir le sacerdoce du Christ et à renverser l’ordre moral"

Le Forum Catholique

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Vistemboir2 -  2026-06-27 12:08:03

"Le complot de l’Église synodale visant à affaiblir le sacerdoce du Christ et à renverser l’ordre moral"

Ci-après la traduction d’un article paru le 23 juin 2026 sur Lifesitenews sous le titre The synodal church’s plot to emasculate the priesthood of Christ, overturn the moral order
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La foi et la morale seront enseignées, et les décisions concernant la gouvernance de l'Église seront prises, non pas selon une structure d'autorité hiérarchique, mais plutôt selon un « processus synodal ».

« Car il s'est glissé parmi vous certains hommes, dont il a été écrit depuis longtemps qu'ils encouraient cette condamnation, hommes impies, qui changent la grâce de notre Dieu en licence, et qui renient notre seul Maître et Seigneur Jésus-Christ. » (Jude 4).
« Il ne sera pas inutile d’examiner la tradition, l’enseignement et la foi de l’Église catholique, tels qu’ils ont été révélés par le Seigneur, proclamés par les apôtres et gardés par les Pères. C’est en effet sur cette foi que l’Église est bâtie ; et quiconque s’en écarterait ne serait plus chrétien, ni en fait ni de nom. » (Saint Athanase, évêque - Première lettre à Sérapion)


Les promoteurs de l’« Église synodale » ont publié leur rapport final sur le ministère sacerdotal. Promulgué par le Vatican le 3 mars 2026, ce rapport est le fruit des travaux du groupe d’étude n° 4 du Synode – l’un des nombreux « groupes d’étude » mandatés par le pape François pour contribuer à la mise en œuvre du Document final de l’interminable Synode sur la synodalité, lequel se trouve actuellement dans sa phase de « mise en œuvre » d’une durée de trois ans.

Dans cet essai, je propose une critique de ce rapport et je mets en évidence l’incidence du rapport final du groupe d’étude n° 9, promulgué le 6 mai de cette année, qui traite des « questions doctrinales, pastorales et éthiques émergentes ». J’expliquerai comment ces rapports sont liés dans leur application pratique, mais je commencerai par exposer le processus qui a présidé à leur élaboration.

Contexte

Le Document final du Synode sur la synodalité a été publié en octobre 2024, à l'issue du Synode. Habituellement, les papes publient une exhortation apostolique après un synode des évêques, en se fondant sur les recommandations des évêques du monde entier qui y ont participé, et en tenant compte de leurs discussions et suggestions.

Mais le Synode sur la synodalité a suivi une démarche différente. Il s'est tenu en deux sessions, en octobre 2023 et octobre 2024 ; outre les évêques présents (sur invitation du pape François, parmi lesquels figurait Mgr Robert Prevost, futur pape Léon XIV), des membres du clergé et des laïcs sélectionnés y ont également pris part. Au lieu de publier une exhortation apostolique, le pape François a adopté par décision propre le document résumant les discussions et recommandations des participants au Synode — publié sous le titre de Document final du Synode — pour l'intégrer à son magistère.

Une lecture superficielle du Document final (DF) permet de voir le « processus synodal » décrit à l'aide d'expressions anodines (répétées ad nauseam) telles que « marcher ensemble » et « s'écouter mutuellement » sur le « chemin synodal ». Toutefois, une lecture critique du DF et des déclarations publiques des responsables et participants du Synode — analyse que je propose dans mon ouvrage The Trojan Horse in the Catholic Church [Le Cheval de Troie dans l’Église catholique] — révèle un dessein malveillant : inverser la structure hiérarchique et sacramentelle de l'Église et subvertir l'ordre moral tout entier. Comment cela ?

La nouvelle « Église synodale » fonctionnera selon un mode démocratique. L'enseignement de la foi et de la morale, ainsi que les décisions relatives à la gouvernance de l'Église, ne s'effectueront plus selon la structure hiérarchique d'autorité voulue par son Fondateur, Jésus‑Christ — c'est-à-dire par le successeur de Pierre, chef terrestre de l'Église, et par les évêques, successeurs des Apôtres, en union avec le pape — mais plutôt selon un « processus synodal » où chacun — évêques, prêtres et laïcs (y compris les chrétiens non catholiques et même les non-chrétiens) — « chemine » avec les autres, où chacun « partage » et « écoute » autrui, où chacun « a voix au chapitre » et « est entendu », selon une approche moderniste telle que prescrite par le Document final du Synode.

Ce modèle d’Église inverse sa structure hiérarchique, de sorte que le sommet de la pyramide devient la base et la base devient le sommet. Concrètement, cela signifie que l’enseignement de l’Église sur la foi et les mœurs sera remodelé par un processus démocratique pour s’adapter au Nouvel Ordre mondial – à l’instar de ce que propose le « Chemin synodal » allemand.

Le modèle de la nouvelle Église synodale : le Chemin synodal allemand

Pour se faire une idée de ce à quoi ressemblera la future « Église synodale », il suffit de regarder l’Église en Allemagne et son Chemin synodal, lancé en mars 2019 (plus de quatre ans avant le début du Synode sur la synodalité), lorsque les évêques allemands se sont réunis en assemblée et ont convenu d’entamer un « processus synodal ». Au dernier jour de leur assemblée, le cardinal Reinhard Marx, alors président de la Conférence épiscopale allemande, a déclaré aux journalistes que « la majorité des évêques » s’accordait sur la « nécessité d’un changement » dans l’enseignement de l’Église concernant la morale sexuelle, et qu’au terme de leur processus synodal, les évêques allemands adresseraient une lettre à Rome, soumettant ainsi à l’Église universelle les thèmes qu’ils avaient débattus.

Trois ans plus tard : la sodomie n’est plus un péché. Lors de la quatrième assemblée du Chemin synodal allemand (8-10 septembre 2022), 71 % des évêques allemands ont voté, aux côtés d’une large majorité de membres laïcs, en faveur du document intitulé « Réévaluation magistérielle de l’homosexualité », qui contient le passage suivant : « La sexualité entre personnes de même sexe – y compris lorsqu’elle s’exprime par des actes sexuels – ne constitue donc pas un péché séparant de Dieu et ne doit pas être jugée comme intrinsèquement mauvaise. » Ce document appelle également à une modification de l’enseignement du Catéchisme de l’Église catholique sur l’homosexualité et la chasteté (n° 2357-2359 et 2396).

Quelques années plus tard encore : les laïcs partagent l’autorité avec les évêques. En janvier 2026, le Comité central des catholiques allemands (une instance de laïcs dont les membres représentent diverses organisations) a exigé non seulement que les laïcs soient placés sur un pied d'égalité avec les évêques en matière de gouvernance de l'Église (notamment pour le contrôle financier), mais aussi qu'ils se voient accorder un « pouvoir de décision » et la capacité d' « introduire des changements dans la doctrine [questions de foi et de morale] par un vote à la majorité ». Nous voyons ici l'hérésie du modernisme se traduire concrètement par le « processus synodal », et comment la synodalité non seulement inverse la structure hiérarchique de l'Église, mais ouvre la voie au renversement de tout l'ordre moral (ce qui constitue, selon moi, le véritable objectif du « processus synodal ») — permettant ainsi, par un vote démocratique à la majorité, la sodomie homosexuelle, le « mariage » entre personnes de même sexe, le divorce et le « remariage », l'avortement, la contraception, etc.

Le 24 février 2026, la Conférence épiscopale allemande a annoncé l'adoption de statuts pour une « Conférence synodale » (dans le prolongement du Chemin synodal allemand), permettant aux évêques, aux autres membres du clergé et aux laïcs de « discuter et de décider ensemble des affaires ecclésiastiques » ; le 31 mars, les évêques allemands ont soumis ces statuts au Vatican pour approbation. Il convient également de noter que, lors de la messe chrismale célébrée le 30 mars 2026 en la cathédrale de Cologne, le cardinal Rainer Maria Woelki a déploré le fait que, dans les paroisses, les célébrations de la Parole animées par des laïcs remplaçaient le saint sacrifice de la messe le dimanche.

Le rapport final du 4 mai 2026 du Groupe d'étude n° 4 : le complot visant à émasculer le sacerdoce par le biais d'un contrôle des laïcs sur la formation au séminaire

Le Groupe d'étude n° 4 était composé de neuf membres, dont trois cardinaux, cinq prêtres et une femme laïque. Il convient de noter que l'un de ces cardinaux était Jean-Claude Hollerich, s.j., archevêque de Luxembourg et rapporteur général du Synode sur la synodalité. Dans son allocution du 7 octobre 2024 devant tous les participants lors de la deuxième session du Synode, le cardinal Hollerich a affirmé que l'Esprit Saint « invite » l'Église à passer « d'un mode pyramidal [c'est-à-dire hiérarchique] d'exercice de l'autorité à un mode synodal (IL2, n° 36) ». Il est également à noter que le cardinal Hollerich – qui prône une modification de l'enseignement de l'Église afin d'autoriser la sodomie homosexuelle – a présidé la commission de 14 membres chargée de superviser la rédaction du document final du Synode.

Le préambule (déclaration liminaire) du rapport final publié par le Groupe d'étude n° 4 indique que ce groupe avait pour mission de réviser le document de 2016 de la Congrégation pour le clergé sur la formation sacerdotale, intitulé « Le don de la vocation sacerdotale » (Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis). Toutefois, le rapport explique par la suite qu'au lieu de réviser le document de 2016, le groupe a choisi de « définir l'identité relationnelle des ministres ordonnés au sein d'une Église synodale et missionnaire [quelle que soit la signification de cette expression dans la novlangue de l'Église synodale] et d'indiquer les principes et critères pour la mise en œuvre de la Ratio Fundamentalis [document de 2016] ».

Le préambule signale également que ce rapport est le fruit de contributions provenant de diverses sources : « prêtres, hommes et femmes laïcs de différentes régions du monde, notamment des experts dans le domaine de la formation sacerdotale » ; « une délégation de participants à la deuxième session du Synode sur la synodalité » qui, le 18 octobre 2024, a fait part de ses « préoccupations » à ce sujet ; et enfin, en « écoutant » les avis des consulteurs du Dicastère pour le clergé ainsi que ceux des commissions épiscopales du monde entier chargées des questions relatives au clergé, qui se sont prononcées sur la formation sacerdotale.

Le « Magistère » au prisme de la pensée collective synodale

Vient ensuite le préambule du rapport, qui proclame audacieusement : « Ce document […] est le fruit mûr d’un discernement ecclésial mondial et s’est vu reconnaître une valeur magistérielle par le pape François ». Nous apprenons ici que ce rapport, rédigé par une poignée de personnes triées sur le volet (dont l’une est un prince de l’Église faisant la promotion de la sodomie), possède une « valeur magistérielle » – une qualification théologiquement imprécise mais néanmoins significative, qui sera assurément reprise par les promoteurs de l’Église synodale pour ce rapport ainsi que pour ceux d’autres groupes d’étude.

Le rapport du groupe d’étude n° 4 fait fréquemment référence au Document final du Synode. Par conséquent, [...] j’utiliserai ici ce document comme clé de lecture pour mieux saisir la nature insidieuse de ce rapport et de ses recommandations.

La formation des séminaristes – par comité – selon la « nouvelle pensée » synodale

La phrase liminaire de l'introduction du rapport fait l'éloge de la démarche synodale par cette proclamation complaisante : « La voie de la synodalité est précisément la voie que Dieu attend de l'Église du troisième millénaire » (mise en évidence dans l'original). Et la phrase suivante ne laisse aucun doute : pour être admis au sacerdoce, les séminaristes doivent adhérer sans réserve à cette « voie synodale » inédite (et, j'ose l'affirmer, néfaste) :

Au cours de la démarche synodale en cours, une conviction grandit : cette voie, indiquée à l'Église par le pape François et reprise par le pape Léon XIV dès le début de son pontificat, ne porterait pas les fruits d'une communion réelle et d'une mission courageuse si elle n'avait pas aussi d'incidence sur les méthodes de formation au ministère ordonné (mise en évidence ajoutée).


En d'autres termes, à mesure que la « démarche synodale » se déploie durant cette période de mise en œuvre de trois ans, une « conviction grandit » : cette voie — cette mission d'affirmation de soi — n'atteindra pas les objectifs visés à moins que les séminaristes (futurs prêtres et évêques) ne reçoivent une « formation adéquate » à la pensée de groupe synodale. Cela implique, par voie de conséquence, de sélectionner avec soin les séminaristes pour garantir leur adhésion totale à la transformation de l'Église en une institution décisionnelle démocratique où les laïcs se voient conférer le pouvoir — par un partage de l'autorité avec leurs évêques — de gouverner l'Église et de modifier ses enseignements : pour autoriser la contraception, le divorce et le « remariage », la sodomie homosexuelle, le « mariage » entre personnes de même sexe et l'« ordination » des femmes — tout comme l'exige désormais la démarche synodale en Allemagne.

Le document FD encourage et soutient une telle approche. Le point 77 du FD stipule que « les fidèles laïcs, hommes et femmes, doivent se voir offrir davantage d'opportunités de participation [...] dans un esprit de collaboration et de coresponsabilité différenciée ». Il indique que « certains besoins concrets ont émergé de la démarche synodale » et appelle à une « participation accrue des laïcs [...] à toutes les phases des processus décisionnels (élaboration, prise et confirmation des décisions) » ; ainsi que pour « un plus grand accès des laïcs, hommes et femmes, à des postes de responsabilité dans les diocèses et les institutions ecclésiastiques, y compris les séminaires, les instituts de théologie et les facultés » (nous soulignons).

Ainsi, parmi les « besoins concrets » qui ont « émergé du processus synodal » (c’est-à-dire de la part des participants triés sur le volet lors des deux sessions du Synode), on compte l’implication des laïcs dans « toutes les phases des processus de décision » aux niveaux diocésain et paroissial – censée permettre aux évêques et aux pasteurs de mieux « servir » le troupeau du Christ ; et (à l’instar du Chemin synodal allemand) l’idée que les laïcs, hommes et femmes, devraient avoir un « plus grand accès » à des postes de responsabilité dans les diocèses, les paroisses et les séminaires – notamment dans la formation des futurs prêtres. Pourquoi, pourrait-on se demander ? Sans doute pour exercer un contrôle sur les évêques et les prêtres dans l’exercice de leur autorité, et pour écarter les séminaristes virils fidèles au Magistère authentique, afin d’ouvrir la voie à un épiscopat et à un sacerdoce féminisés et favorables à la sodomie, composés d’hommes qui soutiennent avec enthousiasme l’Église synodale, c’est-à-dire prêts à « écouter » et à « dialoguer » avec « tout le monde » (comme le pape François aimait à le dire).

Cela ressemble à une répétition de Goodbye, Good Men, cette enquête révélatrice publiée en 2002 qui détaillait comment de nombreux hommes bons et fidèles avaient été écartés du sacerdoce précisément en raison de leur fidélité à l’enseignement et à la pratique orthodoxes de l’Église. Je connais beaucoup de prêtres qui ont été rejetés par des diocèses, des séminaires ou des instituts religieux, ou qui sont partis d’eux-mêmes par dégoût, et qui ont dû poursuivre leur vocation ailleurs précisément parce qu’ils n’acceptaient pas les agendas homosexuels et hétérodoxes profondément ancrés dans divers diocèses, maisons religieuses et/ou séminaires.

Surtout l’agenda sodomite. Deux de mes amis prêtres, qui ont suivi leur séminaire dans l’une des plus grandes zones métropolitaines des États-Unis, m’ont confié que la plupart des hommes de leur promotion d’ordination appartenaient à la « mafia lavande » ; ces derniers traversaient le séminaire sans encombre, tandis qu’eux-mêmes devaient faire preuve d’une extrême prudence dans leur parcours de formation pour parvenir à l’ordination.

Je soutiens que l’ensemble du processus synodal — depuis le Synode sur la famille et son document Amoris Laetitia jusqu’au Synode sur la synodalité et sa manigance visant à inverser l’ordre hiérarchique de l’Église — a pour but ultime de normaliser la sodomie homosexuelle, comme je le démontre dans The Trojan Horse [Le Cheval de Troie].

Le rapport final du 6 mai 2026 du Groupe d’étude n° 9 : tout tourne autour de la normalisation de la sodomie homosexuelle

Pour preuve que le « Chemin synodal » allemand et ses propositions hérétiques « ouvrent la voie » à l’Église universelle — notamment en ce qui concerne l’homosexualité et la tentative de modifier l’enseignement de l’Église sur cet acte intrinsèquement désordonné —, il suffit d’examiner le rapport final du Groupe d’étude n° 9 du Synode, publié le 6 mai 2026 (et chaleureusement salué par les groupes LGBTQ+). Ce rapport annonce avec arrogance au monde un « changement de paradigme » à venir dans la théologie morale concernant des questions « controversées » et « émergentes » (à noter : l’expression « changement de paradigme » apparaît 18 fois dans le rapport) ; il constitue, par essence, un appel à accepter la sodomie homosexuelle. Il suffit de considérer cette déclaration habilement formulée, qui tente de mettre sur le même plan cet acte —  un péché qui crie vengeance vers le Ciel (cf. Gn 18, 20 ; 19, 13) — et l’acte conjugal entre un homme et une femme, en affirmant de manière blasphématoire (et audacieuse) que leur proposition hérétique résulte d’une « écoute de la Parole de Dieu vécue dans l’Église » :

Enfin, tout en écoutant la Parole de Dieu vécue dans l’Église, il est nécessaire d’aborder avec parrhesia [i.e. avec audace] la question, qui revient fréquemment aujourd’hui, de savoir si l’on peut parler de « mariage » à propos de personnes éprouvant une attirance pour le même sexe, en assimilant leur relation à l’union conjugale hétérosexuelle sans en reconnaître les différences. Celles-ci incluent, au premier chef, l’impossibilité manifeste de procréation en soi liée à la différence des sexes, point sur lequel les techniques de procréation médicalement assistée soulèvent des difficultés supplémentaires.


Mgr Vincenzo Paglia, partisan de la cause homosexuelle, a révélé au grand jour, lors d'un entretien le 21 mai 2026 — qui faisait suite à la publication du rapport du groupe d'étude n° 9 —, que l'acceptation des actes homosexuels a été, depuis le début, l'objectif du Synode sur la synodalité, comme l'a judicieusement fait remarquer le cardinal Gerhard Müller.

Soyez assurés que les promoteurs de la synodalité et des recommandations issues des rapports des groupes d'étude n° 4 et n° 9 useront de toute leur influence pour empêcher les hommes fidèles d'entrer au séminaire ou pour les en exclure ; ils brandiront un document « magistériel » — le Document final du Synode — ainsi que les rapports définitifs de ces groupes d'étude mandatés et approuvés par le Vatican, comme des épées redoutables au-dessus de la tête des hommes de valeur qui aspirent à la vocation sacerdotale.

Comment ces hommes de bien pourront-ils répondre lorsqu'on leur demandera…

Permettront-ils aux divorcés remariés civilement (et par extension, aux couples de même sexe) qui « suivent leur conscience » de recevoir la sainte communion, comme le pape François l'enseigne dans Amoris Laetitia ?

Êtes-vous disposés à bénir les couples homosexuels ? Ignorez-vous que pour être ordonné, il faut être prêt à se conformer aux enseignements magistériels du pape François et du pape Léon XIV qui autorisent cette pratique ?

Considérez-vous la sodomie homosexuelle uniquement sous l'angle du droit naturel, et donc comme intrinsèquement désordonnée ? N'êtes-vous pas ouvert à une nouvelle perspective, actualisée, proposée par l'Église synodale et en phase avec les tendances culturelles actuelles, comme le recommande le rapport du Groupe d'étude 9 du Synode sur la synodalité ? Par exemple, pourrait-on envisager de tels actes d’un point de vue relationnel, comme une autre façon d’exprimer l’amour et l’affection, en tenant compte des « expériences de bonté » vécues dans ces relations, et en les considérant simplement comme des actes « différemment ordonnés », comme le proposent le Père James Martin, s.j., et d’autres ? Après tout, nous pouvons vous montrer des photos où le Père Martin et le pape François apparaissent tout sourire !

Ignorez-vous que le rapport final du Groupe d’étude 9 du Synode sur la synodalité affirme que « le péché, à sa racine, ne réside pas dans la relation de couple (homosexuelle), mais dans un manque de foi en un Dieu qui désire notre épanouissement » ? N’êtes-vous pas d’accord avec cela ?

Jugeriez-vous sévèrement l’amour exprimé physiquement entre couples de même sexe en « appliquant de manière déductive des principes énoncés de manière immuable et rigide », plutôt que de considérer de telles relations comme faisant partie de leur « expérience vécue de la foi », en tenant compte des « diverses situations de vie et des nombreux contextes culturels » des couples de même sexe ?

Permettrez-vous aux femmes de vous guider dans votre ministère sacerdotal ?

Êtes-vous ouvert à la possibilité d'ordonner des femmes au diaconat et au sacerdoce ?

Comment pouvez-vous être prêtre dans la culture actuelle si vous n'êtes pas disposé à « cheminer avec » et à « écouter » des personnes ayant des points de vue différents ?

Et enfin : appréciez-vous la messe traditionnelle en latin ? Et entretenez-vous à son égard un attachement malsain ?

Le message, guère subtil, qui se dégage des rapports des groupes d'étude 4 et 9, devrait être limpide : acceptez la synodalité et la « morale » permissive du Nouvel Ordre mondial de l'Antéchrist — et faites-en la promotion avec enthousiasme — ou bien vous ne serez jamais ordonné prêtre, et encore moins évêque.

Ce dessein pernicieux exige une refonte de la formation au séminaire ; c'est là tout le sens de la phrase qui suit immédiatement, dans l'introduction du rapport du groupe d'étude 4 :

Comment, en effet, une communauté chrétienne pourrait-elle avancer dans sa mission d'évangélisation et dans une communion capable de synodalité, si elle n'était pas accompagnée, présidée et instruite par des hommes faisant preuve d'un zèle apostolique et d'un esprit synodal exemplaires ?


D'où la nécessité absolue de n'ordonner que des hommes qui adhèrent à la synodalité et qui en seront les ardents promoteurs, tout comme de son nouveau paradigme moral. Sans un engagement résolu de la part des évêques et des prêtres envers l'ensemble du « processus synodal », comment la communauté chrétienne synodale peut-elle « avancer dans sa mission » ? Comment chacun peut-il être en « communion » avec les autres si les évêques et les prêtres ne sont pas animés d'un zèle ardent pour la vision synodale et disposés à « cheminer ensemble » et à « écouter » tout le monde ?

Seuls des « hommes synodaux » seront ordonnés

L’introduction cite le numéro 148 du Document final du Synode, qui appelle à des « directives précises pour une formation à la synodalité ». Ah, oui, des directives précises – pour garantir qu’aucun homme ne contourne le processus de sélection s’il n’est pas pleinement acquis à l’Église synodale et à son agenda d’immoralité, y compris son nouveau « paradigme » qui autorise la sodomie homosexuelle.

L’introduction, après avoir évoqué les « préoccupations issues du processus synodal et consignées dans le Document final », parle de la nécessité d’« approfondir l’identité relationnelle du ministère ordonné, en dialogue avec d’autres ministères, en la définissant "dans et à partir" du Peuple de Dieu » – comme si la finalité première du sacerdoce n’était pas de prêcher, de gouverner et d’administrer les sacrements, mais plutôt d’« entrer en relation » avec les gens et de « dialoguer » avec ceux qui exercent des « ministères » paroissiaux.

L’introduction affirme que la formation sacerdotale doit « susciter une participation large et réelle de tous les membres du Peuple de Dieu à la formation des futurs pasteurs, en accordant une attention particulière à la contribution des femmes et des familles » – ce qui est proprement risible, étant donné que la grande majorité des catholiques ne connaissent pas bien leur foi et ne la pratiquent pas fidèlement ! Et pourquoi accorder une « attention particulière à la contribution des femmes » si l’un des objectifs n’est pas d’émasculer les futurs prêtres et de les rendre plus « relationnels » – à l’instar des homosexuels qui, selon la première version du rapport intermédiaire utilisé lors de la première session du Synode sur la famille en octobre 2014, possèdent des « dons et des qualités à offrir à la communauté chrétienne » ?

L’introduction poursuit en évoquant la nécessité de « favoriser l’acquisition de compétences indispensables à une Église synodale, telles que l’écoute, le dialogue, la coresponsabilité et le discernement ecclésial ».

Il convient de noter qu’il n’est fait aucune mention de la nécessité de former les séminaristes à la plénitude des vérités de notre foi catholique, afin qu’en tant que prêtres et évêques, ils puissent communiquer efficacement la beauté de ces vérités aux laïcs et leur apprendre à aller vers les gens dans notre culture néopaïenne pour les conduire au Christ et à son Église. Il n’est nulle part fait mention de la nécessité, pour les hommes en formation sacerdotale, de croître en sainteté afin de pouvoir conduire le troupeau vers une rencontre et une relation plus profondes avec Jésus‑Christ — en particulier avec Notre‑Seigneur dans l’Eucharistie — ou vers une conversion authentique au sortir du péché grâce au sacrement de pénitence. C’est véritablement regrettable, étant donné que la majorité des catholiques ne se rendent pas à la messe dominicale chaque semaine et négligent de confesser régulièrement leurs péchés.

Au-delà de l’introduction, le rapport du Groupe d’étude n° 4 expose les moyens — ou tactiques — à employer pour écarter, durant la formation au séminaire, les hommes « réfractaires » : ceux qui demeurent inébranlablement fidèles au dépôt immuable de la foi et refusent de transiger sur leurs principes en s’associant aux desseins malveillants des promoteurs du processus synodal, lesquels visent à inverser la structure hiérarchique de l’Église ainsi qu’à renverser — voire rejeter purement et simplement — l’ordre moral tel qu’il a été révélé par Dieu à travers l’Écriture et la Tradition, enseigné par le Magistère authentique et pérenne de l’Église et manifesté par la loi naturelle.

À suivre dans la IIe partie…
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=1001138