Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
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ami de la Miséricorde - 2026-06-24 22:15:51
Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
CHAPITRE XXIV
LA CONFIRMATION.
Apprenons de là quel royal cadeau le Saint-Esprit fait à l’âme, en lui donnant la prudence par le baptême, et en la développant par la confirmation. Apprenons-le encore du besoin continuel que nous avons de cette vertu : elle s’applique à tout.
Aussi, on distingue la prudence personnelle, qui apprend à chacun la manière de remplir ses devoirs envers luimême, envers son âme et envers son corps. La prudence domestique, qui enseigne au père à diriger sa famille.
La prudence politique, qui apprend aux rois à gouverner les peuples, de manière à les conduire à la fin pour laquelle Dieu les a créés. La prudence législative, à laquelle les législateurs doivent les lois équitables et les règlements salutaires.
Ennemie de la prudence de la chair, de l’astuce, du mensonge, de la fraude, de la sollicitude exagérée des choses temporelles, la prudence, fille de la grâce, est la gloire exclusive des habitants de la Cité du bien. Elle fait leur bonheur, et, si le monde actuel marche de révolutions en révolutions, si tout y est mécontentement, instabilité, fièvre d’or et fièvre de jouissances, il faut l’attribuer à la perte de la prudence chrétienne et au règne de la prudence satanique.
La seconde vertu morale qui sort de la grâce, comme le fruit sort de l’arbre, et qui mûrit au soleil de la confirmation, c’est la justice. La Justice est une vertu qui fait rendre à chacun ce qui lui appartient (Communs apud Theo).
Éclairée par la prudence, la justice surnaturelle respecte avant tout les droits de Dieu. Propriétaire incommutable de tout, Dieu a droit à tout et sur tout, par conséquent au culte intérieur et extérieur de l’homme et de la société. Ici, la justice se manifeste par la vertu de religion, qui comprend l’adoration, la prière, le sacrifice, le vœu et l’accomplissement fidèle des préceptes, relatifs au culte direct du Créateur.
Elle respecte les droits du prochain, riche ou pauvre, faible ou fort, inférieur ou supérieur. À elle le monde doit la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme, du meurtre de l’enfant, de l’esclavage, du despotisme brutal, qui pesa sur tous les peuples avant la rédemption, et qui pèse encore sur toutes les nations étrangères aux bienfaits de l’Évangile.
Elle apprend à l’homme à se respecter lui-même, son âme et ses droits, son corps et les siens, sa vie, sa mort et jusqu’à sa tombe. Elle lui apprend, enfin, à respecter les créatures, en les gouvernant avec équité, c’est-à-dire conformément à leur fin ; en esprit de dépendance, comme un bien d’autrui ; avec crainte, comme devant rendre compte de l’usage qu’il en aura fait. Qu’on imagine ce que deviendrait le monde, sous l’empire de Ia justice surnaturelle !
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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