Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume

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ami de la Miséricorde -  2026-06-22 22:08:19

Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume



CHAPITRE XXIV
LA CONFIRMATION.


Eu égard à la vie divine qui est en nous et de laquelle nous devons vivre, afin d’arriver à notre fin dernière, ces vertus surnaturelles sont aussi et plus nécessaires que les vertus purement naturelles ou humaines. « La vertu, dit saint Thomas, perfectionne l’homme et le rend capable d’actes en rapport avec sa félicité. Or, il y a pour l’homme deux sortes de félicité ou de béatitude :

l’une, proportionnée à sa nature d’homme, et à laquelle il peut parvenir par les forces de sa nature, mais non sans le secours de Dieu, non tamen absque adjutorio divino ; l’autre, supérieure à la nature, à laquelle l’homme ne peut parvenir que par des forces divines ; car elle est une certaine participation de la nature même de Dieu.

Les éléments constitutifs de la nature humaine, ne pouvant élever l’homme à cette seconde béatitude, il a fallu que Dieu surajoutât des éléments nouveaux, capables de conduire l’homme à la béatitude surnaturelle, comme les éléments naturels le conduisent à une béatitude naturelle» (S. Th., 1a ,2ae, q. 64, art. 4, corp).

Tous ces éléments sont compris dans le mot grâce, le plus profond, sans contredit, et le plus beau de la langue religieuse. Or, en tête des vertus, nées de la grâce, sont les trois vertus théologales : la foi, l’espérance et la charité.

Premiers épanouissements de la vie divine, elles nous mettent, comme il convient, en rapports surnaturels avec Dieu, notre fin dernière, et leur objet immédiat. (Id., id).

La foi déifie l’intelligence, mise en possession de certaines vérités surnaturelles que la lumière divine lui fait connaître. L’espérance déifie la volonté, en la dirigeant vers la possession du bien surnaturel, connu par la foi.

La charité déifie le cœur, qu’elle pousse à l’union avec le bien surnaturel, connu par la foi et désiré par l’espérance. (Id., id., art. 3, corp).

Ce n’est pas seulement avec Dieu que le chrétien doit vivre dans des rapports surnaturels, c’est encore avec lui-même, avec ses semblables, avec la création tout entière. Comment remplira-t-il cette obligation ?

Du principe vital surnaturel qui est en lui sortent nécessairement, comme un nouveau jet, les quatre grandes vertus morales : la prudence, la justice, la force, la tempérance.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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