« Le Sacré-Cœur et Vatican II : Pourquoi les catholiques doivent résister à la révolution contre la messe »

Le Forum Catholique

Imprimer le Fil Complet

Vistemboir2 -  2026-06-11 15:56:41

« Le Sacré-Cœur et Vatican II : Pourquoi les catholiques doivent résister à la révolution contre la messe »

Traduction de l’article de Robert Morrison paru le 11 juin 2026 sur The Remnant sous le titre : «The Sacred Heart and Vatican II: Why Catholics Must Resist the Revolution Against the Mass ».
-------------------------------
Le Sacré-Cœur de Jésus appelle les catholiques à réparer les outrages commis contre Lui dans le Saint-Sacrement. Mais que se passe-t-il si certaines des offenses les plus graves ne viennent pas de l'extérieur, mais de l'intérieur de l'Église ? S'appuyant sur les avertissements du cardinal Ottaviani, de Mgr Lefebvre, de Michael Davies et de l’abbé Raymond Dulac, cet article examine la révolution du concile Vatican II et son impact dévastateur sur la foi en l'Eucharistie.

« Celui qui a voulu donner aux hommes le trésor de Son Corps et de Son Sang aurait-il pu manquer en même temps de leur donner la mission et la force de le défendre ? N’en doutez pas : le destin de la messe catholique est aujourd’hui entre nos mains. » (Abbé Raymond Dulac, Le Droit de la messe romaine)


Le Père Jean Croiset fut le directeur spirituel de sainte Marguerite-Marie Alocoque et écrivit La Dévotion au Sacré-Cœur de Notre‑Seigneur Jésus‑Christ en 1691, un an après la mort de la sainte. Dans le chapitre de cet ouvrage consacré aux motifs et aux sentiments qui doivent guider notre dévotion au Sacré-Cœur, le Père Jean Croiset commence ainsi :

« Comme la sainteté et le mérite de nos actions dépendent du motif qui les anime et de l’esprit dans lequel elles sont accomplies, la pratique de cette très sainte dévotion au Sacré-Cœur ne portera pas ses fruits si elle n’est pas animée par le motif essentiel à cette dévotion. Ce motif, comme nous l’avons déjà expliqué, est de réparer, autant que faire est en notre pouvoir, par notre amour, notre adoration et par toute forme d’hommage, toutes les indignités et tous les outrages que Jésus-Christ a subis au cours des siècles et qu’Il subit encore quotidiennement de la main des hommes pervers dans la Sainte Eucharistie. C’est avec cet esprit et ces sentiments que nous devons accomplir les pratiques qui sont ici proposées. »


Il est peut-être facile d’imaginer que les outrages contre le Saint-Sacrement sont un mal relativement récent, mais nous pouvons constater que le père Croiset faisait référence aux outrages « quotidiens » que Jésus subit aux mains des hommes méchants. En effet, plus loin dans son chapitre sur les motivations de la pratique de cette dévotion, il identifie le premier sacrilège commis contre Notre Seigneur dans le Saint-Sacrement :

« Après avoir tout fait pour nous et tout donné pour nous montrer combien Il nous aimait, Il nous a donné Son Corps et Son Sang, Il s'est donné Lui-même, tout entier, dans le Saint-Sacrement de l'autel. S'Il avait eu quelque chose de meilleur ou de plus précieux, Il nous l'aurait donné aussi. Il n'est aucun lieu qui Lui répugne, aucun homme, si misérable soit-il, qui Le dégoûte, aucun temps qui L'oblige à différer Son don. Pourtant, cette merveilleuse indulgence, ce don prodigieux, cet amour stupéfiant qui a émerveillé le Ciel et la terre, n'ont pu Le protéger de l'ingratitude et des outrages des hommes. La première distribution de la Sainte Communion lors de la Cène fut déshonorée par le plus horrible des sacrilèges, et cet horrible sacrilège a été suivi, à travers les âges, par tous les outrages et les profanations que l'Enfer pourrait inventer. »


Aussi sacrées que soient ces paroles, il semble que le père Croiset se soit malheureusement trompé en laissant entendre que le monde avait déjà vu, au XVIIe siècle, tous les sacrilèges que l’Enfer pouvait inventer. Depuis Vatican II, l’Enfer a déchaîné une catégorie particulière d’outrages contre le Saint-Sacrement, qui font paraître presque pieux, en comparaison, ceux détaillés par le père Croiset : les attaques institutionnalisées contre l’Eucharistie menées par la hiérarchie apparente au nom de la révolution de Vatican II. Les témoignages ci-dessous proviennent d’hommes qui ont vu ces offenses d’une gravité insondable contre le Sacré-Cœur de Jésus se dérouler sous leurs yeux. Ils ont été ignorés à l’époque. Si les catholiques d’aujourd’hui veulent vraiment honorer le Sacré-Cœur, il est temps pour nous de prendre leurs paroles au sérieux.

Le cardinal Ottaviani, presqu’aveugle, avait pourtant tout vu en 1962

Michael Davies a débuté son ouvrage Liturgical Time Bombs in Vatican II [Les bombes à retardement liturgiques de Vatican II] par le célèbre récit de l'intervention du cardinal Ottaviani au cours du concile Vatican I :

« Lors de la première session du concile Vatican II, pendant le débat sur la Constitution sur la sainte liturgie, le cardinal Alfredo Ottaviani demanda : « Ces Pères préparent-ils une révolution ? » Le cardinal était âgé et partiellement aveugle. Il parla avec conviction d'un sujet qui le touchait profondément : « Cherchons-nous à susciter l'étonnement, voire le scandale, parmi les chrétiens en introduisant des changements dans un rite si vénérable, approuvé depuis tant de siècles et aujourd'hui si familier ? Le rite de la Sainte Messe ne doit pas être traité comme un morceau d'étoffe que l'on remodèle au gré des générations. »


Déjà en 1962, le cardinal Ottaviani pressentait les scandales inévitables que susciteraient des changements fondamentaux dans la messe. Michael Davies poursuit son récit de cet événement. en décrivant la manière dont les Pères conciliaires accueillirent l’avertissement prophétique d’Ottaviani :

« Le cardinal âgé était si préoccupé par le potentiel révolutionnaire de la Constitution, et n’ayant aucun texte préparé en raison de sa très mauvaise vue, il dépassa les dix minutes de temps de parole imparties. Sur un signal du cardinal Alfrink, qui présidait la séance, un technicien coupa le micro, et le cardinal Ottaviani regagna son siège, humilié. Les Pères conciliaires applaudirent avec joie… »


Avec le recul, le cardinal Ottaviani avait raison, et les Pères conciliaires qui se sont réjouis de cette humiliation avaient tort. Mais il y a plus à dire. Comme l'écrit le professeur Roberto de Mattei dans son ouvrage Vatican II - L’histoire qu’il fallait écrire, « Mgr Hélder Câmara vit dans cet applaudissement l'expression de “l'esprit du Concile” » (p. 220). À l'opposé, Mgr Marcel Lefebvre décrit l'incident ainsi :

« J'ai eu honte pour les évêques qui se sont comportés de manière si déplorable envers l'un des plus éminents d'entre eux. De tels agissements sont comme une malédiction. Ils sont certainement à l'origine de l'aveuglement qui frappe tant d'évêques aujourd'hui. Comment peut-on croire en la présence du Saint-Esprit dans de telles conditions ? » (Vatican Encounter, p. 63)


Mgr Câmara et Mgr Lefebvre avaient tous deux raison : l’humiliation honteuse de l’une des véritables voix de la Tradition au sein du Concile, le cardinal Ottaviani, fut à la fois une malédiction et la source même de l’esprit du Concile.

À juste titre, l'un des premiers diagnostics les plus pertinents du Novus Ordo Missæ provient de ce qu'on appelle l'Intervention Ottaviani, une étude de 1969 sur la nouvelle messe. Les cardinaux Ottaviani et Bacci écrivaient ce qui suit à Paul VI dans la lettre accompagnant l'étude :

« Tant de nouveautés apparaissent dans le Novus Ordo Missæ, et, en revanche, tant de choses de toujours s’y trouvent reléguées à une place mineure ou à une autre place – si même elles y trouvent encore une place – que pourrait se trouver renforcé et changé en certitude le doute – qui malheureusement s’insinue dans de nombreux milieux – selon lequel des vérités toujours crues par le monde chrétien pourraient changer ou être passées sous silence sans qu’il y ait infidélité au dépôt sacré de la doctrine auquel la foi catholique est liée pour l’éternité. Les récentes réformes ont suffisamment démontré que de nouveaux changements dans la liturgie ne pourront pas se faire sans conduire au désaccord le plus total des fidèles qui déjà manifestent qu’ils leur sont insupportables et diminuent incontestablement leur foi. Dans la meilleure part du clergé cela se marque par une crise de conscience torturante dont nous avons des témoignages innombrables et quotidiens. »


Selon eux, la nouvelle messe saperait la foi des catholiques, ce qui entraînerait inévitablement de plus grandes offenses contre Notre Seigneur dans le Saint-Sacrement. Si seulement les Pères conciliaires avaient écouté son avertissement sept ans plus tôt…

Ce que Mgr Lefebvre a vu en 1986

Dans sa Lettre ouverte aux catholiques perplexes, Mgr Lefebvre décrit trois photographies de la messe selon le Novus Ordo, publiées dans la presse catholique :

Premièrement : « J’ai sous les yeux des photos publiées par des journaux catholiques et représentant la messe telle qu’elle est dite assez souvent. Sur la première j’ai peine à comprendre de quel moment du Saint Sacrifice il s’agit. Derrière une table ordinaire en bois, qui n’a pas l’air très propre et que ne recouvre aucune nappe, deux personnages en complet veston et cravate élèvent ou présentent l’un un calice, l’autre un ciboire. La légende m’apprend que ce sont des prêtres, dont un aumônier fédéral d’Action catholique. Du même côté de la table, près du premier célébrant, deux jeunes filles en pantalon ; près du second, deux garçons en chandail. Une guitare est posée contre un tabouret. »

Deuxièmement : « Autre photo : la scène se passe dans le coin d’une pièce qui pourrait être la salle d’un foyer de jeunes. Le prêtre est debout, en aube de Taizé, devant un tabouret de vacher qui sert d’autel ; on voit un grand bol en grès et un petit godet de la même matière, ainsi que deux lumignons allumés. Cinq jeunes sont assis en tailleur sur le sol, l’un d’eux gratte la guitare. »

Troisièmement : « Troisième photo, se rapportant à un événement qui a eu lieu il y a quelques années : la croisière de quelques écologistes voulant empêcher les expériences atomiques françaises sur l’îlot de Mururoa. Il y a parmi eux un prêtre, qui célèbre la messe sur le pont du voilier, en compagnie de deux autres hommes. Tous trois sont en short, l’un se présentant au surplus torse nu. L’abbé élève l’hostie, sans doute pour l’élévation. Il n’est ni debout ni à genoux, mais assis ou plutôt affalé contre une superstructure du bateau. »


Ces trois exemples sont, bien entendu, choquants. Mais la première est sans doute plus empreinte de recueillement que les « messes des jeunes » célébrées aujourd'hui dans de nombreuses paroisses. Les deuxième et troisième exemples sont extrêmes, mais nombre d'entre nous ont vu des exemples bien plus choquants à travers le monde ces dernières années. Mgr Lefebvre poursuivit en expliquant un point commun entre les trois images :

« Un trait commun se dégage de ces vues scandaleuses : l’Eucharistie est ravalée au rang d’un acte quotidien, dans la vulgarité du décor, des instruments utilisés, des attitudes, des vêtements. Or les revues dites catholiques, vendues sur les présentoirs des églises, n’offrent pas ces photos pour critiquer de telles manières de faire, mais au contraire pour les recommander. La Vie estime même que ce n’est pas suffisant. Utilisant à son habitude des extraits de lettres de lecteurs pour dire ce qu’elle pense sans s’engager, elle écrit : "La réforme liturgique devrait aller plus loin… Les redites, les formules toujours répétées, toute cette ordonnance freine une véritable créativité." »


Étant donné que nous constatons encore aujourd’hui une « créativité » blasphématoire avec une fréquence alarmante, il est légitime de se demander : pourquoi le Vatican a-t-il continué à tolérer ces abus pendant tant de décennies ?

Michael Davies et les changements


Dans un passage particulièrement incisif de son ouvrage Liturgical Time Bombs in Vatican II [Les bombes à retardement liturgiques de Vatican II], Michael Davies a souligné la manière dont le Vatican a réagi aux abus au fil des ans :

« Rome a adopté la tactique consistant à mettre fin aux innovations illicites en les rendant licites et officielles. La communion était donnée illicitement dans la main — qu’elle soit donc donnée officiellement dans la main ! La communion était distribuée illicitement par des laïcs — alors nommons des laïcs ministres extraordinaires de la Sainte Communion… La communion était donnée sous les deux espèces lors de la messe dominicale au mépris de la législation vaticane — cette pratique a été légalisée, et on ne pouvait donc plus prétendre que la loi concernant la communion sous les deux espèces était enfreinte. Le droit liturgique était enfreint en autorisant les acolytes féminines à entrer dans le sanctuaire. Les acolytes féminines ont été légalisées, de sorte que la loi n’autorisant que les acolytes masculins n’était plus enfreinte — la discipline liturgique avait été rétablie ! » (p. 57).


Bien que Rome s'efforce depuis longtemps de nous persuader du contraire, Dieu veut que nous ouvrions les yeux et observions la réalité en ces matières. Si nous le faisons, nous discernerons aisément que cette légalisation répétée des abus témoigne d'un mépris total pour la Messe et le Saint‑Sacrement. Il convient également de rappeler que Rome n'ignore pas que les modifications apportées à la Messe ont entraîné une perte de foi considérable et un manque de respect concomitant pour le Saint‑Sacrement. Au lieu de prendre des mesures concrètes pour y remédier, ceux qui ont le pouvoir de rectifier ces abus ne font que renforcer les pratiques qui les engendrent. On pourrait être tenté d'affirmer que Rome est impuissante à intervenir si le Vatican ne s'était pas tant opposé à la Messe traditionnelle en latin. Force est de constater que le maudit « esprit de Vatican II » s'acharne à blesser le Sacré‑Cœur de Jésus par des attaques incessantes contre le Saint-Sacrement.

Le sens catholique selon l’abbé Raymond Dulac

L’abbé Raymond Dulac (1903-1987) était un canoniste qui a publié plusieurs articles sur les changements liturgiques dans la revue bimestrielle Courrier de Rome. Parmi ces articles (réunis dans une édition anglaise, In Defence of the Roman Mass), figure celui du 10 octobre 1969 intitulé « Les motifs de notre résistance ». Il se distingue par sa simplicité et sa force à présenter la réalité à travers le prisme de la foi catholique. Il commença par expliquer pourquoi il écrivait sur ce sujet pour la cinquième fois :

« Si nous revenons pour la cinquième fois sur la messe que Paul VI a substituée, un beau jour d’avril de cette année, à une messe vieille de quinze siècles, c’est d’abord en raison du bien en jeu, mais aussi parce que l’événement, considéré en lui-même, dans sa seule structure, est une révélation. C’est comme pouvoir voir le cœur même de l’autodestruction de l’Église. Les procédés utilisés ces quatre dernières années pour préparer imperceptiblement les fidèles à cette messe à double sens sont désormais visibles partout : dans la réforme des séminaires, des universités, des ordres religieux, des manuels de théologie et de catéchisme, et de la hiérarchie. Quidquid latet apparebit… » (p. 159)


L’abbé Dulac était certain que tous ces changements s’inscrivaient dans un effort visant à détruire l’Église catholique. Pour ceux qui conservaient une foi authentique et qui suivaient attentivement les agissements de Rome, il n’y avait pas d’autre explication sensée.

L’abbé Dulac poursuivait par une affirmation qui semble expliquer pourquoi si peu de catholiques paraissent comprendre les enjeux les plus fondamentaux aujourd'hui : toutes les contradictions et les absurdités proférées par Rome pour promouvoir la révolution de Vatican II avaient plongé les catholiques dans une profonde confusion et les avaient rendus incapables de résister aux dérives néfastes, même en 1969 :

« Avec une hâte difficile à expliquer, les démolisseurs jetèrent cette fois le masque, comme s'ils étaient désormais certains de la parfaite malléabilité des fidèles qu'ils avaient égarés par leur succession ininterrompue de déclarations contradictoires, de promesses fallacieuses, d' « expériences », de sondages et de statistiques, le tout couronné par les inévitables références à « Vatican II ». Mais ce concile ambigu n'avait jamais imaginé un tel bouleversement de la liturgie. » (p. 159-160)


Cette sagesse est absolument essentielle et pourtant peu reconnue. Déjà en 1969, l’abbé Dulac constatait que les instigateurs de la révolution s'efforçaient délibérément de vaincre la résistance naturelle des catholiques à ces changements impies. « Obéissez, obéissez, obéissez ! », répétaient-ils, tout en désobéissant eux-mêmes à de nombreux enseignements fondamentaux transmis par Dieu à travers son Église. Tout cela a engendré d'innombrables offenses contre le Sacré‑Cœur de Jésus.

Comme l'a décrit l’abbé Dulac, ces conclusions ne relèvent pas de simples spéculations cyniques, car nous disposons des aveux des architectes de la révolution :

« La soi-disant révolution post-conciliaire commence ici. Ce n'est pas nous qui l'affirmons, mais l'un des conspirateurs, Mgr Dwyer, archevêque de Birmingham, l'infatigable orateur du symposium « européen ». « La réforme liturgique est, au sens le plus profond, la clé de l'aggiornamento. N'en doutez pas, c'est le point de départ de la révolution. » (Propos tenus par Mgr Dwyer à Rome à la fin du synode de 1967 et rapportés dans La Croix du 25 octobre 1967). » (p. 160).


Pour ceux qui souhaitent découvrir la vérité sur ce qui s'est passé au Concile et dans ses suites, les aveux de ce genre ne manquent pas de la part de ceux qui ont mené la révolution. Tous les participants à la révolution n'étaient pas malveillants, mais nombre de ses dirigeants les plus influents savaient qu'ils renversaient l'Église catholique.

L’abbé Dulac poursuivait en replaçant tout cela à la lumière de la Providence divine :

« Oui, la Providence a voulu que nous vivions à une époque où ces vérités pourtant si communes peuvent être perverties. Mais existe-t-il un seul bien spirituel que le Père du Mensonge n'ait pas sans cesse cherché à détourner ? Devons-nous nous laisser prendre à ce piège ? Devons-nous transiger avec la vérité pour obéir à une autorité qui ne conserve son pouvoir de commander que si elle-même, au départ, obéit à la Foi ? » (p. 161)


Dieu a permis ces maux pour une raison, mais ce serait une erreur de croire que nous devons dénaturer notre foi catholique pour suivre les pasteurs qui cherchent à nous mener à la perdition. Dès lors, nous ne pouvons plus suivre la même voie qu'en temps normal :

« En temps normal, l'esprit d'enfance reçu au baptême conduit le catholique à se soumettre aveuglément à ses responsables. Ce faisant, il suit la doctrine de saint Paul : "Obéissez à ceux qui vous conduisent, et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte" (Heb 13,17). Certes, en temps normal ! Mais qu'en est-il d'une époque où celui qui est censé être le roc visible de l'Église se contente de verser des larmes sur ce qu'il appelle son « autorisation » ? D'une époque où l'on voit des prélats dormir au lieu de veiller, suivre le troupeau au lieu de le précéder et abandonner les brebis au lieu de donner leur vie pour les défendre ? » (p. 161).


Il est bon de rappeler que l’abbé Dulac écrivait ces mots en 1969, alors que la crise était bien moins manifeste et douloureuse qu'elle ne l'est aujourd'hui. Cependant, même alors, il comprit que l'obéissance aveugle et ordinaire n'était pas de mise, car nous ne vivions pas des temps normaux. Lorsque ceux à qui nous devrions normalement obéir mènent les attaques contre le Sacré‑Cœur de Jésus, nous n'avons plus le droit de les suivre aveuglément.

Nous vivons une époque troublée, mais tout n'est pas confus. Depuis soixante ans, le Vatican encourage les abus contre le Saint‑Sacrement, multipliant chaque jour les offenses contre le Sacré‑Cœur de Jésus. Durant cette même période, le Vatican persécute les catholiques traditionalistes, qui désirent simplement connaître, aimer et servir Dieu avec la plus grande fidélité possible. Dieu seul peut résoudre ce chaos diabolique. En attendant, notre amour pour le Sacré‑Cœur nous appelle à suivre la sagesse du cardinal Ottaviani, de Mgr Lefebvre, de l’abbé Dulac et de Michael Davies, plutôt que l'impiété blasphématoire d'Hélder Câmara, d'Annibale Bugnini, de François et de Tucho.

Cœur Immaculé de Marie, priez pour nous !
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=1000376