Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
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ami de la Miséricorde - 2026-05-31 22:10:24
Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
CHAPITRE XXII
LES NOMBRES.
Si humble qu’elle soit, toute créature porte gravé sur elle le nombre trois, afin d’annoncer à tous, par ce cachet indélébile, quel est son auteur et son propriétaire. Ainsi que le cerf de César, dont le collier portait écrit : J’appartiens à César, ne me touchez pas ; la plante, comme l’animal, dit à l’homme : J’appartiens au Dieu un et trois, respectez-moi (S. Aug., Serm. 252, c. x, t. I, p. 1521).
Passons au nombre quatre. En se manifestant au dehors, la sainte Trinité produit les êtres créés, le temps et l’espace. C’est ce que représente le nombre quatre, qui suit immédiatement le nombre trois et qui en procède. A la différence du nombre trois, le nombre quatre est divisible.
Telle est la condition du temps et des choses du temps. Néanmoins, comme il y a du trois dans chaque créature, il y a aussi dans chaque créature quelque chose d’indivisible et d’immuable : c’est l’être. De là vient que, si tout périt, rien n’est anéanti.
Par les quatre unités dont il se compose, le nombre quatre représente la matière, composée de quatre qualités : hauteur, longueur, largeur et profondeur ; le monde, divisé en quatre points cardinaux ; le temps, formé d’années dont chacune se décompose en quatre saisons. Le nombre quatre est donc la mesure et la loi des choses créées.
Au jugement des Pères, cette signification du nombre quatre, simple ou multiplié, est invariable dans l’Écriture. « Si le nombre trois est le signe de l’éternité, le signe de Dieu en trois personnes et de l’âme en trois facultés, le nombre quatre, dit saint Augustin, est le signe du temps et de la matière.
Signe du temps ; l’année dont se composent les siècles se divise en quatre parties : le printemps, l’été, l’automne, l’hiver. Cette division n’est nullement arbitraire, attendu qu’elle marque des changements palpables dans la nature.
L’Écriture compte aussi quatre vents, sur l’aile desquels se répandent, aux quatre coins du monde, et les graines des plantes, et la semence évangélique» (Enarrat. in ps. VI, t. IV, p. I, p. 32).
Admirons comment le nombre quatre complète l’enseignement du nombre trois. Révélateur de la Trinité et de l’éternité, le nombre trois dit à l’homme que Dieu seul est indivisible, immuable, éternel. Signe de la créature et du temps, le nombre quatre lui dit que le temps et tout ce qui est du temps est divisible, changeant, périssable ; que la terre est un lieu de passage ; que nous y sommes voyageurs et que la vie est une marche incessante vers l’immuable
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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