Le Forum Catholique
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Léon XIV, hier : Ne rien changer aux rituels ! par Glycéra (2026-05-28 09:39:02)
Le pape Léon XIV a rappelé hier, le 27 mai 2026, lors de l'audience générale place St. Pierre, l'un des principes rappelés maintes fois depuis Vatican II jusqu'à aujourd'hui : "Le magistère Conciliaire (Sacrosanctum Concilium n°22) invite ainsi à éviter de désorienter les fidèles, en dissuadant quiconque d'ajouter, de retrancher ou de modifier quoi que ce soit, en matière liturgique, de sa propre initiative." C'est à ce prix qu'il ne compromet en rien la communion ecclésiale, mais la confirme et la favorise. C'est pourquoi, ajoute-t-il, "j'exhorte donc tous ceux qui sont appelés à préparer la célébration des mystères divins, (en particulier les prêtres, précise-t-il), à toujours garder ce respect des textes et des dispositions de la liturgie qui nait d'une attitude intérieur de disponibilité et de confiance en Dieu, en manifestant de l'humilité devant sa grandeur et une fidélité sincère à la communion ecclésiale".
Je n'ai pas la source même,
juste cette citation d'un curé tonique !

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Enregistrement ici (52 mn) par Glycéra (2026-05-28 09:48:06)
[en réponse à 999833]

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Source et citation par DumVolviturOrbis (2026-05-28 09:48:23)
[en réponse à 999833]
Le texte de cette audience générale se trouve ici :
https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/audiences/2026/documents/20260527-udienza-generale.html
Le Magistère conciliaire invite ainsi à éviter de désorienter les fidèles, en dissuadant quiconque d’ajouter, de retrancher ou de modifier quoi que ce soit, en matière liturgique, de sa propre initiative (cf. SC, 22). Le progrès évoqué par la Constitution conciliaire ne compromet en rien la communion ecclésiale : il vise plutôt à la confirmer et à la favoriser.
J’exhorte donc tous ceux qui sont appelés à préparer la célébration des mystères divins, en particulier les prêtres qui exercent le ministère de la présidence liturgique, à toujours garder ce respect des textes et des dispositions de la liturgie qui naît d’une attitude intérieure de disponibilité et de confiance en Dieu, en manifestant de l’humilité devant sa grandeur et une fidélité sincère à la communion ecclésiale.
Remarquons qu'il est en train de condamner ce qui se fait dans quasiment 100% des paroisses ordinaires. Serait-il en train de préparer un chantier d'ampleur sur la liturgie ? Nul ne le sait, pour l'instant...

( 999837 )
Audience générale Mercredi 27 mai 2026 par Réginald (2026-05-28 09:50:01)
[en réponse à 999833]
Il s'agit de l'Audience générale Mercredi 27 mai 2026
En voici une traduction non officielle
Chers frères et sœurs,
Dans l’encyclique Mediator Dei, le vénérable Pie XII écrit que « l’Église est sans aucun doute un organisme vivant et, comme organisme, en ce qui concerne aussi la sainte liturgie, elle grandit, mûrit, se développe, s’adapte et s’accommode aux besoins et aux circonstances temporelles, pourvu seulement que soit sauvegardée l’intégrité de sa doctrine » (n. 59).
En pleine conformité avec ce principe, le Concile Vatican II, dans l’introduction de la Constitution Sacrosanctum Concilium (SC), reconnaît « des raisons particulièrement graves d’entreprendre la réforme et le développement de la liturgie » (n. 1). Les Pères conciliaires étaient en effet animés du désir de « donner une vigueur toujours croissante à la vie chrétienne des fidèles ; adapter plus exactement aux nécessités de notre temps celles des institutions qui sont sujettes à des changements ; favoriser tout ce qui peut contribuer à l’union de tous ceux qui croient au Christ ; fortifier tout ce qui concourt à appeler tous les hommes dans le sein de l’Église » (ibid.).
À ce moment de l’histoire, on ressentait fortement la nécessité d’un renouvellement des formes rituelles par lesquelles, depuis des siècles, l’Église glorifiait Dieu et sanctifiait le peuple chrétien. Grâce au Mouvement liturgique, s’était progressivement imposée la conviction — exprimée plus tard par saint Jean-Paul II — qu’« il existe un lien très étroit et organique entre le renouveau de la liturgie et le renouveau de toute la vie de l’Église. L’Église non seulement agit, mais elle s’exprime aussi dans la liturgie ; elle vit de la liturgie et puise dans la liturgie les forces de sa vie » (Dominicae Cenae, 13).
Afin de favoriser l’accès des fidèles à la richesse des dons de grâce dispensés par la sainte liturgie, la Constitution Sacrosanctum Concilium indiquait ainsi, dans une formule très efficace, la direction à suivre : « Que la saine tradition soit donc maintenue et que pourtant la voie reste ouverte à un progrès légitime » (SC 23).
Le pape Benoît XVI a saisi dans cette déclaration d’intention le « programme de réforme » des Pères conciliaires : « un équilibre entre la grande tradition liturgique du passé et celle de l’avenir », notant que « tradition et progrès sont souvent opposés de manière maladroite », alors qu’« en réalité, les deux concepts se rejoignent : la tradition est une réalité vivante, qui inclut donc en elle-même le principe du développement, du progrès. C’est comme dire que le fleuve de la tradition porte aussi sa source en lui-même et s’écoule vers son embouchure » (Discours aux participants du congrès promu par l’Athénée pontifical Saint-Anselme pour le 50e anniversaire de sa fondation, 6 mai 2011).
Le Concile affirme la légitimité de ce progrès, enraciné dans l’authentique Tradition, en distinguant dans la liturgie les « éléments immuables, institués divinement » des « éléments sujets à changement [qui] non seulement peuvent mais doivent être changés avec le temps, s’ils ont subi l’intrusion de quelque chose qui s’harmonise moins bien avec la nature intime de la liturgie ou s’ils sont devenus moins adaptés » (SC 21).
De tels changements se sont produits constamment au cours des siècles afin de permettre aux fidèles de participer avec fruit, à travers les actions rituelles, au Mystère pascal du Christ, fondement de la foi chrétienne. Le culte de l’Église s’est ainsi « incarné » dans les formes culturelles de chaque époque et a pu les influencer et même les transformer. La liturgie a donc été, pendant des siècles, une force motrice de l’évangélisation. Aujourd’hui, cette énergie doit être renouvelée dans la continuité de la Tradition catholique authentique et vivante, c’est-à-dire selon une dynamique visant à introduire les croyants à la plénitude de la vérité.
Il est donc compréhensible que les Pères conciliaires aient recommandé que la révision des rites, lorsque « le bien de l’Église l’exige véritablement et certainement », soit accomplie en veillant à ce que « les formes nouvelles sortent organiquement des formes déjà existantes » (SC 23). Pour le bien de toute l’Église, toute réforme doit toujours être précédée d’une enquête théologique, historique et pastorale attentive (ibid.). Le magistère conciliaire appelle ainsi à éviter toute confusion parmi les fidèles, décourageant quiconque d’ajouter, de supprimer ou de modifier quoi que ce soit dans les matières liturgiques de sa propre initiative (cf. SC 22). Le progrès évoqué dans la Constitution conciliaire ne compromet en rien la communion ecclésiale ; il cherche plutôt à la confirmer et à la favoriser.
J’exhorte donc tous ceux qui sont appelés à préparer la célébration des divins mystères, en particulier les prêtres qui exercent le ministère de la présidence liturgique, à toujours maintenir ce respect des textes et des normes liturgiques qui jaillit d’une attitude intérieure d’ouverture et de confiance en Dieu, manifestant l’humilité devant sa grandeur et une fidélité sincère à la communion ecclésiale.

( 999838 )
inattendu quoique bienvenus par Adso (2026-05-28 10:09:41)
[en réponse à 999837]
maintenant il ne faut pas que ce soit juste des propos d'un jour...

( 999842 )
le texte complet est en fait une apologie de la néo-liturgie dans son principe par Luc Perrin (2026-05-28 10:54:24)
[en réponse à 999837]
Il n'y a là aucun questionnement sur le résultat, Novus Ordo Missae, ce qui est au coeur de la contestation traditionaliste.
Le Saint-Père déroule une apologie, bien menée et avec de bonnes citations à commencer par le Vénérable Pie XII dans son encyclique qui a servi de brouillon à S.C., puis avec Benoît XVI, de la "réforme dans la continuité" appliquée à la liturgie quant à son principe.
Or sur le principe, il n'y a pas, à ma connaissance, de véritable débat : chacun admet la possibilité d'une évolution très prudente au fil du temps. La condition de validité est soulignée par Léon XIV en appui sur la Constitution de Vatican II, je cite :
"Il est donc compréhensible que les Pères conciliaires aient recommandé que la révision des rites, lorsque « le bien de l’Église l’exige véritablement et certainement », soit accomplie en veillant à ce que « les formes nouvelles sortent organiquement des formes déjà existantes » (SC 23). Pour le bien de toute l’Église, toute réforme doit toujours être précédée d’une enquête théologique, historique et pastorale attentive (ibid.)."
Très remarquable est la mention de SC 23 que les néo-liturges haïssent et qu'ils ont entièrement bafoué dans les faits dès avant la promulgation du N.O.M. avec la multiplication des prières eucharistiques, entre autres.
Mais le Pape n'en tire qu'une conclusion très banale : que les fidèles et les prêtres n'introduisent pas le chaos. Je dis banale car j'avais vu dans ma recherche de thèse des avertissements identiques dès 1966 par les évêques de la Région parisienne et d'autres.
La position du Pape fait écho à la conclusion de l'interview de Mgr Olivier de Cagny à l'intention des tradis sur une néo-liturgie en latin pourquoi pas et exécutée avec rigueur, une sorte de résurrection de Pro liturgia.
Cette vision renvoie au premier synode des évêques de Benoît XVI sur "l'ars celebrandi". Oh certes la manière a son importance mais on fait une double impasse :
- le Novus Ordo a intégré, si j'ose dire, une forme très mollement "encadrée" de l'anarchie en multipliant les choix licites, les prières eucharistiques, les adaptations culturelles (rit amazonien dernier en date).
Quand on laisse tant de latitude, difficile ensuite d'être "étonné" que les communautés s'en emparent pour aller très au-delà.
- surtout il y a impasse totale sur le résultat de la révolution liturgique par rapport aux beaux et bons principes rappelés par Léon XIV à nouveau. Le NOM multicarte est-il fidèle aux préconisations de S.C. ? SC 23 cet article a-t-il été respecté ?
Chacun de bonne foi, qu'on le déplore ou s'en satisfasse, répondra non manifestement pas : le NOM déroge à SC 23.
Incidemment, loin d'être un signe favorable en direction du Tradiland, j'y vois la confirmation de l'état d'esprit exprimé par le Souverain Pontife dès juillet 2025 dans son interview à une journaliste américaine. Il y a une incompréhension encore des questions de fond posées, non par l'évolution de la liturgie en conformité avec SC 23, mais sur la discontinuité introduite à partir de 1967 avant même la promulgation du NOM en 1969, discontinuité à laquelle il n'a pas été remédié dans les éditions de 1975 et 2002 ni dans les décisions du Magistère.

( 999841 )
pour être franc par Bénigne (2026-05-28 10:54:10)
[en réponse à 999833]
... on note qu'encore un pape insiste que (même) les rubriques de la nouvelle liturgie ne sont pas des suggestions mais imposent des normes qu'il faut suivre. Or, qu'est-ce que cela change en réalité? Pour ceux qui cherchent une liturgie fondée dans la tradition et sans surprises, l'église romaine n'offre que sa "liturgie antérieure" et cela juste dans les rares lieux où elle est "permise". Le reste est plus ou moins n'importe quoi, tout le monde le sait, et même les papes n'ont rien fait d'efficace pour changer ce bazar. Est-ce qu'ils font plus que signaler, pour l'histoire peut-être, qu'ils ne sont pas d'accord avec la réalité...

( 999848 )
Évidemment par Signo (2026-05-28 11:29:00)
[en réponse à 999841]
Cela fait depuis Paul VI que tous les papes rappellent que les abus liturgiques c’est pas bien, qu’il faut respecter les normes, etc. Ça n’a jamais eu la moindre prise sur la réalité des célébrations dans les paroisses. Surtout que tout cela est formulé en des termes tellement vagues et généraux que même un prêtre très progressiste peut très bien s’y reconnaître. Par ailleurs la plupart des messes Paul VI parfaitement fidèles aux normes de la PGMR sont parfaitement insipides et fades. Je ne dirai rien du fait qu’il n’y a jamais aucune sanction, ce qui de facto transforme juridiquement les prétendus « abus » en formes légitimes.
Ces discours ne servent strictement à rien et peuvent même se retourner contre la liturgie traditionnelle, car en définitive la réforme liturgique est systématiquement légitimée et la thèse (contestable et contestée) de sa conformité avec Sacrosanctum concilium reste en toile de fond, ce qui implique automatiquement et implicitement une délégitimation des anciennes formes.
Donc non franchement je ne vois aucun motif de se réjouir à la lecture de ce texte.

( 999902 )
Bien sûr, bien sûr.... par Justin Petipeu (2026-05-28 21:32:28)
[en réponse à 999833]
Le Pape ne parle que de Sacrosanctum Concilium. Il fait mine d'ignorer que la messe dite de Paul VI n'a rien à voir avec SC.

( 999910 )
Personne n'imagine par Bibracte (2026-05-29 07:03:42)
[en réponse à 999833]
que Léon XIV se mette à critiquer ouvertement la réforme au regard de SC. Même Ratzinger/Benoît XVI ne l'a jamais critiquée en tant que telle, publiquement et officiellement (seulement dans sa correspondance privée).
Par ailleurs s'il est vrai que les appels des Papes à faire cesser les abus liturgiques ne sont jamais assortis de sanctions, on voit mal comment ces sanctions pourraient avoir la moindre efficacité, vu le nombre des contrevenants, l'inculture générale de nombreux clercs et évêques, etc.
Benoît XVI avait choisi de prêcher par l'exemple, ce qui a plutôt bien marché, en tout cas en France. Sous ce rapport, Léon XIV est en net progrès par rapport à son prédécesseur immédiat.
Quand à cette audience, qui ne porte pas sur la réforme mais sur le texte conciliaire, elle a le mérite de rappeler SC 23, que personne en dehors des tradis et ratzinguériens pur jus ne cite jamais, et cette citation est à l'appui d'un appel à respecter les rubriques, comme pour faire pièce à l'idée selon laquelle le Concile et la réforme appelleraient les prêtres à la créativité.
Personne ici ne trouve cela suffisant, et c'est normal, mais ce n' est pas rien.

( 999912 )
Se réclamer de SC pour légitimer le nouveau rite... par Pétrarque (2026-05-29 07:11:06)
[en réponse à 999910]
...relève du braquage.
Le nouveau rite outrepasse SC et en viole littéralement la lettre.
Mais il n'y aurait jamais eu le nouveau rite sans SC.
La réticence des ratzinguériens à attaquer frontalement le nouveau rite condamne parallèlement toute tentative de le dissocier de SC.
C'est la balle dans le pied de l'herméneutique de la continuité.

( 999913 )
[réponse] par Bibracte (2026-05-29 07:23:36)
[en réponse à 999912]
La réticence des ratzinguériens à attaquer frontalement le nouveau rite condamne parallèlement toute tentative de le dissocier de SC.
C'est logique au plan des idées, mais c'est un raisonnement hors-sol et qui manque totalement de sens politique. Je vous signale que le nouveau rite, qui devrait d'après vous être "attaqué frontalement" par les ratzinguériens (parle-t-on encore du Pape ?) est pratiqué par l'écrasante majorité des catholiques du monde et la quasi-totalité des catholiques latins, depuis bientôt 60 ans. Je ne vois pas comment croire qu'une telle attaque frontale pourrait avoir des résultats satisfaisants.

( 999991 )
Je me suis mal exprimé par Pétrarque (2026-05-30 15:14:56)
[en réponse à 999913]
Pardon.
Je voulais dire qu'une critique des évolutions liturgiques post-conciliaires qui outrepassent SC est vouée à la stérilité si l'on omet de considérer que le NOM est déjà un dépassement parfaitement abusif de la constitution conciliaire.
Ce que les tenants de l'herméneutique de la continuité sont évidemment en incapacité de faire.

( 999914 )
Autre problème... par Justin Petipeu (2026-05-29 07:35:15)
[en réponse à 999910]
la rupture voulue et organisée par Paul VI a eu lieu. Pensez-vous que vous allez avoir dans les paroisses des générations spontanées de chantres de grégorien ? de thuriféraires dignes de ce nom ? d'un semblant de chant sacré ? de célébrants et de servants de messe dignes et compétents ?
Cela fait quand même plus de 50 années que la liturgie a été complètement ruinée. Au moins deux générations.

( 999970 )
Évidemment par Signo (2026-05-30 09:39:32)
[en réponse à 999914]
Il va quand même falloir que nous arrêtions de vivre dans la pensée magique.
Rome ne veut ni ne peut ni à court ni à moyen terme redresser la barre dans le bon sens. On a beaucoup glosé sur le soi-disant « retour du latin » avec le pape actuel, ce que je constate moi c’est que le processus de réduction du latin et de grégorien dans les célébrations pontificales se poursuit. Un exemple simple, pour la messe de Pâques il ne restait plus que le Victimae paschali laudes, tout le reste du propre est passé à la trappe. La langue italienne est dominante en général, quand ce n’est pas l’anglais.
L’effondrement culturel occidental était particulièrement visible lors des célébrations œcuméniques de Nicée l’année dernière. Les Grecs eux ont chanté leurs chants sacrés immémoriaux en grec, mais les Latins eux ont chanté surtout en anglais, le seul chant en latin étant un chant de… Taizé. Le grégorien y était quasiment absent.
Dans nos paroisses diocésaines je n’en parle même pas. Et éviter les « abus » (mais qu’est-ce qu’un abus dans la liturgie de Paul VI?) ne suffit pas à avoir des liturgies dignes de ce nom. La tradition ce n’est pas une compilation d’abstractions, ce sont des choses concrètes (un chant sacré, un ars celebrandi, une manière d’être et de se tenir dans l’édifice sacré, des rites précis) transmises concrètement dans des communautés données. Ce ne sont pas des choses que l’on peut apprendre dans des livres. Si ce processus là est rompu (et c’est le cas quasiment partout dans les paroisses diocésaines depuis 60 ans), toute tentative de reconstitution sera nécessairement artificielle. Il ne suffit pas de le décréter depuis Rome ou ailleurs pour que la liturgie traditionnelle réapparaisse automatiquement. Et même une réintroduction du missel pré-conciliaire, de toute façon hautement improbable, ne suffirait pas.
La réalité est que nous sommes à une époque de Déluge et que les communautés attachées au rite traditionnel sont notre seul arche de Noé. Partout ailleurs les savoirs-faire sont perdus et même chez nous les choses sont loin d’être parfaites.

( 999993 )
Cela ne concene évidemment que les rituels réformés !... par vistemboir2 (2026-05-30 16:22:38)
[en réponse à 999833]
Avec le Vetus Ordo, il n'est nullement besoin de demander d'"éviter de désorienter les fidèles, en dissuadant quiconque d'ajouter, de retrancher ou de modifier quoi que ce soit, en matière liturgique, de sa propre initiative."...
La réforme liturgique de Bugnini/Paul VI, l'un des (nombreux) "fruits amers" du Concile...