Le Forum Catholique
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( 999312 )
Missel virtuel ? par Candidus (2026-05-18 10:41:28)
Existe-t-il une App francophone constituant un missel complet utilisable sur téléphone ? Et une adaptée aux enfants ?
Épargnez-moi, s'il vous plaît, la diatribe sur l'intrusion d'une technologie sans âme dans l'enceinte sacrée. Qui se plaint aujourd'hui de la présence de la lumière artificielle et de la sonorisation dans le sanctuaire ? Des développements qui ont pourtant posé problème à certains lors de leur introduction.

( 999314 )
Très bonne application par Ludwik (2026-05-18 10:47:06)
[en réponse à 999312]
De l Église ukrainienne.
ici.
La liturgie et les heures. Bien sûr en ukrainien, et pour la liturgie byzantino ukrainienne.
Pour la question de la sonorisation du sanctuaire "qui s'en plaint ?"
Je répond: moi.

( 999319 )
Une solution s'offre à vous par Adso (2026-05-18 10:56:43)
[en réponse à 999314]
si c'est le principe même, que vous rejetez...
Je plaisante...mais c'est vrai que parfois, ça grésille, ça crachouille... sans que le principe d'une sonorisation soit en cause...
La technique a fait de gros progrès, c'est un coût, c'est vrai , mais si les fidèles n'entendent pas ...
Il y eut un mini débat lunaire, sur ce forum, sur la lumière, les cierges etc... je ne le retrouve pas, hélas.

( 999321 )
Peut-être par Meneau (2026-05-18 11:04:25)
[en réponse à 999319]
faites vous référence à
ce fil ?
Cordialement
Meneau

( 999324 )
OUI par Adso (2026-05-18 11:43:42)
[en réponse à 999321]
merci de l'avoir retrouvé... J'envisageais d'acheter une lampe à huile de style romaine (ça fait plus tradi :) )

( 999359 )
Dans ce fil par Jean-Paul PARFU (2026-05-18 19:40:53)
[en réponse à 999321]

( 999327 )
Il y a pire par Regnum Galliae (2026-05-18 12:07:14)
[en réponse à 999319]
Les églises sont désormais équipées de chauffage, ce qui est en rupture complète avec la tradition apostolique

( 999333 )
Chaufferettes par Adso (2026-05-18 13:00:56)
[en réponse à 999327]
avec des braises !

( 999323 )
Je ne suis pas ukrainien par MG (2026-05-18 11:22:21)
[en réponse à 999314]
et je ne dois pas être le seul ici.
Le Sieur Candidius cherche une application en français et vous trouvez le moyen de répondre par une application qui, à priori, ne lui servira à rien.
Ou alors attendons que l'Ukraine gagne la guerre contre la Russie et se décide à envahir l'Europe.

( 999360 )
Mais nombreux le sont par Ludwik (2026-05-18 19:52:26)
[en réponse à 999323]
sur ce forum, à en juger par leurs connaissances intimes sur l'Eglise ukrainienne et l'histoire de l'Ukraine.

( 999416 )
Moi aussi par Signo (2026-05-19 16:46:24)
[en réponse à 999314]
Je m’en plains. Et nous ne sommes pas les
seuls (écouter seulement les premières minutes).
De même l’éclairage électrique à mon avis devrait être utilisé avec parcimonie.

( 999315 )
L'appli ORDO par Donapaleu (2026-05-18 10:48:35)
[en réponse à 999312]
très pratique aux Philippines ! Pas spécialement adaptée aux enfants.

( 999318 )
Mais c'est en anglais, non ? par Candidus (2026-05-18 10:54:45)
[en réponse à 999315]
Je préfèrerais en français.
Existe-t-il par ailleurs une app pour aider les enfants à méditer le Rosaire ? 11 images pour chaque mystère ?

( 999322 )
J'utilise l'appli ordo par MG (2026-05-18 11:18:14)
[en réponse à 999318]
Essentiellement pour préparer la messe. Pas adapté aux enfants.
Pour les offices (les vêpres par exemple ) j'utilise BrevMeum.
Il faut bien sûr couper la sonnerie et le vibreur et ne pas faire attention aux regards un peu inquisiteurs de certains fidèles.

( 999336 )
En français. par NLC (2026-05-18 13:18:30)
[en réponse à 999318]
Il existe une version en français, pour avoir les textes latin et français en vis à vis, il faut mettre le téléphone en position paysage, les textes latins de l'épitre et l'Évangile ne sont pas mentionnés. Et on peut choisir messe lue, chantée ou solennelle, avec choix du kyriale (et du Credo) dans ces deux derniers cas, dont les textes apparaissent alors avec la notation carrée.
Je préfère un missel papier mais en cas de nécessité (oubli ou autre imprévu), c'est mieux que rien. Je préfère l'utiliser en mode "nuit", ce qui rend l'écran beaucoup plus discret.

( 999337 )
Non ! par Donapaleu (2026-05-18 13:21:46)
[en réponse à 999318]
Français latin !

( 999415 )
Lien et précisions par DumVolviturOrbis (2026-05-19 16:24:44)
[en réponse à 999315]
En effet, pour les francophones, la meilleure initiative à ce sujet est incontestablement l'application ORDO :
https://play.google.com/store/apps/details?id=com.traddevs.ordo
Alors oui ce n'est pas l'idéal de suivre la messe sur son téléphone. Mais je vois au moins deux très bons points positifs liés à cette application :
- elle peut être utilisée comme un ordo liturgique. D'autant plus qu'on peut configurer le propre de certains diocèses. Comme ça il n'y a plus aucune hésitation quand on veut se préparer à la messe du dimanche suivant et si on ne sait pas si la fête du jour prime sur le dimanche ou non, par exemple.
- de plus dans le cas où quelqu'un est amené à découvrir la messe traditionnelle et qu'on n'a pas de missel sous la main cette application peut être un excellent moyen de secours pour qu'il puisse suivre la messe sans être perdu.
Alors oui, il ne faut pas prendre l'habitude de suivre la messe sur son téléphone. Mais une fois de plus la technologie pet être un excellent outil en complément de ce qui existe déjà.

( 999430 )
Propre des diocèses par Jérusalem (2026-05-19 20:32:50)
[en réponse à 999415]
Une déception aujourd’hui avec cette application, excellente par ailleurs.
Alors qu’elle propose les propres de Bretagne, elle ne signale pas aujourd’hui - quand on sélectionne la province correspondante - la St Yves, en 1960 double de 2eme classe à St Brieuc et double majeur dans les autres diocèses (je ne sais quel est le rang correspondant en 1962)…
Jérusalem
- Bretonnant

( 999325 )
divinum officium par jejomau (2026-05-18 12:00:40)
[en réponse à 999312]
Missel, bréviaire, rituel. En latin, français ou anglais
Très pratique !

( 999328 )
Malgré votre demande par XA (2026-05-18 12:11:20)
[en réponse à 999312]
je me permets effectivement de dire que c'est assez affreux de voir des fidèles dans l'assemblée leurs yeux rivés sur leur portable. C'est sans doute une question d'habitude, mais de prime abord, j'avoue que j'ai un léger sursaut d'effroi. C'est assez laid sur le plan esthétique, avec une posture assez rigide, sans compter les personnes qui doivent tenir leur téléphone à bonne distance pour "régler la mire".
Je sais que Nemo a dit ici tout le bien qu'il pensait de ce support.
Perso, je trouve cela dérangeant. Sans compter le côté "exemplaire" vis-à-vis des plus jeunes, qui auront vite fait de laisser actives leurs notifications, quitte à être bien perturbés.
Bien sûr, on en revient à la distinction usage/mésusage. Mais je trouve que globalement, c'est une bonne façon de faire entrer le loup dans la bergerie.
C'est aussi une façon d'accroître son temps d'écran alors même qu'il existe des missels papier.
Bref, j'espère que la mode ne s'instaurera pas durablement. Le parallèle avec l'électricité et la sonorisation ne me semble pas raisonnable.
XA

( 999338 )
Oui par Donapaleu (2026-05-18 13:26:00)
[en réponse à 999328]
C'est la raison pour laquelle je n'oserais pas l'utiliser en France ! Mais aux Philippines, pas de complexe après avoir vu les locaux le faire. Et ça allège la valise. L'important pour moi à ce sujet c'est de ne pas choquer.

( 999355 )
Toutes les innovations suscitent des réticences par Candidus (2026-05-18 18:42:35)
[en réponse à 999328]
Prenez le cas des missels. Ceux-ci sont apparus aux XVIIème-XVIIIème siècle et se sont généralisés au XIXème. Dans un premier temps, c'étaient des livres de dévotions qui ne donnaient pas le texte liturgique où alors seulement une paraphrase, surtout pour le Canon en raison de la discipline de l'arcane.
Chaque innovation dans le domaine de la participation liturgique a été accompagnée de réticences, certaines pas dénuées de fondement. Des clercs ont reproché au missel de constituer une forme d'obstacle qui risquait de couper du chant et de l'action liturgique les fidèles plongés dans leur livre.
Quoi de plus commun qu'un prêtre célébrant la messe avec des lunettes ? Eh bien lorsque les premières lunettes sont apparues, certains ont jugé cela peu digne de la solennité liturgique ou contraire à l’esthétique sacrée. Puis on s'y est habitué.
Internet et tous les développements qu'il a induit sont comparables à l'invention de l'imprimerie. N'ayons pas un train de retard.

( 999367 )
On pourrait dire la même chose... par Bibracte (2026-05-18 21:54:10)
[en réponse à 999355]
...du tout-vernaculaire en liturgie, de la messe face au peuple, et pourquoi pas de l'ordination des femmes.
Toute innovation suscite des réticences et, surtout, n'ayons pas un train de retard !

( 999370 )
Sérieusement ?! par Candidus (2026-05-18 23:35:46)
[en réponse à 999367]
Vous ne voyez pas la différence entre une innovation technique au service de la liturgie et une transformation de la liturgie elle-même ?
Utiliser un téléphone comme support de missel, mettre des ampoules électriques dans une église, installer le chauffage, la sonorisation, cela change-t-il la nature de la liturgie, la définition du sacerdoce ?

( 999378 )
Bien sûr que si... par Bibracte (2026-05-19 07:14:26)
[en réponse à 999370]
...je me bornais à montrer l'inanité de l'argument. Si vous voulez défendre l'utilisation du téléphone, il faut la défendre sur le fond, en répondant aux observations qui vous sont faites à son sujet, et non en se contentant de dire qu'il y a "toujours eu des opposants" pour les disqualifier.

( 999382 )
Sérieusement ? Oui. par Réginald (2026-05-19 08:57:29)
[en réponse à 999370]
L’idée selon laquelle la technique serait un simple « support neutre » est précisément l’une des grandes illusions modernes. Les outils transforment toujours, au moins en partie, notre manière d’habiter le réel, et donc aussi notre rapport au sacré.
Un téléphone portable n’est pas un simple livre électronique interchangeable avec un missel. C’est l’objet total de la vie profane contemporaine : notifications, messages, flux permanents, dispersion mentale. Même silencieux, il introduit symboliquement cet univers dans l’espace liturgique.
Que reste-t-il, par exemple, du symbolisme de la Vigile pascale, lorsque toute l’église est plongée dans les ténèbres et que seul le cierge pascal devrait illuminer l’assemblée, si la nef se remplit de lumières bleutées d’écrans ? C’est pourtant le désolant spectacle auquel j’ai assisté cette année.
Même chose pour la sonorisation systématique. La liturgie traditionnelle a été pensée pour des espaces vastes avant toute amplification artificielle : relief architectural, chant de la Préface ou des lectures, chaire surélevée, tribune, hiérarchie des voix, alternance du silence et du sonore. Le Canon lui-même participe de cette dramaturgie sacrée par son effacement.
Sans amplification permanente, une grande partie de la liturgie moderne du commentaire continu et de la parole omniprésente serait d’ailleurs tout simplement impraticable. Le microphone n’est donc pas un simple outil extérieur au rite : il rend possible un certain modèle liturgique fondé sur l’audibilité constante, l’explication continue et l’effacement progressif du silence sacré. Le micro-cravate permanent change la figure sacerdotale : le prêtre cesse d’apparaître comme l’intercesseur orienté vers le sacrifice pour devenir une présence vocale omniprésente, immédiatement accessible, continuellement audible. On passe insensiblement d’une liturgie du mystère à une liturgie de la communication.
La technique ne se contente donc pas d’« aider » le rite : elle modifie le régime sensoriel, symbolique et anthropologique dans lequel il est perçu, et finit, à terme, par influer sur la manière même dont le sacré est vécu.

( 999411 )
Faites moi signe par Ludwik (2026-05-19 15:16:24)
[en réponse à 999382]
Si un jour vous passez du côté de Karaganda.
Pour revenir à votre post, je me demande encore comment des "tradis" peuvent ne pas le percevoir.
Et que dire des prêtres et de leurs sinistres micro.

( 999429 )
le drame du micro par Réginald (2026-05-19 19:58:28)
[en réponse à 999411]
Je me permets de vous citer ce passage de Marshall McLuhan grand théoricien de la communication :
« Beaucoup déploreront la disparition de la messe en latin de l’Église catholique sans réaliser qu’elle a été la victime du microphone sur l’autel. Il n'est pas pratique de parler latin dans un micro, car celui-ci aiguise et intensifie les sonorités du latin jusqu'à un point de non-sens. C'est-à-dire que le latin est en réalité une forme d'expression verbale très « froide » (cool) où le marmonnement et le murmure jouent un rôle majeur, alors que le micro s’accommode mal d'un bourdonnement indistinct. Un autre effet du micro à l’autel a été de retourner le célébrant face à l’assemblée. De la même manière, les amplificateurs placés dans l’église pour créer des sons provenant de toutes les directions à la fois rendent l’architecture de l’église obsolète. En un mot, le micro pousse les fidèles à exiger un groupe de participants restreint et intimiste. D’un autre côté, le microphone, qui permet si facilement à un orateur d’être entendu par un grand nombre, lui interdit également d’exhorter ou d’être véhément. Le micro est bel et bien un média froid. » (E. McLuhan, Szklarek, The Medium and the Light)
Dans la terminologie de McLuhan, une expression « froide » est une parole de faible définition, qui n'est pas faite pour être reçue de manière brute, nette et purement informative. Le latin de la messe traditionnelle — où le prêtre chuchote, murmure et marmonne à voix basse, tourné vers l'autel — correspond exactement à cela.
Pour le fidèle, ce « flou » sonore n'est pas un défaut : c'est ce qui protège le mystère. Ce manque d'information acoustique brute (on n'entend pas chaque syllabe de manière tranchante) l'oblige à participer intérieurement, à s'immerger spirituellement pour s'associer à l'action sacrée. Le drame du micro (qui est un média « chaud », saturant l'ouïe d'un son haute définition), c'est qu'il a brisé ce mystère en rendant le murmure impossible. En exigeant une clarté purement informative, il a tué le « murmure sacré » pour imposer la voix forte, le didactisme et, par conséquent, le face-à-face avec le peuple.

( 999467 )
Est-ce que l'introduction du microphone a causé la réforme de la Messe ? par Meneau (2026-05-20 20:48:41)
[en réponse à 999429]
C'est le titre d'un article intéressant
ICI (en anglais)
Cordialement
Meneau

( 999480 )
Merci par Réginald (2026-05-21 06:32:19)
[en réponse à 999467]
Pour cet article qui va tout à fait dans mon sens.

( 999418 )
sérieux ? par jejomau (2026-05-19 18:10:52)
[en réponse à 999382]
Vous ne poussez pas le bouchon un peu loin ?
Quand je suis la messe de temps à autre sur mon portable (introït, collecte, préface, etc...) le son est coupé et quand je rentre dans l'Eglise je suis "tourné vers mon Seigneur et mon Dieu"
En revanche j'ai le plus grand mal à comprendre et à ne pas m'énerver quand une telle ou un tel, bien BCBG foulard hermés ou cravate bien mise, missel ouvert n'a pas fermé son portable et que soudain pendant la consécration la sonnerie retentisse !
Ça oui, c'est pénible
Lequel est dans une "dispersion mentale introduisant symboliquement cet univers dans l’espace liturgique", à votre avis ?

( 999427 )
faux dilemme. par Réginald (2026-05-19 19:27:11)
[en réponse à 999418]
En réalité, votre objection me semble surtout déplacer le débat vers un faux dilemme.
Personne ne conteste qu’un téléphone qui sonne pendant la consécration soit plus perturbateur qu’un écran silencieux utilisé pieusement. La réponse est évidemment connue d’avance, et je ne crois pas que ce soit là le véritable sujet.
La question que je pose est d’un autre ordre : la technique est-elle anthropologiquement neutre dans l’espace liturgique ? Or c’est précisément ce point qui disparaît dans votre réponse.
Mon propos n’est pas d’accuser moralement les personnes utilisant leur téléphone avec recueillement, mais d’interroger ce que certains objets techniques introduisent progressivement dans la perception du sacré.
Or un smartphone n’est pas seulement un « support de texte ». C’est un objet culturel total, associé à un univers de flux permanents, de polyvalence fonctionnelle, d’immédiateté et de sollicitation continue. Même silencieux, il modifie le paysage sensible de la liturgie.
Comme l’a bien vu le philosophe catholique Marshall McLuhan, « le médium est le message » : le support lui-même finit par transformer l’expérience vécue. En ce sens, le smartphone ne se contente pas de transmettre un texte liturgique ; il signifie aussi quelque chose. Il dit implicitement que le sacré est désormais consulté, géré et consommé à travers le même objet que celui qui sert à faire défiler des réseaux sociaux, répondre à des notifications ou commander ses courses.
D’ailleurs, l’argument de l’écran silencieux oublie la dimension communautaire du culte : la simple présence visuelle d’une dalle lumineuse dans un banc lors de la vigile pascale, même maniée avec discrétion, impose le pixel aux yeux des voisins, brise le recueillement et abîme le symbole de la lumière du cierge pascal.
Il ne suffit pas de nous demander : « suis-je intérieurement recueilli ? », mais aussi : quel monde symbolique faisons-nous entrer dans l’espace liturgique, et quel rapport au sacré voulons-nous affirmer quand nous assistons à la messe.

( 999433 )
La question n’est pas la technique, mais l’attention par Candidus (2026-05-19 21:16:03)
[en réponse à 999427]
Vous utilisez vos cinq sens dans vos activités profanes ; cela ne vous empêche pourtant pas de les engager aussi dans votre vie spirituelle. Pourquoi la médiation technique serait-elle, par principe, disqualifiée du champ liturgique ?
Votre raisonnement suppose implicitement que la technique introduirait nécessairement une rupture anthropologique dans la prière. Or cela reste à démontrer. Une technique n’est pas neutre, certes, mais elle n’est pas non plus intrinsèquement profanatrice. Tout dépend de l’usage, de l’intention et de la manière dont elle s’insère dans un ordre symbolique.
Un livre imprimé, le chauffage, l’éclairage électrique ou même l’architecture gothique sont déjà des médiations techniques. Pourtant, personne n’y voit spontanément une atteinte à la sacralité du culte. Pourquoi l’écran numérique serait-il, par essence, d’une autre nature ?
La véritable question est donc cette technique favorise-t-elle ou disperse-t-elle l’attention due à Dieu ?

( 999440 )
Médiations sensibles et culte divin par Réginald (2026-05-19 23:04:29)
[en réponse à 999433]
Votre objection est intéressante, mais elle oublie un point que la tradition liturgique affirme pourtant constamment : les formes façonnent l’âme.
C’est même l’un des arguments fondamentaux de ceux qui défendent la liturgie traditionnelle. Les gestes, les silences, l’orientation, les vêtements, l’architecture, la lumière ou la langue liturgique ne sont pas de simples ornements extérieurs. Ils forment progressivement notre manière de prier, de percevoir le sacré et de nous tenir devant Dieu.
Comme l’écrit saint Thomas d’Aquin :
« L’esprit humain a besoin d’être guidé par le sensible ; car, selon l’Apôtre (Rm 1,20), “les perfections invisibles de Dieu se laissent voir à l’intelligence à travers ses œuvres”. C’est pourquoi le culte divin requiert nécessairement l’usage de réalités corporelles comme de signes capables d’éveiller dans l’âme humaine les actes spirituels par lesquels on s’unit à Dieu. » ( II-II, q. 81, a. 7)
Je ne vois donc pas pourquoi ce raisonnement devrait soudain s’arrêter dès qu’il s’agit des objets techniques contemporains. Si un geste liturgique n’est pas neutre, si une orientation n’est pas neutre, si une architecture n’est pas neutre, pourquoi un smartphone ou un microphone le seraient-ils par principe ?
Attention cependant : je ne soutiens pas que toute médiation technique soit profanatrice. L’Église a toujours intégré des médiations matérielles et techniques. Ma thèse est plus nuancée : toutes les médiations ne sont pas équivalentes.
Il faut distinguer les techniques qui servent discrètement un ordre symbolique déjà donné (un livre imprimé, un chauffage discret ou un éclairage mesuré) et celles qui introduisent leur propre logique perceptive.
Un smartphone n’est pas un simple livre moderne. C’est un terminal de flux, de sollicitations, d’interactivité, de notifications et de polyvalence permanente. Même utilisé pieusement, il porte avec lui une grammaire culturelle qui n’est pas spontanément celle du recueillement liturgique.
De même, le microphone ne se contente pas d’augmenter le volume sonore. Comme l’avait bien vu Marshall McLuhan, il transforme la manière même dont la parole liturgique est perçue : il rend plus difficile le murmure, l’effacement vocal, la distance sacrée, et favorise une parole plus frontale, plus explicative et immédiatement audible.
On ne peut donc pas se contenter de se demander : « cette technique me distrait-elle personnellement ? » Il faut aussi poser une autre question : quel type de rapport au sacré cette technique installe-t-elle progressivement dans le culte ?
Bref, il ne s’agit pas de condamner la technique comme telle, mais de discerner quelles techniques peuvent s’inscrire dans l’économie symbolique de la liturgie, et lesquelles tendent à la reconfigurer de l’intérieur.

( 999436 )
Marshall McLuhan par Nemo (2026-05-19 21:49:40)
[en réponse à 999427]
Vous présentez Marshall McLuhan comme un grand théoricien de la communication. Disons qu'on peut dire qu'il a beaucoup travaillé sur ce sujet mais on ne peut le traiter d'expert, il fut très contesté, il l'est encore. Je ne le connais pas bien mais il a formulé plein d'hypothèse sans les démontrer, c'est une sorte d'agitateur d'idées. On trouve sur wikipedia que son oeuvre fut définie par Humberto Eco comme "cogito interruptus" ce que je trouve très drôle.
Il dit implicitement que le sacré est désormais consulté, géré et consommé à travers le même objet que celui qui sert à faire défiler des réseaux sociaux, répondre à des notifications ou commander ses courses.
Et alors ? Le missel sur l'autel est le même support que celui des livres de comptes, des oeuvres du marquis de Sadde etc. Ca ne signifie rien.
le latin est en réalité une forme d'expression verbale très « froide » (cool) où le marmonnement et le murmure jouent un rôle majeur
Je n'arrive même pas à comprendre comment on ne peut pas rire en lisant cette phrase. Tout le monde sait justement qu'une des différences importantes entre le français et le latin, c'est l'accent tonique. McLuhan pense que le chant grégorien est marmonnement et murmure ?
Je suis pourtant d'accord avec l'effet néfaste, voire catastrophique, du micro sur la liturgie comme sur la musique.
On sait que le Christ prêchait devant des foules immenses : sa voix portait. Ce n'est pas un hasard. Ca se travaille et c'est un signe d'autorité. On sait que les prêtres apprenaient la rhétorique, la gestes, et à poser leur voix. A chanter également. Les orthodoxes n'ordonnent que ceux qui peuvent chanter.
Aujourd'hui le micro permet au marmonnement et au murmure d'être perçus jusqu'au fond d'une grande église. Il permet à des réanimatrices liturgiques et à des lecteurs sans compétences particulière de prendre la direction d'une assemblée. Tout ça a favorisé l'amateurisme de nos assemblées dominicales.
J'ai connu dans ma jeunesse Monsieur Jotras, grand chantre de Notre-Dame de Paris. Il entonnait le Te Deum dans la cathédrale sans micro et toute la nef l'entendait. A l'Opéra Garnier on se passe de micros. Une des premières exigences de mon chef de choeur quand il a pris en main la chorale a été de supprimer les micros mis à notre disposition.

( 999437 )
[réponse] par Bibracte (2026-05-19 22:01:46)
[en réponse à 999436]
Et alors ? Le missel sur l'autel est le même support que celui des livres de comptes, des oeuvres du marquis de Sadde etc. Ca ne signifie rien.
J'espère que vous n'avez pas imprimé des passages du Marquis de Sade sur des pages de votre missel ! Car pour le téléphone il s'agit du même support - substance ; pour le livre, il s'agit seulement du même support - nature, ce qui fait une grosse différence.
Une des premières exigences de mon chef de choeur quand il a pris en main la chorale a été de supprimer les micros mis à notre disposition.
Une bonne idée... Du moment qu'on arrive à trouver un équilibre avec l'orgue.
On sait des paroisses où la chorale n'est pas sonorisée et où, pour les chants de foule, l'orgue écrase les voix des choristes (et, ne les entendant plus, ne suit pas leur rythme), annihilant du même coup toute velléité de participation pertinente de l'assemblée...

( 999441 )
[réponse] par Réginald (2026-05-19 23:11:32)
[en réponse à 999436]
Votre réponse est intéressante, et je crois d’ailleurs qu’elle confirme en grande partie ce que j’essayais de dire.
Je n’ai jamais présenté Marshall McLuhan comme un auteur infaillible ni comme un « expert » au sens positiviste du terme. C’est effectivement un penseur souvent intuitif et parfois provocateur. Mais cela n’empêche pas certaines de ses intuitions d’être fécondes y compris pour penser la liturgie.
Par ailleurs, votre propre témoignage sur les effets du microphone rejoint très largement son diagnostic : vous soulignez vous-même qu’il a favorisé l’amateurisme vocal, le relâchement de la diction, la disparition du travail de la voix et une certaine dégradation du rapport acoustique naturel au lieu sacré.
bien cordialement

( 999445 )
[réponse] par Alex (2026-05-20 07:38:32)
[en réponse à 999441]
S’il est permis un peu d’humour ou de légèreté
avec cet extrait connu
Et pourtant nul relâchement de la diction ici.
Mais pour ce prêtre qui semble s’être laissé pénétrer par la technique (déjà à la date de la sortie de ce film), que n’a-t-il fait le choix d’engager des débuts de travaux de charpentes, d’une rénovation ou d’une réparation de la chaire, d’entretien des statues… plutôt que d’avoir préféré un micro ?

( 999478 )
Oui Reginald par Jean-Paul PARFU (2026-05-21 04:28:02)
[en réponse à 999441]
Et la voiture a favorisé l'obésité. Quant au tracteur, il ne permet plus de gagner sa vie à la sueur de son front !

( 999479 )
Merci d'apporter de l'eau à mon moulin par Réginald (2026-05-21 06:23:21)
[en réponse à 999478]
La voiture n’a pas seulement favorisé l’obésité : elle a éventré les centres-villes pour disséminer les populations dans des banlieues entièrement dépendantes de l’automobile. Quant au tracteur, il n’a pas seulement épargné la sueur du front : il a liquidé en quelques décennies une civilisation paysanne millénaire au profit de l’agro-industrie, chargée de nourrir les masses motorisées. La technique n’est jamais neutre. Et je ne suis pas certain que nous y ayons toujours gagné.

( 999459 )
Vous soulevez un vrai sujet par Capucin (2026-05-20 15:15:00)
[en réponse à 999382]
Merci d'avoir pris le temps d'expliquer cela, ce qui n'est pas chose aisée mais qui peut avoir inconsciemment des conséquences selon les fidèles.

( 999399 )
Il y a une règle ... par Ion (2026-05-19 12:02:51)
[en réponse à 999370]
... non écrite, selon un principe liturgique très fort, selon laquelle on ne peut poser sur l'autel un objet dont l'usage ne serait pas exclusivement liturgique. Donc, pas de téléphone portable sur l'autel. Je dirais que c'est la même chose sur l'ambon, "table de la Parole". Sauf nécessité exceptionnelle bien sûr.
L'assemblée n'est pas l'autel, mais elle est le peuple de Dieu, le Corps du Christ, à ce titre elle est présence du Christ (l'assemblée est encensée à la messe pour cela comme le sont l'autel, l'ambon, le célébrant), elle prie le Père, soit en dialogue avec le prêtre, soit par la voix du prêtre qui agit alors in persona Ecclesiae. On peut donc établir un parallèle et veiller à ce que les "livres" ou autres objets utilisés par les fidèles à la messe aient un usage exclusivement réservé à cet usage.
Ce serait différent avec un appareil même électronique dans lequel ne seraient enregistrés que les prières ou offices liturgiques.

( 999406 )
La vraie règle, écrite par Nemo (2026-05-19 13:16:35)
[en réponse à 999399]
Ecrite mais je ne sais plus où.
Il est interdit d’utiliser au choeur un livre liturgique qui ne serait pas revêtu de l’imprimatur, et encore moins un livre non liturgique.
Ce qui exclut tout livret imprimé pour la circonstance, un livret pour les fidèles.
Même le 800, liber usualis ou totum, n’est pas un livre liturgique.
Par exemple aux vêpres on devrait en toute rigueur utiliser un bréviaire de choeur pour le célébrant, ou un bréviaire ordinaire.
Mais les feuillets composés en pdf avec une liturgie plus ou moins adaptée c’est non.
Donc une tablette sur un autel…

( 999342 )
Et bien si...justement par Dam (2026-05-18 16:53:19)
[en réponse à 999312]
Épargnez-moi, s'il vous plaît, la diatribe sur l'intrusion d'une technologie sans âme dans l'enceinte sacrée.
Quel fléau, l'œil des fidèles autour constamment attiré, distrait par la luminosité scintillante de l'écran.
Comme c'est pénible!

( 999343 )
Et par Dam (2026-05-18 16:59:19)
[en réponse à 999342]
Une page de missel ne brille pas. Il y a quelque temps, ma voisine de messe qui tenait son portable à la main tout en suivant la messe, en pleine consécration, a soudainement switché pour Whatsapp.

( 999385 )
Querelle d'Hernani par Adso (2026-05-19 09:33:52)
[en réponse à 999342]
Dans la nef où montent les encens, deux mondes se toisent.
— Voyez, dit l’un, brandissant son écran lumineux, comme la lumière nouvelle épouse le Verbe ! En un geste, toutes les oraisons, tous les chants, toute la Tradition tient dans ce miroir docile !
— Sacrilège moderne ! réplique l’autre, serrant son vieux missel aux pages froissées. Le papier porte l’âme, monsieur ; il a connu les doigts des fidèles, les larmes et les siècles ! Que vaut votre froide machine, sinon un souffle sans mémoire ?
— Mais le progrès, cher ami, ne détruit point : il prolonge !
— Il dissout, plutôt, et distrait ! Quand l’écran s’éteint, que reste-t-il de votre ferveur ?
Alors gronde un murmure, moitié fer, moitié parchemin ; et sous les voûtes, la querelle suspend son souffle — car, peut-être, la prière cherche moins le support que le cœur qui la porte.

( 999397 )
Très par Dam (2026-05-19 11:38:52)
[en réponse à 999385]
Bien votre texte, joliment dit.

( 999346 )
Ici par Dam (2026-05-18 17:16:13)
[en réponse à 999312]

( 999352 )
je l'utilise avec mon smartphone par jejomau (2026-05-18 18:09:30)
[en réponse à 999346]
Bien plus pratique qu'un missel !
Je repense encore à ma voisine dimanche. Elle n'arrêtait pas de tourner les pages à la recherche de je ne sais quoi. Un petit bruit très pénible
Sur mon smartphone j'ai tout d'affilée : l'ordinaire de la messe, les lectures du jour... en latin ou en langue vernaculaire
Avec mes problèmes de vue, plus de souci : je peux grossir les textes à l'envi !
Sans compter le petit Office de la Sainte Vierge que j'ai à disposition dans la poche toute la journée : matines, laudes, tierce, etc...
Franchement ? Rien de plus pratique et simple !

( 999393 )
Peut-on scanner par Donapaleu (2026-05-19 10:20:40)
[en réponse à 999352]
les images pieuses et autres mémos et les insérer dans l'appli ?

( 999356 )
Très bon par Candidus (2026-05-18 18:53:45)
[en réponse à 999346]
On entre la date et on obtient instantanément l'ordinaire et le propre du jour.
Plus besoin de batailler avec les signets, plus d'images qui glissent et se retrouvent sous le banc voisin.
On peut choisir l'option messe solennelle ou messe basse ; avec rubriques ou sans.
Le fond obscur est discret.
Ça existe aussi sous forme d'app ?

( 999358 )
bien sûr ! par jejomau (2026-05-18 19:36:47)
[en réponse à 999356]
Regardez sur ce
lien mais je ne suis pas sûr car me concernant c'est un prêtre qui me l'a téléchargé

( 999383 )
L'application Missel.fr par Leopardi (2026-05-19 09:29:27)
[en réponse à 999358]
Tout simplement.
Propre et ordinaire imbriqués avec latin / français côte à côte.
Pas besoin de jongler entre les différentes parties.
Tout est à la file.

( 999387 )
Comme Ordo alors ! par Semetipsum (2026-05-19 09:39:38)
[en réponse à 999383]
tout est dans le titre

( 999390 )
Oups! par Leopardi (2026-05-19 10:05:59)
[en réponse à 999312]
J'avais compris un Missel pour suivre la Messe.
Désolé.
Mais une appli à garder tout de même.

( 999404 )
Dom Lefebvre en pdf par Nemo (2026-05-19 13:05:44)
[en réponse à 999312]
En ce qui me concerne, comme je chante la messe, je la suis principalement sur notre lutrin.
Comme les oraisons et lectures n’y sont pas, je consulte sans ostentation un Dom Lefebvre en pdf scanné de 1937, ce qui me va bien puisqu’après 1955 on arrive dans l’inacceptable.
L’application Square Notes est bien, elle donne les lectures aussi bien en Français qu’en latin, et aussi le plain-chant. Elle serait parfaite si elle donnait les trois oraisons de la messe. Et peut-être un ordo missae.

( 999471 )
Chant tools par Semetipsum (2026-05-20 22:04:44)
[en réponse à 999404]
est pas mal aussi

( 999413 )
Portable = distraction par DMH (2026-05-19 15:58:57)
[en réponse à 999312]
Je suis d’accord avec XA et Dam.
Un usage pieux et discret du portable à la messe est théoriquement possible, mais de fait il est très facile d’oublier (involontairement ?…) de le mettre en mode avion et de se laisser distraire (et les voisins avec) par messages et notifications.
Sans compter la luminosité (qu’on peut théoriquement régler là aussi, mais de fait ce n’est quasiment jamais fait).
Je souhaite personnellement que cet usage ne se répande pas.
Ou alors avoir un tablette uniquement dédiée à cet effet ; et encore, un missel me semble plus adapté.

( 999424 )
Et c'est reparti... par Nemo (2026-05-19 19:07:28)
[en réponse à 999413]
Quiconque rentre dans une église ou une salle de spectacle avec un téléphone mobile se doit de couper la sonnerie ou les notifications, qu'il l'utilise comme missel ou pas. C'est donc pratiquement le cas de tout le monde.
On y pense d'autant plus quand on a le dit téléphone à la main.
Même si je préfère le missel traditionnel je ne le prends plus systématiquement puisque le téléphone peut le remplacer. En mode avion, aucun risque d'être dérangé.
Si mon voisin est dérangé par mon téléphone, c'est qu'il n'est pas assez attentif à ce qui se passe à l'autel. Il faudrait aussi expulser les enfants qui font du bruit, ceux qui font des allées et venues entre Papa au premier rang et Maman au fond.
Personnellement si un voisin regarde son téléphone pendant la messe, je ne vais pas l'épier pour savoir s'il est en conversation sur whatsapp, s'il joue à Tétris ou si simplement il suit sa messe. Il ne fait pas plus de bruit que quand je feuillette mon missel.
L'usage va se répandre, c'est certain. Je pense que c'est plus profitable pour le fidèle que d'assister à la messe sans missel, ce qui est hélas de plus en plus le cas, alors que beaucoup n'entendent pas le latin. Bien sûr l'assistance à la messe ne nécessite pas un missel.
Comme disait le pape François, qui suis-je pour juger ?

( 999428 )
Liseuse par Adso (2026-05-19 19:42:21)
[en réponse à 999424]
Ça passe beaucoup mieux quand c’est sur une liseuse …surtout si elle a une couverture cuir et un éclairage bas …

( 999439 )
Naïveté par Signo (2026-05-19 23:04:13)
[en réponse à 999424]
J’avoue être un peu étonné de la naïveté avec laquelle vous envisagez cette question.
Parce que vous arrivez à avoir un usage modéré et discipliné de la technologie, vous partez du principe qu’il en sera de même pour tout le monde. Vous oubliez que vous avez grandi dans un monde sans smartphone, ce qui vous laisse une liberté et une maturité dans l’usage de ces choses que les jeunes de 20 ans n’auront évidemment pas.
De fait, quiconque fréquente un peu les jeunes d’aujourd’hui sait que leur usage de ces appareils relève de l’addiction et de l’usage compulsif. Il est évident qu’ils ne se mettront pas en mode avion, et qu’ils seront distraits par la moindre notification. Et je ne vous parle pas du malaise physique ressenti un jour d’Angelus à Castel Gandolfo, quand, au milieu de la foule venue écouter le pape, je me suis soudain retrouvé au milieu d’une forêt de bras brandissant des smartphones…
Je ne suis pas radicalement hostile à la technologie mais cette dernière a pris une telle place dans nos existences qu’il me semble essentiel de conserver des espaces où l’on garantira une sobriété technologique maximale, et la liturgie est de ceux-là (usage minimal des micros et de l’éclairage électrique, pas d’écrans).
De toute façon je ne vois pas ce que cela apporte, même d’un point de vue pratique. L’usage liturgique des écrans relève du gadget, pas de la nécessité réelle. Les quelques avantages que l’on pourrait y voir sont annulés par les inconvénients (j’ai vu de mes yeux une « tablette liturgique » choir de l’ambon et se briser au sol dans une église orthodoxe… sans compter les problèmes du micro qui déraille et produit un bruit épouvantable, venant briser le recueillement).

( 999444 )
C’est avant tout une question d’éducation par Adso (2026-05-20 07:27:19)
[en réponse à 999439]
Alors oui je sais, j’ai de la chance d’avoir un ado exceptionnel, il n’a pas de portable et il n’en veut pas, mais quand j’y réfléchis, c’est aussi une question d’éducation, il a eu accès aux écrans au compte goutte et a très bien compris dès le départ qu’il y a autre chose et donc il aime les livres …

( 999446 )
Liseuse par Adso (2026-05-20 08:04:33)
[en réponse à 999413]
J’ai utilisé une kobo pour la veillée pascale… discret sur tous les plans … je le referai… j’y avais chargé les feuilles en pdf …et comme j’ai une couverture imitation livre…
Pas de réseau, éclairage bas…

( 999464 )
Mais??? par Leopardi (2026-05-20 18:38:01)
[en réponse à 999446]
Comment insérer les images pieuses du Missel?
Ah oui, en les téléchargeant!

( 999466 )
non, image vivante par Adso (2026-05-20 19:01:29)
[en réponse à 999464]
j'ai, pas loin de là d'où j'assiste à la messe, des enfants qui pourraient figurer sur de pieuses images !

( 999449 )
Technologie... par NLC (2026-05-20 09:59:49)
[en réponse à 999413]
L'usage de la technologie permet d'automatiser le déclenchement du mode "ne pas déranger" quand on démarre l'appli concernée, on peut y inclure le passage en mode nuit et la baisse de la luminosité de l'écran. Ce que j'ai fait. Et je n'utilise mon portable pour suivre la messe que très rarement, ie en gros quand j'ai oublié mon missel. Les autres fois il reste dans ma voiture, pas de risque de sonnerie intempestive !
D'un point de vue plus général, mon téléphone m'aide beaucoup à la régularité dans la prière, certaines appli ou des rappels d'agenda sont à cet effet très utiles !
Donc pas la panacée, certes, mais pas non plus à rejeter complètement.