Le Forum Catholique

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images/icones/floppy.gif  ( 998770 )Rapport 9 Groupe d'étude par Carillon 1758 (2026-05-06 14:38:46) 

https://www.synod.va/content/dam/synod/process/implementation/10workinggroups/final-reports/sg9/SG-9_Final-Report.pdf


Désolé pour les susceptibilités linguistiques mais ce rapport complet n'est disponible qu'en anglais, seul un résumé est disponible en français.

Je trouvais utile de vous partager le lien vers le texte complet.
images/icones/carnet.gif  ( 998773 )« Ce nouveau document synodal promeut le témoignage homosexuel contre l'enseignement catholique » par Vistemboir2 (2026-05-06 16:49:03) 
[en réponse à 998770]

Traduction de l’article de Robert Morrison paru le 6 mai 2026 sur The Remnant sous le titre : « BREAKING: New Synodal Document Promotes Homosexual Testimony Against Catholic Teaching »
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Un rapport synodal récemment publié ne se contente pas de suggérer une réforme : il redéfinit ouvertement le péché, valorise le témoignage homosexuel et appelle à un changement de paradigme radical dans l’enseignement catholique. Sous son langage complexe se cache une remise en cause directe de siècles de doctrine. Ce qui est proposé, ce n’est pas un développement, mais une transformation.

Le 5 mai 2026, le cardinal Mario Grech a présenté la publication par le Synode sur la synodalité des rapports finaux des groupes d’étude n° 7 et n° 9 :

« Ces deux rapports touchent au cœur même de la vie ecclésiale. Le premier nous rappelle que le choix d’un évêque est un moment de discernement authentique pour la communauté chrétienne : il n’y a pas de pasteur sans troupeau, ni de troupeau sans pasteur. Le second nous offre des outils concrets pour aborder les questions les plus difficiles sans fuir la complexité : écouter les personnes concernées, lire la réalité, rassembler les savoirs. C’est la méthode synodale appliquée aux situations les plus exigeantes.»


Bien que la plupart des catholiques pratiquants éprouvent une saine aversion pour tout ce qui touche au Synode sur la synodalité, le rapport final du groupe d’étude n° 9 mérite une attention particulière car il révèle une corruption profonde qui pourrait même alarmer les critiques les plus virulents de l’Église synodale.

Le « changement de paradigme » exige d’abandonner des siècles de clarté morale.

Nécessité d’un changement de paradigme


Un message central de cette nouvelle étude est que l’Église synodale doit opérer un changement de paradigme fondamental pour accéder à une expérience plus libératrice de la rencontre avec le christianisme :

« À la lumière de la compréhension historique et dialogique de la Révélation proposée par Vatican II dans Dei Verbum, l’engagement à vivre la nature synodale de l’Église implique la mise en œuvre d’un changement de paradigme (cf. VG 3) par rapport aux paradigmes dominants des siècles passés concernant l’interprétation et l’expression de la proclamation de l’Évangile et de la mission de l’Église. Ce changement consiste, en réalité, en un retour à l’expérience libératrice de la rencontre avec la vérité salvifique de l’Évangile telle qu’elle a été originellement présentée en Jésus : le témoignage fiable de l’agapè de Dieu, qui est Abbà, présent ici aujourd’hui pour tous ses fils et ses filles, sans exception. »
La mise en pratique de la « nature synodale de l’Église » exige l’abandon des « paradigmes dominants des siècles passés quant à l’interprétation et à l’expression de la proclamation de l’Évangile et de la mission de l’Église ». Le document rejette l’ancien paradigme et en introduit un nouveau :

« La mission de l’Église ne consiste pas à proclamer abstraitement et à appliquer déductivement des principes énoncés de manière immuable et rigide, mais à favoriser une rencontre vivante avec la personne du Seigneur Jésus ressuscité, en s’engageant dans l’expérience vécue de la foi du Peuple de Dieu, dans sa pertinence personnelle et sociale, en relation avec la diversité des situations de vie et les multiples contextes culturels. »


Comme nous le constatons, le nouveau document synodal nous enjoint d’abandonner la manière archaïque de « proclamer et d’appliquer déductivement des principes énoncés de manière immuable et rigide ». D’une certaine façon, cela n’a rien de nouveau, car les catholiques traditionalistes sont confrontés à l’opposition de Rome depuis Vatican II pour leur adhésion à ce « vieux paradigme ». Il est néanmoins surprenant de constater que le nouveau document synodal affirme si clairement la nécessité d'abandonner l'ancien paradigme.

Le document poursuit en développant le nouveau paradigme :

« Seule la tension féconde entre ce qui a été établi dans la doctrine et la pratique pastorale de l'Église et les pratiques de vie qui vérifient cet établissement, dans l'exercice de la vie personnelle et communautaire à la lumière de l'Évangile, exprime le dynamisme générateur de la Tradition : contre la tentation d'une ossification stérile et régressive des principes et des affirmations, des normes et des règles, sans égard pour l'expérience des personnes et des communautés. Comme l'a enseigné Jésus : « Le sabbat a été fait pour les hommes, et non les hommes pour le sabbat » (Mc 2,27). »


Le nouveau paradigme ne rejette pas entièrement la doctrine établie, mais cherche à en modifier l'application afin de mieux rendre compte de l'expérience des personnes et des communautés. Il existe un argument implicite selon lequel l'application « traditionnelle » de la doctrine s'est avérée inefficace pour le salut des âmes, de sorte que le « nouveau paradigme » est présenté comme un moyen de combler le fossé entre les règles et leur application concrète. Ainsi, ce nouveau paradigme requiert une conception dynamique de la Tradition qui, de fait, exige que la doctrine établie soit adaptée à « l'expérience des individus et des communautés ».

Mise en œuvre du changement de paradigme

La nouvelle étude détaille ce que signifie concrètement la mise en œuvre de ce changement de paradigme :

« Un aspect fondamental de ce changement de paradigme réside dans une herméneutique de l’humain qui embrasse sa dimension historique, expérientielle, pratique et contextuelle. L’enseignement de Vatican II, notamment dans Gaudium et Spes et Ad Gentes, en a donné une illustration concrète, à la fois embryonnaire et décisive. Cette perspective est essentielle à l’Évangile, car l’humain est constitutif de celui-ci. Le lien indissoluble entre l’humain et le chrétien doit être conçu et vécu en interprétant l’humain comme l’anticipation du don de Dieu que Jésus a accompli, le rendant accessible à tous par l’effusion infinie du Saint-Esprit. »


Ce passage, bien que difficile à lire, souligne l’impossibilité de comprendre la religion chrétienne sans prendre en compte la dimension historique, expérientielle, pratique et contextuelle de l’humain. Il ne s’agit pas ici de considérer les circonstances historiques vécues par Notre Seigneur pour mieux comprendre le contexte des Évangiles ; L'idée est plutôt que le sens des Évangiles doit s'adapter à chaque époque pour correspondre aux circonstances historiques des personnes qui entendent le message évangélique.

Le nouveau document développe ce thème comme suit :

« Fidèles à cet engagement, l’expérience de l’Église synodale nous invite à nous écouter les uns les autres, en nous ouvrant à “accueillir chaque personne et tous les peuples”. Une attention particulière doit être portée aux personnes les plus vulnérables, marginalisées ou en marge de la société, afin de recueillir leurs expériences uniques (notamment les malades, les personnes vivant dans la pauvreté, les personnes divorcées et remariées, les personnes homosexuelles, les personnes victimes de discrimination, les victimes d’abus et d’injustices, etc.). » Cette approche anthropologique se caractérise par le fait que chaque personne est une singularité, dont la plénitude et l’unicité se constituent dans sa relation à l’autre, à la société et à la culture, selon un profil à la fois temporel et narratif. C’est au sein de toutes ces relations que chaque personne décide pour elle-même dans sa relation originelle et fondatrice avec Dieu, qu’elle en soit consciente ou non. »


La parenthèse dans ce passage révèle toute la subtilité de la situation en identifiant deux catégories d’« expériences uniques » : les personnes divorcées civilement et remariées, et les personnes attirées par le même sexe. En résumé, l’Église synodale nous indique qu’il est impossible de se contenter d’appliquer la doctrine de l’Église et de conclure rigidement que les hommes et les femmes doivent suivre l’enseignement catholique. Non, nous devons tenir compte de la réalité de 2026 et adapter l’enseignement catholique afin que chacun puisse construire sa relation personnelle avec Dieu (tout en conservant son mode de vie, même imparfait).

L'Église synodale est à l'écoute, tandis que la doctrine s'assouplit.

Pour opérer ce changement de paradigme, l’Église synodale nous invite à modifier la terminologie employée pour décrire les personnes en situation difficile :

« Il convient d’accorder une attention particulière à celles et ceux qui vivent en marge de la société, sur les plans existentiel, social et culturel. C’est dans cette perspective que nous estimons plus approprié de qualifier les problématiques en question d’« émergentes » plutôt que de « controversées ». Ce changement de terminologie n’est pas superficiel ; il traduit une proposition de reformulation liée à un changement de paradigme. Tandis que l’expression « problématiques controversées » renvoie principalement au niveau théorique et à la nécessité de « résoudre les problèmes », l’expression « problématiques émergentes » souligne la dimension holistique de l’engagement, qui concerne l’ensemble de la communauté ecclésiale et la plénitude de la personne, tout en mettant en lumière une ressource potentielle à discerner dans le « conversation dans l’Esprit » et la « conversion relationnelle », comme l’indique le Document final du Synode (cf. DF, 45 ; 105 ; et la partie III). Pour être authentiques et fructueuses, les expériences vécues doivent être écoutées avec soin et prendre en compte les enseignements que nous pouvons en tirer grâce aux apports des sciences humaines, des sciences sociales et des sciences naturelles. »


L’objectif est de faire évoluer notre perception des situations problématiques afin de ne plus les considérer comme telles. Au lieu de se référer à l’enseignement catholique pour interpréter ces questions « émergentes », le nouveau document insiste sur la nécessité de privilégier les sciences humaines, les sciences sociales et les sciences naturelles.

Ce changement de perspective, centré sur les « experts » laïques, soulève légitimement la question du rôle des autorités de l’Église synodale. Le nouveau document apporte la réponse :

« L’autorité a assurément un rôle spécifique à jouer : avant tout celui d’écouter, d’initier le discernement et de l’accompagner jusqu’à l’expression d’un consensus – même différencié – lorsque cela contribue à la promotion du bien commun (cf. Ac 15). Ainsi, l’exercice de l’autorité, de par sa nature propre dans la mission de l’Église, se manifeste comme participant à un processus unitaire et pluriel (cf. DF 93), assumant une responsabilité particulière pour la protection et la sauvegarde de l’identité et de la contribution de chacun, surtout de ceux qui sont moins visibles ou qui ont plus de difficultés à s’exprimer. L’autorité ne doit pas pécher par omission : dans une Église synodale, les pasteurs et ceux qui exercent une autorité quelconque ne peuvent se soustraire à la responsabilité d’initier des processus et de les conduire fidèlement à la Parole de Dieu et dans une écoute rigoureuse de la voix de l’Esprit. »


L’autorité au sein de l’Église synodale a donc pour rôle d’écouter et de préserver l’identité individuelle de ceux qui auraient été marginalisés par le paradigme rigide encore en vigueur chez les catholiques traditionnels.

Témoignages en faveur de l’homosexualité

Afin d’appliquer les concepts du changement de paradigme à des questions concrètes au sein de l’Église synodale, les auteurs du nouveau document ont choisi deux cas : « les expériences de personnes de foi attirées par le même sexe » et « l’expérience de la non-violence active ». En nous concentrant sur la première catégorie, le document présente les témoignages de deux hommes homosexuels. Quelques passages nous aident à saisir les leçons que les experts synodaux souhaitent nous transmettre :

* « Ce témoignage, après avoir souligné la difficulté initiale de trouver des groupes – même au niveau social et civique – qui n’entraînent pas un isolement accru, décrit la joyeuse découverte d’une communauté chrétienne centrée sur la spiritualité ignatienne (Communauté de Vie Chrétienne, ou CVC). Cependant, la positivité de ce cheminement coexiste avec d’importantes difficultés, comme en témoignent les effets dévastateurs des thérapies de conversion visant à restaurer l’hétérosexualité, et les conseils contradictoires reçus : de ceux qui suggèrent le mariage avec une femme pour « trouver la paix » à ceux qui, au contraire, invitent la personne à ne pas occulter les « zones d’ombre ou cachées » de sa relation avec le Christ. »

* « Au cœur de ce combat, et simultanément comme chemin vers sa résolution, ce récit témoigne de la découverte que le péché, à sa racine, ne réside pas dans la relation de couple (homosexuelle), mais dans un manque de foi en un Dieu qui désire notre épanouissement. Cette nouvelle prise de conscience devient le point de départ pour dépasser une conception de la communauté chrétienne comme simple lieu d'accueil et de compassion, et accéder à l'expérience de la communauté chrétienne comme lieu où nous sommes tous aimés. »

* « Ce témoignage décrit d'abord l'appartenance problématique à un groupe catholique (Courage) qui, en promouvant les « thérapies de conversion », a eu pour effet de dissocier la foi et la sexualité. Il relate ensuite comment l'étude de la théologie a permis d'ouvrir de nouveaux horizons pour une interprétation contextuelle de la Bible, dépassant les lectures traditionalistes, voire fondamentalistes. »

Le péché n'est plus l'acte lui-même, mais le refus de croire à l’« épanouissement personnel ».

Tout ceci vise à promouvoir l'homosexualité et à démontrer que les efforts pour modifier les inclinations envers l'attirance pour les personnes du même sexe sont vains.
Cela nous permet de mieux comprendre l'importance du changement de paradigme synodal : nous devons abandonner les interprétations rigides de la Bible pour nous concentrer sur ce que les architectes synodaux considèrent comme les véritables aspects positifs de l'homosexualité. Le nouveau document expose quelques-unes des raisons pour lesquelles les architectes du Synode promeuvent l'homosexualité :

« Nous abordons certains points positifs qui annoncent un changement de perspective et constituent des étapes initiales susceptibles de favoriser des développements ultérieurs, tant dans les pratiques que dans l'expertise. Nous souhaitons ici souligner les aspects clés suivants : la stabilité d'une relation affective saine, qui permet le partage de perspectives de vie, de convictions éthiques et de foi ; la reconnaissance de l'importance de la sexualité, qui ne justifie toutefois pas de la considérer comme le seul aspect de la vie ; le pouvoir libérateur d'une rencontre personnelle avec le Christ, qui nous aime tels que nous sommes ; l'acceptation de soi liée à l'approfondissement de la foi et à la participation active et au service au sein de la vie de la communauté chrétienne ; et la contribution spécifique d'une théologie capable d'ouvrir une lecture contextuelle et herméneutique de la Bible. »


Il ne s'agit pas simplement d'accepter l'attirance pour les personnes du même sexe, mais de défendre les relations homosexuelles. De plus, comme l'indiquent les derniers mots de ce passage, nous sommes invités à relire la Bible pour trouver des arguments en faveur de cette vision. Le nouveau document précise comment nous devons procéder :

« Reconnaissant la centralité de la Parole de Dieu dans la vie de l’Église, il est primordial de consacrer du temps à approfondir notre compréhension des passages bibliques qui, directement ou indirectement, sont proposés pour interpréter le sens de l’homosexualité dans une perspective d’anthropologie biblique. Il est nécessaire de dépasser la simple répétition de leur présentation actuelle et de prendre en compte les apports de diverses lectures exégétiques.»


Nous ne pouvons pas nous contenter de répéter les mêmes idées rigides que l’Église catholique a entretenues pendant des siècles avec l’ancien paradigme. Les hommes homosexuels ont besoin que nous trouvions un nouveau sens ; un sens qui confirme que Dieu les aime tels qu’ils sont ; et un sens qui, de préférence, condamne ceux qui ne les soutiennent pas. Grâce à Satan et aux autres ennemis de l’Église, ils disposent désormais de l’Église synodale pour cela.
Cœur Immaculé de Marie, priez pour nous !