Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 998443 )26/04 3ème Dimanche après Pâques par ami de la Miséricorde (2026-04-25 23:29:48) 



3ème Dimanche après Pâques

On ne fait rien cette anneé des Sts Clet et Marcellin, Papes et Mart.
images/icones/colombe2.png  ( 998444 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2026-04-25 23:31:33) 
[en réponse à 998443]



CHAPITRE XVIII
QUATRIÈME CRÉATION DU SAINT-ESPRIT, LE CHRÉTIEN.


Quels sont les principaux effets de cette union, ou plutôt de notre génération divine ? Le premier, c’est la vie. « Je suis venu, disait le Rédempteur, afin qu’ils aient la vie, et qu’ils l’aient plus abondamment» (Ibid., x, 10). Au Saint-Esprit, successeur et continuateur du Verbe, appartient le droit de tenir le même langage. Mais quelle vie nous donne-t-Il ?

Il y a quatre sortes de vies : la vie végétative, qui est celle des plantes ; la vie sensitive, qui est celle des animaux ; la vie raisonnable, qui est celle des hommes ; la vie divine, qui est celle de Dieu même et des anges. Quand le Saint-Esprit descendit sur la terre, la vie végétative, la vie sensitive, la vie de la simple raison, coulaient à pleins bords.

Ce n’est donc pas pour les rendre plus abondantes, que l’Esprit d’amour et de vérité quittait les hauteurs des cieux. Mais la vie divine était presque éteinte. Qui en vivait ? qui même la connaissait ? Les sages, les savants, les vertueux s’étaient dégradés, au point de ne vivre plus que de la vie des bêtes (Ps. 48).

C’est donc la vie de Dieu, que le Saint-Esprit nous communique par la grâce. Cette vie dominant, absorbant toute autre vie, expulse de l’âme le péché, principe de mort, et surnaturalise ce qui est purement naturel.

« La grâce, dit saint Thomas, guérit l’âme, lui fait vouloir le bien et pratiquer le bien qu’elle veut ; la fait persévérer dans le bien et parvenir à la gloire. Elle ennoblit toutes ses puissances et les rend capables d’actes sublimes, en rapport avec le principe divin qui les met en jeu» (1a 2ae, q. 110, art. 4 ad 1).

A cette vie divine les nations chrétiennes ont dû, elles doivent encore, toute la supériorité intellectuelle et morale qui les distingue. Qu’elles aient le malheur de la perdre, et il ne leur restera, comme au monde païen, que la pauvre vie de la raison, bientôt dominée par la vie de la plante et de la bête.

Si l’Europe ne se hâte de rentrer en état de grâce, cette nouvelle chute de l’humanité est infaillible : entre l’homme ancien et l’homme moderne, la seule différence est celle que le christianisme y a mise.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde