Le
Code de Droit Canonique actuellement en vigueur (1983) ne parle plus de
fêtes d’obligation (
"de praecepto" ; Code de 1917, can. 1252, §4), mais de
solennités (CIC 1983, can. 1251). Le degré de solennité du nouveau rite correspondant à la première classe du précédent, ainsi en est-il du Sacré-Cœur et, cette année pour ceux qui suivent le calendrier de 1962, de la fête de saint Joseph artisan, qui ne sont nulle part des fêtes d’obligation.
De plus, le même canon du Code de 1983 donne une certaine latitude aux Conférences épiscopales :
Can. 1251 – L’abstinence de viande ou d’une autre nourriture, selon les dispositions de la conférence des Évêques, sera observée chaque vendredi de l’année, à moins qu’il ne tombe l’un des jours marqués comme solennité (...)
Et la
Conférence Episcopale de France a adopté un texte assez souple sur le sujet :
1. Tous les vendredis de l’année, en souvenir de la Passion du Christ, [les catholiques] doivent manifester cet esprit de pénitence par des actes concrets :
- soit en s’abstenant de viande, ou d’alcool, ou de tabac ... ;
- soit en s’imposant une pratique plus intense de la prière et du partage
Source :
Décret du 28 janvier 1986
(Je crains que pour certains de mes amis, l'abstinence de tabac ou d'alcool soit plus pénible que celle de viande !)
Cela étant, en restant bien en deçà de la période des bouleversements de l’Église Romaine, lorsqu'un jour férié non civil tombait un vendredi, les évêques diocésains accordaient facilement des dispenses. Voir le cas, ici exposé, du
diocèse de Quimper