Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=998197
images/icones/FleurDeLys.png  ( 998197 )Touche d’espoir 2026 ! par Lys (2026-04-20 18:59:02) 

« Selon Tribune Chrétienne (19 mai 2025),
56 % des catholiques pratiquants considèrent Léon XIV comme favorable à la tradition.

Aidé par les réseaux sociaux où certains prêtres sont devenus de véritables stars bibliques,
son positionnement laisse entrevoir une possible réintégration apaisée des traditionalistes dans le giron ecclésial.

Sans les marginaliser, le Pontife profite de l’engouement du moment afin de pouvoir ramener vers lui la France chrétienne
(à peine 29 % de la population se déclare catholique), la replacer sur l’estrade qu’elle mérite et ainsi contrer l’influence de l’islam qui est prépondérante en France.

Comme le souligne l’historien Guillaume Cuchet, spécialiste de la sociologie religieuse :
« Vatican II a coïncidé avec une révolution socioculturelle, créant un vent tellement fort que plus personne n’en contrôlait la direction ». (Radiofrance, octobre 2021).
Le retour des jeunes vers le traditionalisme catholique peut donc être lu comme une quête de vérité, de stabilité et d’ordre dans un monde instable, même jouer un rôle clé dans la redéfinition de l’identité spirituelle de la France, « fille aînée de l’Église ».

Dans une France désorientée, ce retour du catholicisme traditionnel n’est donc pas un simple retour au passé :
il est une force de résistance, un signe que la quête de sacré, de vérité et d’enracinement ne sont pas morts.

Porté par une jeunesse fervente, ce mouvement affirme que la tradition peut être avenir,
et que, dans le silence des messes en latin, bat encore le COEUR spirituel de la France. »

Notre jour viendra !

Divin Sacré-Cœur de Jésus,
nous avons confiance en Votre Miséricordieuse Bonté !
Cœur Immaculé et Douloureux de Marie,
nous avons confiance en Votre Maternelle Intercession !
Cœur très Pur de Saint Joseph,
nous avons confiance en votre Paternelle Protection !

LYS
(en veille…donc pas endormi :) )

images/icones/fleche3.gif  ( 998200 )La Tradition ? par JFB33 (2026-04-20 21:07:15) 
[en réponse à 998197]

Quelle Tradition ?
Çà veut tout et rien dire...
Si prendre la communauté Saint Martin pour des traditionalistes il va falloir redéfinir la terminologie...
images/icones/info2.gif  ( 998201 )la date du sondage est 19 mai 2025 par Luc Perrin (2026-04-20 22:45:04) 
[en réponse à 998197]

on a la trace de "l'effet mozette" de l'époque, en grande partie oublié un an plus tard.

Cela en dit plus sur le faible niveau de compréhension du catholicisme contemporain des sondés, des pratiquants en prime, et c'est le plus affligeant.

Mais on observe cela partout dans l'Occident en déclin et fou : la superficialité domine tout.

Pour apprécier un Pontife, un évêque, un curé, un prêtre, un supérieur religieux, un laïc militant ou pas, au-delà de ses paroles et de sa tenue vestimentaire (un indice certes mais faible), il faut scruter ses actes.

- T.C. est toujours là
- pas de changement sérieux dans la Curie et le cardinal Roche comme le cardinal Fernandez inchangés malgré l'occasion pour le premier de trouver un prélat plus conciliant envers la Tradition (dans tous les sens du mot)
- le Saint-Père s'informe sur le Vetus Ordo, c'est vrai : c'est le seul acte véritable en un an. Il demande même conseil aux évêques de France à ce sujet.
- la question des sacres annoncés par la FSSPX sera une occasion de voir si le Pape fait un geste de paix envers un institut lié à la Tradition au sens plus étroit.

ps. Non l'influence de l'islam n'est pas du tout "prépondérante en France". Ce sont des slogans que les courants venus d'un pays qui sème dévastation, crimes de guerre et génocide avec son instrument et pourvoyeur d'armes et d'argent américain répand avec complaisance pour masquer sa propre influence. Je ne parle pas de la république islamique d'Iran évidemment. L'islam (sunnite pas chiite) est devenu la seconde religion en France; très très loin derrière le catholicisme en dépit du déclin prononcé de celui-ci, surtout parce que les Communautés protestantes ultra-libérales se sont effondrées ; le pôle néo-évangélique souvent actif dans des populations de diaspora est plus dynamique.
Le projet de loi scélérat Yadan et les fichiers Epstein pour la France montrent clairement qui influence qui. La France n'est pas dans l'état de l'Allemagne par rapport à la Turquie.

Un récent message de Léon XIV avant d'aller en Algérie et que j'ai commenté ici appelait les baptisés à évangéliser par les moyens classiques y compris l'annonce explicite sans "prosélytisme". Le Vetus Ordo est aussi une annonce explicite de la Bonne Nouvelle.
images/icones/carnet.gif  ( 998217 )La situation est effectivement inquiétante par Signo (2026-04-21 11:04:10) 
[en réponse à 998201]

Quand j’entends que l’axe des travaux de la CEF sur le sujet du rite traditionnel est « de travailler à terme à une forme commune » (c’est-à-dire nécessairement la nouvelle liturgie avec dans le meilleur des cas quelques aménagements), je me dis qu’on est mal barrés.
Au passage, si quelqu’un a le texte complet de l’article de Famille chrétienne, je suis preneur.

Que TC n’ait pas encore été abrogé à ce stade n’est pas en soi anormal. En revanche, que les ordinations des Missionnaires de la Miséricorde soient toujours bloquées est totalement incompréhensible. Et c’est presque en soi un signe, bien plus fort que le message du cardinal Parolin qui n’a absolument pas force de loi.

Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est la confusion totale que je perçois sur le sujet, une confusion aggravée par la proposition hors-sol de Dom Kemlin.
Il n’y a qu’a écouter le dernier Club des Hommes en noir : certains intervenants parlent comme si la proposition de l’abbé de Solesmes visait aussi à corriger les dérives du NOM. Mais ce n’est absolument pas le cas : l’objectif est bien évidemment de rallier les fidèles traditionalistes au nouveau rite, quitte à leur concéder quelques miettes d’importance secondaire (les prières au bas de l’autel…). De corriger les abus du NOM, il n’en est absolument pas question. Des lors, tous ceux qui rêvent et parlent de corriger les abus du NOM sont hors-sujet : le sujet des discussions actuelles c’est la place d’une liturgie qui n’a plus aucune existence juridique et qui est condamnée à disparaitre par les normes actuelles. Le sujet c’est donc la survie de la liturgie traditionnelle dans l’Eglise et rien d’autre.

Je suis étonné également que certains rêvent encore d’une énième réforme liturgique, a une époque dans laquelle plus personne n’a de compétences solides en la matière (comme si les réformes successives décrétées depuis un siècle n’avaient pas causé assez de dégâts comme cela, bien qu’elles aient été pensées par des experts autrement compétents que ceux d’aujourd’hui), tandis que d’autres rêvent d’un retour à la situation bancale de Summorum pontificum, une solution déjà essayée et qui a échoué, et qui serait de toute façon refusée par la clique néo-bugniniste, encore puissante et influente dans l’épiscopat.

Au vu de cette invraisemblable confusion, je doute que la seule solution réaliste, celle de l’ordinariat, puisse émerger au milieu du chaos officiel.
images/icones/neutre.gif  ( 998220 )Situation bancale ? par Bibracte (2026-04-21 13:50:12) 
[en réponse à 998217]

La situation créée par Summorum Pontificum n'avait rien de particulièrement bancal ; elle l'était beaucoup moins que la situation actuelle avec TC et les réponses du dicastère pour le culte divin, qui établissent des normes proprement inapplicables et que, de fait, presque personne n'applique stricto sensu.

On sait aujourd'hui que les réponses des évêques au questionnaire sur Summorum Pontificum étaient positives dans l'ensemble. Ce qui a motivé Traditionis Custodes, ce n'est pas une "situation bancale", c'est l'idéologie d'Andrea Grillo, du Cardinal Roche, de Mgr Viola et d'un certain nombre d'évêques enragés mais minoritaires.

Sous le régime de SP, l'usage des anciens livres liturgiques s'est considérablement développé en France et dans le monde, et a touche un "public" soudainement très élargi : une grande porosité est apparue entre les milieux traditionalistes et les "conservateurs" bon teint.

La situation était à ce point favorable que certains tradis ne trouvaient rien d'autre à reprocher à Benoît XVI le vocable de "forme extraordinaire", sous-entendant par là que la messe traditionnelle aurait dû redevenir la norme !

Il y avait évidemment des frictions avec les évêques, mais c'est inévitable, à moins de faire déménager tous les traditionalistes dans quelques diocèses dédiés au Brésil et au Liechtenstein.

Alors non, le retour à Summorum Pontificum n'est peut-être pas politiquement envisageable, mais il n'empêche que c'était la meilleure situation pour la liturgie traditionnelle depuis la réforme liturgique, et nous n'en connaîtrons peut-être pas de meilleure de notre vivant.
images/icones/carnet.gif  ( 998223 )Le problème posé par Summorum Pontificum par Signo (2026-04-21 15:32:19) 
[en réponse à 998220]

Certes SP a produit de bons fruits (banalisation de la liturgie traditionnelle dans la vie ordinaire de l’Eglise, augmentation des lieux de culte traditionnels, apaisement des tensions, etc).

Mais SP était par définition provisoire et s’inscrivait dans une optique bien précise : celle de la réforme de la réforme. Il s’agissait pour Benoit XVI de réparer l’erreur de Paul VI (c’est-à-dire l’imposition brutale du nouveau missel et l’interdiction quasi totale de l’ancien) en reprenant une idée déjà avancée en 1979 par Louis Bouyer dans Le métier de théologien : laisser les deux missels coexister durant une période donnée, plus ou moins longue, pour corriger « par le bas » les défauts de la réforme de Bugnini en permettant une influence mutuelle, laissant les meilleurs aspects des deux missels se développer et s’imposer sur le terrain. Le but étant, in fine, de s’appuyer sur cette expérience de terrain pour travailler à terme à la parution d’un unique missel qui serait une synthèse de celui de 1962 et de 2002 (sachant que Ratzinger souhaitait que ce nouveau missel soit essentiellement fondé sur l’ancien, en reprenant seulement certains éléments du moderne).

Ce projet, louable, a à mon avis péché par manque de réalisme et certaines faiblesses structurelles. En effet :

- Il sous estimait l’écart entre la pratique de la liturgie moderne et la liturgie traditionnelle : dans ses manifestations concrètes, la nouvelle liturgie relève d’une atmosphère radicalement différente de celle de toutes les liturgies traditionnelles dont le missel tridentin est le témoin pour l’Occident, et repose sur une anthropologie totalement différente, comme l’admet même Dom Kemlin ; enfermer ces deux liturgies dans un rite théorique unique dont elles ne serait que deux « formes » différentes relève donc d’une fiction déconnectée du réel;

- En parlant de « forme extraordinaire » pour désigner la liturgie traditionnelle, SP sous-entend que ce rite ne peut être utilisé que de manière… extraordinaire, et non pas ordinaire. Si on applique SP au sens strict, la messe traditionnelle ne pourrait donc être célébrée qu’occasionnellement. Or cette approche est en décalage avec ce que vivent les communautés concernées, pour lesquelles la liturgie traditionnelle est bien leur rite ordinaire (c’est-à-dire célébré tous les dimanches et tous les jours de la semaine, de manière permanente) ;

- Le projet ratzingérien de SP se focalise sur la messe ; on voit mal comment le Rituel, le Pontifical, les anciens ordres mineurs, l’ancien bréviaire etc s’intègrent dans l’esprit du projet. Même dans le cadre de SP la légitimité de la liturgie traditionnelle est fragile, elle est réduite à un outil temporaire (même si cela peut être du temporaire qui dure…) au service d’un projet de correction des aspects contestables du nouveau missel. La possibilité accordée aux instituts traditionalistes de former leurs séminaristes selon l’ancien cursus n’est donc qu’une concession sans légitimité et a donc pour vocation à disparaitre ;

- Ce dernier point m’amène à l’une des fragilités les plus gênantes de SP : il s’assoit sur le fait que selon la Tradition, c’est toujours l’évêque qui est la source de la vie liturgique, pas tel ou tel groupe de fidèles. Le fait par exemple de contraindre un évêque diocésain de venir procéder aux confirmations pour un groupe de fidèles donné en employant un Pontifical qui n’est pas le sien propre, et présenter cela comme « un droit » inaliénable des fidèles, est une aberration sur le plan ecclésiologique. Ce n’est pas aux fidèles d’imposer le rite, c’est le rite de l’évêque qui s’impose en droit puisque c’est lui, et non tel groupe de fidèles, la source de la vie liturgique de son diocèse. Car selon les principes ecclésiologiques pérennes de l’Eglise, un rite est toujours le rite d’une Eglise particulière constituée autour d’un évêque ; une version précédente et caduque d’un rite n’a sur le plan ecclésiologique aucune légitimité et donc à terme aucune raison de subsister. Il y a là une faiblesse majeure de SP mais aussi de l’argumentation traditionaliste en général, bien identifiée par les néo-bugninistes. L’interdiction de l’usage de l’ancien Pontifical contenue dans TC est donc cohérente avec l’esprit de SP. La seule et unique solution pour répondre à ce problème de fond c’est l’Ordinariat : en devenant le rite propre d’une réalité ecclésiale autonome (une véritable « Eglise particulière »), la liturgie traditionnelle devient, non une forme vouée à disparaitre à terme de l’unique rite romain, mais un des nombreux rites officiels en usage dans l’Eglise catholique, au même titre que le rite copte, le rite byzantin, le rite maronite, le rite milanais, le rite zaïrois, ou bien le rite des ordinariats anglicans… dans ce cadre, et dans ce cadre seul, la légitimité de l’usage de l’ancien Pontifical, de l’ancien Rituel et des anciens ordres mineurs sera pleine et entière.

Enfin un dernier problème : au sein de l’Eglise officielle, la notion de « réforme de la réforme » n’intéresse en réalité pas grand monde en dehors de quelques cercles ratzingériens ultra minoritaires ; en revanche le puissant et influent courant néo-bugniniste (notamment l’université romaine de Saint Anselme avec Andrea Grillo, la « Mecque » du liturgisme officiel), très influent dans les épiscopats italien et français notamment, est radicalement contre. Sachant que Solesmes sur le fond appartient bien à ce courant néo-bugniniste, même si c’est sur une ligne plus ouverte et modérée. Pour Solesmes, le problème de fond est, non pas les déficiences de la nouvelle liturgie, mais la subsistance de l’ancien rite, perçue comme une anomalie amenée à cesser. Ce courant néo-bugniniste doit être soigneusement distingué de celui de la « réforme de la réforme », essentiellement incarné par La Nef et Fontgombault. Ces deux courants visent le même but : un unique missel, mais divergent sur la forme qui doit servir de norme de référence (la liturgie traditionnelle pour la réforme de la réforme, la liturgie de Bugnini pour le néo-bugninisme).
images/icones/croix.gif  ( 998230 )Magistral exposé de la situation. par Lys (2026-04-21 19:02:27) 
[en réponse à 998223]

Je n’ai ni le niveau de connaissance (liturgique et historique)
ni la « maturité » que seule le temps de réflexion confère (petit nouveau sur le FC, mais surtout petit nouveau revenu à la tradition que depuis 2 ans…)

Mais de ce que j’ai pu lire, comprendre et expérimenter dans différentes chapelles,
c’est exactement la conclusion que j’en tire « intuitivement » et logiquement :

ni réforme de la réforme, ni synthèse des deux rits, et encore moins disparition du VOM !

Que le NOM soit enfin appliqué tel qu’il a été conçu, c’est à dire tel que je le vois à l’Abbaye bénédictine de Flavigny-sur-Ozerain par exemple (messe conventuelle)
ou en français tel que célébré à St Eugène ;
Cela concerne l’immense majorité des fidèles catholiques !

Et que le VOM soit enfin protégé:
et de la marginalisation voir de l’extinction au sein de l’Eglise (TC fait peur…)
et de l’accaparement par certains en marge de l’Eglise.

L’Ordinariat apparaît comme l’unique solution pérenne, réaliste et définitive.

Le bi-ritualisme est donc à terme le « visage » liturgique souhaitable et futur de nos paroisses, ainsi les termes forme ordinaire et forme extraordinaire n’ont plus lieu d’être.

Distinction et cohabitation de deux rits.

LYS



images/icones/fleur.gif  ( 998280 )bien des problèmes soulevés par votre lecture Signo par Luc Perrin (2026-04-22 14:00:30) 
[en réponse à 998223]

Je suis surpris que personne n'ait sursauté à vous lire car ce sont plusieurs bombes que vous avez posées ici jusqu'à mettre en cause l'existence-même des communautés traditionnelles/traditionalistes, à l'exception paradoxale de la FSSPX (qui a deux évêques) et de l'administration apostolique de Campos qui en a toujours un [la succession de Mgr Rifan qui s'annonce est une vraie question, la désignation d'un Coadjuteur ou d'un Auxiliaire par Rome et sa consécration selon le Vetus Ordo serait un geste très conséquent]

D'abord on peut supputer le caractère provisoire en effet dans l'esprit de Benoît XVI, non dans S.P. le point est important et on pourrait l'imaginer à vous lire trop vite. La lettre d'accompagnement évoque l'idée d'enrichissement mutuel à la longue.
Toutefois ce "provisoire" n'était pas du court terme, au mieux du moyen terme 30-50 ans voire du long terme un siècle et plus.
Le long terme au vu de l'état de l'Église en Occident notamment et en Amérique latine s'impose : on est si loin d'un missel type 1965 dans les esprits ce que vous soulignez dans votre 1er §. Il y a un écart considérable entre les pratiques des deux missels romains.
Benoît XVI a renoncé à une nouvelle édition du NOM pendant son pontificat et n'a rien changé à l'édition de 2002. A la surprise de beaucoup dont celle de votre serviteur.

L'idée des deux formes est logique si vous n'admettez pas la rupture radicale que représente le NOM, même s'il s'inspire évidemment du Vetus Ordo. Or J. Ratzinger/Benoît XVI cherchait à ramener l'ordinaire vers l'extraordinaire, il ne pouvait donc faire autrement.
J'ajoute que l'adjectif a une valeur sociologique évidente : l'ordinaire (les ordinaires dans les innombrables presque versions) correspond bien au vécu de 99% si ce n'est plus des fidèles à l'échelle de l'Église catholique.
Il est extraordinaire pour 99% des baptisés d'être face à ladite forme le VOM. Il n'y a pas à chercher autre chose puisque S.P. pose le droit inaliénable des prêtres de l'Église latine d'user de ce missel dit de 1962.
Avant les fidèles, c'est aux prêtres et aux évêques aussi que s'adresse S.P., ceci pour répondre à une demande de la FSSPX et à celle des fidèles exprimée par de multiples voies dont pétition et ce sur la longue durée.

Il aurait été plus simple, en un certain sens, de dire clairement comme J. Ratzinger cardinal l'a dit et écrit à maintes reprises, le Novus Ordo est un nouveau rit, "fabriqué" c'est le mot ratzinguérien de toutes pièces et ce point est historiquement établi, ainsi que son nom le proclame. A cet égard, le cardinal Roche et A. Grillo sont d'accord.

Est-on prêt à Rome à admettre que Paul VI n'a pas "réformé" le rit romain mais qu'il a accepté de patronner la création d'un nouveau rit, s'écartant fortement des indications de Vatican II, et qui est toujours plus éloigné au fil des décennies ?
Le cardinal Roche "flirte" avec cela mais ne franchit pas le pas. Benoît XVI était clairement dans l'incapacité de le faire.


Je soutiens comme vous et depuis longtemps la nécessité d'avoir des évêques ou ordinaires - de préférence plusieurs - consacrés dans le rit traditionnel romain (ou les autres rits traditionnels latins un Auxiliaire à Milan pour l'ambrosien pourquoi pas ?). Cela au passage tend à donner une raison solide à la FSSPX ...
Ceci a fait l'objet de fils fournis sur le F.C.

Je comprends l'argument du lien entre l'évêque (administrateur/vicaire apostolique, ordinaire) et la liturgie. Je me cabre cependant devant vos formules tranchantes qui font de l'évêque un maître absolu de la liturgie et font penser aux évêques gallicans du XVII-XVIIIe modifiant leurs missels diocésains (missels dits néo-gallicans) puis à l'idée du Bhx Pie IX voulant comme évêque de Rome imposer un seul missel à tout l'univers si possible, à l'Église latine au moins.

S.P. et Benoît XVI dans son homélie au Latran de 2005 réfutent cette notion de toute puissance épiscopale sur la liturgie au profit d'une lecture plus mesurée, traditionnelle à mon sens, de l'évêque de Rome et ailleurs comme intendant de la Vigne du Seigneur. S.P. souligne en creux cette limite du pouvoir épiscopal et pontifical : l'abolition du rit vivant n'est pas possible.

Benoît XVI n'invente rien, saint Pie V dans Quo primum énonce cette vérité en introduisant la durée de 200 ans pour valider un rit particulier. De 1570 à 2007, les deux papes se tendent la main.

Votre vision des baptisés date un peu et pour le coup détonne avec Lumen gentium et avec le XXe siècle (Action catholique notamment). Le soin des âmes n'est pas pure verticalité, les baptisés ont des droits le C.I.C. de 1983 le reconnaît. A fortiori dans la synodalité.
Les groupes de fidèles viennent de l'indult de 1984 de Jean Paul II, Benoît XVI en hérite et c'est logique. Le Code prévoit des associations de fidèles et la promotion de la liturgie fait partie des buts possibles.
Dans les Espagnes, les fidèles et le clergé ont résisté face à la prétention romaine d'abolir le rit mozarabe et finalement Rome a donné raison à la vox populi persistante et reconnu le droit des fidèles à protester contre l'abus.
Il est manifeste que les fidèles par leur simple présence concourent à la pérennité d'un rit et sont ainsi acteurs dans la notion de Tradition. Si les fidèles désertent, ce qu'à Dieu ne plaise, les églises et chapelles où le Vetus Ordo est célébré, il disparaîtra.
C'est un des moyens de T.C. et des Responsa : décourager les fidèles de pratiquer via le VOM.

Vous oubliez l'Instruction de la C.E.D. de 2011 qui élargit la lecture de S.P. au-delà de la seule messe et aborde les sacrements notamment.

Je me retrouve plus dans vos lignes conclusives :
- nécessité d'avoir des évêques/ordinaires consacrés dans le rit traditionnel et dédiés à la très petite portion du peuple de Dieu qui le réclame (à bon droit)
- illusion dans l'état actuel de la "réforme de la révolution" dont les conditions n'existent pas si elles ont jamais existé
- assumer le Vetus Ordo comme un rit latin propre dans un cadre canonique approprié, pour aborder tous les points liés (instituts, formation des prêtres, sociétés religieuses, relation avec les ordinaires de l'Ordinaire/Ritus modernus).

Ceci permettrait d'aborder la question des sacres et du statut de la FSSPX sous un autre angle, plus favorable. Mais cette dernière pourrait-elle se contenter d'un Protocole 1988 amélioré dans les circonstances présentes ? Une solution "à la chinoise" serait en tout cas facilitée dans ce cadre général.






images/icones/fleche2.gif  ( 998285 )Nous sommes d’accord sur l’essentiel par Signo (2026-04-22 15:46:19) 
[en réponse à 998280]

Concernant le lien entre l’évêque et le rite liturgique, une précision.
Effectivement mon propos n’était certainement pas de donner à l’évêque un pouvoir absolu sur la liturgie. Il s’agit simplement de dire que l’épiscopat étant la source secondaire de la vie ecclésiale (ibi episcopus, ibi ecclesia), c’est l’évêque qui est le législateur ordinaire de la liturgie pour les communautés placées sous sa juridiction.
Pour qu’un rite soit légitime dans l’Eglise il faut qu’il s’inscrive dans la tradition d’une Eglise particulière. On me retorquera qu’il y a les rites d’ordres mais c’est déjà presque une anomalie moderne au regard de la tradition ancienne.
Un rite liturgique est par définition traditionnel, c’est-à-dire qu’il est transmis par tradition orale de génération en génération dans une communauté donnée dans le cadre d’un développement organique. Parler de « liturgie traditionnelle » est un pléonasme que nous sommes bien obligés d’utiliser depuis qu’est apparu dans le monde occidental cet OVNI qu’est le rite de Paul VI (un rite fabriqué donc non-traditionnel… ce qui relevait de l’impensable jusque-là).
Autrement dit, dire que l’épiscopat est la source de la vie ecclésiale -et donc liturgique- ne signifie pas que l’évêque dispose d’un « pouvoir absolu » sur la liturgie. Chaque évêque est lui-même gardien de la tradition du rite de son Eglise et dépositaire d’un héritage qu’il peut réguler mais pas détruire ou abolir. Il me semble avoir lu que dans l’histoire de l’Eglise de Lyon, il y a eu des exemples de primats qui ont tenté de porter atteinte au rite lyonnais, voire de l’abolir pour le remplacer par un autre, et fort heureusement le chapitre cathédral s’y est opposé et a défendu l’intégrité du patrimoine liturgique de l’Eglise locale.
Bien évidemment les circonstances historiques font que seuls quelques grands rites subsistent (une trentaine tout de même en usage dans toute l’Eglise catholique, en Orient et en Occident) et sont adoptés par les diocèses de plus petite taille.

A noter également que je ne dis pas qu’il faut abandonner totalement « la réforme de la réforme », qui restera nécessaire à terme pour corriger la réforme ratée de 1969, je dis simplement que pour le moment la priorité est de sauver ce qui reste de la liturgie traditionnelle en lui donnant un statut officiel et un cadre stable, et que le projet ratzingérien est un projet de long terme (plusieurs siècles à mon avis) qui deviendra sans objet si les derniers rites latins traditionnels encore pratiqués (romain et dominicain surtout) disparaissent…

Il est clair que la création d’un Ordinariat pourrait changer assez profondément la question de la FSSPX : celle-ci pourrait alors difficilement invoquer l’état de nécessité sans sombrer dans la mauvaise foi. Certaines « communautés amies » de la Fraternité trouveraient dans l’ordinariat un cadre officiel et protecteur pour régulariser leur situation canonique.
Concernant le choix du, ou plutôt des ordinaires (car a mon avis il faudra plusieurs ordinariats), la question est complexe : d’un côté je souhaite que des prêtres traditionnels soient sacrés dans l’ancien rite, mais le choix d’un prêtre issu de telle ou telle communauté pourrait provoquer des frictions et/ou des jalousies… je pense qu’il faudrait un mixte entre des évêques issus de l’appareil ecclésiastique officiel (je pense à Mgr Ganswein, ou Mgr Pozzo… pourquoi pas Mgr Schneider) et des évêques issus du monde traditionnel.

J'avoue avoir une pointe d'inquiétude concernant Campos: il n'est pas certain du tout qu'un sacre épiscopal dans l'ancien rite soit autorisé pour donner un successeur à Mgr Rifan. Il est possible que Rome préfère laisser l'expérience s'eteindre en douceur...
images/icones/croix.gif  ( 998202 )Léon XIV : des faits aux espoirs…(18.4.26) par Lys (2026-04-20 23:26:56) 
[en réponse à 998197]

« Le pape a accepté la suggestion de rencontrer des cardinaux, des évêques et d’autres personnes proches des communautés traditionnelles afin d’obtenir des informations de première main de leur part. Cela a donné lieu aux audiences que le pape a accordées au cardinal Raymond Leo Burke, au cardinal Robert Sarah, à Mgr Athanasius Schneider, au père John Berg, supérieur général de la Fraternité Saint-Pierre, ainsi qu’aux chercheurs Stephen Bullivant et Stephen Craney, qui s’apprêtent à publier un ouvrage sur les communautés traditionnelles aux États-Unis.

Selon toute vraisemblance, une solution plus stable, susceptible de revenir au moins partiellement sur Traditiones Custodes, sera probablement élaborée après que le pape aura choisi le successeur du cardinal Arthur Roche à la tête du Dicastère pour le culte divin.
Roche a dépassé l’âge de la retraite.
[…]
Une discussion entre les cardinaux de l’Église pourrait toutefois s’avérer utile au pontife dans sa réflexion sur le sujet : Le pape Benoît XVI lui-même a déclaré que les discussions qui avaient eu lieu lors de la réunion des cardinaux en 2006, avant un consistoire ordinaire, avaient influencé sa décision de publier Summorum Pontificum, autorisant une célébration pratiquement sans restriction de la forme extraordinaire dans toute l’Église.
[…]
En novembre, l’archevêque Miguel Maury Buendia s’était adressé à l’assemblée plénière de la Conférence épiscopale catholique d’Angleterre et du Pays de Galles, informant les évêques que le Vatican ferait preuve de « générosité » lorsqu’on lui demanderait de déroger aux restrictions imposées à la liturgie traditionnelle.

Et en mars, le cardinal Pietro Parolin a adressé une lettre à la Conférence des évêques de France avant leur assemblée plénière, indiquant que « le pape est “particulièrement attentif” aux discussions des évêques sur la liturgie », « dans le contexte de la croissance des communautés attachées au vetus ordo ».

(« Il est préoccupant de constater qu’une plaie douloureuse concernant la célébration de la messe, sacrement même de l’unité, continue de s’ouvrir au sein de l’Église », indique la lettre.
« Que le Saint-Esprit vous inspire des solutions concrètes qui permettront l’inclusion généreuse de ceux qui sont sincèrement attachés au vetus ordo, conformément aux orientations établies par le Concile Vatican II en matière de liturgie », conclut la lettre.)
[…]
Au cours de son bref pontificat, Léon s’est largement distingué par l’attention qu’il porte aux normes et aux procédures.
Mais en matière de liturgie, il semble afficher une vision du monde typiquement latino-américaine : celle selon laquelle, parfois, l’interprétation importe autant que la loi elle-même.
images/icones/iphone.jpg  ( 998203 )Possible réintégration appaisée des tradis par Nemo (2026-04-20 23:53:31) 
[en réponse à 998197]

Merci pour cette bonne blague qui fait ma journée. Je suis mort de rire.
images/icones/croix.gif  ( 998204 )L’Episcopat: surpris par TC hier, sollicité par LéonXIV aujourd’hui… par Lys (2026-04-21 00:50:41) 
[en réponse à 998197]

« En 2021, la décision du pape François avait été le résultat d’une enquête réalisée auprès des évêques du monde entier et qui ne fut jamais rendue publique:

il semble que 15 % de l’épiscopat mondial exprimèrent le rejet du rite ancien
et autant son maintien.
Une grande majorité (70%) se révélant finalement indifférente sur la question.

De leur côté, les évêques français, dont la réponse avait fuité, exprimaient l’idée que « seule une petite minorité gardait une défiance à l’égard de Vatican II et de la forme ordinaire ».
Autrement dit la question d’une rupture ecclésiologique crainte par les autorités n’était pas d’actualité en France.

Les blessures des années 1970 se refermaient entre autres grâce à l’arrivée d’une nouvelle génération qui, tout en étant attachée au rite ancien, ne remettait absolument pas en cause le nouveau rite.

Quoi qu’il en soit, une majorité d’évêques a été surprise par la décision romaine.

Plusieurs voix au sein de l’Église exprimèrent même leur compassion à l’égard de leurs « frères tradis ».
De manière prosaïque et même pragmatique, ils ne comprenaient pas pourquoi Rome prenait le risque de rouvrir une guerre liturgique que la patience et la longanimité avaient quasiment refermée. »
images/icones/1b.gif  ( 998344 )Le FC ne serait alors pas du tout représentatif ... par Ion (2026-04-24 10:13:41) 
[en réponse à 998204]

... du mouvement traditionaliste en France ?

Si tant est que ceci soit exact

De leur côté, les évêques français, dont la réponse avait fuité, exprimaient l’idée que « seule une petite minorité gardait une défiance à l’égard de Vatican II et de la forme ordinaire ».



Car en matière de défiance, ce forum, toutes tendances confondues, est emblématique.
images/icones/bravo.gif  ( 998205 )oui c'est un vrai tradi par jejomau (2026-04-21 05:55:29) 
[en réponse à 998197]

du pèlerinage à Lampedusa : "todos, todos, venez, encore et encore!"
images/icones/iphone.jpg  ( 998206 )On rigole bien par Adso (2026-04-21 07:39:36) 
[en réponse à 998197]

Les portes ouvertes enfoncées, les Lapalissades, les lieux communs…
On rigole presque autant qu’avec le liseur Jules Cubitus …
Bon, il y a le côté « je remue la vase pour agacer les liseurs » en plus …
images/icones/croix.gif  ( 998213 )Espoir fondé sur des faits: par Lys (2026-04-21 09:56:02) 
[en réponse à 998197]

« Selon plusieurs médias internationaux, le pape Léon XIV envisage d’assouplir les conditions de célébration de la messe en rite préconciliaire.
Le pontife américain y verrait une occasion d’unification de l’Église.
[…]
Le pape Léon XIV donnerait à tout évêque d’Angleterre et du Pays de Galles qui en ferait la demande l’autorisation de célébrer la messe selon le rite extraordinaire.

Le pape américain ne supprimerait pas pour autant le motu proprio Traditionis custodes de son prédécesseur datant de juillet 2021, mais en atténuerait le contenu.
(Le texte du pape François avait abrogé la libéralisation de «l’ancienne messe» accordée par Benoît XVI. Une décision très controversée, en particulier dans les milieux conservateurs.)

Traditionis custodes stipule que la messe tridentine ne peut être célébrée qu’avec l’autorisation de l’évêque local, qui est seul habilité à déterminer les lieux, les horaires et les prêtres qui souhaitent célébrer l’Eucharistie selon ce rite.
La démarche de Léon XIV poursuivrait un objectif d’unification de l’Église.

Le nonce apostolique en Grande-Bretagne, Miguel Maury Buendía, aurait informé les évêques du pays de cet assouplissement lors de leur assemblée plénière d’automne.
« Il Giornale » estime que cette décision papale ne se limitera très probablement pas aux diocèses britanniques, mais deviendra la norme dans le reste du monde.

(En octobre dernier, le cardinal américain Raymond Leo Burke avait, pour la première fois depuis des années, célébré une messe préconciliaire dans la basilique St-Pierre de Rome.
Ce qui a été vu par des observateurs comme un premier geste d’apaisement de Léon XIV envers les adeptes de ce rite.)

(18.11.25)



images/icones/sacrecoeur.gif  ( 998214 )S'il faut se facher par MG (2026-04-21 10:30:02) 
[en réponse à 998213]

je vais me fâcher Sieur Lys.



Cela n'a aucun intérêt que la messe traditionnelle soit célébrée de temps en temps et dans des divers lieux suivant la bonne volonté ou les caprices d'évêques plus ou moins conservateurs ou opportunistes. Le truc du genre "vous aurez la messe le quatrième dimanche de chaque mois quand celui-ci tombe un 31"


Ce que je demande c'est de pouvoir assister à la Sainte Messe le dimanche et en semaine, écouter une prédication qui ne soit pas farfelue, recevoir les sacrements, rencontrer des prêtres pour la direction spirituelle et ceci sans craindre qu'un dimanche on m'annonce que l'ordinaire du lieu supprime cette possibilité.

Pour l'instant seule la FSSPX apporte cette sécurité et cette sérénité (cela fait 50 ans que le prieuré est ouvert non loin de chez moi avec 3 messes le dimanche, deux messes dans une ville voisine).

Alors oui "le pape Léon XIV envisage de" : nous verrons nous y avons cru avec d'autres papes.
Vous pouvez toujours nous citer l'abbé Spriet qui estime que les abus sont terminés (qu'ils viennent dans ma paroisse géographique et il verra, par exemple, des dames divorcées remariées distribuer la communion ; ou alors l'abbé Horovitz qui fulmine motu proprio des excommunications contre la FSSPX;

Alors Sieur Lys sachez-nous, attendez le 1er juillet pour hurler au schisme (quant à moi je sera dans une prairie valaisanne).
images/icones/carnet.gif  ( 998224 )J'y serais aussi par JFB33 (2026-04-21 15:56:31) 
[en réponse à 998214]

À bientôt
images/icones/iphone.jpg  ( 998231 )Réunion de liseurs ? par Nemo (2026-04-21 19:04:55) 
[en réponse à 998224]

Je dis ça je dis rien !
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 998232 )Excellente idée par MG (2026-04-21 19:17:45) 
[en réponse à 998231]

je le dis ...
images/icones/1a.gif  ( 998283 )Ce serait amusant... par Fennec (2026-04-22 15:11:50) 
[en réponse à 998231]

Why not ?
Le problème sera d'arriver à se retrouver au milieu de 30 000 personnes, mais sinon...
images/icones/mitre4.png  ( 998284 )Un monde surprenant en effet à Ecône par Nemo (2026-04-22 15:43:19) 
[en réponse à 998283]

Je suis de plus en plus surpris de voir le nombre de personnes des milieux dits "Ecclesia Dei" de mes amis, et parfois des personnes bien connues, qui me disent approuver les sacres, parfois avec des réserves, mais approuver quand même.
Certaines feront même le déplacement. Je suis très content à l'idée d'y aller pour le première fois et de voir la tombe de Mgr Lefebvre à cette occasion.
En fait je ne connais pas beaucoup de tradis résolument contre.
Il y a même des clercs qui n'osent pas trop le dire, mais qui sont favorables.
Ce qui manifeste bien une certaine fluidité entre la FSSPX et les communautés ED ou diocésaines : non il n'y a pas schisme !!!
images/icones/iphone.jpg  ( 998287 )Sacres il faudra s’inscrire par MG (2026-04-22 16:47:24) 
[en réponse à 998284]

https://t.me/econe2026

Pour des raisons d’organisation et de sécurité.

À très bientôt sur la Prairie des ordinations.
images/icones/carnet.gif  ( 998326 )On y retrouvera peut être Lys.... par lumineux (2026-04-23 14:43:58) 
[en réponse à 998283]

Qui s'intéresse beaucoup au sujet.
Pour ma part ouf on a trouvé un hébergement.
Tous les hébergements ont été pris d'assaut.
Il paraît que plusieurs milliers d'américains font le déplacement.
images/icones/croix.gif  ( 998255 )Faux , archi faux, et voici pourquoi : par Lys (2026-04-22 08:11:16) 
[en réponse à 998214]

Vous écrivez :
« Pour l'instant seule la FSSPX apporte cette sécurité et cette sérénité »

en oubliant que tout ceci n’est pas en pleine communion avec l’unique Sainte Église du Christ.

Ce qui pour rester très poli « gâche tout »

Cher monsieur, il y a la forme (les formes liturgiques variées de l’Eglise)
et il y a le FOND , sur ce point là fsspx est largement « reprochable »

« L’habit ne fait pas le moine »
résume parfaitement la situation.

Cordialement et en udp,
LYS
images/icones/iphone.jpg  ( 998278 )Et Rome ? par Vincent F (2026-04-22 12:42:47) 
[en réponse à 998255]

Est-elle en pleine communion avec l’unique Sainte Église du Christ ?
images/icones/hein.gif  ( 998216 )une question dont j'ignore la réponse : si quelqu'un .... par Luc Perrin (2026-04-21 10:54:39) 
[en réponse à 998213]

Lys relève à raison l'intervention, je l'avais oubliée, en novembre 2025 du Nonce en Angleterre-Pays de Galles qui sonnait comme une anticipation de la plus récente lettre du cardinal Parolin à la CEF.
Il est bon de relier les deux : un point commun, l'initiative vient de la secrétairerie d'État et pas du dicastère pour le Culte divin qui, lui, prend les décisions relatives à l'application de T.C.

L'intervention du Nonce en 2025 n'était pas publique, on l'a connue via des témoignages épiscopaux et autres.
La lettre du cardinal Parolin de 2026 est publiée largement et transmet explicitement la volonté du pape Léon XIV. C'est donc deux voire trois crans au-dessus de la première.

Il est trop tôt sans doute pour savoir ce que NN.SS. les évêques de France et au premier chef Mgr Jordy qui est leur délégué pour les affaires des communautés traditionnelles ont pu proposer au Pape via le cardinal Parolin, et même s'ils ont répondu quoi que ce soit sauf appliquer T.C. ... jusqu'à ce que mort s'en suive.

Mais quelqu'un sait-il, directement ou via un honorable correspondant romain, combien d'autorisations ont été demandées par les évêques anglais-gallois et les autres, français, américains, belges, allemands, autrichiens, suisses ...et surtout combien d'autorisations "généreuses" (???) ont été concédées par Son Éminence Arthur cardinal Roche et le secrétaire du Dicastère, Mgr Viola ofm ?

On aurait ainsi une idée de la "générosité" tant des évêques demandeurs que surtout du Dicastère romain qui est supposément "généreux" dans l'application : d'un côté les mots rares, vagues, incertains et les faits chiffrés de l'autre.
- ordinations dans le rit romain traditionnel pour les instituts (hors FSSP qui bénéficie d'un MP de 2022) et candidats diocésains
- autorisations pour les prêtres ordonnés depuis T.C.
- autorisations pour de nouvelles paroisses personnelles
- extension des autorisations pour célébrer le Vetus Ordo dans les lieux de culte existant (il y en a eu une pincée aux USA mais plus de fermetures)
- autorisations pour les sacrements, confirmation etc.

J'ai lu sur le net que toutes les demandes, peu nombreuses au demeurant, étaient systématiquement refusées : cela a-t-il évolué depuis novembre 2025 ? Est-on passé en quelques mois des dragonnades façon Louvois pour l'Édit de Nantes à une application large qui vide de facto T.C. de sa substance ?