Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=998007

( 998007 )
Une vraie question : par Lys (2026-04-15 20:12:00)
Je pose la question autours de moi, moderniste ou traditionaliste, prêtre ou laïc instruit.
Aucune réponse.
« Comment peut-on s’auto communier soi-même en n’ayant pas les mains consacrées ? »
et seconde question dans la foulée :
« Comment l’Eglise Catholique qui ne peut ni se tromper, ni nous tromper, à rendu cette manière de communier majoritaire »
et encore dans la foulée :
« Comment la Patène a disparu pour ceux qui s’agenouillent encore , autrement dit qu’en ait-il des parcelles foulées aux pieds »
Comme tout le monde ici je ne communie jamais de cette façon,
et je souhaiterai de tout mon cœur que cela disparaisse,
Mais….la triple question demeure…sans réponse valable.
Je précise pour conclure que étant catholique je donne par avance mon assentiment à l’Eglise sur ce point,
mais je ne comprends RIEN de rien…
J’ai transmis la foi à plusieurs personnes dans ma vie et je n’ai jamais pu leur répondre sur ce point,
je les ai tous évidemment conduit à la communion sur la langue, et on en parlait plus jamais.
Merci si quelqu’un peut enfin m’expliquer.

( 998008 )
C'est un abus par Meneau (2026-04-15 20:38:11)
[en réponse à 998007]
qui a été introduit en douce dans certains diocèses, en particulier allemands et néérlandais, qu'on a voulu ensuite justifier par la pratique de l'Eglise des premiers siècles (référence à St Cyrille de Jérusalem : "Lorsque vous allez communier, n'allez pas avec les poignets tendus, ni avec les doigts séparés, mais en plaçant votre main gauche comme un trône pour votre droite - qui doit recevoir un si grand Roi - et dans le creux de la paume, recevez le corps du Christ, en disant : "Amen").
Constatant cet abus, le pape a consulté les évêques qui ont majoritairement voté contre l'acceptation de cette pratique. Voir instruction
Memoriale Domini. Mais le pape représenté par Bugnini a admis des exceptions là où c'était déjà en vigueur (voir aussi Memoriale Domini), et ensuite l'exception est devenue la pratique commune, même si l'Eglise rappelle encore de temps en temps que ça ne peut être imposé (voir Redemptionis Sacramentum §92)
C'est un grand scandale qui atténue la foi en la présence réelle et faciilite les profanations en tout genre.
L'Eglise catholique est protégé par la promesse d'assistance divine deonnée par NSJC, mais celle-ci ne garantit pas qu'elle fait toujours "au mieux".
Cordialement
Meneau

( 998016 )
Merci pour les références, par Lys (2026-04-15 22:33:00)
[en réponse à 998008]
Oui une possibilité d’exception au cas par cas est devenue pratique courante,
c’est ce qui m’exaspère le plus, sur bien des sujets on a l’impression que l’Eglise n’a pas la main, Elle dit ou écrit des « choses étudiées » et ça ne suit pas dans les faits, ou c’est déformé, ou exagéré etc…
C’est d’ailleurs à mon humble avis le gros point avec le dernier concile,
qui appliqué avec le sens traditionnel de l’Eglise ne peut donner les abus qui ont eu lieu au nom de « l’esprit du concile », formule creuse et fourre-tout, surtout pour ceux qui ne l’avaient ni lu, ni relu et encore moins étudié…

( 998019 )
Mystère d'iniquité... par Pétrarque (2026-04-16 08:16:27)
[en réponse à 998016]
...qui rend possible que la Sainte Église, dans sa part divine vierge de tout péché, soit infiltrée, et désormais en majeure partie occupée, par des gens qui n'acceptent plus la foi catholique traditionnelle dans toutes ses implications et ses prolongements, voire s'emploient à la détruire.
Il faut faire la différence entre ce qui est de l'Église et ce qui lui est étranger, voire contraire, même si cela se passe en son sein.
Le scandale de la communion dans la main en fait partie, avec beaucoup d'autres.
Relisez le Père Calmel, qui, dès les années 1970, avait déjà tout dit.

( 998031 )
Effectivement, la distinction entre… par Lys (2026-04-16 10:45:34)
[en réponse à 998019]
…LA Sainte Église Catholique Pure et sans tâches car Corps Mystique du Christ
et
« le personnel d’Eglise » composé de pêcheurs faillibles mais de bonne volonté,
est fondamentale,
c’est un point sur lequel Mr l’Abbé Horovitz
(que je suis beaucoup sur sa chaîne YouTube, il démolit le sedevacantisme méthodiquement et ramène les âmes avec succès en pleine communion avec l’Eglise )
insiste toujours.
Exemple type : le scandale du baiser au coran par Saint Jean-Paul II,
qui reste Pape et est canonisé,
qui a contribué a faire chuter le communisme
qui nous a laissé « Splendor Veritas »
etc etc…
A l’image du premier Pape qui certes a renié le Christ,
mais qui ne peut être réduit à cette faiblesse qu’il a expié par la suite (mort martyr !)
Jean-Paul II a poursuivi son ministère jusqu’à la dernière seconde dans des souffrances dont nous avons tous été témoin, et nous a édifié.

( 998037 )
Sieur Lys par MG (2026-04-16 12:18:48)
[en réponse à 998031]
Si vous suivez M. l’Abbé Horovitz ce n'est pas étonnant que vous soyez confus. Son unique combat est la haine de la FSSPX avec des arguments de cour de récréation.

( 998050 )
A titre personnel : par Lys (2026-04-16 16:57:01)
[en réponse à 998037]
Cet Abbé m’a beaucoup aidé à comprendre la folie sedevacantiste (dont j’étais déjà sorti)
Concernant la fsspx, j’ai à titre personnel, vécu une très vilaine expérience.
Mon avis personnel est très « subtile »,
je commencerai par dire que l’expression « La Fraternité St Pie X » ne veut rien dire en tant que tel, il y’a les origines, les différentes évolutions du fondateur lui-même,
le nombre de théologiens , d’abbés et surtout de fidèles, etc…
Il faudrait parler de mouvance gravitant autour de l’idée de la fsspx, ce serai plus juste.
En clair je suis plus au cas par cas :
Il y a de Saints Abbés au sein de cette « mouvance » (le terme ne me convient pas mais je n’en ai pas d’autre à l’esprit…) , il y a de saints fidèles, etc…
Mais force est de constater qu’il y a des « enragés » , des « jusqu’au boutiste », des « presque sedevacantistes » etc…
Ni vous, ni moi, ni personne ne peut avoir une vision exhaustive sur le « phénomène » fsspx,
c’est pourquoi je n’interviens pas sur le sujet, trop complexe, trop mélé, trop vaste…
A titre personnel je me retranche « en sécurité » sur la Tradition Vivante de l’Eglise,
c’est à dire que je suis conciliaireS au pluriel : tous les conciles sont d’Eglise,
tous les Papes sont légitimes et succèdent à St Pierre, tous les rits approuvés sont des renouvellements de l’unique Saint Sacrifice du Christ, rien de « douteux » etc…
Ensuite, je me recueille mieux dans une liturgie St Pie V ou St Jean Chrysostome ou (plus rare) une liturgie « originelle » St Paul VI.
Et….c’est tout me concernant.
Je suis Parisien donc je trouve tout ce qu’il me faut:
Églises St Eugène, St Roch, St Julien le Pauvre pour les messes,
Confessions absolument partout !
Adoration perpétuelle au Sacre-Coeur ou à St Laurent (plus calme) 8h00 par jour,
bref je n’ai aucun problème pour vivre ma foi, Deo Gracias !
Je prie pour ceux qui dans d’autres régions ont soucis pour vivre l’expérience de la tradition,
et je déplore qu’aucune solution hors sacre sans mandat ne puissent être trouvées…
…mais le Très Saint Père nous surprendra peut-être !
Après pour revenir au sujet initial, l’abbé Horovitz source toutes ses explications,
je peux donc facilement vérifier ses dires, rien de plus
Comme j’aime à le répéter, plus c’est précis plus c’est précieux !
Et pour finir,
toujours et encore à titre personnel,
effectivement je suis plus sur la ligne Cardinal Sarah, Abbé de Blignère, Claves,
que la ligne Abbé Gleise, Mgr Schneider.
Mais mon avis importe peu…et ne sera suivi d’aucunes conséquences,
je n’ai pas chargé d’âmes faisant partie de l’Eglise enseignée et pas de l’Eglise enseignante.
J’apprécie beaucoup de lire ce forum, j’y apprends beaucoup, et je lis par ailleurs…
De tout cœur,
LYS

( 998094 )
Voir ici par Leopardi (2026-04-17 18:53:01)
[en réponse à 998008]

( 998009 )
Réponses et corrections par Ion (2026-04-15 21:07:56)
[en réponse à 998007]
Ce que vous appelez la "consécration des mains" est en fait l'onction des mains lors de l'ordination presbytérale, et contrairement à ce qu'on entend injustement dans des milieux "tradis", n'a rien à voir avec le fait de toucher l'hostie consacrée. Cette onction, qui n'est apparue que tardivement et progressivement au Moyen-âge, est le signe de ce que les ministres ordonnés font avec leurs mains : conférer un sacrement, bénir, imposer les mains. Mais pas le fait de toucher l'hostie.
Par ailleurs, que l'on reçoive la communion dans la bouche ou dans les mains, on la reçoit. Un laïc ne "s'auto-communie" pas, il reçoit la communion d'un ministre, ordinaire (prêtre ou diacre) ou extraordinaire (appelé pour un temps à exercer ce ministère).

( 998015 )
Jamais entendu cela, merci !!! par Lys (2026-04-15 22:24:42)
[en réponse à 998009]
J’allais répondre à Meneau qui m’a répondu en premier:
« Est-ce un sacrilège de toucher l’hostie quand on a pas les mains consacrées ? »
Mais, à la lumière de votre distinction entre onction des mains du prêtre qui va bénir, pardonner les fautes et « imposer » les mains sur le pain et le vin en vue de réaliser la Transsubstantiation etc…
et
le fait de toucher l’hostie,
cette distinction change absolument tout !
Auriez-vous quelques références de documents d’Eglise pour que je puisse « creuser » le sujet, merci.
Pour la seconde partie de votre réponse,
Effectivement le fidèle reçoit toujours dans un premier temps sur la langue ou dans la main,
vous avez raison de le rappeler,
En revanche je n’ai toujours pas de piste de réponse concernant les Saintes Parcelles,
sur la langue avec patène « de sécurité » ,
tandis que sur toutes les mains d’une foule et donc sans patène…il y’a obligatoirement des parcelles nombreuses à terre, ou qui restent sur les mains, ou sur les vêtements etc…
Quand on voit le mal que se donne le célébrant pour purifier dignement les vases sacrés etc…
On ne peut que rester interdit de voir toute la foule des fidèles ne pas se laver les mains,
et donc forcément des parcelles sont foulées aux pieds (sans intention sacrilège mais par omission de prendre toutes les précautions par ce mode de communion)
Donc je retiens la formule de Meneau qui parle d’abus grave, concernant ce mode de communion,
puisqu’on ne fait pas au mieux pour respecter le Corps du Christ,
donc l’Eglise devrait expliquer pourquoi il vaut mieux revenir au banc de communion
(De plus, tout genoux fléchira devant le Seigneur, c’est Biblique,
et de plus encore le banc de communion évite de « faire la queue » et permet un temps de calme avant la réception du Corps du Christ)
Mais je retiens aussi (enfin!) pourquoi c’est permis et possible.
La question qui reste est donc :
« Est-ce un sacrilège de marcher sur les parcelles, même sans vouloir faire à mal ?
ou est-ce une inattention qui relève d’un péché d’omission ?
ou n’est-ce ni l’un ni l’autre, juste un acte d’obéissance à l’Eglise ? »

( 998020 )
Patène ou plateau de communion ? par Pétrarque (2026-04-16 08:18:47)
[en réponse à 998015]
Il me semble, mais sauf erreur, que la patène ne quitte pas l'autel.

( 998023 )
Essai de réponse par Lenormand (2026-04-16 09:28:20)
[en réponse à 998020]
La patène quitte l'autel lorsque c'est une messe à "trois chevaux" car le diacre accompagne le célébrant avec la patène pour donner la communion.
Comme le disait un intervenant l'Eglise a voulu simplifier et revenir au début de l'ère chrétienne sans vraiment savoir comment cela se passait. Gratter les murs, enlever les statues... Bref.
En ce qui concerne la communion dans la main par les fidèles, il y a un manque de logique car lors du lavabo le prêtre se lave les mains avant la consécration et après pour se rincer les doigts et le calice et éventuellement le ciboire.
Les fidèles eux arrivent avec des mains qui ont touché n'importe quoi et repartent avec des parcelles sur les doigts. c'est minimiser la présence réelle et prendre l'hostie comme un bonbon! D'ailleur pour bien leur faire sentir que ce n'est pas ce dernier on leur dit "Le corps du Christ" à ce quoi ils répondent "Amen".
C'est ridicule et un manque de respect évident... en ajoutant que surtout on ne se met pas à genoux devant le Roi des Rois. Nous serions des japonais je comprendrai, mais notre culture à toujours considéré depuis des siècles que la génuflexion était le signe de respect le meilleur.
J'ajouterai que je déplore les fidèles de toutes tendances qui vont communier les bras ballants ou dans le dos et souvent en tournant la tête dans tous les sens !!!! Aucun recueillement ni avant ni après ! Les prêtres ne leurs ont ils pas appris ? Les mains jointes sur la poitrine et la tête baissée.

( 998024 )
Merci pour ce commentaire par Capucin (2026-04-16 09:51:03)
[en réponse à 998023]
qui résume bien la question.
Merci également d'inclure la posture du fidèle dans l'action de la communion et je peux vous répondre : non, les prêtres ne leur ont pas appris cela. Je sais de quoi je parle...
Si vous saviez le niveau de nombreux clercs sur cette question dans l'église française.

( 998025 )
J'ajoute par Lenormand (2026-04-16 10:00:44)
[en réponse à 998023]
que de façon similaire porter le communion par un fidèle à un malade doit être une exception en cas d'absolue nécessité comme en cas de guerre par exemple, ou de manque de prêtre. Car une des mission du prêtre est justement de porter la communion et non pas de déléguer absolument.
D'ailleur, porter le Saint Sacrement en vue d'une communion n'est pas anodin ! A ce sujet voir la vie de Saint Tarcisius. De plus lorsque l'on porte exceptionnellement l'hostie on doit la porter sur son coeur et non dans son panier de courses comme je l'ai vu il n'y a pas si longtemps dans une église où j'étais de passage !
Ayant été sacristain pendant de nombreuses année, je peux vous dire que lors du remplacement de la nappe de communion les traces de doigts sales ne manquaient pas !
Dans l'église que je fréquente régulièrement il y a une bourse faite pour porter la Sainte Communion. Elle comporte à l'intérieur un corporal et à l'extérieur une pochette pour mettre la custode. En plus un cordon pour être suspendue autour du cou. Nous somme loin du quidam qui apporte la Sainte communion en la sortant de sa poche sans même se laver les doigts avant et après et jeter l'eau de rinçage dans une terre qui ne sera pas poluée... etc

( 998096 )
C'est aussi valable par Leopardi (2026-04-17 18:56:10)
[en réponse à 998023]
Pour tous ceux qui aident à donner la communion (laïcs ou clercs assistants). Ils n'ont pas procédé au lavabo avant et ne se purifient pas les mains après.

( 998030 )
Oui, c’est une erreur de langage… par Lys (2026-04-16 10:36:06)
[en réponse à 998020]
…j’ai écrit patène au lieu de plateau de communion, merci d’avoir corrigé.

( 998021 )
Le sens est donné par la prière qui accompagne ce rite par Ion (2026-04-16 08:38:18)
[en réponse à 998015]
L’évêque s’assoit et on déploie un linge sur ses genoux. Il fait une onction de saint-chrême dans la main de chaque nouveau prêtre agenouillé devant lui, en disant :
Que le Seigneur Jésus Christ,
lui que le Père a consacré par l’Esprit Saint
et rempli de puissance,
vous fortifie pour sanctifier le peuple chrétien
et pour offrir à Dieu le sacrifice eucharistique.

( 998049 )
De fait, un diacre... par Alexandre (2026-04-16 16:37:39)
[en réponse à 998015]
... n'a pas les mains consacrées et est ministre ordinaire de la communion, même avant la réforme liturgique.

( 998053 )
Vous êtes sûr ? par Meneau (2026-04-16 17:17:39)
[en réponse à 998049]
§1. Le ministre ordinaire de la sainte communion est le seul prêtre
§2. Le ministre extraordinaire est le diacre, avec la permission de l'Ordinaire du lieu ou du curé, à n'accorder que pour une cause grave, mais pouvant être légitimement présumée en cas de nécessité.
CIC 1917, can. 845
Cordialement
Meneau

( 998065 )
Mea culpa par Alexandre (2026-04-17 10:27:23)
[en réponse à 998053]
J'ignorais ce canon, sûrement modifié en 1983. Merci !
Il n'en reste pas moins qu'un diacre, ministre extraordinaire de la communion dans l'ancienne liturgie, n'a pas les mains consacrées.
(Au passage, je suis étonné de la liberté d'interprétation de ce canon à des endroits où l'on est dans l'ensemble assez strict sur ces questions.
Cela dit, je n'ai jamais bien compris si la FSSPX, par exemple, suivait le Code de 1917 ou celui de 1983...)

( 998022 )
Distinction oiseuse par NLC (2026-04-16 08:45:02)
[en réponse à 998009]
Vous dites que l'onction des mains n'a rien à voir avec le fait de toucher le Saint Sacrement, mais vous écrivez que cette onction :
est le signe de ce que les ministres ordonnés font avec leurs mains : conférer un sacrement, bénir, imposer les mains
Si distribuer la communion n'est pas conférer un sacrement...

( 998033 )
Il faut distinguer par Ion (2026-04-16 10:53:54)
[en réponse à 998022]
- Ministre de l'Eucharistie (le prêtre)
- Ministre de la communion (ordinaire pour un prêtre ou un diacre ou extraordinaire pour un laïc dûment appelé et formé)
Donner la communion ou l'apporter à un malade n'est pas "conférer" un sacrement

( 998034 )
Oui, d’autant plus que… par Lys (2026-04-16 11:20:25)
[en réponse à 998033]
…pour le cas d’un prêtre en fauteuil roulant par exemple, ou autre handicap,
pouvant encore effectuer les gestes de la Divine Liturgie, mais ne pouvant pas toujours aller donner la communion, cette distinction entre célébrer et donner devient quotidienne.
Je ne sais pas comment ça se passe dans les « maisons de retraite » pour nos anciens prêtres âgés quand ils finissent leur vie sacerdotale loin des regards,
mais tout un tas de problème liturgiques doivent se poser,
dû à leur santé déclinante….

( 998035 )
En principe par Lenormand (2026-04-16 11:29:29)
[en réponse à 998034]
ils sont assistés par un deuxième prêtre

( 998036 )
Donc une forme de co-célébration ? par Lys (2026-04-16 11:33:47)
[en réponse à 998035]
Et non de concélebration si je comprends bien.
( le prêtre assistant devant dire sa Messe de toute façon )

( 998055 )
Non par Lenormand (2026-04-16 18:32:59)
[en réponse à 998036]
un prêtre assistant ne concélèbre pas, il assiste. Ce peut être également un diacre.

( 998038 )
Laïcs formés à donner la communion … par Capucin (2026-04-16 13:30:30)
[en réponse à 998033]
Je ne sais pas si ce type de « formation » existe vraiment mais d’expérience, je n’ai jamais rien vu de cela, dévalorisant de facto l’acte en lui-même. Oui, le prêtre doit souligner la révérence à avoir envers l’hostie consacrée et de faire attention de ne pas les faire tomber et le laïc se fait bénir pour bien faire sa tâche mais ça s’arrête là.
C’est un véritable drame pour l’église catholique que des laïcs soient justement « appelés » et « formés » à donner la communion.
Mais bon, Lys va nous dire que l’abbé Horovitz a un avis sur la question !

( 998039 )
Oui ... par Ion (2026-04-16 14:17:16)
[en réponse à 998038]
... ce type de formation existe ... dans certains diocèses. Et c'est un devoir pour tout laïc de se former dès qu'ils sont appelés à exercer une fonction ou un ministère :
Can. 231 - § 1. Les laïcs, qui sont affectés de manière permanente ou temporaire à un service spécial de l'Église, sont tenus par l'obligation d'acquérir la formation appropriée et requise pour remplir convenablement leur charge, et d'accomplir celle-ci avec conscience, soin et diligence

( 998044 )
merci pour ce partage par Capucin (2026-04-16 15:35:17)
[en réponse à 998039]
Tout est dans le titre.

( 998041 )
Non par Pétrarque (2026-04-16 15:10:04)
[en réponse à 998038]
...moi non plus, au cours des nombreuses années où j'ai erré dans le milieu conciliaire, je n'ai strictement jamais vu personne suivre ces formations, pour peu qu'elles soient réellement proposées...
J'ai moi-même enseigné le catéchisme et donné la communion, sans jamais avoir été formé à cela par personne, en y étant même encouragé par ceux-là mêmes qui auraient dû s'en occuper et faire observer les règles ; et en me voyant même rabroué comme légaliste lorsque j'ai finalement renoncé en le leur faisant observer.
Comme d'habitude, certains nous renvoient à la lettre théorique de textes officiels en état d'apesanteur, sans la moindre prise avec la triste réalité qui a cours à peu près partout, où il n'est pas rare de voir des pécheurs publics endurcis se mêler de choses dont ils ne devraient même pas avoir l'idée de s'approcher, hormis peut-être dans le cocon préservé et rassurant de certaines paroisses bourgeoises privilégiées qui ne sont rien d'autre que les villages Potemkine de l'apocalypse post-conciliaire.

( 998043 )
Dans mon précédent diocèse... par Etienne (2026-04-16 15:33:45)
[en réponse à 998041]
... c´était deux ans de formation, une soirée par mois. Avec deux "ministères" différents : l´un qui concernait la distribution de la Communion, l´autre qui concernait le contrôle que celle-ci était bien consommée immédiatement sur place. Celui qui distribuait la Communion ne commençaient jamais s´il n´y avait pas un "contrôleur" à ses coté.
J´avais été approché pour suivre cette formation, j´avais alors bien entendu refusé.

( 998113 )
Un contrôleur ? quel aveu par Cathether (2026-04-18 09:52:14)
[en réponse à 998043]
si il ne fallait qu'un argument en faveur de la communion dans la bouche, ce serait celui-là

( 998526 )
Il y a des contrôleurs qui se perdent par Meneau (2026-04-28 18:04:40)
[en réponse à 998043]
La communion dans la main, ça permet aussi
ça :
Im Rahmen dieser Eucharistiefeier haben drei Personen Teile ihrer Hostien mit ihren Hunden geteilt
Dans le cadre de cette célébration eucharistique, trois personnes ont partagé leur hostie avec leur chien.
Cordialement
Meneau

( 998527 )
Tout à fait par Etienne (2026-04-28 18:10:47)
[en réponse à 998526]
D´ailleurs les fidèles n´ont pas été sanctionnés. Un petit "c´est quand même pas très bien" et on passe à autre chose.
Mon message ne se voulait pas du tout faire l'apologie de la communion dans la main. Juste témoigner du fait que certains diocèses dans le monde prennent le sujet sérieusement et que des formations existent. Mais c´est une solution à un problème qui n'en est pas un. Communion sur la langue par un prêtre ou un diacre et basta. Au pire la communion durera 5 minutes de plus, l´occasion de mieux s'y préparer et de faire ensuite une meilleure action de grâce.

( 998052 )
Euh justement non, par Lys (2026-04-16 17:08:07)
[en réponse à 998038]
l’Abbé Horovitz n’a pas spécialement abordé ce sujet,
il célèbre les deux rits à St Roch, mais je n’ai jamais assisté à ses messes.
C’est d’ailleurs pour cela que j’ai posé la question sur le FC,
et les réponses m’ont appris beaucoup !
Reste le problème des parcelles au sol et sur les mains…
…qui pourra m’expliquer que l’Eglise « a réponse » à ça ?
Et encore une fois, je donne mon assentiment par avance à l’Eglise,
mais vraiment je ne comprends pas,
pour moi c’est une folie !!!

( 998056 )
En dehors par Lenormand (2026-04-16 18:39:19)
[en réponse à 998052]
de ce que vous dites avec raison. Envoyer un laïc à la place d'un prêtre pour des personnes qui ne peuvent pas se déplacer, c'est les priver de la confession. Et ça c'est le travail du prêtre.

( 998040 )
Dans les faits... par Fenestri (2026-04-16 15:02:03)
[en réponse à 998033]
La formation des laïcs est il me semble extrêmement rare, pour ne pas dire inexistante. Qui connaît la procédure, par exemple, en cas de chute d'hostie ?
D'autre part, mais nous dévions de l'objet du fil, le droit a été totalement dévoyé. Le droit canon précise que les laïcs peuvent distribuer la communion "là où le besoin de l'Église le demande par défaut de ministres" (can. 230 § 3).
Sans revenir sur le "défaut de ministre" qui, en ville surtout, relève plutôt de l'absence de ministre, la nécessité est, par expérience, un peu une pure fantaisie. Très concrètement, dans l'écrasante majorité des paroisses, l'aide de laïcs ne doit faire gagner, tout au plus, que 5 minutes grand maximum pour la communion ! À ce titre, autant laisser le célébrant distribuer seul la communion.

( 998042 )
Merci Fenestri par Pétrarque (2026-04-16 15:11:44)
[en réponse à 998040]
...pour ces considérations de bon sens qui complètent exactement ce que je viens de poster.

( 998045 )
Totalement d'accord avec les différents posts par Capucin (2026-04-16 15:48:47)
[en réponse à 998042]
J'ai personnellement connu une situation dans une paroisse yvelinoise où le "bedeau" qui avait été désigné pour cette tâche (ou s'était désigné plutôt) la remplissait sans s'être pour autant véritablement formé.
Je ne fais même pas mention du style vestimentaire limite (baskets et jogging) et je n'entre même pas dans des considérations sur sa vie privée. J'avais une profonde estime pour la personne mais c'était une catastrophe. Évidemment, moins de personnes allaient communier dans sa file et privilégiaient la file du prêtre (encore un problème dans le problème).
Bref, nous savons tous que c'est une pratique protestantisante à fuir à tout prix.
Cela pour environ 50 communions dominicales, soit, ce qu'aurait pu remplir un prêtre en situation normale.

( 998061 )
Il ne s'agit pas ... par Ion (2026-04-16 22:48:44)
[en réponse à 998040]
... de faire "gagner" ou "perdre" 5 minutes, mais de favoriser pour chaque communiant ce moment de la communion eucharistique sans le bâcler, moment où le dialogue de foi entre ministre et communiant prend ton sens et où, selon les termes de St Jean-Paul II, l'efficacité salvifique du sacrifice se réalise en plénitude (*)
Avouez qu'avec plusieurs centaines de fidèles (plus de mille dans de grosses paroisses franciliennes) et au maximum 2 ou 3 ministres ordonnés, ceci n'est pas possible de manière satisfaisante sans augmenter le nombre de ministres. J'ai souvent vu, au cours de messes selon l'ancien Missel, la formule "Corpus Domini nostri Jesu Christi custodiat ..." commencée mécaniquement avec un communiant et se poursuivant au suivant ... le tout à la va-vite ! Et je ne blâme en rien ces prêtres qui font ce qu'ils peuvent sous la pression de fidèles bien trop exigeants.
Et puis, personne n'oblige un communiant à ne pas préférer aller vers un ministre ordonné, surtout s'il est accompagné de jeunes enfants. Les ministres laïcs ne s'en formalisent pas ...
Donc oui, des ministres extraordinaires de la communion bien formés sont un bien pour l'Eglise.
(*) Ecclesia de Eucharistia vivit n°16

( 998068 )
Merci à Ion, reste le dernier point : par Lys (2026-04-17 11:04:45)
[en réponse à 998061]
Sauriez-vous m’expliquer ce qui m’apparaît comme une négligence majeure (sacrilège ?),
à savoir la dispersion des Saintes Parcelles sur les mains, au sol, etc…
Nous savons tous de Foi que la taille du pain transsubstantué en Chair du Christ,
ne change rien à La Présence Réelle.
Ma question s’étend d’ailleurs aux messes en « plein air » où le vent peut disperser là encore les parcelles…
Ma question s’étend encore sur l’Absolue nécessité dans l’Eglise de revenir à la forme normale (au sens ethymologique : ce qui est la norme dans l’Eglise) de réception du Corps du Christ,
que ce soit sous les deux espèces ou sous une seule (le Corps Vivant contenant la Chair et le Sang, comme nous le savons tous) qui est et demeure dans les textes de références de l’Eglise:
La communion sur la langue, celle dans la main étant autorisée que pour des cas spéciaux,
ce qu’à raison Meneau qualifié donc d’abus grave.
J’ajoute que le rit romain réformé (liturgie St Paul VI) a conservé le banc de communion,
ce n’a jamais été sa volonté d’imposer la communion dans la main
( ni des chansonnettes remplaçant le grégorien, ni d’abandonner le ad orientem, etc…)
C’est pourquoi je parle souvent de liturgie StPaul VI « originelle », ou seule la langue vernaculaire doit être introduite, certes, mais sans supprimer le latin,
des possibilités sont ouvertes mais pas pour une disparition du latin.
Imaginons que demain toute l’Eglise revient à cette liturgie (comme j’y ai assisté à l’Abbaye de Flavigny sur Ozerain),
Nos débats ne porteraient plus que sur les lectures,
et plus d’applaudissements dans l’Eglise, mais un silence ou on chuchote que si nécessaire,
et bien sur génuflexion à réintroduire comme norme, etc…

( 998122 )
Oui ... par Ion (2026-04-18 11:48:35)
[en réponse à 998068]
La purification des doigts des ministres extraordinaires devrait être faite comme pour les ministres ordonnées, après la communion. Elle n'est, effectivement, que trop rarement faite.
Pour la communion sous les deux espèces, l'Eglise rappelle que si elle faite par intinction, la communion doit toujours être donnée par le ministre directement dans la bouche. Quand les fidèles boivent au calice, le ministre utilise un purificatoire entre chaque communion.
Quant aux parcelles, il est là aussi nécessaire que les fidèles soient conscients du risque que des parcelles restent dans la main, et que si nécessaire, ils les portent à leur bouche. Encore un problème (un déficit) de formation (le pape François a pourtant insisté, dans le très beau texte Desiderio desideravi, sur la nécessaire formation des tous les fidèles en liturgie !). Mais le risque est extrêmement faible pour les communiants pour ne pas dire inexistant de par la texture des hosties.

( 998125 )
Je ne sais où le rite de Paul VI aurait conservé... par Pétrarque (2026-04-18 12:23:12)
[en réponse à 998068]
...le banc de communion en bonne et due forme.
Particulièrement en France, où ledit rite, promulgué par le pape le 3 avril 1969, entre officiellement en vigueur au premier dimanche de l'Avent suivant, et alors que la communion debout et dans les mains s'est répandue - progressivement d'abord, dès 1965, puis très rapidement ensuite, en 67-68 - au point de devenir, lorsque le nouveau rite devient obligatoire, la manière généralisée (si ce n'est, de fait, obligatoire) de recevoir la sainte communion.
Communier à genoux et sur un banc ne correspond donc pas à ce que prévoyait le nouveau rite, fabriqué en un temps où les abus se généralisent de plus en plus vite, l'instruction Memoriale Domini n'arrivant qu'en fin de course, le 29 mai 1969, et, bien loin de régler quoi que ce soit, achevant de lever les derniers freins à l'officialisation de l'abus.

( 998091 )
Patène? par Leopardi (2026-04-17 18:40:29)
[en réponse à 998007]
Vous voulez parler du plateau de communion?

( 998092 )
Oui, j’ai déjà été repris dans ce fil… par Lys (2026-04-17 18:44:45)
[en réponse à 998091]
(voir un de mes commentaires-réponse : « erreur de langage » , plus haut dans le fil)
Effectivement c’est le plateau de communion et non la patène,
j’ai écris trop vite, désolé.

( 998097 )
Oups! Désolé par Leopardi (2026-04-17 18:58:04)
[en réponse à 998092]
Ajoutons qu'à la place du plateau on peut utiliser la nappe de banc de communion mais dans ce cas les fidèles doivent la prendre et la porter à leur menton, chose que l'on voit rarement.

( 998098 )
Merci…je ne savais pas…cela me rappelle aussi : par Lys (2026-04-17 19:07:40)
[en réponse à 998097]
aux liturgies St Jean Chrysostome auxquelles j’assiste :
2 servants de messes se tiennent de part et d’autre du prêtre donnant la communion,
un parallélépipède rectangle de pain transsubstantué en Corps du Christ,
trempé dans la coupe de vin transsubstantuéé en Sang du Christ,
et les deux servants tendent une nappe rouge sous les bras du prêtre,
de forte largeur, et on avance la tête au dessus, vers le prêtre pour être communié sur la langue, debout. (La génuflexion ou l’agenouillement à deux genoux pouvant être fait avant de se relever, pour ainsi révérer la Présence Réelle)
Ainsi les éventuelles Gouttes Précieuses et Parcelles sont recueillies.
Le « linge » (dont j’ignore le nom) est ensuite replié et repart en sacristie…
…mais je ne sais pas comment il est purifié par la suite ?