Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 997681 )06/04 Lundi dans l’Octave de Pâques par ami de la Miséricorde (2026-04-05 22:03:54) 


Le souper à Emmaüs entre le Christ et les deux pèlerins qui le croyaient mort, peint par Le Caravage en 1601.

Lundi dans l’Octave de Pâques
images/icones/colombe2.png  ( 997682 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2026-04-05 22:06:49) 
[en réponse à 997681]



CHAPITRE XVI.
(SUITE DU PRECEDENT).


«Cette ivresse les rend fous, car elle se manifeste par tous les signes de la folie ordinaire. L’ivresse fait perdre la raison. Les apôtres l’avaient perdue.

Chez eux plus de calculs humains, plus de jugements humains sentiments, langage, entreprise, tout est surhumain, surnaturel, divin, par conséquent incompréhensible et insensé pour la simple raison.

L’homme ivre ne connaît plus ni parents ni amis ; il les attaque et les bat à tort et à travers : ainsi sont les ivres de la Pentecôte. Ils ne connaissent plus ni parents ni amis, ni grands-prêtres, ni magistrats, ni peuples, ni rois. Aux défenses, aux menaces, aux châtiments, ils ne savent opposer qu’un mot : Mieux vaut obéir à Dieu qu’aux hommes ; nous ne craignons rien, pourvu que nous accomplissions le ministère qui nous a été confié.

L’homme ivre va à droite et à gauche, dans les rues, sur les places, et s’en prend à tous ceux qu’il rencontre. Ainsi des apôtres ; ils vont à l’Orient et à l’Occident, de Jérusalem à Samarie, de Samarie à Jérusalem, à Césarée, à Antioche et partout : leur vie n’est qu’une suite de marches et de contremarches.

Avec la même intrépidité, ils se jettent sur le judaïsme et sur le paganisme, sur les Grecs et sur les barbares, sur les proconsuls de Rome et sur les philosophes d’Athènes, sur les princes et sur les Césars, maîtres du monde, et ils ne lâchent prise qu’après les avoir enivrés comme eux, ou laissé leur propre vie dans la lutte.

L’homme ivre est d’une gaieté folle : il rit, il chante. Quoi de plus ivre que les apôtres ? On les bat publiquement de verges ; et ils s’en vont riant et chantant leur bonheur par toute la ville de Jérusalem. (Act., v, 41).

L’homme ivre est audacieux, agressif, aveuglément intrépide, car il ne se connaît plus : il est fou. Rien de cela qui ne se manifeste dans les apôtres. Ivres de leur vin nouveau, ils ne connaissent plus de dangers, ils ne respirent que les combats, ils provoquent tout ce qu’ils rencontrent. Hier, la vue du moindre péril les faisait trembler ; aujourd’hui, courageux comme des lions, ils ne demandent que la guerre :

guerre contre le genre humain tout entier ; guerre contre Satan, soutenu par toutes les puissances de l’orient et de l’occident. Sans pâlir, sans sourciller, ils se jettent au milieu des périls, présentent leurs mains aux fers, leur tête au glaive, leurs corps aux griffes des lions, descendent dans les cachots, montent sur les bûchers : rien ne peut les guérir de leur folie.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde