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Effarant et Scandaleux ! par Francis Dallais (2026-03-28 09:33:43)
MESSAGE DU PAPE LÉON XIV
À L'OCCASION DE L’INTRONISATION DE L’ARCHEVÊQUE DE CANTERBURY
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A la Très Révérende et Très Honorable
Dame Sarah Mullally
Archevêque de Canterbury
«Avec nous seront grâce, miséricorde, paix, de la part de Dieu le Père et de la part de
Jésus Christ, le Fils du Père, en vérité et amour». (2 Jn 1, 3)
Avec cette assurance de la présence constante de Dieu, j’adresse mes salutations dans la prière à Votre Grâce à l’occasion de votre intronisation comme archevêque de Canterbury.
Je sais que la charge pour laquelle vous avez été choisie est lourde, avec des responsabilités non seulement au sein du diocèse de Canterbury, mais aussi dans toute l’Église d’Angleterre et de la Communion anglicane. De plus, vous entamez ces fonctions à un moment délicat de l’histoire de la famille anglicane. En demandant au Seigneur de vous fortifier par le don de la sagesse, je prie pour que vous soyez guidée par l’Esprit Saint dans votre service auprès de vos communautés et que vous puisiez votre inspiration à l’exemple de Marie, la Mère de Dieu.
Il y a soixante ans, lors de leur rencontre historique à Rome, nos prédécesseurs d’heureuse mémoire, saint Paul VI et l’archevêque Michael Ramsey, ont engagé catholiques et anglicans dans «une nouvelle étape du développement des relations fraternelles, fondée sur la charité chrétienne» (Déclaration commune, 24 mars 1966). Ce nouveau chapitre d’ouverture respectueuse a porté de nombreux fruits au cours des six dernières décennies et continue encore aujourd’hui.
En cette même occasion, le Pape Paul VI et l’archevêque Ramsey ont également convenu d’engager un dialogue théologique. En effet, la Commission internationale anglicane-catholique romaine (ARCIC) a beaucoup contribué à renforcer la compréhension mutuelle depuis sa création. Les fruits de ce précieux travail nous ont permis de témoigner ensemble de façon plus efficace (cf. Commission internationale anglicane-catholique romaine pour l’unité et la mission, Grandir ensemble dans l’unité et la mission, n. 93). Cela est particulièrement vital compte tenu des multiples défis auxquels notre famille humaine est confrontée aujourd’hui. Je suis reconnaissant, par conséquent, que cet important dialogue se poursuive.
Dans le même temps, nous savons aussi que le chemin œcuménique n’a pas toujours été facile. Malgré de nombreux progrès, nos prédécesseurs immédiats, le Pape François et l’archevêque Justin Welby, ont reconnu franchement que «des circonstances nouvelles ont généré de nouveaux désaccords entre nous». Néanmoins, nous avons continué à cheminer ensemble, car les différences «ne peuvent pas faire obstacle à une reconnaissance mutuelle comme frères et sœurs en Jésus Christ, en raison de notre baptême commun» (Déclaration commune, 5 octobre 2016). Pour ma part, je crois fermement que nous devons poursuivre le dialogue dans la vérité et l’amour, car ce n’est que dans la vérité et l’amour que nous parvenons à connaître ensemble la grâce, la miséricorde et la paix de Dieu (cf. 2 Jn 1, 3), et que nous pouvons ainsi offrir ces dons précieux au monde.
De plus, l’unité recherchée par les chrétiens n’est jamais une fin en soi, mais elle est orientée vers l’annonce du Christ, afin que, comme le Seigneur Jésus lui-même l’a prié, «le monde croie» (Jn 17, 21). S’adressant aux primats de la Communion anglicane en 2024, le Pape François a déclaré: «Ce serait un scandale si, à cause des divisions, nous ne réaliserions pas notre vocation commune de faire connaître le Christ» (Discours aux primats de la Communion anglicane, 2 mai 2024). Chère sœur, je fais volontiers miennes ces paroles, car c’est par le témoignage d’une communauté chrétienne réconciliée, fraternelle et unie que l’annonce de l’Évangile résonnera le plus clairement (cf. Message pour la Journée mondiale des missions 2026, n. 2).
Avec ces sentiments fraternels, j’invoque sur vous les bénédictions de Dieu Tout-Puissant alors que vous assumez vos hautes responsabilités. Que le Saint-Esprit descende sur vous et vous rende fécond votre service du Seigneur.
Du Vatican, le 20 mars 2026
Mémoire de saint Cuthbert, évêque
LÉON PP. XIV
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L'Osservatore Romano
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( 997412 )
Le libéralisme est un péché par JFB33 (2026-03-28 11:09:56)
[en réponse à 997406]
Et il est encore plus grave lorsqu'il est assumé publiquement.
Et pour çà il faudrait se taire ?
Une fois de plus, comment vont réagir les communautés dites "traditionalistes" sous le couperet de leurs évêques libéraux ?
Dans ces propos il nous dit
Ce nouveau chapitre d’ouverture respectueuse a porté de nombreux fruits au cours des six dernières décennies et continue encore aujourd’hui.(...) En effet, la Commission internationale anglicane-catholique romaine (ARCIC) a beaucoup contribué à renforcer la compréhension mutuelle depuis sa création. Les fruits de ce précieux travail nous ont permis de témoigner ensemble de façon plus efficace. Cela est particulièrement vital (...)
Mais où sont donc les fruits de ces dialogues ? Est-il au courant que leur communauté anglicane est en désuétude et que la communauté catholique qu'il est censé élever est dans une situation plus désastreuse que jamais ?
Et plus loin
Je suis reconnaissant, par conséquent, que cet important dialogue se poursuive.
On attend toujours le dialogue avec la FSSPX !
Que faut-il de plus pour comprendre que son pontificat est dans la lignée de tous ces prédécesseurs ? Que faut-il de plus ?

( 997414 )
un message à la fois banal et à plusieurs tiroirs par Luc Perrin (2026-03-28 11:11:50)
[en réponse à 997406]
- banal car ces messages de salutation à l'occasion de ci et de ça pour ici une laïque schismatique et hérétique usurpant un titre épiscopal vont de pair avec ceux pour les idolâtres, les hiérarques de religions non chrétiennes, des athées proclamés, des génocidaires abominables, les membres du sinistre club Epstein-Maxwell etc.
En règle générale, ces messages d'ordre diplomatique de politesse convenue tombent dans un rapide oubli.
- celui-ci comporte cependant deux petits tiroirs à peine dissimulés :
a) une touche d'humour romain à l'endroit de la plus que contestée nouvelle archevêchesse, du jamais vu, qui préside à la Désunion anglicane : "Je sais que la charge pour laquelle vous avez été choisie est lourde, avec des responsabilités non seulement au sein du diocèse de Canterbury, mais aussi dans toute l’Église d’Angleterre et de la Communion anglicane. De plus, vous entamez ces fonctions à un moment délicat de l’histoire de la famille anglicane."
Il a été indiqué sur le F.C. qu'une bonne partie non occidentale de la Désunion anglicane en a franchement assez du délire on dirait néo-moderniste en catholicisme, ici du protestantisme hyper libéral dégénéré qui frappe toutes les Églises protestantes - avec des résistances - que l'Occident veut imposer à la planète.
Il y a aussi les "BRICS" et la "Résistance" dans le domaine religieux: l'Afrique anglicane en particulier se détache de plus en plus en plus de la folie de Cantorbéry.
Une petite minorité parmi les Anglicans-épiscopaliens occidentaux est allée à la T.A.C. (Traditional Anglican Communion) et une autre petite minorité a rejoint la pleine communion romaine via les trois ordinariats catho-anglicans (celui de la Croix du Sud couvre l'Asie).
Enfin l'anglicanisme de Sarah Mullaly ressemble de plus en plus à la présence orthodoxe en Turquie : on a pléthore de diacres, diaconesses, prêtres, évêques et deux archevêques mais les fidèles ... il faut une loupe pour en trouver un ou deux derrière les piliers. La participation au culte anglican en G-B. est famélique quelques %.
b) second tiroir : un clin d'oeil au courant bergoglien qui cherche à introduire plus de féminisme néo-moderniste, plus d'assimilation à la doxa libérale à visage totalitaire cf. la déclaration toute fraîche du cardinal néo-jésuite Hollerich et de beaucoup d'autres en Synodalie germanique ou aux USA. Où l'on retrouve le pâté d'alouette qui décidément est le mets favori du Pontife régnant : un § qui n'engage à rien à la CEF via le cardinal Parolin les plumes d'alouette côté tradi, une lettre personnelle dithyrambique pour l'archevêchesse, le cheval bergoglien.
La conclusion s'impose : la Rome bergoglienne continue à ne pas voir que son orientation vers un néo-catholicisme anglicanisé (second tiroir) mène implacablement au calamiteux résultat du premier tiroir.
Il n'y a pas besoin pourtant d'être docteur en théologie catholique, historien et sociologue au Collège de France, pour savoir que selon le vieux principe ... "les mêmes causes produisent les mêmes effets".