Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=997169
images/icones/carnet.gif  ( 997169 )Léon XIV soutient un texte du pape François sur les divorcés remariés par lumineux (2026-03-20 07:08:02) 

https://www.lapresse.ca/international/europe/2026-03-19/leon-xiv-soutient-un-texte-du-pape-francois-sur-les-divorces-remaries.php

A l’occasion de son dixième anniversaire, Léon XIV a qualifié le texte de « message lumineux d’espérance concernant l’amour conjugal et familial ».
Malheureusement le pape Léon XIV semble suivre la voie du pape François.
Prions pour le pape !
images/icones/fleche2.gif  ( 997170 )Il ne faut pas trop se faire d'illusions par Jean-Paul PARFU (2026-03-20 07:23:54) 
[en réponse à 997169]

Léon XIV, c'est du Bergoglio sur un mode mineur.

En tout état de cause, il semble assez loin de nos préoccupations.
images/icones/1n.gif  ( 997171 )Titre pour le moins osé... par Justin Petipeu (2026-03-20 07:39:14) 
[en réponse à 997169]

Rappelons que l'autorisation de communier pour les divorcés remariés tient en une note de bas de page.

Je ne sais pas ce qu'en pense le pape mais il voit peut-être pas QUE cela dans le texte...
images/icones/1b.gif  ( 997172 )L'observation empirique issue de la tradition par Le Cap (2026-03-20 07:44:58) 
[en réponse à 997171]

A force de roueries humaines et de leurs dissections, la sagesse pragmatique a établi que le diable se cachait dans les détails…
images/icones/hum2.gif  ( 997173 )J'en conviens. par Justin Petipeu (2026-03-20 07:47:20) 
[en réponse à 997172]

mais pensez-vous que Léon XIV n'ait que ça en tête quand il parle du texte ? Ce n'est pas exactement un tradi, c'est le moins que l'on puisse dire.
images/icones/icones-jmd.gif  ( 997175 )L'avenir nous le dira par jean-marie dobrée (2026-03-20 08:15:26) 
[en réponse à 997173]

Tout est dans le titre.
J'espère le meilleur, mais je crains le pire.
images/icones/fleche2.gif  ( 997179 )Soyons précis par Ion (2026-03-20 09:49:34) 
[en réponse à 997171]

Il n'y a pas, dans la très belle exhortation Amoris Laetitia, même dans une note de base de page, d'autorisation de communier pour les divorcés remariés

Il y a l'affirmation, dans le corps du texte, qu'une situation objectivement désordonnée dans laquelle se trouve une personne n'est pas toujours subjectivement imputable à cette personne. Et que cette personne a besoin de l'aide de l'Eglise par la grâce. Et la note de base de page indique que cette aide peut même, dans certains cas, prendre la forme d'une grâce sacramentelle, notamment à travers la confession, tout en soulignant que la communion n'est pas une récompense pour parfaits. Cette partie qui, comme vous dites, est loin d'être le tout de cette exhortation, ne fait qu'écrire ce qui, dans le secret du confessionnal ou en accompagnement spirituel, s'est toujours fait dans l'Eglise.


AL 305
... À cause des conditionnements ou des facteurs atténuants, il est possible que, dans une situation objective de péché – qui n’est pas subjectivement imputable ou qui ne l’est pas pleinement – l’on puisse vivre dans la grâce de Dieu, qu’on puisse aimer, et qu’on puisse également grandir dans la vie de la grâce et dans la charité, en recevant à cet effet l’aide de l’Église.[351]
Et la note de base de page
[351] Dans certains cas, il peut s’agir aussi de l’aide des sacrements. Voilà pourquoi, « aux prêtres je rappelle que le confessionnal ne doit pas être une salle de torture mais un lieu de la miséricorde du Seigneur » : Exhort. ap. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 44 : AAS 105 (2013), p. 1038. Je souligne également que l’Eucharistie « n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles » (Ibid., n. 47 : p. 1039).

images/icones/icones-jmd.gif  ( 997180 )Je ne pense pas par jean-marie dobrée (2026-03-20 10:23:23) 
[en réponse à 997179]

Je ne pense pas qu'on puisse affirmer que cela s'est toujours fait dans l'Eglise. Pour ma part, curé de paroisse pendant plus de trente ans, je ne l'ai jamais fait. Il faudra plus qu'une note en bas de page pour me faire changer.
images/icones/tao.gif  ( 997184 )Nuance par Regnum Galliae (2026-03-20 11:14:16) 
[en réponse à 997179]

Cela s'est certes déjà vu mais à la condition d'une chaste continence. Or il n'en est pas question ici, d'autant que les précisions ultérieures faites par les évêques d'Argentine, confirmées par le pape, vont dans le sens d'une communion généralisée et inconditionnelle aux divorcés remariés.
Ces deux astuces (note de bas de page encore floue et autorisation pastorale informelle) permet à un texte magistériel de ne pas tomber sous le coup du dogme de l'infaillibilité pontificale tout en encourageant une pastorale hétérodoxe
images/icones/1v.gif  ( 997186 )François aurait donc par jejomau (2026-03-20 11:16:35) 
[en réponse à 997179]

Pondu une encyclique pour séminaristes de 1° année ?
images/icones/carnet.gif  ( 997182 )Mais justement par Regnum Galliae (2026-03-20 10:52:39) 
[en réponse à 997171]

Cette révolution copernicienne, pour reprendre une formule bien connue, ne pouvait qu'être en note de bas de page, justement pour rassurer ceux qui pensent comme vous.
images/icones/musique.gif  ( 997185 )J'ai du mal à me faire comprendre... par Justin Petipeu (2026-03-20 11:15:33) 
[en réponse à 997182]

Je pense justement que Léon n'en a rien à faire et résumer son approche d'AL à un soutien à la communion des divorcés remariés est simpliste.

Pas grave, je laisse tomber.
images/icones/carnet.gif  ( 997189 )Le problème d'Amoris lætitia par Abbé Claude Barthe (2026-03-20 11:30:22) 
[en réponse à 997182]

Le problème d'AL, avant d'être dans la note 351, est dans la proposition du n. 301: "il n’est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une certaine situation dite ‘‘irrégulière’’ vivent dans une situation de péché mortel, privés de la grâce sanctifiante. Les limites n’ont pas à voir uniquement avec une éventuelle méconnaissance de la norme. Un sujet, même connaissant bien la norme, peut avoir une grande difficulté à saisir les « valeurs comprises dans la norme »[339] ou peut se trouver dans des conditions concrètes qui ne lui permettent pas d’agir différemment et de prendre d’autres décisions sans une nouvelle faute."
Autrement dit, une personne adultère, consciente qu’elle contrevient au commandement, n’est pas nécessairement dans le péché, par exemple si elle estime qu'elle ne peut pas abandonner femme et enfants du "remariage" ni vivre en lui comme frère et soeur
images/icones/fleche2.gif  ( 997190 )Il ne s'agit justement pas d'une personne ... par Ion (2026-03-20 11:43:29) 
[en réponse à 997189]

... consciente qu’elle contrevient au commandement, mais au contraire d'une personne qui peut avoir une grande difficulté à saisir les « valeurs comprises dans la norme »[339] ou [qui] peut se trouver dans des conditions concrètes qui ne lui permettent pas d’agir différemment et de prendre d’autres décisions sans une nouvelle faute

Il est évident qu'une personne parfaitement consciente de son péché grave et l'accomplissant de manière libre et volontaire, c'est-à-dire remplissant les trois conditions que sont la matière grave, la pleine conscience, le propos délibéré) reste privée de la grâce sanctifiante.

Dès lors, la proposition 301 n'est absolument pas un problème.
images/icones/carnet.gif  ( 997193 )Il 'agit bien d'une personne qui sait qu'elle contredit le commandement par Abbé Claude Barthe (2026-03-20 12:22:46) 
[en réponse à 997190]

Il s'agit d'"un sujet, même connaissant bien la norme, [qui] peut avoir une grande difficulté à saisir les « valeurs comprises dans la norme »[339] ou peut se trouver dans des conditions concrètes qui ne lui permettent pas d’agir différemment et de prendre d’autres décisions sans une nouvelle faute."
C'est une personne qui contredit la norme et qui le sait, mais qui estime se trouver dans des conditions qui ne lui permettent pas d'agir autrement.
AL applique la théorie dite du "moindre mal".
images/icones/fleche2.gif  ( 997195 )S'il la connait ... par Ion (2026-03-20 14:09:40) 
[en réponse à 997193]

... il ne parvient pas, de par sa situation à en comprendre la valeur et/ou n'est pas dans une situation libre de se l'appliquer sans commettre une autre faute. La liberté (acte délibéré) est l'une des trois conditions du péché mortel et n'est pas remplie ici. Enfin, contrairement à ce que vous laissez entendre, il ne suffit que le sujet estime par lui-même ... Il faut qu'il soit accompagné spirituellement dans son discernement.

Bref, AL n'institue absolument pas de nouvelles règles mais applique le cheminement qui est celui de tout chrétien à des situations particulièrement douloureuses.
images/icones/carnet.gif  ( 997197 )Et le péché du prêtre, aveugle conduisant un aveugle, est plus grave par Abbé Claude Barthe (2026-03-20 15:08:21) 
[en réponse à 997195]

...il (l'époux ou l'épouse adultère) ne parvient pas, de par sa situation (le deuxième "mariage" après divorce) à comprendre la valeur de l'interdiction de l'adultère et/ou est n'est pas, à cause de son deuxième "mariage", dans une situation libre de s'appliquer cette interdiction de violer la foi matrimoniale sans commettre une autre "faute" (c'est-à-dire, la "faute" de laisser tomber sa compagne dans le péché - compagne à laquelle et aux enfants qu'il a eu avec elle, il doit en effet en justice assistance)...
Quant au prêtre avec lequel il, ou le plus souvent selon l'expérience elle, a "cheminé" et qui couvre son élection peccamineuse, son choix de rester dans l'adultère, sa responsabilité est fort lourde.
Je connais un prêtre du diocèse de X. qui signe ainsi des attestations pour les personnes qu'il fait ainsi cheminer en vue, comme il l'écrit noir sur blanc de leur "réintégration à la table eucharistique". Caecus autem si caeco ducatum prœstet, ambo in foveam cadunt.
images/icones/attention.gif  ( 997198 )Attention par Regnum Galliae (2026-03-20 15:21:40) 
[en réponse à 997195]

En poussant le raisonnement, vous ouvrez également la sainte communion à des personnes coupables de péchés tels que l'avortement, l'euthanasie, la contraception, etc. mais qui pensent faire le bien.
Ces situations doivent êtres discernées au cas par cas et il est très imprudent de les généraliser dans un document public car chacun y trouvera ce qu'il veut. Il y a donc le risque de relativiser le mal et de le rendre subjectif et non plus objectif.
images/icones/idee.gif  ( 997200 )en effet c'est la casuistique jésuite classique du XVIIe siècle par Luc Perrin (2026-03-20 15:45:37) 
[en réponse à 997198]

brocardée et dénoncée avec brio par Pascal et bien d'autres.

On a oublié les vifs débats du Grand Siècle à ce sujet mais les opuscules dans un sens et dans l'autre se comptent par centaines et milliers peut-être. Dès la fin du XVIe, la polémique autour du régicide possible ou non au plan moral fait rage.

Cela demanderait à être repris et relu.

En tout cas, des collègues, on ne peut plus secondo-vaticanesques, avaient sursauté lors de la publication d'A. L. sur ce subjectivisme extrême.