Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=996802
images/icones/1f.gif  ( 996802 )Fondée en 1140, l'abbaye de la Trappe annonce sa fermeture par Gaspard (2026-03-08 20:48:27) 

en 2028. Source : Article

Après les fermetures de milliers de petits couvents / monastères abbayes, voilà venu le tour des plus célèbres et anciennes abbayes.

Printemps de l'Église.

Dans ce cas, pas vu de clausule pour le moment "interdit aux tradis".
images/icones/fleche2.gif  ( 996806 )effondrement du nombre de religieux de 50% par jejomau (2026-03-08 21:52:02) 
[en réponse à 996802]

"Le nombre de religieux en France, qui est aujourd'hui d'environ 25.000 (dont 4 000 moines et moniales), a baissé de près de 50% en 10 ans"

LIEN
images/icones/2a.gif  ( 996811 )L'un des fruits amers du Concile... par Vistemboir2 (2026-03-08 22:21:59) 
[en réponse à 996806]

Tant que la hiérarchie ne reconnaîtra pas que Vatican II est une monumentale catastrophe pour l'Église et ne prendra pas les mesures en conséquence, la dégringolade des vocations sacerdotales et monastiques ne fera que s'accentuer...
images/icones/frFlag.gif  ( 996812 )[réponse] par Lys (2026-03-08 23:33:04) 
[en réponse à 996811]

Mgr Hippolyte Simon:
« Une idée répandue veut que la baisse des vocations en France date du concile Vatican II.
Ce document démontre le contraire, car la baisse s'amorce dès les années 1950. »



Évolution du nombre des ordinations sacerdotales en France, de 1900 à 1999

« Après les chocs consécutifs à la séparation de 1905 puis à la guerre 1914--1918, une remontée s'amorce jusqu'à la seconde guerre mondiale. La courbe atteint son maximum pour les années 1939--1949 , puis elle tombe régulièrement de 1949 à 1975. »

« Depuis cette date, nous sommes sur un palier relativement stable » [1975-1999]

[source: Service National des Vocations (SNV) 2001]
images/icones/carnet.gif  ( 996813 )Exactement par JFB33 (2026-03-08 23:38:58) 
[en réponse à 996812]

Il faut être plus précis : il faut parler de libéralisme accentué et validé par le Concile Vatican d'eux !
Cette crise date d'après la guerre (et pour plusieurs raisons), Vatican d'eux a fait le reste
images/icones/iphone.jpg  ( 996814 )Les réformes sous Pie XII par Nemo (2026-03-09 01:44:49) 
[en réponse à 996812]

Comme par hasard, ce sont les premières mutilations apportées au missel traditionnel : la semaine sainte réformée.
Les autels face au peuple, les prêtres ouvriers…
C’est l’entre deux guerres qui marque le début du modernisme.
images/icones/FleurDeLys.png  ( 996815 )[réponse] par Lys (2026-03-09 07:35:07) 
[en réponse à 996812]

1950 : environ 1650 ordinations / an
1965 : environ 650 ordinations / an
1980 : environ 100 ordinations / an

Période des 15 années précédant la fin du concile = -1000 ordinations / an
Période des 15 années suivant la fin du concile = - 100 ordinations / an

Cela nous révèle que :

1) pendant l’exclusivité de liturgie St Pie V = chute vertigineuse des vocations sacerdotales
2) pendant la mise en place de la liturgie 1970 = aucune remontée des vocations sacerdotales

Cela nous informe que :

1) La chute des vocations sacerdotales n’a aucun rapport avec la forme liturgique en cours
2) La liturgie dite de « toujours » n’est pas le remède à la crise des vocations
3) Le second concile du Vatican n’a aucun rapport avec la chute des vocations
4) Le second concile du Vatican n’a été d’aucun secours pour la remontée des vocations
5) Les causes du problème de chute des vocations en France ne sont:
ni le second concile du Vatican de 1965, ni le Novus Ordo de 1970
6) Ces causes ont surgi en 1949 et n’ont pas encore été corrigées
images/icones/carnet.gif  ( 996816 )Erratum par Lys (2026-03-09 07:45:48) 
[en réponse à 996815]

Période des 15 années suivant la fin du concile = - 550 ordinations / an

(et non -100 comme publié, désolé)
images/icones/carnet.gif  ( 996818 )oui par Réginald (2026-03-09 08:32:49) 
[en réponse à 996815]

Si l’on observe les courbes de pratique religieuse, 1965 n’apparaît pas comme l’origine de la chute, mais plutôt comme une rupture de pente. Avant cette date, la pratique dominicale diminue déjà lentement : la sécularisation est à l’œuvre, mais l’institution tient encore et la pratique dite « obligatoire » demeure relativement solide. Après 1965, en revanche, on constate un effondrement brutal de la pratique dominicale, beaucoup plus rapide que la tendance antérieure.

Le Concile a pu jouer ici un rôle de catalyseur involontaire. En modifiant certaines disciplines visibles – disparition du latin comme norme, assouplissement de l’abstinence du vendredi, transformations liturgiques –, il a donné à une partie des fidèles l’impression que ce qui paraissait auparavant stable et immuable pouvait changer. Pour une population dont la foi reposait largement sur l’habitude sociale et la continuité des pratiques, ce déplacement des repères a contribué à fragiliser un édifice déjà atteint par des évolutions profondes.

Car les racines de la crise sont plus anciennes. L’année 1949 constitue à cet égard un moment symbolique : c’est le moment où l’Église de France prend conscience que le monde rural, qui avait longtemps constitué son principal vivier de vocations sacerdotales, n’est plus un socle stable. L’urbanisation rapide entraîne l’exode des jeunes vers les villes et les zones industrielles, où l’encadrement paroissial est beaucoup plus lâche.

Dans les années 1950, les tentatives de reconquête du monde ouvrier – notamment l’expérience des prêtres-ouvriers, suspendue en 1954 – révèlent les difficultés de l’Église à rejoindre la modernité sociale sans risquer de s’y diluer. Parallèlement, l’essor de la société de consommation et la montée de l’individualisme durant les Trente Glorieuses entrent progressivement en tension avec l’idéal de renoncement et de discipline qui soutenait traditionnellement la culture catholique et les vocations sacerdotales.

Ainsi, 1965 n’est pas tant la cause première de la crise que le moment où plusieurs dynamiques plus anciennes se cristallisent et s’accélèrent.
images/icones/find.gif  ( 996834 )Et l'on peut aussi relire par Jean-Paul PARFU (2026-03-09 15:56:49) 
[en réponse à 996818]

Un extrait d'un post récent de Signo sur le "NOM" :

"La nouvelle liturgie est précisément le fruit d’une tentative « d’adaptation » (en réalité un alignement) de l’Eglise à la mentalité sécularisée occidentale. Or on sait aujourd’hui d’expérience que cet alignement, loin de freiner l’effondrement au contraire tend à l’accélérer, précisément parce que la pratique catholique, à force d’alignement, n’apparaît plus comme une alternative au sécularisme ambiant mais semble plutôt se dissoudre en lui.
Certes, même sans réforme, ou avec une réforme moins révolutionnaire, l’effondrement de la pratique sociologique aurait eu lieu. Mais ceux qui veulent vraiment garder la foi dans ce contexte hostile ont besoin d’une nourriture solide, c’est à dire d’une liturgie fortement structurée, riche sur les plan symbolique et théologique, et avec des racines anciennes. Toutes choses que la nouvelle liturgie, conçue par et pour l’homme des années 1960-1970 (foi dans l’homme et le progrès, optimisme révolutionnaire, horizontalisme, rationalisme, fonctionnalisme), est incapable d’apporter, de par sa conception même. On ne résiste pas à un contexte de société liquide avec une liturgie liquide".
images/icones/fleche2.gif  ( 996821 )[réponse] par jejomau (2026-03-09 09:33:13) 
[en réponse à 996815]

2025 : 49 ordinations.. diocésaines dans le NOM (France)
 ( 996822 )Vous simplifiez par Roger (2026-03-09 09:35:49) 
[en réponse à 996815]

Je pense que les choses sont un peu plus compliquées car il y a de fortes spécificités françaises
Le haut niveau d ordinations de 1950 est surtout le reflet des décalages dus à la guerre
Il faut aussi prendre en considération un esprit qui sera celui de la réception française des textes conciliaires : fermeture des petits séminaires, politisation du jeune clergé et des jeunes catholiques (à gauche) , démantèlement du catéchisme, etc…

Aucun rapport avec les décisions du concile c’est exact - mais en revanche adoption d’une vision du monde et de lEglise en rupture avec la Tradition et le magistère : « on ira tous au paradis «  etc…
images/icones/carnet.gif  ( 996829 )précision par thib (2026-03-09 14:53:00) 
[en réponse à 996815]

Sur le graphique partagé, on observe une baisse importante entre 1900 et 1913 d'ordinations (division par 2)
En réalité, le mouvement et très ancien, les guerres ont permis à l'Eglise de France de retarder l'échéance, mais le laïcisme anticlérical date des lumières. La Révolution et la Terreur ont voulu une destruction de la religion catholique par la violence. Puis la méthode a changé et la sécularisation a été l'outil le plus efficace. Jusqu'à aujourd'hui où on observe une forme de reprise, temporaire ? On le verra

Je trouve l'argument de la forme liturgique et du Concile très étrange car en France on ne sort que les chiffres français, or, dans le monde, la courbe des ordinations et très favorable depuis le Concile. Donc selon cet argument, les fruits du Concile d'un point de vue mondial seraient très favorables.
images/icones/fsspx.gif  ( 996835 )Une réponse à votre post par Capucin (2026-03-09 16:35:35) 
[en réponse à 996815]

Des chiffres sont avancés dans cette vidéo récente de la FSSPX :


ici


Il est intéressant de la regarder jusqu'au bout.
images/icones/carnet.gif  ( 996838 )est ce réellement une réponse? par thib (2026-03-09 17:15:10) 
[en réponse à 996835]

Je m'interroge sur le caractère de réponse à travers cette vidéo.
Je l'avais déjà vue, je pense que vous faites référence aux exemples de pays où la proportion de catholique diminue
Mais l'exercice peut être fait dans l'autre sens : RDC, Ouganda, Kenya, Tanzanie, Nigeria, Corée du Sud, Timor Oriental

Ce qui m'interpelle dans ces argumentations, c'est une certaine incohérence. Vatican II serait une erreur en raison de ces fruits et il faudrait revenir à la situation d'avant pour retrouver de meilleurs fruits.
Mais quand nous regardons la sommes des instituts dits "tradis", en incluant même ceux qui ne rejettent pas VII, les fruits sont très maigres. Il y a une croissance, mais elle reste très faible et la somme des pratiquants dans le monde est de seulement quelques millions.
Les fruits sont où?
images/icones/iphone.jpg  ( 996842 )Vous soulevez une bonne question par Capucin (2026-03-09 18:15:46) 
[en réponse à 996838]

Vatican II (au sens large du terme) étant une vague submersive, il ne faut pas la prendre en tant que telle mais la replacer dans le contexte global de l’époque. Elle est précédée de vagues et se poursuit d’autres vagues plus ou moins destructrices.

Les années 60 et 70 ayant été moins ravageuses dans les pays que vous citez, que dans « l’occident » marxisé et gangué dans toutes les pseudo nouvelles philosophies centrées autour de l’homme, le mal a fait son œuvre avec un temps secondaire.

La Tradition n’étant pas prônée par les instances officielles de l’église, c’est une évidence que les communautés traditionnelles ne pourront relever à leur seul niveau la ruine de l’église. Mais elle se développe et pèse de plus en plus dans les débats. Le jour où la tradition sera de nouveau prônée sur le siège de Pierre, elle retrouvera une plus grande vigueur.

Mais … qui peut encore nier les fruits de la Tradition en 2026 ?
images/icones/iphone.jpg  ( 996843 )User des bons arguments par Signo (2026-03-09 18:18:18) 
[en réponse à 996838]

« Quelques millions »…. Vous êtes encore bien optimiste. Au doigt mouillé je ne pense pas que le nombre total de fidèles pratiquant ordinairement l’usus antiquior dépasse de beaucoup le million.

Dire que le concile et les réformes qui l’ont suivi ont provoqué l’effondrement est certainement exagéré. Mais à mon sens le débat n’est pas là.

Car précisément ont a conçu et mis en œuvre ces réformes radicales en les justifiant par l’impératif pastoral d’enrayer le déclin de la pratique, voire d’impulser un nouveau souffle.
On a présenté la destruction de la tradition comme une nécessité pour regagner le cœur de nos contemporains. Le prix à payer en quelque sorte. C’est très clairement ce qui ressort des discours de Paul VI de novembre 1969.

Or on a détruit une tradition d’une immense richesse, mais non seulement le déclin n’a pas été enrayé, mais il s’est au contraire brutalement accéléré. On se retrouve dans la situation d’une Église sans tradition, donc sans consistance liturgique, ascétique et spirituelle, et en même temps en situation de faillite pastorale à peu près totale. Autrement dit : on a perdu sur tous les tableaux. Les réformes post-conciliaire (qu’il faut nettement distinguer du concile lui-même, même s’il y a des liens) s’avèrent clairement, aujourd’hui en 2026, n’être rien de plus qu’une gigantesque arnaque. Je dirais même une auto-arnaque. Et, il faut le dire clairement, une forme de suicide.

Or, face à cette situation de faillite générale, la hiérarchie ecclésiastique dans son ensemble s’enferme dans le déni, et continue de vanter les mérites et le caractère indispensable de ces réformes (dont certaines étaient sans doute nécessaires, mais pas la majorité d’entre elles). La véritable question est de savoir combien de temps encore ce déni de réalité va t’il pouvoir se poursuivre, dans un contexte dans lequel le tissu ecclésial est purement et simplement menacé d’extinction dans bien des régions.

images/icones/heho.gif  ( 996819 )"La nouvelle Pentecôte" promise avec Vatican II... par Vistemboir2 (2026-03-09 09:16:47) 
[en réponse à 996812]

a été surtout marquée dans les années 70 (les "années de plomb") par la persécution des prêtres attachés à la messe traditionnelle, qui les obligeait souvent à célébrer en dehors des églises, le fameuses « messes dans des garages », ce qui n'était pas de nature à encourager les vocations...
 ( 996820 )Plus gravement par Roger (2026-03-09 09:29:09) 
[en réponse à 996819]

Les années 70 et suivantes ont été caractérisées par l’abandon de toute perspective ascétique
La recherche de la convivialité joyeuse était non seulement très éloignée de la tradition catholique mais aussi dérisoire par rapport à l’offre de joie et de convivialité proposée dans les commerce ou simplement dans un cadre amical

Si l’ascèse perd toute valeur pourquoi entrer dans un monastère ?
images/icones/carnet.gif  ( 996837 )Il serait intéressant par Leopardi (2026-03-09 17:03:32) 
[en réponse à 996812]

de connaître le rapport des ordinations par rapport aux naissances de chaque année pour avoir une vision relative.
images/icones/fleche2.gif  ( 996840 )Les ordinations : chiffres de 1743 à 2013 par Glycéra (2026-03-09 17:33:31) 
[en réponse à 996812]





Dans cet article, des courbes et des chiffres :

https://fr.scribd.com/document/705646066/Les-ordinations-en-chiffres-une-baisse-radicale

On y lit le grand creux de la révolution de 1789.
En 1802, combien d'ordinations ? Seulement 5 !!

Et où il se montre les chiffres du diocès d'Annecu depuis 1530.
Avec la progresion fulgurante autour de St François de Sales qui en fut l'évèque qui reconquit le Valais au protestantisme.

Démonstration probante : ce n'est pas sur un systèe qu'il faut compter, mais sur celui qui retrousse ses manches avec un coeur qui aime sa tâche pour Dieu.

Avis pour nous du XXI° ?


PS Evidemment regarder les chiffres absolus ne parle pas bien.
Rapporter le nombre d'ordinations au nombre de pratiquants est une autre base de comparaison...

RePS : Savez-vous combien il reste de paroisses dans le diocèse de Mende (Lozère) aujourd'hui ? Seulement 5 ! Douce mère ! Alors que ce diocèse avait longtemps fourni des prêtres aux endroits qui en manquaient !

https://www.diocese-mende.fr/le-diocese/presentation-historique/
images/icones/5b.gif  ( 996825 )ND des Dombes par Le Cap (2026-03-09 11:48:13) 
[en réponse à 996802]

trappe séculaire (implantée au XIXe) dans l'ancienne province des Dombes et actuel département de l'Ain a fermé au début de ce siècle. Les trappistes y ont été remplacés par une communauté cha-cha (Chemin Neuf).
L'église conciliaire est, hélas, à l'inverse de l'univers, en constante régression…