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images/icones/carnet.gif  ( 996576 )P. de Blignières : on est arrivé à une situation pire qu'en 1988 par DumVolviturOrbis (2026-02-26 11:08:41) 

Famille Chrétienne a publié une interview du Père de Blignières au sujet des futurs sacres de la FSSPX.

« La Fraternité Saint-Pie-X ne semble plus se soucier de l’unité »

Le maintien des prochaines ordinations épiscopales par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X ravive le spectre d’une rupture totale avec Rome. Pour le fondateur de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, les successeurs de Mgr Lefebvre multiplient de façon déraisonnée les critiques du concile Vatican II et de la messe dite de Paul VI.

Famille Chrétienne – Comment avez-vous personnellement accueilli l’annonce, le 2 février, et la confirmation, le 19 février, de l’ordination de nouveaux évêques par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X ?

Père Louis-Marie de Blignières – L’annonce des nouveaux sacres m’inspire beaucoup de tristesse, mais pas vraiment de surprise. Je perçois, depuis plusieurs années, cette évolution de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX), qui ne semble plus du tout se soucier de l’unité de l’Église. La FSSPX paraissait engagée sur cette voie depuis 2012, lorsque l’éviction de Mgr Bernard Fellay, pourtant proche d’un accord avec Rome, a marqué un tournant et l’éloignement progressif de la Fraternité.

Il faut rappeler que le traditionalisme est, à l’origine, une légitime réaction contre la crise de la foi, de la catéchèse et de la liturgie. La FSSPX, dont la fondation a été régulière, a beaucoup contribué à développer le traditionalisme. La condamnation très injuste de Mgr Marcel Lefebvre en 1975, l’opposition persistante de Paul VI, la malveillance de l’épiscopat (surtout français) ont envenimé la situation. Elles ont créé, chez Mgr Lefebvre puis chez ses successeurs, une défiance en la hiérarchie qui n’a jamais pu être surmontée.

Cette défiance, jointe à une surenchère (non fondée en saine théologie) dans la critique du Concile et de la réforme liturgique, ont fait échouer les ouvertures successives de Jean-Paul II et de Benoît XVI.

En juillet, j’ai écrit à l’abbé Davide Pagliarani [supérieur général de la FSSPX, Ndlr], afin de lui suggérer de proposer au Saint-Siège, sur la base d’un accord du type de celui du 5 mai 1988 entre Mgr Lefebvre et le cardinal Joseph Ratzinger, la constitution d’une administration apostolique universelle pour la FSSPX. Il n’a pas donné suite à cette proposition.

J’ai ensuite publié un article dans notre revue Sedes Sapientiae du mois de décembre, pour montrer que, théologiquement, il n’est pas admissible de faire un évêque hors de la communion hiérarchique. Consacrer des évêques contre la volonté du pape et en dehors de la communion épiscopale revient à s’opposer au droit divin.

À la suite de l’annonce de futures ordinations épiscopales, l’abbé Pagliarani a été reçu par le préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi, le 12 février. Le Saint-Siège a proposé un parcours de dialogue théologique afin de maintenir « les minima nécessaires » à la pleine communion avec l’Église catholique. La FSSPX vient de refuser ce parcours. Comment analysez-vous ce refus ?

La FSSPX aurait pu, sans déshonneur, revenir à ce qui fut la position des premiers traditionalistes, comme l’abbé Victor Berto (théologien de Mgr Lefebvre au Concile) ou Jean Madiran. Ce fut aussi longtemps la position officielle de Mgr Lefebvre lui-même dans ses rapports avec Rome. Le 18 novembre 1978, reçu par Jean-Paul II, il se disait « prêt à accepter le Concile lu à la lumière de la Tradition ».

Pour la liturgie réformée par Paul VI, qui est critiquable sous bien des aspects, la FSSPX pourrait reconnaître ce que Mgr Lefebvre reconnaissait dans l’accord du 5 mai 1988 : elle est une liturgie valide. Mais ces dernières années, les positions de la FSSPX ont été, au contraire, dans le sens d’une maximisation déraisonnable des critiques. Ainsi, dans un article du 12 février dernier sur le site La Porte latine, l’abbé Jean-Michel Gleize explique que « la nouvelle messe » est « un buisson rempli de reptiles venimeux » et que « le concile Vatican II met la foi en péril ».

Une fois que les nouvelles ordinations auront eu lieu, utiliseriez-vous le mot « schisme » pour qualifier la situation ?

Oui, malheureusement. Il me paraît fort probable que, après les sacres, le pape déclarera l’excommunication, mais, de toute façon, comme la FSSPX sera passée aux actes avec des sacres contre la volonté du pape, elle serait excommuniée ipso facto.

Le fait de constituer un épiscopat en dehors de la communion du corps des évêques, c’est l’essence même du schisme. Le mandat pontifical requis dans le droit actuel ne fait qu’exprimer un aspect de la constitution de l’Église. « De droit divin, les évêques, même dispersés, sont un corps constitué dans l’Église », écrit l’abbé Berto, qui n’était pas un théologien progressiste.

Le supérieur de la FSSPX justifie l’annonce de nouvelles ordinations au nom du « Salut des âmes », qu’il présente comme une « nécessité grave » et exceptionnelle.

Il est vrai que « la loi suprême, c’est le Salut des âmes ». Mais premièrement, c’est une erreur théologique – une erreur presque enfantine – de penser que l’on peut procurer le Salut des âmes par des actes qui sont intrinsèquement mauvais. Or, le fait de se passer de la communion hiérarchique est en soi mauvais. La fin ne justifie pas les moyens.

Le raisonnement présenté par l’abbé Pagliarani a été celui de nombreux groupes orientaux dissidents, et même celui de certains hérétiques protestants.

Et deuxièmement, il y a, dans son exposé, une grave erreur de fait. Il est faux qu’il soit impossible, dans les structures visibles de l’Église catholique, d’obtenir les sacrements et la prédication traditionnels, puisque de nombreux instituts et un certain nombre de paroisses se développent selon les pédagogies traditionnelles de la foi, et peuvent parfaitement répondre aux besoins spirituels des fidèles.

Est-ce que, avec l’annonce de ces prochaines ordinations, nous sommes revenus au point de départ de la crise en 1988 ?

Je pense que l’on est arrivé à une situation pire. Les sacres de 1988 n’étaient que le premier pas. Mgr Lefebvre avait fait ce pas, malgré la réticence de certaines personnes de son entourage, et malgré des accords avec le Saint-Siège pourtant très favorables. C’était donc un début, une sorte de tâtonnement.

Nous sommes désormais trente-huit ans plus tard, et la FSSPX est répandue dans le monde entier. Elle s’est installée progressivement dans une séparation volontaire de plus en plus radicale.

Je remarque la méconnaissance de nombreux observateurs, journalistes ou laïcs, pourtant bien intentionnés, à propos d’un principe fondamental qui anime la FSSPX. Ce principe est résumé dans la déclaration de Mgr Lefebvre du 21 novembre 1974 : il existe deux Églises, une « Église conciliaire » – qui est pétrie de l’hérésie du modernisme – et une Église traditionnelle, « l’Église de toujours », celle de la FSSPX.

Une déclaration que Mgr Lefebvre a faite sous le coup de la colère, comme il l’a reconnu plus tard, mais qu’il n’a jamais voulu rétracter.

La sortie de cette crise est-elle possible à votre avis ?

Au vu de l’importance et de la durée de la crise, il faut être raisonnable et sortir des logiques totalitaires. Certains de nos confrères voudraient que l’on considère comme nul et non avenu un Concile œcuménique, et que l’on supprime la messe qui est dite par plus de 400 000 prêtres et suivie par plus d’un milliard de fidèles dans le monde. Non seulement c’est irréaliste, mais cela ne correspond pas au sens ecclésial.

Je ne souhaite pas que l’on fasse aux autres ce que l’on nous a fait, à nous traditionalistes, depuis 1969. Paul VI a imposé la nouvelle messe, ce fut une catastrophe. Je ne pense pas qu’un pape puisse imposer le retour à la « messe de Saint-Pie-V » à tous les prêtres dont certains ne comprennent même pas le latin.

En sens contraire, le motu proprio Traditionis custodes, qui vise à éradiquer la liturgie traditionnelle, a été l’exemple flagrant d’une énième réponse totalitaire et radicale.

Quelle serait la solution à cette crise ?

Si le retour à la situation découlant du motu proprio Summorum pontificum et l’ouverture de nombreuses paroisses personnelles dédiées au rite traditionnel n’étaient pas possibles, je propose une nouvelle piste de travail.

La création d’un « ordinariat traditionnel » en France, similaire à celui établi au Brésil pour l’Union Saint-Jean-Marie-Vianney. Cette structure hiérarchique complémentaire, avec à sa tête un évêque issu du monde traditionaliste, choisi par Rome, permettrait aux fidèles qui s’y inscrivent d’avoir accès aux sacrements dans l’ancien rite et de bénéficier des pédagogies traditionnelles de la foi, tout en gardant le contact avec les paroisses d’origine (comme le font, par exemple, les militaires dans leur ordinariat du diocèse aux Armées).

Le jour de Noël, j’ai envoyé en ce sens une lettre à une centaine de cardinaux qui se réunissaient en consistoire. Cette démarche a suscité un certain intérêt, et j’ai reçu quelques réponses encourageantes.

Face à votre suggestion, certains catholiques traditionnels craignent une « réserve d’Indiens »…

Calqué sur un ordinariat militaire, l’ordinariat traditionnel, par sa nature même, ne peut pas isoler les traditionalistes. Au contraire, parce qu’il leur procurerait un moyen supplémentaire d’obtenir l’assistance pastorale dont ils ont besoin, ces fidèles ne craindraient plus d’être acculés, car ils auraient un ou plusieurs évêques capables de les comprendre et de répondre à leurs demandes légitimes.

Loin d’être une « réserve », l’ordinariat offrirait un instrument juridique souple et ouvert, adapté à la situation diversifiée des catholiques attachés aux pédagogies traditionnelles.
images/icones/fleur.gif  ( 996583 )Le RP de Blignières n'a peut-être pas compris... par Pétrarque (2026-02-26 14:51:26) 
[en réponse à 996576]

...que le coup de pression mis par l'annonce des sacres est virtuellement une chance de choix de voir se concrétiser son projet d'ordinariat.

Par ailleurs, sa critique de la Déclaration du 21 novembre 1974 prêterait à sourire - quand on lit au passage sa référence à Jean Madiran - s'il n'oubliait pas que ce dernier faisait de ce texte, jusqu'en 1988, la "charte commune du combat traditionaliste".
images/icones/carnet.gif  ( 996589 )Les pédagogies traditionnelles avec le concile par Marco Antonio (2026-02-26 17:55:43) 
[en réponse à 996576]


Et deuxièmement, il y a, dans son exposé, une grave erreur de fait. Il est faux qu’il soit impossible, dans les structures visibles de l’Église catholique, d’obtenir les sacrements et la prédication traditionnels, puisque de nombreux instituts et un certain nombre de paroisses se développent selon les pédagogies traditionnelles* de la foi, et peuvent parfaitement répondre aux besoins spirituels des fidèles.



En acceptant comme étant bons le concile et "sa" messe?


Je ne souhaite pas que l’on fasse aux autres ce que l’on nous a fait, à nous traditionalistes, depuis 1969. Paul VI a imposé la nouvelle messe, ce fut une catastrophe.



Mais comment l'imposition de quelque chose qui, dans la perspective du père De Blignières, est bon, même si moins bon que ce qui existait avant l'imposition, peut-il être une « catastrophe » ?

*Les "pédagogies traditionnelles" ... remarquable définition, ça me manquait !
images/icones/carnet.gif  ( 996593 )C'est assez simple par Bibracte (2026-02-26 19:20:53) 
[en réponse à 996589]

Et ça tient en quelques mots : dans cette perspective, la nouvelle messe est bonne et la réforme liturgique est mauvaise.

La nouvelle messe est bonne : une messe célébrée selon ce missel est une messe valide, qui actualise le sacrifice du Christ sur la croix et permet d'obtenir toutes les grâces que permet d'obtenir n'importe quelle messe, quelle que soit le rite dans lequel on le célèbre.
Elle contient par ailleurs un certain nombre de richesses spirituelles et liturgiques, pour la plupart héritées de la messe romaine traditionnelle.

La réforme liturgique est mauvaise, puisqu'elle a jeté aux orties nombre d'autres richesses liturgiques et spirituelles (oserais-je dire : la plupart ?), parce qu'elle a conduit en pratique à l'abandon du grégorien, de l'orientation, du hiérarisme propre à la liturgie chrétienne, parce qu'elle a amoindri les gestes de révérence envers le Corps et le Sang du Christ, amoindri aussi les références au jeûne et à la pénitence, etc.

Et son imposition a été une catastrophe pour des raisons qui tiennent aussi à la façon dont les choses se sont passées, au peu de cas qu'on a fait du légitime attachement de certains fidèles à leur tradition liturgique et spirituelle, les encourageant à une attitude de rejet et de révolte qui n'est pas sans risques du point de vue spirituel justement.

Mais l'objet "messe de Paul VI" pris isolément n'est pas mauvais ; c'est le processus de la réforme qui l'est
images/icones/1a.gif  ( 996597 )Le gâteau est bon, mais sa recette est mauvaise par Aliocha (2026-02-26 19:33:06) 
[en réponse à 996593]

Et le pâtissier Paul VI est franchement génial
images/icones/neutre.gif  ( 996598 )Comparaison manifestement hors sujet par Bibracte (2026-02-26 19:40:14) 
[en réponse à 996597]

La recette est bonne, mais l'ancienne était excellente ; c'est le passage de l'une à l'autre qui est mauvais.

Quand on a été habitué à une gastronomie exquise on fait la tête devant un plat de riz, pourtant les deux nourrissent leur homme.
images/icones/2a.gif  ( 996604 )Quoique... pas sur par Mauwgan (2026-02-26 22:00:25) 
[en réponse à 996598]

"Quand on a été habitué à une gastronomie exquise on fait la tête devant un plat de riz, pourtant les deux nourrissent leur homme."

Le riz: Une contamination à l’arsenic à prendre en compte


"Conseil Bien nettoyer le riz avant cuisson, puis le rincer de nouveau après, permet d’éliminer près de la moitié de l’arsenic présent – ainsi que les résidus de pesticides et de poussières."


On pourrait ici voir une sorte d'analogie fortuite....
images/icones/carnet.gif  ( 996613 )[réponse] par Marco Antonio (2026-02-27 22:30:16) 
[en réponse à 996593]


Et ça tient en quelques mots : dans cette perspective, la nouvelle messe est bonne et la réforme liturgique est mauvaise.

La nouvelle messe est bonne : une messe célébrée selon ce missel est une messe valide, qui actualise le sacrifice du Christ sur la croix et permet d'obtenir toutes les grâces que permet d'obtenir n'importe quelle messe, quelle que soit le rite dans lequel on le célèbre.
Elle contient par ailleurs un certain nombre de richesses spirituelles et liturgiques, pour la plupart héritées de la messe romaine traditionnelle.

La réforme liturgique est mauvaise, puisqu'elle a jeté aux orties nombre d'autres richesses liturgiques et spirituelles (oserais-je dire : la plupart ?), parce qu'elle a conduit en pratique à l'abandon du grégorien, de l'orientation, du hiérarisme propre à la liturgie chrétienne, parce qu'elle a amoindri les gestes de révérence envers le Corps et le Sang du Christ, amoindri aussi les références au jeûne et à la pénitence, etc.

Et son imposition a été une catastrophe pour des raisons qui tiennent aussi à la façon dont les choses se sont passées, au peu de cas qu'on a fait du légitime attachement de certains fidèles à leur tradition liturgique et spirituelle, les encourageant à une attitude de rejet et de révolte qui n'est pas sans risques du point de vue spirituel justement.

Mais l'objet "messe de Paul VI" pris isolément n'est pas mauvais ; c'est le processus de la réforme qui l'est



Il me semble franchement exagéré de parler de catastrophe dans ce cas là. Vous pouvez dire que l'imposition de Paul VI a engendré pour certains des difficultés, des inconvénients, pour l'impact de la nouveauté sur l'habitude, mais, toujours selon votre point de vue, difficultés et inconvénients qui sont parfaitement surmontables : la foi, d'après vous, continue à être nourrie par la nouvelle messe et les nouveaux sacrements, et même avec « un certain nombre de richesses spirituelles et liturgiques », et la doctrine de la foi n'est pas changée dans sa substance.

Vous pouvez poursuivre sereinement votre combat pour le chant grégorien, l'orientation, le hiératisme, etc. C'est le combat des « conciliaires » conservateurs avec sympathie pour le passé. Meilleurs vœux !

Mais le combat de la FSSPX, de Mgr Lefebvre, est toute autre chose. Ils reconnaissent l'incompatibilité entre concile/nouvelle messe et la foi (même si avec une position intenable et avec tous les défauts et contradictions que je n'abandonne pas de souligner). Leur combat n'est pas pour la « manière » dont la nouveauté a été imposée ou pour l'écart entre un rite et l'autre en termes de perfection majeure ou mineure, mais bien pour la nouveauté elle-même, puisqu'elle est incompatible avec la foi. 

En tout autre cas, l'invocation de l'état de nécessité serait par définition abnorme et injustifiée, car on ne pourrait pas parler de véritable nécessité.
images/icones/carnet.gif  ( 996617 )Évidemment.. par Bibracte (2026-02-28 15:30:42) 
[en réponse à 996613]

On ne pourrait pas parler de véritable nécessité. L'objet de mon message était de souligner la cohérence interne de la position du RP de Blignières ; il est évident que sa position aboutit à la conclusion d'une absence de nécessité pour les sacres.

Maintenant, si vous voulez démontrer que la nouvelle liturgie est incompatible avec la foi, prise isolément, en elle-même, c'est à dire, sans tenir compte de ses différences avec la liturgie romaine traditionnelle, je vous souhaite bien du courage !

Imaginez qu'on évangélise au XXIe siècle un groupe d'aborigènes récemment découverts sur une île isolée du Pacifique sud. Sans accès pour eux à une liturgie traditionnelle, allez-vous dire qu'il vaut mieux les priver de la messe tout court plutôt que de célébrer pour eux la messe de Paul VI ?
images/icones/carnet.gif  ( 996634 )L'expérience a déjà été faite par JFB33 (2026-03-01 08:09:17) 
[en réponse à 996617]

Dans les pays musulmans nord africains.
On connaît la suite
images/icones/carnet.gif  ( 996640 )[réponse] par Marco Antonio (2026-03-01 12:05:06) 
[en réponse à 996617]


On ne pourrait pas parler de véritable nécessité. L'objet de mon message était de souligner la cohérence interne de la position du RP de Blignières ; il est évident que sa position aboutit à la conclusion d'une absence de nécessité pour les sacres.




Monsieur,

J'ai parlé de l'état de nécessité en référence à la vision des choses de la FSSPX, en soulignant qu'il ne paraît pas logique d'assimiler les objectifs d'elle à ceux du Père De Blignières.

Je l'ai fait parce que il me semble que la proposition de l'ordinariat du Père De Blignières visait à inclure les leferbvristes, leur indiquant –après les avoir critiqués– la solution à adopter pour les traditionalistes en général. Le mot "cathastrophe" semble favoriser l'assimilation susmentionnée.


Maintenant, si vous voulez démontrer que la nouvelle liturgie est incompatible avec la foi, prise isolément, en elle-même, c'est à dire, sans tenir compte de ses différences avec la liturgie romaine traditionnelle, je vous souhaite bien du courage !

Imaginez qu'on évangélise au XXIe siècle un groupe d'aborigènes récemment découverts sur une île isolée du Pacifique sud. Sans accès pour eux à une liturgie traditionnelle, allez-vous dire qu'il vaut mieux les priver de la messe tout court plutôt que de célébrer pour eux la messe de Paul VI ?



Oui.

Et plus encore si la messe est célébrée en communion avec Léon XIV (et Charles III d'Angleterre…).
images/icones/neutre.gif  ( 996636 )Pas d'accord avec vous. par Justin Petipeu (2026-03-01 08:23:08) 
[en réponse à 996613]

D'abord il est indiscutable qu'un rite légitimement promulgué par un Pontife romain ne saurait être mauvais en lui-même. Cette discussion a déjà eu lieu mille fois et je pense que c'est acquis pour tout le monde.

Ensuite, il est tout-à-fait légitime de dire que ce rite, loin de se résumer à une affaire de dentelle ou d'encens ou de grégorien, est déficient par rapport au rite qu'il prétend remplacer et que c'est un inconvénient plutôt qu'un avantage de l'adopter.

Pour finir, le Pontife romain n'est pas un tyran et la liquidation pure et simple d'un rite multiséculaire ne fait pas partie de ses prérogatives. C'est le sens de la lettre de Benoît XVI qui accompagnait son motu proprio SP.
images/icones/5b.gif  ( 996607 )un don pour polémiquer inopportunément par Cristo (2026-02-26 23:27:23) 
[en réponse à 996576]

souvenez-vous :

https://www.leforumcatholique.org/message.php?num=945078

Il a fondé une oeuvre belle mais modeste.

Son optimisme un tantinet naïf est décevant. Qu'il obtienne d'abord l'ordinariat réclamé et on en reparle. Quoique, comme dit plus haut, ces sacres de 2026 sont peut-être sa chance à cet égard, comme ceux de 1988 lui ont valu Ecclesia Dei afflicta (merci en passant à l'opportunisme des autorités romaines !...). Encore faudra-t-il avoir l'humilité et l'honnêteté de le reconnaître ...