Le Forum Catholique
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( 996277 )
Réponse de l'abbé Pagliarani au cardinal Fernandez par Ennemond (2026-02-19 14:30:18)
Menzingen, le 18 février 2026
Mercredi des Cendres
Éminence Révérendissime,
Tout d’abord, je vous remercie de m’avoir reçu le 12 février dernier, ainsi que d’avoir rendu public le contenu de notre rencontre, ce qui favorise une parfaite transparence dans la communication.
Je ne peux qu’accueillir favorablement l’ouverture à une discussion doctrinale, manifestée aujourd’hui par le Saint-Siège, pour la simple raison que c’est moi-même qui l’avais proposée il y a exactement sept ans, dans une lettre datée du 17 janvier 2019 1. À l’époque, le Dicastère n’avait pas vraiment exprimé d’intérêt pour une telle discussion, au motif – exposé oralement – qu’un accord doctrinal entre le Saint-Siège et la Fraternité Saint-Pie X était impossible.
Du côté de la Fraternité, une discussion doctrinale était – et demeure toujours – souhaitable et utile. En effet, même si l’on ne parvient pas à se mettre d’accord, des échanges fraternels permettent de mieux se connaître mutuellement, d’affiner et d’approfondir ses propres arguments, de mieux saisir l’esprit et les intentions qui animent les positions de son interlocuteur, surtout son amour réel pour la Vérité, pour les âmes et pour l’Église. Cela vaut, en tout temps, pour les deux parties.
Telle était précisément mon intention, en 2019, lorsque j’ai suggéré une discussion dans un moment serein et pacifique, sans la pression ou la menace d’une éventuelle excommunication qui aurait rendu le dialogue un peu moins libre – ce qui, malheureusement, se produit aujourd’hui.
Cela dit, si je me réjouis, bien sûr, d’une nouvelle ouverture au dialogue et d’une réponse positive à ma proposition de 2019, je ne puis accepter, par honnêteté intellectuelle et fidélité sacerdotale, devant Dieu et devant les âmes, la perspective et les objectifs au nom desquels le Dicastère propose une reprise du dialogue dans la situation actuelle ; ni, d’ailleurs, le report de la date du 1er juillet.
Je vous en expose respectueusement les raisons, auxquelles j’ajouterai quelques considérations complémentaires.
Nous savons d’avance tous deux que nous ne pouvons pas nous mettre d’accord sur le plan doctrinal, en particulier concernant les orientations fondamentales prises depuis le Concile Vatican II.
Ce désaccord, du côté de la Fraternité, ne relève pas d’une simple divergence de vue, mais d’un véritable cas de conscience, né de ce qui s’avère une rupture avec la Tradition de l’Église. Ce nœud complexe est malheureusement devenu encore plus inextricable avec les développements doctrinaux et pastoraux survenus au cours des récents pontificats.
Je ne vois donc pas comment un processus de dialogue commun pourrait aboutir à déterminer ensemble ce qui constituerait « les exigences minimales pour la pleine communion avec l’Église catholique », puisque – comme vous l’avez vous-même rappelé avec franchise – les textes du Concile ne peuvent être corrigés, ni la légitimité de la Réforme liturgique remise en cause.
Ce dialogue est censé permettre de clarifier l’interprétation du Concile Vatican II. Mais celle-ci est déjà clairement donnée dans le post-Concile et les documents successifs du Saint-Siège. Le Concile Vatican II ne constitue pas un ensemble de textes librement interprétables : il a été reçu, développé et appliqué depuis soixante ans, par les papes qui se sont succédé, selon des orientations doctrinales et pastorales précises.
Cette lecture officielle s’exprime, par exemple, dans des textes majeurs tels que Redemptor hominis, Ut unum sint, Evangelii gaudium ou Amoris lætitia. Elle se manifeste également dans la Réforme liturgique, comprise à la lumière des principes réaffirmés dans Traditionis custodes. Tous ces documents montrent que le cadre doctrinal et pastoral dans lequel le Saint-Siège entend situer toute discussion est d’ores et déjà déterminé.
Le dialogue proposé se présente aujourd’hui dans des circonstances qui ne peuvent être ignorées. En effet, nous attendions depuis sept ans un accueil favorable à la proposition de discussion doctrinale formulée en 2019. Plus récemment, nous avons écrit par deux fois au Saint-Père : afin de solliciter d’abord une audience, puis pour exposer avec clarté et respect nos besoins et la situation concrète de la Fraternité.
Or, après un long silence, ce n’est qu’au moment où des sacres épiscopaux sont évoqués que l’on propose la reprise d’un dialogue, lequel apparaît donc comme dilatoire et conditionné. En effet, la main tendue de l’ouverture au dialogue s’accompagne malheureusement d’une autre main déjà prête à infliger des sanctions. Il est question de rupture de communion, de schisme 2 et de « graves conséquences ». Qui plus est, cette menace est désormais publique, ce qui crée une pression difficilement compatible avec un vrai désir d’échanges fraternels et de dialogue constructif.
Par ailleurs, il ne nous paraît pas possible d’entreprendre un dialogue pour définir quels seraient les minima nécessaires à la communion ecclésiale, tout simplement parce que cette tâche ne nous appartient pas. Tout au long des siècles, les critères d’appartenance à l’Église ont été établis et définis par le Magistère. Ce qui devait être cru obligatoirement pour être catholique a toujours été enseigné avec autorité, dans une fidélité constante à la Tradition.
Dès lors, on ne voit pas comment ces critères pourraient faire l’objet d’un discernement commun par le moyen d’un dialogue, ni comment ils pourraient être réévalués aujourd’hui au point de ne plus correspondre à ce que la Tradition de l’Église a toujours enseigné, et que nous désirons observer fidèlement, à notre place.
Enfin, si un dialogue est envisagé en vue d’aboutir à une déclaration doctrinale que la Fraternité puisse accepter, concernant le Concile Vatican II, nous ne pouvons ignorer les précédents historiques des efforts déployés en ce sens. J’attire votre attention en particulier sur le plus récent : le Saint-Siège et la Fraternité ont eu un long parcours de dialogue, commencé en 2009, particulièrement intense pendant deux ans, puis poursuivi de manière plus sporadique jusqu’au 6 juin 2017. Pendant toutes ces années, on a cherché à atteindre ce que le Dicastère propose maintenant.
Or, tout s’est finalement terminé de manière drastique par une décision unilatérale du préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le cardinal Müller, qui, en juin 2017, a solennellement établi, à sa manière, les « minima nécessaires pour la pleine communion avec l’Église catholique », incluant explicitement tout le Concile et le post-Concile 3. Cela montre que, si l’on s’obstine dans un dialogue doctrinal trop forcé et sans suffisamment de sérénité, à long terme, au lieu d’obtenir un résultat satisfaisant, on ne fait qu’aggraver la situation.
Ainsi, dans le constat partagé que nous ne pouvons pas trouver d’accord sur la doctrine, il me semble que le seul point sur lequel nous pouvons nous rejoindre est celui de la charité envers les âmes et envers l’Église.
En tant que cardinal et évêque, vous êtes avant tout un pasteur : permettez-moi de m’adresser à vous à ce titre. La Fraternité est une réalité objective : elle existe. C’est pourquoi, au fil des années, les Souverains Pontifes ont pris acte de cette existence et, par des actes concrets et significatifs, ont reconnu la valeur du bien qu’elle peut accomplir, malgré sa situation canonique. C’est également pour cela que nous nous parlons aujourd’hui.
Cette même Fraternité vous demande uniquement de pouvoir continuer à faire ce même bien aux âmes auxquelles elle administre les saints sacrements. Elle ne vous demande rien d’autre, aucun privilège, ni même une régularisation canonique qui, dans l’état actuel des choses, s’avère impraticable en raison des divergences doctrinales. La Fraternité ne peut pas abandonner les âmes. Le besoin des sacres est un besoin concret à court terme pour la survie de la Tradition, au service de la sainte Église catholique.
Nous pouvons être d’accord sur un point : aucun d’entre nous ne souhaite rouvrir des blessures. Je ne répéterai pas ici tout ce que nous avons déjà exprimé dans la lettre adressée au pape Léon XIV, et dont vous avez directement connaissance. Je souligne seulement que, dans la situation présente, la seule voie réellement praticable est celle de la charité.
Au cours de la dernière décennie, le pape François et vous-même avez abondamment prôné « l’écoute » et la compréhension des situations particulières, complexes, exceptionnelles, étrangères aux schémas ordinaires. Vous avez également souhaité une utilisation du droit qui soit toujours pastorale, flexible et raisonnable, sans prétendre tout résoudre par des automatismes juridiques et des schémas préétablis. La Fraternité ne vous demande rien d’autre dans le moment présent – et surtout elle ne le demande pas pour elle-même : elle le demande pour ces âmes dont, comme déjà promis au Saint-Père, elle n’a d’autre intention que de faire de véritables enfants de l’Église romaine.
Enfin, il est un autre point sur lequel nous sommes également d’accord, et qui doit nous encourager : le temps qui nous sépare du 1er juillet est celui de la prière. C’est un moment où nous implorons du Ciel une grâce spéciale et, de la part du Saint-Siège, de la compréhension. Je prie en particulier pour vous le Saint-Esprit et – ne le prenez pas comme une provocation – son épouse très sainte, la Médiatrice de toutes les grâces.
Je tiens à vous remercier sincèrement pour l’attention que vous m’avez accordée, et pour l’intérêt que vous voudrez bien porter à la présente question.
Veuillez agréer, Éminence Révérendissime, l’expression de mes salutations les plus distinguées et de mon dévouement dans le Seigneur.
Davide Pagliarani, Supérieur général
+ Alfonso de Galarreta, Premier Assistant général
Christian Bouchacourt, Second Assistant général
+ Bernard Fellay, Premier Conseiller général, Ancien Supérieur général
Franz Schmidberger, Second Conseiller général, Ancien Supérieur général
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( 996278 )
Communiqué de la FSSPX par Ennemond (2026-02-19 14:48:08)
[en réponse à 996277]
Communiqué concernant la réponse du Conseil général de la Fraternité Saint-Pie X à la proposition du Dicastère pour la Doctrine de la Foi.
Lors de l’entrevue du 12 février dernier entre Monsieur l’abbé Pagliarani, Supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, et Son Éminence le cardinal Víctor Manuel Fernández, Préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, organisée à la suite de l’annonce de futurs sacres épiscopaux pour la Fraternité, ce dernier avait proposé « un chemin de dialogue spécifiquement théologique, selon une méthodologie bien précise, […] pour mettre en évidence les minima nécessaires à la pleine communion avec l’Église catholique », conditionnant ce dialogue à la suspension des consécrations épiscopales annoncées.
À la demande du Préfet du Dicastère, le Supérieur général a présenté cette proposition aux membres de son Conseil, et a pris le temps nécessaire pour l’évaluer.
En date du 18 février, Monsieur l’abbé Pagliarani a fait parvenir sa réponse écrite au Cardinal, accompagnée de plusieurs annexes et signée par les cinq membres du Conseil général.
La question étant désormais du domaine public, en raison de la communication publiée par le Saint-Siège le 12 février, il paraît opportun de rendre également public le contenu de cette lettre et de ses annexes, afin de permettre aux fidèles intéressés de connaître avec précision la réponse apportée.
Monsieur le Supérieur général confie cette situation à la prière des membres de la Fraternité et de tous les fidèles. Il demande que la prière du chapelet, ainsi que les sacrifices du Carême qui s’ouvre, soient tout spécialement offerts pour le Saint-Père, pour le bien de la sainte Église, et pour préparer dignement les âmes à la cérémonie du 1er juillet.
Menzingen, le 19 février 2026
source

( 996279 )
je ne sais pas pourquoi par jejomau (2026-02-19 14:55:21)
[en réponse à 996277]
Mais à mon avis, c'est mal parti..

( 996299 )
Hélas oui c'est très mal parti par Chris (2026-02-19 19:28:07)
[en réponse à 996279]
Le fait de répondre aussi vite cela m'interroge
Le fait aussi de dire pas question de décaler est orgueilleux
Et dans les grandes lignes: on en a marre de vos discussions sans fin, on va sacrer, mais on le fait pour le bien de l'église (?)
Il faudrait maintenant que le Pape intervienne
Il est temps
Qu'il fasse arrêter la guerre contre la tradition, c'est insensé
Accessoirement demettre de leurs fonctions Tucho, le cardinal Roche,.
créer une solution pratique un ordinariat directement rattaché au Pape
Comme proposé par le Père de Blignieres

( 996280 )
Merci Ennemond par Pétrarque (2026-02-19 15:06:33)
[en réponse à 996277]
Comme l'indique le communiqué, l'heure est à la prière.

( 996281 )
deux observations par Roger (2026-02-19 15:18:17)
[en réponse à 996277]
primo tout cela est très rapide
secundo la publication d'une telle lettre laisse penser qu'elle est surtout destinée aux fidèles et non à son destinataire apparent
Bref ces deux éléments ne sont pas de nature à conforter l'idée que les dirigeants de la FSSPX sont vraiment décidés à discuter !
une discussion sincère repose plutôt sur la confidentialité et les délais .

( 996282 )
C'est assez logique par Bibracte (2026-02-19 15:44:51)
[en réponse à 996281]
Dans la mesure où les auteurs affirment dans cette lettre leur intention de ne pas discuter.

( 996306 )
Au contraire par Laurent Dastros (2026-02-19 20:08:39)
[en réponse à 996282]
Ils affirment vouloir discuter, mais en affirmant qu'il ne pourra pas y avoir d'accord doctrinal au vu du passif.

( 996321 )
Le communiqué dit l'inverse par JFB33 (2026-02-19 22:10:39)
[en réponse à 996282]
Il faut lire le communiqué !
C'est expliqué dès le début :
Du côté de la Fraternité, une discussion doctrinale était – et demeure toujours – souhaitable et utile. En effet, même si l’on ne parvient pas à se mettre d’accord, des échanges fraternels permettent de mieux se connaître mutuellement, d’affiner et d’approfondir ses propres arguments, de mieux saisir l’esprit et les intentions qui animent les positions de son interlocuteur, surtout son amour réel pour la Vérité, pour les âmes et pour l’Église. Cela vaut, en tout temps, pour les deux parties.

( 996283 )
Parfaitement par DumVolviturOrbis (2026-02-19 15:45:22)
[en réponse à 996281]
et de toutes façons les noms des futurs évêques sont arrêtés et la décision de sacrer le 1er juillet est prise. Tout cela a été décidé bien avant le 2 février. Quelque soit la réaction de Rome.
Très inquiétant pour la suite...

( 996284 )
La sincérité dans la discussion par Ennemond (2026-02-19 15:46:22)
[en réponse à 996281]
On peut comprendre qu’une discussion commencée il y a plus de quarante ans et dont les réponses ne changent jamais finisse par rendre songeur. Après les sacres de 1988, Rome disait : « Nous nous montrerons généreux envers tous ceux qui refuseront le schisme mais qui veulent garder les livres anciens ». Cette générosité s’appelle aujourd’hui Traditionis Custodes, ce texte qui invite tous les traditionalistes, chacun à leur rythme, à revenir vers l’unique missel, celui de Paul VI. C’est ce que vient de réitérer le préfet du dicastère pour le Culte divin. Pour rappel, le pape François a abrogé tous les livres de 1962.
Quelle direction vont désormais présenter les autorités romaines ? Celle des chapelles de la Fraternité Saint-Pierre, qui sont invitées à fermer comme à Quimper, Valence, Dijon ou à Grenoble ? Les églises grisonnantes du Chemin synodal allemand où l’on peut douter sans crainte de la présence réelle, réclamer le mariage religieux des homosexuels et l’ordination des femmes, où les laïcs peuvent prêcher et où on étudie maintenant la confession des fidèles par d’autres laïcs ? Ou encore les cathédrales de l’Eglise patriotique de Chine dans lesquelles il faut davantage prier pour le Parti que pour la papauté ? L’allégeance à des décisions pastorales d’un concile très contextualisé, alors qu’une grande majorité de ceux qui se disent catholiques ne croit plus au Décalogue et aux commandements de l’Eglise, n’est pas forcément une priorité bien éclairée.

( 996286 )
partons de l'hypothèse suivante par jejomau (2026-02-19 16:29:42)
[en réponse à 996284]
Les sacrés ont lieu en juillet.
Très exactement : quelle est alors la situation de la FSSPX si Rome décide qu'elle est shismatique ?

( 996287 )
En sachant par DumVolviturOrbis (2026-02-19 16:55:20)
[en réponse à 996286]
que le Cardinal Fernandez a fait une proposition qui a été rejetée par le Supérieur et son conseil, dans un délai extrêmement court. Ce sera compliqué pour la FSSPX de dire qu'ils ont tout essayé pour éviter ces sacres et que, jusqu'au dernier moment, ils auront essayé de trouver une solution préférable.
L'évêque qui fera le sermon aux sacres de 2026 ne pourra pas reprendre ces paroles de Mgr Lefebvre aux sacres de 1988 :
Nous avons écrit, nous sommes allés à Rome, nous avons parlé, nous avons envoyé des lettres – Monseigneur de Castro Mayer et moi-même – plusieurs fois, à Rome ; nous avons essayé par ces colloques, par ces moyens...

( 996288 )
Vous ne savez pas lire ? par Semetipsum (2026-02-19 16:58:42)
[en réponse à 996287]
Enfin, si un dialogue est envisagé en vue d’aboutir à une déclaration doctrinale que la Fraternité puisse accepter, concernant le Concile Vatican II, nous ne pouvons ignorer les précédents historiques des efforts déployés en ce sens. J’attire votre attention en particulier sur le plus récent : le Saint-Siège et la Fraternité ont eu un long parcours de dialogue, commencé en 2009, particulièrement intense pendant deux ans, puis poursuivi de manière plus sporadique jusqu’au 6 juin 2017. Pendant toutes ces années, on a cherché à atteindre ce que le Dicastère propose maintenant.
Or, tout s’est finalement terminé de manière drastique par une décision unilatérale du préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le cardinal Müller, qui, en juin 2017, a solennellement établi, à sa manière, les « minima nécessaires pour la pleine communion avec l’Église catholique », incluant explicitement tout le Concile et le post-Concile 3. Cela montre que, si l’on s’obstine dans un dialogue doctrinal trop forcé et sans suffisamment de sérénité, à long terme, au lieu d’obtenir un résultat satisfaisant, on ne fait qu’aggraver la situation.

( 996289 )
Probablement... par Ennemond (2026-02-19 17:05:14)
[en réponse à 996286]
... comme en juillet 1988.
Certains diront, y compris à Rome, que la FSSPX est schismatique, d'autres qu'elle ne l'est pas. Certains dépenseront une énergie fantastique pour dire à leurs frères fidèles de la FSSPX qu'ils sont en danger de damnation et qu'ils les préviennent par souci de charité. Dans le même temps, ils ne dépenseront pas la même énergie pour leurs frères fidèles du chemin synodal.
Cette configuration n'est que la conséquence d'une situation dramatique dans l'Eglise.
Pourquoi faut-il absolument que la FSSPX n'ait pas la possibilité d'avoir d'évêques légalement, comme la FSSP n'a pu en avoir un seul depuis quarante ans, alors même qu'on lui avait promis qu'elle pourrait appliquer le protocole du 5 mai 1988 ? Mystère.
Pourquoi faut-il que les fidèles du missel tridentin n'aient pas le droit à la messe traditionnelle et qu'il faut qu'ils reviennent au missel réformé à plus ou moins court terme ? Mystère.

( 996294 )
La réponse dans Saint Matthieu ? par Regnum Galliae (2026-02-19 18:28:02)
[en réponse à 996289]
Peut-on dire que la seconde moitié du chapitre 16 de St Mathieu illustre tant le pouvoir du pape que ses limites ?
15 Jésus leur dit: Et vous, qui dites-vous que Je suis?
16 Simon Pierre, prenant la parole, dit: Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant.
17 Jésus lui répondit: Tu es bienheureux, Simon, fils de Jonas, parce que ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais Mon Père qui est dans les Cieux.
18 Et Moi, Je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre Je bâtirai Mon église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle.
19 Et Je te donnerai les clefs du royaume des Cieux; et tout ce que tu lieras sur la terre sera liè aussi dans les Cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié aussi dans les Cieux.
20 En même temps Il ordonna à Ses disciples de ne dire à personne qu’Il était Jésus, le Christ.
21 Dès lors Jésus commença à montrer à Ses disciples qu’il fallait qu’Il allât à Jérusalem, qu’Il souffrît beaucoup de la part des anciens, et des scribes, et des princes des prêtres, et qu’Il fût mis à mort, et qu’Il ressuscitât le troisième jour.
22 Et Pierre, Le prenant à part, commença à Le reprendre, en disant: A Dieu ne plaise, Seigneur; cela ne Vous arrivera point.
23 Mais Jésus, Se retournant, dit à Pierre: Va-t’en derrière Moi, Satan; tu m’es un sujet de scandale, car tu n’as pas le goût des choses de Dieu, mais des choses des hommes.

( 996298 )
A propos du schisme par Bibracte (2026-02-19 19:08:36)
[en réponse à 996289]
Les historiens sont aujourd'hui bien en peine pour dater le Grand Schisme d'Orient. Faut-il considérer que le schisme est survenu avec Photius au IXe siècle ? Avec Michel Cérulaire au XIe ? Au moment de la 4e croisade au XIIIe ? Avec Marc d'Éphèse au XVe ?
La vérité est que ce schisme fut un processus, avec des aller-retour, des périodes tendant à la réunion (culminant avec l'Union de Florence) et des événements de nature clairement schismatique.
Toujours est-il que le schisme a fini par être consommé.
Quoi qu'on dise, et même si les intéressés s'en défendent, la consécration de plusieurs évêques choisis par les supérieurs élus d'une société de prêtres dissoute, non seulement sans mandat pontifical (ce qui oblige d'ailleurs à un bricolage liturgique), mais contre l'opposition explicite du Pape, est un jalon posé sur le chemin d'un schisme définitif, entérinant de facto la constitution d'une église parallèle qui ne se soumet en pratique qu'à sa propre autorité.
Les dérives dans l'Église catholique moderne n'excusent pas un tel acte, de même que ni la modification unilatérale du Credo par les latins, ni le sac de Constantinople n'excusaient le lent schisme grec.

( 996304 )
Que vous êtes vieux jeu ! par Candidus (2026-02-19 19:58:18)
[en réponse à 996298]
Vous devriez vous réjouir de l'accroissement de la diversité religieuse, "sage volonté divine" (déclaration d'Abou Dabi), qu'apporterait à l'humanité une FSSPX formellement schismatique, puisque comme l'a très bien expliqué François, “toutes les religions sont un chemin pour arriver à Dieu" (Singapour, sept. 2024). Un chemin de plus, quoi !

( 996307 )
Certes et quel avantage par ptk (2026-02-19 20:08:43)
[en réponse à 996304]
pour la FSSPX qui pourra enfin bénéficier des bienfaits de l'Oecuménisme secondvaticanesque, voire de la nécessaire bonté envers toutes les religions du livre.
Sans doute, d'ici quelques années, le pape honorera une statut de Mgr Lefebvre, le Saint Siège editera un tibre à son effigie.
Comme l'écrivait le défunt pontife de pénible mémoire : "Une étude attentive et rigoureuse, libérée des préjugés et des polémiques, permet aux Eglises, qui dialoguent désormais, de déceler et d'assumer tout ce qui était positif et légitime dans la Réforme, en prenant ses distances par rapport aux erreurs et aux échecs, et en reconnaissant les péchés qui ont conduit aux divisions. Nous sommes tous conscients que le passé ne peut pas être changé. Aujourd'hui cependant, après 50 ans de dialogue oecuménique entre catholiques et protestants, il est possible de s'engager dans une purification de la mémoire".
Il est peu à espérer du rigide cardinal préfet du Saint-Office ni de son alter ego du culte divin, mais dans cinq siècles ... qui sait.

( 996305 )
Votre analyse est faible par Jean-Paul PARFU (2026-02-19 20:04:01)
[en réponse à 996298]
Le schisme entre l'Orient et l'Occident chrétiens fut, avant toute chose, un schisme culturel. Le monde grec, au sens large, d'un côté et le monde latin, également au sens large, de l'autre, ne se comprenaient plus. Tout simplement !
Un tel déphasage culturel, au sens profond du terme, n'existe pas entre la Rome moderniste actuel et les instituts traditionnels, y compris la FSSPX.
Vos arguments sur une société de prêtres dissoute, alors que le Pape précédent a reconnu les mariages et les confessions de cette société, ne sont que de vilaines diatribes.
Tant que le rite bimillénaire de l'Eglise latine sera interdit (ou très limité) et que les instituts qui y sont fidèles seront persécutés, il y aura état de nécessité. Ce que vous comprenez comme étant un schisme est au contraire la preuve de la vitalité d'une Eglise qui ne veut pas mourir.
Enfin, nous vivons dans un pays en voie d'islamisation rapide. Dans ce contexte, les arguments que vous nous opposez paraissent totalement "hors sol".
Nous vivons la Passion de l'Eglise, Eglise qui est le Corps mystique du Christ. Nous vivons le Vendredi-Saint de l'Eglise lorsque la messe n'est plus célébrée, que le sanctuaire et les tabernacles sont vides, tandis que les fidèles, les ornements et les saintes espèces, ont été relégués dans de petites chapelles annexes !

( 996308 )
Que voilà un bon résumé ! par Fennec (2026-02-19 20:11:13)
[en réponse à 996305]
Tant que le rite bimillénaire de l'Eglise latine sera interdit (ou très limité) et que les instituts qui y sont fidèles seront persécutés, il y aura état de nécessité.
Vous avez - presque- tout dit en quelques phrases !
Merci maître !
...
Ca ne paraît pourtant pas si compliqué à comprendre...

( 996309 )
Arguments intéressants par Bibracte (2026-02-19 20:19:16)
[en réponse à 996305]
Parce qu'ils ressemblent justement aux arguments des Grecs, et parce qu'ils sont précisément culturels.
Rome a piétiné le Concile de Nicée, en y ajoutant une mention que les Pères n'avaient pas prévu ; ils célèbrent la messe avec du pain azyme ; les latins ont mis à sac Constantinople, qui est la nouvelle Rome ; etc. etc.
La première des critiques faites par la FSSPX à l'Église d'aujourd'hui n'est-elle pas d'avoir voulu embrasser la culture moderne ? L'un des premiers reproches faits au Concile n'est-il pas son langage, si différent du langage magistériel de Saint Pie X ?
Il y a un énorme déphasage culturel entre le clergé moderne et la FSSPX, qui vit pour partie en marge de l'Eglise, avec ses évêques, ses prêtres, ses séminaires, ses prieurés, sa doctrine interne (qui recommande aux fidèles de rester de rester dans lesdits prieurés, limitant les contacts avec les autres catholiques), ses écoles, son langage, sa référence constante aux propos et aux actes du fondateur, et sa volonté d'en rester en grande partie aux us et coutumes de l'année 1962.

( 996310 )
Non ! par Jean-Paul PARFU (2026-02-19 20:40:03)
[en réponse à 996309]
Les reproches que vous faites à la FSSPX auraient pu être faits aux monastères, pourtant foyers culturels ayant en partie sauvé la culture occidentale et ayant permis la christianisation de nos pays et de nos campagnes.
Pourquoi, d'après vous, les pères-abbés des monastères portent-ils la croix pectorale, la mitre et la calotte violette, alors que la plupart n'ont pas été sacrés évêques ? Parce que les moines ne voulaient pas que les évêques s'occupent de leurs affaires et qu'ils se considéraient et se considèrent comme évêques en leurs monastères ! Aucun schisme là-dedans !
L'opposition entre la Rome actuelle, le clergé NOM d'un côté et les instituts traditionnels et spécialement la FSSPX de l'autre, repose avant tout sur une opposition philosophique et théologique ! Les uns sont des néo-Modernistes, crypto-Protestants, tandis sue les autres sont tout simplement restés catholiques !

( 996311 )
Le reproche... par Bibracte (2026-02-19 20:50:10)
[en réponse à 996310]
...que je fais à la FSSPX n'est pas d'ordre culturel, et il en va de même pour les Grecs ; je ne reproche que la rupture.
Les monastères sains n'ont pas refusé de se soumettre au Pape ni ordonné leur abbés évêques contre son avis.

( 996313 )
Encore une fois par Jean-Paul PARFU (2026-02-19 21:09:04)
[en réponse à 996311]
L'obéissance au Pape n'est pas inconditionnelle !
On ne peut obéir au Pape lorsque le Pape interdit le rite bimillénaire de l'Eglise latine !
Le Pape n'est pas Dieu ! Le Pape doit lui-même respecter l'ordre naturel, la loi morale naturelle et l'ordre surnaturel, c'est-à-dire la Révélation, donc l'Ecriture, et la Tradition apostolique dont fait notamment partie le rite bimillénaire de l'Eglise latine !

( 996323 )
Paroles de Saint Thomas par JFB33 (2026-02-19 22:20:14)
[en réponse à 996311]
"(...) notons que s'il y avait un péril pour la foi, les subordonnés seraient tenus de réprimander leurs prélats, même publiquement".

( 996322 )
Néo modernistes tendance libéraux par JFB33 (2026-02-19 22:14:42)
[en réponse à 996310]
Il faut le préciser c'est important car le modernisme en soi n'est pas une mauvaise chose à partir du moment où ça va dans le bon sens.
En revanche le libéralisme non !

( 996291 )
Quelle confidentialité ? par Fennec (2026-02-19 17:48:55)
[en réponse à 996281]
La question étant désormais du domaine public, en raison de la communication publiée par le Saint-Siège le 12 février, il paraît opportun de rendre également public le contenu de cette lettre et de ses annexes, afin de permettre aux fidèles intéressés de connaître avec précision la réponse apportée.

( 996312 )
Schisme consommé ? par Gaudium (2026-02-19 21:06:00)
[en réponse à 996277]
Des évêques sacrés sans mandat pontifical (et contre la volonté du pape) procédant à de nouvelles consécrations épiscopales sans mandat pontifical (et contre la volonté du pape), ça s'appelle un schisme ("refus de soumission au Souverain Pontife", canon 751).
Cette désobéissance est d'une gravité telle qu'elle est punie d'excommunication latae sententiae.
Le prétendu "état de nécessité" invoqué, en considération de la crise de l'Eglise, par la FSSPX, au nom de la loi suprême de l'Eglise qu'est le salut des âmes, repose sur un(des) jugement(s) personnel(s) de conscience, qui ne devrai(en)t jamais primer sur le jugement de l'Eglise dont le chef visible est le pape.
Qu'on ne vienne pas arguer fallacieusement que les évêques de la FSSPX n'auraient qu'un pouvoir d'ordre et non de juridiction, alors que la FSSPX revendique une "juridiction de suppléance" en vertu de ce fameux "état de nécessité".
Plus largement, la FSSPX assure reconnaître l'autorité du pape, mais la refuse, de fait, aux niveaux doctrinal, liturgique, disciplinaire.
En se constituant en Eglise parallèle, la FSSPX était déjà engagée dans une dérive schismatique ; avec les nouveaux sacres, le schisme risque d'être consommé.
A vue humaine, le retour à la pleine communion dans l'Eglise catholique paraît compromis pour deux raisons :
1° la FSSPX sera toujours tentée de durcir ses positions pour tenter de justifier sa situation ;
2° beaucoup de ses membres, qui n'ont connu que la dissidence, risquent de perdre le sens de l'Eglise.

( 996314 )
Deux poids, deux mesures par Carillon 1758 (2026-02-19 21:12:43)
[en réponse à 996312]
La pleine communion avec l'église chinoise comment se porte-t-elle?
Est-ce que le Parti communiste durcit ses positions à l'égard des catholiques?
Ont-ils perdu le sens de l'Église?
Le dialogue synodale permet des ouvertures et de l'écoute mais pas envers les catholiques semble-t-il...

( 996315 )
L'Eglise catholique par ptk (2026-02-19 21:20:04)
[en réponse à 996312]
ne se réduit pas aux soixante années d'errance médiocre que nous vivons depuis la clôture du sacro-saint second concile du Vatican.
Elle est aussi - et surtout - dans les dix-neuf siècles de tradition ininterrompue qui l'ont précédée, dans les saints qui jouissent de la vision béatifique et qui ont bénéficié librement de la Sainte Messe non réformée et dans ceux qui souffrent au purgatoire dans l'espérance de leur rédemption .
C'est à ces certitudes qu'il convient d'être fidèle plutôt que de se soumettre à des nouveautés pernicieuses.

( 996316 )
Toujours les mêmes arguments par Jean-Paul PARFU (2026-02-19 21:21:58)
[en réponse à 996312]
Ce n'est pas nous qui jugeons ! Interdire le rite bimillénaire de l'Eglise latine, pour ne prendre que cet exemple, c'est un fait, et notre opposition à ce type de décisions "ne repose (donc) pas sur des jugements personnels de conscience"!

( 996320 )
Vous tournez en rond par JFB33 (2026-02-19 22:06:28)
[en réponse à 996312]
Le sujet a déjà été débattu 1000 fois sur ce forum.
Ce que vous dîtes est évidemment plus que contestable et les réponses sont déjà évoquées autant de fois que les accusations ont été faites.

( 996328 )
Et ce type de réponses par DumVolviturOrbis (2026-02-19 22:59:14)
[en réponse à 996320]
A déjà été donné 1000 fois sur ce Forum.
Et est plus que contestable.

( 996329 )
Pas de problème ! par JFB33 (2026-02-19 23:02:56)
[en réponse à 996328]
La boucle est bouclée.
Bien à vous

( 996325 )
Que dira le Saint Siège ? par Roger (2026-02-19 22:39:34)
[en réponse à 996312]
Il est intéressant de noter que le saint siège a explicitement mentionné le risque de schisme :
« Le Saint-Siège a réaffirmé que l’ordination d’évêques sans le mandat du Saint-Père, qui détient un pouvoir ordinaire suprême, plein, universel, immédiat et direct (cf. CDC, can. 331 ; Const. Dogm. Pastor aeternus, chap. I et III), impliquerait une rupture décisive de la communion ecclésiale (schisme) avec de graves conséquences pour la Fraternité dans son ensemble »
Source : Le Vatican ouvre un nouveau dialogue avec la Fraternité Saint-Pie X | ZENIT - Français
Par graves conséquences que faut il envisager ?

( 996333 )
Confession et mariages par Gaudium (2026-02-19 23:26:43)
[en réponse à 996325]
Au-delà de l'excommunication, les "graves conséquences" pourraient être le retrait de l'octroi de la faculté de confesser validement ainsi que de la concession de l'autorisation donnée aux ordinaires des lieux de délivrer des licences pour la célébration des mariages. A noter que c'est le pape François qui a accordé cela aux prêtres de la FSSPX
Je ne dis pas que de telles dispositions seront prises, mais c'est une possibilité.

( 996334 )
Cela ne fera par ptk (2026-02-19 23:54:55)
[en réponse à 996333]
que rétablir le statut quo ante la "générosité" du défunt pontife de triste mémoire.

( 996335 )
Non, c'est le contraire par Candidus (2026-02-20 01:08:54)
[en réponse à 996333]
Si schisme il y avait, la validité des confessions et des mariages serait assurée, parce que les mesures prises par François deviendraient inutiles. C'est parce que la FSSPX n'est pas schismatique que François lui a accordé ces faveurs, sinon, comme chez les Vieux-Catholiques, les Mariavites ou les membres de l'Eglise Catholique Nationale Polonaise, ces sacrements auraient été valides, parce que ces communautés, en tant que schismatiques, ne sont plus tenus et limités pour la validité, par la forme canonique qui exige la juridiction transmise par l'Ordinaire du lieu. C'est paradoxal, je sais.

( 996337 )
Situation intenable par Gaudium (2026-02-20 07:09:12)
[en réponse à 996335]
Si le pape Léon, du fait de la réitération d'un acte schismatique par la FSSPX (consécrations épiscopales sans mandat pontifical et malgré l'opposition formelle du pape), en vient à retirer ces deux faveurs, la FSSPX se retrouvera dans une situation intenable :
- soit elle assume le schisme afin de garantir la validité des sacrements de la confession et du mariage administrés ou célébrés par ses prêtres ;
- soit elle réfute le schisme, et alors la validité même de ces sacrements sera sujette à caution.
Il n'y a que des mauvaises solutions.

( 996338 )
Votre compréhension de la situation est fausse par Jean-Paul PARFU (2026-02-20 07:31:48)
[en réponse à 996337]
Pourquoi ?
Parce que vous ne prenez jamais en compte la crise de l'Eglise et que vous semblez n'avoir jamais entendu parler de l'état de nécessité (Canon 1323-4).
Vous répétez donc inlassablement vos éléments (et même tics) de langage.

( 996336 )
Non-événement... par Justin Petipeu (2026-02-20 06:07:13)
[en réponse à 996277]
On voyait mal, cinq ans après Traditionis Custodes, comment aurait fait la FSSPX pour signer avec ceux qui ont poignardé dans le dos tous les fidèles qui leur ont fait confiance depuis des décennies. Ceux qui ont trahi sans vergogne et avec cynisme la parole donnée par Jean-Paul II et Benoît XVI...
Donc la FSSPX va se vitrifier en 1958 ou 62, sans saints, sans magistère,sans droit canon, fonctionnant sur elle-même.... c'est triste mais c'est ainsi.