Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=996130

( 996130 )
Communiqué de la Maison généralice : entrevue à Rome par Ennemond (2026-02-13 06:32:18)
En ce 12 février 2026, Monsieur l’abbé Davide Pagliarani, Supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, a été reçu au Palais du Saint-Office par Son Éminence le cardinal Víctor Manuel Fernández, Préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi. Cette rencontre lui avait été proposée par le Cardinal à la suite de l’annonce publique, le 2 février dernier, de futures consécrations épiscopales au sein de la Fraternité Saint-Pie X.
L’entretien, tenu en tête-à-tête selon le souhait du Cardinal, a duré une heure et demie et s’est déroulé dans une atmosphère à la fois cordiale et franche. Il a permis à Monsieur l’abbé Pagliarani d’écouter attentivement le Préfet, et de préciser la portée de l’annonce du 2 février, ainsi que le sens des démarches entreprises auprès du Saint-Siège au cours de ces derniers mois.
Le Supérieur général a ainsi pu présenter de vive voix la situation actuelle de la Fraternité Saint-Pie X et son devoir, dans la nécessité spirituelle où se trouvent les âmes, d’assurer la continuation du ministère de ses évêques.
Il a surtout tenu à exposer l’esprit de charité dans lequel la Fraternité envisage ces consécrations, ainsi que son désir sincère de servir les âmes et l’Église romaine.
Il a enfin renouvelé son désir que, compte tenu des circonstances tout à fait particulières dans lesquelles se trouve la sainte Église, la Fraternité puisse continuer à œuvrer dans sa situation actuelle, exceptionnelle et temporaire, pour le bien des âmes qui s’adressent à elle.
De son côté, le cardinal Fernández a présenté une approche différente de la question. Relayée dans un communiqué officiel rapidement publié par le Saint-Siège, sa proposition consiste en « un chemin de dialogue spécifiquement théologique, selon une méthodologie bien précise, […] pour mettre en évidence les minima nécessaires à la pleine communion avec l’Église catholique », ce qui permettrait « de définir un statut canonique pour la Fraternité ».
Ces échanges auraient pour but, en particulier, de s’accorder sur « les différents degrés d’adhésion requis par les divers textes du Concile œcuménique Vatican II et leur interprétation ». Le Cardinal a précisé oralement que si l’on pouvait dialoguer sur le Concile, on ne pourrait pas en corriger les textes.
Comme condition préalable à ce dialogue, il est exigé que soit suspendue la décision des consécrations épiscopales annoncées.
Le Préfet du Dicastère a explicitement demandé au Supérieur général de bien vouloir présenter cette proposition aux membres de son Conseil, et de prendre le temps nécessaire pour l’évaluer.
Monsieur l’abbé Pagliarani y répondra donc dans quelques jours. Il écrira directement au cardinal Fernández, et fera connaître également sa réponse à tous les fidèles.
Le Supérieur général a renouvelé auprès du cardinal Fernández son souhait de pouvoir rencontrer personnellement le Saint-Père. Il est très paisible et remercie pour toutes les prières offertes. Il continue de recommander cette situation à la prière des fidèles.
Menzingen, le 12 février 2026
source FSSPX news

( 996133 )
La position du Cardinal par Jean-Paul PARFU (2026-02-13 07:22:59)
[en réponse à 996130]
Est la position habituelle de Rome, celle qui avait été opposée à la FSSPX en 2012 et qui avait fait échouer un accord.
Peut-être ne s'agit-il que d'une position de départ : on reprend les négociations là où on les avait laissées.
Mais, je pense que "Rome" n'a toujours pas pris la mesure du problème et, de manière générale, de l'importance et de l'enracinement du monde traditionnel dans l'Eglise.

( 996136 )
[réponse] par Réginald (2026-02-13 07:54:34)
[en réponse à 996133]
Peut-être. Mais l’existence d’incompréhensions passées ne crée pas une troisième option aujourd’hui. Il n’y a aujourd’hui qu’un cadre proposé, imparfait mais réel, et le refuser reviendrait à assumer des conséquences irréversibles.

( 996137 )
Pourquoi maintenant? par Bénigne (2026-02-13 08:22:31)
[en réponse à 996136]
On se demande quand même, pourquoi le Vatican voudrait maintenant cette dialogue théologique - les positions ne sont-elles pas claires? Qu’est ce qu’on a fait depuis 2012, sauf le mp méchant de 2021 et quelques petites gentillesses envers la fraternité? Ce qui reste est si oui ou non celle-ci aura une situation canonique claire. Le pape décira. Tout le reste paraît un désert tout aussi vide comme les dialogues synodales sûr elles-mêmes.

( 996138 )
[réponse] par Réginald (2026-02-13 08:26:57)
[en réponse à 996137]
Contester la qualité du cadre ne crée pas une alternative. Or c’est bien de cela qu’il s’agit : que fait-on concrètement si l’on refuse celui-ci ?

( 996143 )
Cela dépend par Bénigne (2026-02-13 10:03:03)
[en réponse à 996138]
Bien sûr c'est peu catholique de refuser de dialoguer avec le Saint Siège et c'est trés plausible qu'ils vont dialoguer quelques mois, ne serait-ce que pour cette raison. Ce que je voulais dire c'est que la discussion théologique paraît une excuse soit (1) pour obtenir un retard des sacres, soit (2) pour discuter une normalisation canonique (avec une fsspx qui accepte que v2 a eu lieu et que le dialogue continue etc.). Espérons le dernier. Comme signalé partout, le Vatican a déjà été beaucoup moins stricte avec la Chine communiste et leurs évêques (sans même demander une discussion "théologique").

( 996146 )
Le souci c'est le contour du dialogue par Chris (2026-02-13 10:48:12)
[en réponse à 996130]
Chemin de dialogue, etc..ça risque de prendre beaucoup de temps
Est ce que la FSSPX est prête à repousser la date et à attendre ?
Il faudrait comme le demande le supérieur de FSSPX un dialogue avec le Pape Léon XIV
Avec le cardinal Fernandez ça risque d'être difficile bien plus que avec le cardinal Ratzinger en 1988 qui avait réussi (temporairement hélas) à un accord avec Mgr Lefebvre en mai 1988 avant que celui-ci retire sa signature
On a aujourd'hui une situation différente où je crains que le dialogue soit très compliqué au vu des protagonistes qui ne parlent pas du tout le même langage
Que va dire le conseil réuni de la FSSPX ?
Est ce no way; on confirme les sacres?
Pris au piège de suspendre ce qui serait difficile et ressemblant à rétropédalage
En mai 1988 j'avais compris que la date pouvait être repoussé en Août 1988 mais que la FSSPX n'avait pas attendu
Ici c'est pire il est demandé en préalable de suspendre les consécrations
Pas optimiste
Il faut prier

( 996147 )
A noter par Signo (2026-02-13 11:00:02)
[en réponse à 996130]
Que ce qui est demandé par les autorités romaines, c’est une suspension des sacres, pas une renonciation complète et définitive à sacrer.
Suspendre une décision ne signifie pas y renoncer, mais simplement renoncer provisoirement à la mettre en œuvre, en attendant de nouveaux éléments.
Autrement dit, ça ne coute strictement rien, et dans le pire des cas les sacres pourront toujours être reprogrammés en septembre, à l’automne, ou au printemps 2027.

( 996148 )
Une pierre d’achoppement à ne pas négliger par Regnum Galliae (2026-02-13 11:17:36)
[en réponse à 996130]
Les évêques veulent-ils dans leurs diocèses cohabiter avec une FSSPX régularisée ? Qui pourrait siphonner ses fidèles, dons et vocations?
Voilà qui pourrait bloquer Rome.

( 996153 )
d'une certaine façon c'est le cas par Luc Perrin (2026-02-13 13:20:00)
[en réponse à 996148]
La cohabitation volens nolens, c'est l'état de fait.
Une régularisation canonique passera forcément par un statut donc des modalités cf. Campos au Brésil en 2001-2002.
Évidemment bien des évêques ne sauteront pas de joie : je note cependant qu'en 1988, il y avait eu une bronca de plusieurs conférences épiscopales à l'annonce du Protocole d'accord, c'est plutôt silencieux aujourd'hui. Le temps a fait son oeuvre.
Quant à l'argument du "siphonnage" des fidèles et des ressources, voyez la taille des actuelles communautés FSSPX par rapport aux diocèses, à échelle mondiale, il n'y a RIEN à craindre pour ces derniers.
Si entre 2007 et 2021, une énorme masse des catholiques s'était engouffrée dans les églises et chapelles pour la liturgie traditionnelle, on l'aurait vu.
Sur plus d'un milliard de baptisés catholiques, on parle d'un petit peu de mousse au sommet d'une énorme vague ... "peanuts" au plan statistique.
Le salut des âmes n'est pas proportionné au nombre cf. la parabole évangélique sur l'unique brebis perdue dont le Berger s'occupe en priorité.

( 996155 )
Voulez-vous dire que le critère serait le fric ? par Glycéra (2026-02-13 13:28:26)
[en réponse à 996148]
Quels comptes mesquins !
Jésus a-t-il inveti dans des réseaux et des établissements ?

( 996150 )
Les chiffres ne mentent pas par Eti Lène (2026-02-13 11:42:42)
[en réponse à 996130]
Car le ratio évêques/fidèles est supérieur à celui de 1988, si je ne me trompe pas.
Et c'est ce ratio qu'il convient de tenir pour justifier d'une consécration épiscopale, pas le ratio évêques/prêtres. En effet saint Augustin le dit lui-même : "Christiani propter nos; episcopi propter vos. Chrétiens pour nous; évêques pour vous". Je ne cite pas les passages et citations de l'évangile où le Seigneur se montre uniquement pour l'enseignement du peuple et sa guérison. Il appelle ses apôtres à prêcher à baptiser, à confirmer. "Qui vous écoute m'écoute, qui vous méprise me méprise." Mais ailleurs, quand la nature humaine par l'orgueil vient frapper à la porte des serviteurs du Christ : "Serviteurs inutiles". Car Dieu aurait pu ne pas se servir d'eux. Nous péchons tous, y compris les prêtres/évêques.
Si les évêques ne sont établis que pour les prêtres, cela ne sert plus à rien, et l'Église n'a plus sa raison d'être.
Les chiffres montrent que l'urgence est largement dépassée pour la FSSPX. Les autorités de la FSSPX ne reculeront probablement pas. Pas de colère, pas de polémique, derrière l'attitude de l'abbé Pagliarani, comme le faisait Mgr Lefebvre, mais certainement une détermination que le cardinal Fernandez semble ne pas avoir perçue. Ce n'est que mon avis.

( 996151 )
De qui se moque-t-on ? par Petrus (2026-02-13 12:16:51)
[en réponse à 996150]
Indépendamment de la question fondamentale de l'illicéité de sacres épiscopaux sans mandat que j'ai évoquée précédemment, de toute façon il n'y a objectivement aucune urgence pour la FSSPX à sacrer pour sa survie. Elle compte actuellement 733 prêtres, dont beaucoup sont fort jeunes, et 2 évêques âgés de 67 (Mgr Fellay) et 69 ans (Mgr de Galarreta), ce qui à notre époque n'est pas vieux. L'espérance de vie des hommes en Europe est actuellement supérieure à 80 ans. Mgr Lefebvre est mort à 85 ans. Mgr Williamson à quelques semaines seulement de ses 85 ans. Et Mgr Tissier de Mallerais à onze mois de ses 80 ans.
On ne sache pas que les deux évêques résiduels (et non résidentiels !) soient mourants ou gravement malades. Depuis Paul VI dans l'église conciliaire les curés et les évêques prennent leur retraite à 75 ans et bien souvent on les maintient en fonction jusqu'à 80 ans voire plus. Quand Mgr Lefebvre (qui lui était seul à l'époque à la FSSPX, aujourd'hui ils sont deux) a sacré après avoir beaucoup hésité, il était à cinq mois de ses 83 ans et il est mort moins de trois ans après les sacres. Là on parle d'évêques ayant moins de 70 ans. Indépendamment même de la question canonique, disciplinaire et doctrinale, il n'y a donc objectivement aucune urgence. Aucune nécessité. Surtout quand on en mesure les conséquences et implications incommensurables.
Donc on se moque du monde. Ni plus ni moins.
Petrus.

( 996152 )
Le management moderne par Eti Lène (2026-02-13 13:15:59)
[en réponse à 996151]
Il est vrai, c'est "marche ou crève". L'épidémie de burn-outs en témoigne. À 70 ans et plus on a moins la force de réaliser des voyages très ou trop fréquents...
Votre position est surprenante.
Ne serait ce que pour la survie du rite traditionnel, et même pour les Ecclesia Dei, la FSSPX doit sacrer les évêques.
Souvenez-vous. En 1984 il y a eu un indult bien réduit. Puis c'est au lendemain des sacres que le motu proprio de 1988 a laissé une possibilité de structures sous forme traditionnelles.
Ne serait ce que pratiquement, si cela peut faire du bien à l'Église toute entière, pourquoi s'en priver ? C'est cynique je sais. Mais Rome est cynique. Ce n'est pas parce que les uns font des bêtises que les autres peuvent en faire me direz-vous.
Mais pratiquement, il y a une bonne et une mauvaise pagaille. La mauvaise ce sont les gauchistes, les pilleurs et les usuriers les pervers qui la mettent. La deuxième bonne pagaille c'est celle du Seigneur disant "Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive." St Paul est représenté avec une épée à Rome. C'est le glaive de la parole qui met cette bonne pagaille. Et cette parole doit rester libre. "Si eux se taisent les pierres crieront" Notre Seigneur parlant des disciples.

( 996154 )
Est-ce juste et vrai de piloter par statistiques ? par Glycéra (2026-02-13 13:24:58)
[en réponse à 996151]
Qui sait le reste à vivre des deux évêques de la Fraternité ?
Pour soigner vos enfants, direz-vous :
- Tu n'as que 23 ans, statistiquement, tu ne peux avoir de cancer intestinal ... Tais-toi et mange sans faire la chochotte !
Les chemins de Dieu sont les Siens.
Il n'a pas à obéir aux calculs et computations du Diable, ni aux aux nôtres !
Qui sait ce qui est ?
Qui peut monter aux cieux, demander au Bureau des Prévisions pour les consulter ?
Comme Eléazar, prions :
- Seigneur je ne ais où je vais, ni comment y aller, mais, s'il te plait, montre-moi si je me trompe de chemin.
Ce qui compte c'est de démarrer quand cela ne semble pas stupide, quand cela parait plaire à DIeu. Ensuite on regarde ses signaux sur la route ...
Que Dieu nous guide !
Et nos anges nous fassent taire les suppu-compu-tations de nos petits Ego-Moi-Je-Sais-Tout !
Glycéra
trisate de voir les énergies qui se gâchent à débattre au lieu de prier dans ses actes quotidiens. Chacun à sa place, et le soleil ira mieux.

( 996175 )
bien d'accord avec dame Glycéra par Luc Perrin (2026-02-13 17:04:40)
[en réponse à 996154]
Pour citer mon cas en 2024, parfaite santé après bilan complet et trente oui 30 jours plus tard, un pied dans la tombe, direction les urgences au plus vite.
Impossible de se fonder sur des statistiques générales, elles sont indicatives certes mais rien de plus.
En outre nous ignorons l'état de santé des deux prélats et passer de quatre évêques à trois puis deux représente de manière évidente un défi pour les communautés FSSPX réparties sur le globe en entier.
Ce n'est pas que français ou européen, tendance à l'oublier souvent sur le F.C.

( 996202 )
Les statistiques ont peu d'intérêt sur les cas particulier. par Donapaleu (2026-02-14 11:34:04)
[en réponse à 996175]
À mon âge, j'ai une espérance de vie de 18 ans mais je peux mourir demain ou dans 30 ans. J'ai une chance sur 3500 d'être encore en vie dans 40 ans à 108 ans (ce post n'est pas une petite annonce de vente en viager !). C'est intéressant pour prendre certaines décisions et les assurances s'appuient dessus notamment en matière de retraite. Mais ça n'apporte aucune certitude individuelle. La certitude est collective, à titre individuel c'est une simple indication. Une maladie avec 50% de mortalité sera une vérité collectivement parlant mais à titre individuel c'est 0% ou 100%...à moins d'être à demi mort !
Les statistiques sont aussi intéressantes pour évaluer l'efficacité d'un médicament, par exemple sur une maladie pour laquelle 99% des personnes atteintes guérissent sans traitement. Au pif on n'arrivera à rien de certain. Elles sont inutiles pour évaluer s'il est préférable en terme de survie, d'enfiler un parachute avant de sauter d'un avion en vol. Bien se servir d'un outil c'est lui demander ce qu'il est capable de faire.

( 996234 )
Les statistiques ? ce sont de grands nombres, donc de l'anonymat par Glycéra (2026-02-16 16:40:04)
[en réponse à 996202]
Tout le contraire de ce que Dieu fait !
Jésus a-t-il fait sa campagne de promotion avec des stats ?
Par contre Hérode fit son massacre de tuerie des enfants en bas-âges sur des stats !
Et les Juifs condamnèrent Jésus, choisirent Barabbas, sur les stats d'un vote ... et même, dit la tradition, en trafiquant les votes, en "achetant" des voix !
Alors non pour les statistiques.
Ou alors, nous sommes tous des "Mon-dame"
(50 % masculin, 50% féminin, c'est staistiquement exact pour l'ensemble des humains) !
En tout cas, foin des statistiques dans l'Eglise !
C'est le Diable qui fait ce genre de comptes pour diviser les foules en des débats prétendus rationnels et scientifiques.

( 996240 )
Voilà une réponse... par Donapaleu (2026-02-16 22:17:41)
[en réponse à 996234]
100% féminine ! Je n'en comprend pas la logique. Vous êtes 100% femme et moi 100% homme et ça n'empêche pas qu'il y ait (environ) 50% d'homme et de femmes dans la population. Je ne suis pas pratiquant à 3% et pourtant c'est la proportion de catholiques pratiquants ! Ce sont des réalités sur des plans différents. Vous ne mangez jamais une part de gâteau ? Tout ou rien ? Et si c'est une galette des rois vous ne croyez pas que si on la coupe en 10, la fève est dans une part et qu'on une chance sur dix de tomber dessus ? Et que si vous voulez être certaine d'avoir la fève il faut bouffer toute la galette ( c'était le principe d'Hérode mais...il n'y avait plus de fève, heureusement pour nous )
On peut faire de mauvaises choses avec des statistiques, avec l'IA (vous ne devez pas aimer !), une voiture ou un couteau mais ça n'en fait pas des instruments du diable, seulement des instruments qu'il peut utiliser, grosse nuance. Jésus n'a pas non plus fait sa promotion en voiture ! On peut également faire de très bonnes choses avec les outils énumérés ci-dessus.
Vous n'aimez pas l'anonymat mais vous intervenez, comme moi d'ailleurs, de façon anonyme, on le sait et c'est comme ça.

( 996251 )
Ne disons-nous pas de même ? par Glycéra (2026-02-17 11:22:44)
[en réponse à 996240]
Prendre les grands nombres pour traiter un cas individuel est imbécile.
Estimer la taille (et les dispositifs de sécurité) d'une salle en sachant quelle a été la fréquentation déjà vue, est une approche utile. Pour essayer de n'être pas débordé, pour "pré-voir".
Que changerai
Il y a une différence entre le relevé de constatations dans des paquets de "grands nombres" et l'emploi des probabilités d'un évènement précis.
Statistiques et probabilités sont des outils bien différents.
Souvent confondus d'ailleurs.
Et parfois employés, même en médecine, ou en enseignement, pour trancher avant d'observer le cas réel, la personne unique avec qui on est en relation.
Votre réflexion sur la logique féminine m'a amusée. Combien souvent mon père était ainsi désarçonné, ne sachant par quel bout nous avions commencé à envisager une question ...
Dans les raisonnements pour débroussailler une question (en maths par exemple, en communication interpersonnelle aussi), la différence d'approche, pour trouver le premier bout du fil, est flagrante.
Parfois retrouver les points communs demande la patience dont la tricoteuse a besoin pour démêler sa pelote de laine, ce "chignon de belle-mère" dit-on en riant du phénomène.
Merci de cet échange très démonstratif.
Au plaisir d'avancer !
Glycéra
PS : L'anonymat ?
Comment le rattacher-vous à cette question ?
Et je ne confonds pas anonymat et pseudo ...
Savoir nos noms civils entre liseurs améliorerait-il la profondeur ou la justesse de nos échanges ?
Combien d'auteurs précieux ont employé des pseudos !

( 996254 )
On peut se taquiner par Donapaleu (2026-02-17 17:25:14)
[en réponse à 996251]
sans s'excommunier, c'est merveilleux !
Je pense qu'il faut nuancer !
Prendre les grands nombres pour traiter un cas individuel est imbécile.
Oui, si vous voulez, mais prendre le grands nombres pour s'aider à traiter (un outil parmi d'autres) un cas individuel pourquoi non ?
Malgré tout, si j'ai identifié une maladie et je sais que dans cette maladie le traitement A fonctionne dans 25% des cas et le B dans 75% des cas je ne peux pas ne pas en tenir compte !
Il y a d'autres facteurs de choix, j'en conviens (le traitement B peut être totalement contre-indiqué chez le patient). S'il s'agit de choisir automatiquement le traitement B un algorithme de base peut le faire tout seul.
Il me semble qu'exclure les statistiques est aussi imbécile que de n'utiliser qu'elles comme outil décisionnel ?
Avons nous trouvé un terrain d'entente ou allons nous continuer à nous chamailler en public ?

( 996255 )
Exactement ! Et cela vaut pour les conseils spirituels ... rien d'uniforme ! par Glycéra (2026-02-17 18:12:07)
[en réponse à 996254]
En effet.
Seule l'écoute humaine, de coeur à coeur, permet de savoir si le "cas" A ou B est en résonnance avec ce que vit le patient ou le cheminant.
Nous sommes bien à venir savourer l'eau du même puits en venant de deux villages différents ...
Merci encore de cet échange.
Glycéra
Qui déteste, profondément, dans le fond de l'âme, voire traiter les gens comme des mécaniques, que ce soit dans le somatique, dans le psychique comme dans le spirituel.
Etre souple et inventif,
c'est cela imiter ce que fait Jésus.
Ecouter la réalité.
C'est simple.
C'est total.

( 996252 )
Ajout -- dans l'emploi des statistiques : les corrrélations par Glycéra (2026-02-17 14:03:27)
[en réponse à 996154]
J'oubliais ce facteur.
Une corrélation, c'est une co-relation.
Une mise en face de deux données pour voie si elles sont indépendantes, ou redondantes, causales ou pas.
La corrélation, le choix des variables, des données à coréler, donne le ton de la conclusion qu'on fera sur la masse de données disponibles.
Exemples d'idiotie :
- les gendarmes sont dangereux pour la circulation routière.
La preuve : A chaque accident mortel, on les trouve sur les lieux !
- il y a moins de monde à la paroisse du village, c'est parce qu'une chapelle traditionnelle est proche ...
- elles sont souvent utilisées en psychologie pour trouver le départ d'un trouble persistant à l'âge adulte. Mais sont-elles causales ?
- d'il y a 30 ans : c'est un artiste? un prof ? donc il va acheter un MacIntosch. Le donc est faux, c'était juste une proportion constatée du marché des ordinateurs.
- je ne parlerai pas de toutes celles inventées pour le Covid ... l'avortement, ou l'enthanasie, voire les mammographies ...
- etc.
Synonyme ? affinité, analogie, cohérence, correspondance, dépendance, interdépendance, liaison, lien, rapport, relation.
ELle peut être positive (l'une des variables augmente comme l'autre) ou négative (l'une des variables diminue quand l'autre augmente)
Mais là, nous entrerions dans les maths...
ou absente, quand c'est l'indépendance complète des données.
Exemple : la couleur des chaussettes et la sagesse d'un enfant à la messe ...
Vous trouverez d'autres exemples, réels ou ridicules.
Les médias aiment beaucoup ce qui semble prouvé par des chiffres, cela rassure, n'est-ce pas ?

( 996157 )
Dialogue productif par Carillon 1758 (2026-02-13 13:46:04)
[en réponse à 996151]
Pour un dialogue productif il faudrait que les représentants de la fraternité lisent les livres de leur interlocuteur pour se mettre à niveau sur les questions théologiques.

( 996160 )
Vous êtes toujours aussi nuancé ! par Donapaleu (2026-02-13 14:07:08)
[en réponse à 996151]
Il se trouve que j'ai 68 ans, pile-poil entre les deux évêques. Je suis plutôt en bonne santé mais en voyant les gens de ma génération je sais que je ne suis pas à l'abri d'un accident brutal. L'espérance de vie n'est qu'un élément statistique. Et malgré ma santé relativement bonne je ne me vois pas courir le monde toutes les semaines pour aller faire des confirmations ; la fatigue est quand même là ! Donc effectivement, s'il n'y a pas d'extrême urgence il est quand même très sérieusement temps d'y penser. Gouverner c'est prévoir. Je suis plus d'accord avec vous pour ce qui est des conséquences et des implications…

( 996164 )
Faire aller deux évêques ages et fatigués de par le monde par Germanicus (2026-02-13 15:55:22)
[en réponse à 996151]
n est pas réaliste.
Qui accepterait ce rythme parmi les fidèles ?
Alors sacrer des évêques sera un progrès et évitera un danger en cas de souci.
Plus économique aussi...je n ose dire écologique....

( 996168 )
Simple question par DumVolviturOrbis (2026-02-13 16:16:35)
[en réponse à 996164]
Pourquoi le postulat principal est toujours qu'il faudrait absolument des évêques au sein de la Fraternité ?
Ne pourrait-on pas imaginer une régularisation canonique de la Fraternité Saint Pie X qui, en retour, accepterait d'être directement sous une commission pontificale, comme l'étaient jadis les communautés Ecclesia Dei ? Et au sein de cette commission des évêques ou cardinaux seraient chargés de dispenser les sacrement pour les communautés traditionnelles ?
Il ne faut rien voir de polémique dans cette question. J'essaye juste de me rendre à l'évidence. Aujourd'hui la situation est bloquée : la FSSPX veut des sacres, Rome n'en veut pas. Il va falloir des concessions des deux côtés : une reconnaissance canonique et une commission pontificale qui met des évêques à disposition pour l'ensemble du monde tradi pourraient être une solution. A condition que toutes les parties fassent preuve de bonne foi.

( 996173 )
Votre solution… par Signo (2026-02-13 16:54:27)
[en réponse à 996168]
… n’est pertinente que pour les catholiques traditionnels en situation canonique régulière (ex ED), cela s’appelle l’Ordinariat.
Pour la FSSPX, soit elle se maintiendra ad vitam dans la zone grise actuelle, soit elle ira vers un schisme, soit on lui accordera une structure canonique dédiée et totalement autonome, avec des candidats à l’épiscopat choisis en son sein et proposés à Rome pour être ordonnés évêques.
Ceux qui connaissent bien la mentalité qui règne dans la Fraternité savent qu’elle n’acceptera jamais une solution qui la contraindrait à se mettre sous la dépendance d’un évêque, même traditionnel, qui ne serait pas issu de ses rangs.
Quand on voit que pour certains dans la FSSPX, la simple idée d’une régularisation sans ralliement pur et simple de la Rome actuelle aux positions de la FSSPX est déjà presque considéré comme une trahison…

( 996180 )
L'opinion indiquée par Bibracte (2026-02-13 18:01:48)
[en réponse à 996173]
Dans votre dernier paragraphe est au moins celle de Mgr de Galaretta, et Mgr Lefebvre lui-même est allé dans ce sens...
Mgr de Galaretta :
Comment nous soumettre et obéir à des autorités qui continueront à penser, à prêcher, et à gouverner en modernistes ? Nous avons des fins et des buts contraires, des moyens différents même, comment travailler sous leurs ordres ? Le problème n’est pas d’intentions subjectives, mais objectives, manifestes, du constat que nous venons de faire sur leur volonté : acceptation du Concile Vatican II et ses principes libéraux. Pour l'essentiel rien n'est changé, il n’y a pas de « retour »
Mgr Lefebvre :
«Ce sont des choses qui sont faciles à dire. Se mettre à I’intérieur de l’Eglise, qu’est-ce que cela veut dire ? Et d'abord de quelle Eglise parle-ton? Si c’est de l'Eglise conciliaire, il faudrait que nous‘ qui avons lutté contre elle pendant vingt ans parce que nous voulons I’Eglise catholique, nous dans cette Eglise conciliaire pour soi-disant la rendre catholique. C’est une illusion totale. ‘Ce ne sont pas les sujets qui font les supérieurs, mais les supérieurs qui font les sujets. (...) Il n'est pas question pour eux d'abandonner la nouvelle messe. Au contraire et cela est évident. C'est pourquoi ce qui peut apparaître comme une concession n'est en réalité qu'une manœuvre pour parvenir à détacher de nous le plus possible de fidèles. C'est dans cette perspective qu'ils semblent donner toujours un peu plus et aller très loin. Il nous faut absolument convaincre les fidèles qu’il s’agit bien dîme manœuvre, que c’est un danger de se mettre entre les mains des évêques conciliaires et de la Rome moderniste. C’est le plus grand danger qui les menace. Si nous avons lutté pendant vingt ans pour éviter les erreurs conciliaires, ce n’est pas pour nous mettre maintenant dans les mains de ceux qui les professent » (Fideliter n°70, pp.. 6-14).

( 996181 )
Vous mettez le doigt par Signo (2026-02-13 19:26:21)
[en réponse à 996180]
…sur un problème à mon avis essentiel: c’est celui de l’organisation ecclésiale actuelle, ce que j’appelle le « catholicisme », le « système ».
Dans ce système, l’Eglise universelle ne se comprend pas en termes de communion entre des Églises locales ou particulières et partageant, sous des formes culturellement diverses, la même Tradition apostolique; Églises dont l’unité entre elles, fondée sur l’orthodoxie de la foi et la charité, serait garantie par le ministère de l’évêque de Rome, mais elle se conçoit comme une organisation pyramidale, un peu semblable à une armée, un État ou un parti politique, avec le pape au sommet (dont la fonction est comprise, hier comme celle d’un monarque absolu, aujourd’hui comme étant le président du « catholicisme mondial »), en dessous les cardinaux, puis les archevêques, puis les évêques, puis les prêtres, et tout en dessous les fidèles. Dans ce système, c’est le
Führerprinzip qui fait loi; l’unité est confondue avec une uniformité purement juridique. Ce n’est plus une communion, c’est une administration, une bureaucratie, avec ses fonctionnaires, ses logiques procédurales, son souci du contrôle, ses petits hommes gris, son obsession du pouvoir… et son idéologie officielle: hier un thomisme sclérosé, aujourd’hui un synodalisme bureaucratique, fait de commissions aux objectifs flous, et de bavardages sans objet. Je me souviens encore de ma consternation en parcourant cet
article, et en y apprenant que tout ce qui était attendu d’un évêque dans l’Eglise d’aujourd’hui, c’était non pas de remplir au mieux sa charge de docteur, de prêtre et de pasteur dans la fidélité au dépôt de la foi, mais de savoir comment, je cite, «
mettre en œuvre la vision du pape François (sic!) » dans toutes les Églises du monde. Que l’évêque ait ou pas la foi catholique n’a plus guère d’importance : ce qui compte, ce qui est considéré comme essentiel, c’est de comprendre et de mettre en œuvre « la vision du pape François ». Quand on en est là, quand l’épiscopat catholique en est réduit à n’être plus que le docile relais de la propagande vaticane, il n’y a pas lieu de s’étonner du délabrement actuel de ce prétendu « catholicisme »…
Le synodalisme est d’ailleurs une conséquence logique de ce système: à force de concevoir l’Eglise sur le modèle des États modernes, il était inévitable qu’elle en suive les évolutions, et qu’à l’époque de l’absolutisme monarchique succède le régime des faux-semblants de la démocratie libérale, mal camouflée sous le terme de « synodalité ». Un de mes amis fidèle naviguant entre la FSSPX et la CRC m’avait une fois assuré au cours d’une conversation sur la nature de l’Eglise, sans rire, que « si si, l’Eglise est une monarchie », et de même certains sur ce forum. Avec les délires synodaux actuels, ils ont la suite logique de l’histoire…
Il est donc bien évident que dans une telle perspective, l’Eglise ne se conçoit plus comme la grande, l’universelle assemblée hiérarchiquement structurée sur le fondement des apôtres, rassemblant tous les fidèles professant la vraie foi dans le Christ, avec toute la liberté et la saine diversité que cela suppose, mais comme une organisation humaine à tendance uniformisante dont tous les membres doivent marcher au même pas et adhérer aux mêmes obsessions idéologiques du moment, si délirantes et si éloignées de la Tradition soient-elles. Être dans l’Eglise ne signifie plus avoir en partage la même foi, mais « travailler sous les ordres » (comme le dit Mgr de Galarreta) de petits chefs imposant leurs lubies. Il est inévitable qu’un système aussi rigide, aussi étouffant, aussi corseté dans une si étroite et mesquine subordination de contrôle procédural, ne finisse par ne plus savoir gérer les désaccords entre chrétiens sincères, même légitimes, autrement que par l’expulsion du contrevenant du système, c’est à dire, en clair, par la rupture de communion.

( 996183 )
même avis que J. Ellul : régression de l'Eglise quand elle suit le modèle profane par Glycéra (2026-02-13 20:37:30)
[en réponse à 996181]
Dans la Subversion du christianisme, ce prof de droit constitutionnel, protestant fait une analyse très lucide de ce qui s'est passé dans l'Eglise, parmi les "potentats" ecclésiastiques depuis des siècles, peut-être depuis son début.
J'aimerai entendre des catholiques avoir cette même clarté, cette même franchise, cette même hauteur qui regrette la profondeur perdue ...
Quand des gens de la hiérarchie veulent instaurer une structure copiée sur les empires profanes, quand des gens de la hiérarchie veulent se comporter en potentats qui se servent pour se glorifier tout seuls, quand des gens d'Eglise oublient qu'ils sont là pour servir, et que plus ils ont eu de "talents" plus ils ont de dettes de service à leurs frères chrétiens, membres à part égale du Corps du Christ,
Cela déraille.
Cela détruit.
L'Esprit Divin n'y trouve plus l'espace de souffler, où IL veut, selon les bons plans que Dieu connaît pour sauver chaque homme.
Un mot de Talleyrand à Napoléon qui lui dit :
- Je veux démolir l'Eglise ...
- Sire, vous ne pourrez pas.
- Et pourquoi pas ?
- Parce que cela fait 2000 ans que des gens d'Eglise s'y emploient,
et qu'ils n'y réussissent pas !
A nous de sortir du système, du systémisme, du systématique, de l'uniformisation matérielle et mondaine, qui en oublie que le ciel nous appelle, chacunb son tour.
- O empereur, qu'as-tu fait de l'âme que je t'ai confiée ?
Même question pour chacun des petits, des enfants du Père céleste.
Pas d'autre gloriole qui vaille !
Relire l'Ecclésiaste ...

( 996176 )
réalisme et précédents historiques par Luc Perrin (2026-02-13 17:12:56)
[en réponse à 996168]
- en 1988, le protocole prévoyait un évêque avec mandat papal
- en 2000-2002, Rome a proposé une structure canonique de type prélature ou administration apostolique personnelle donc avec évêque(s).
- 2001 la réconciliation avec l'Union saint-Jean-Marie Vianney de Campos s'est faite sur cette base : deux évêques même pour le petit territoire de Campos, un évêque administrateur et le sacre d'un coadjuteur.
Le "postulat" a donc une longue histoire déjà et Rome jusqu'ici l'a admis.

( 996198 )
Ou voyez vous que la situation est bloquée ? par Antoine (2026-02-14 10:13:58)
[en réponse à 996168]
Ce n' est pas du tout ce que je lis dans ce communiqué, ni entre les lignes. Le cardinal a reçu le supérieur de la FSSPX, et celui-ci n'évoque aucune décision suite à cette rencontre. Chacun a exposé ses doléances et ils se reverront ensuite pour avancer sur le dossier après délais de réflexion (ce qui me semble très sage).
Ce que je vois, c'est un dialogue, malgré la situation compliquée. Donc tout va bien et suit son cours. Pour moi tout se passe comme cela devait se passer, dans l'ordre hiérarchique et institutionnelle de l'Eglise.
Il était illusoire que Rome donne le feu vert suite au premier entretien. Il était tout autant illusoire que la FSSPX dise "ok, on accepte le concile et la nouvelle messe et on renonce aux sacres".
La FSSPX affirme qu'elle est dans un état de nécessité, le pape (d'autant plus avec la collégialité et la synodalité) ne décidera pas tout seul et laissera le dialogue avancer au sein des institutions dédiées. Peut être donnera-t-il aussi ses exigence si le dicastère cherche à bloquer le dialogue et que lui ne le souhaite pas. Et en tout dernier recours, si tout était bloqué, il pourrait agir directement "dans un acte de bienveillance". On est au tout début d'un processus qui va probablement s'appuyer sur toutes les subtilités de la diplomatie, Rome a plus de 2000 ans d'expérience, et la FSSPX commence à avoir l'habitude aussi. Et il y a le Saint Esprit qui agit.
Soyez donc dans l'espérance, et faites donc confiance en la providence et au dialogue au lieu de vous enfermer dans vos certitudes. Le chrétien n'est il pas un homme d'espérances ?
La situation n'est pas du tout la même que lors des premiers sacres, franchement je n'imagine pas le pape ne pas traiter ce dossier avec tout le sérieux qu'exigent les circonstances.
Amicalement,
Antoine.

( 996219 )
La question par Vassilissa (2026-02-14 22:30:15)
[en réponse à 996168]
de la bonne foi est en effet essentielle.
On a vu en France celle des évêques à la suite de Summorum Pontificum.
Et une. fois pris dans un piège, impossible d'en sortir.

( 996226 )
La FSSPX n'accepterait pas cette solution par Chris (2026-02-15 20:12:37)
[en réponse à 996168]
Cela reviendrait pour elle de se retrouver dans la position de la FSSP ou aussi de l'IBP
Déjà Mgr Huonder quand il avait rejoint la FSSPX et par exemple consacré les saintes huiles, des grincheux avaient dénoncé cet acte par un Évêque soit disant moderniste car sacré Évêque dans le nouveau rite
La FSSPX s'enferme dans une logique contreproductive
En plus le supérieur actuel a élu par la frange radicale qui ne voulait plus de Mgr Fellay
Actuellement on a Tucho un radical anti tradition et de l'autre côté un radical anti "Rome conciliaire"

( 996187 )
Bon, pour faire simple par Ptitlu (2026-02-13 22:58:57)
[en réponse à 996130]
Le dialogue avec Rome, la FSSPX a déjà tenté et rien reçu car même les définitions de base ne sont pas les mêmes (le mot tradition par exemple).
On va vers :
- un refus de Rome, notamment pour ne pas créer de précédent canonique
- des sacres de la FSSPX quand même, notamment par état de nécessité (tout à fait probable)

( 996220 )
Et on est revenu par le torrentiel (2026-02-14 23:03:01)
[en réponse à 996187]
au Préambule doctrinal, version allégée ou revu et corrigé en précisions à donner sur le degré d'adhésion à apporter respectivement à chacun des textes du concile, unique objet du ressentiment de la FSSPX. Le problème est que ça ne va pas pouvoir durer indéfiniment pour aucune des deux parties concernées ou que ça n'a déjà que trop duré. La FSSPX va devenir un isolat et l'Église "conciliaire" évolue en mode synodal, c'est-à-dire qu'elle veut être en concile permanent, ce qui n'est pas non plus une manière normale de se gouverner, voudrait-on instaurer une fois pour toutes ce que Maurras appelait "la démocratie religieuse", parce que le synode évoque la réunion des apôtres lors de la première crise de l'Église qui devait décider de s'ouvrir à ceux que l'on appelle abusivement les "pagano-chrétiens" en supposant qu'ils ont fait tardivement jonction avec l'Église catholique et apostolique. Synode et concile réunissent une Eglise faisant face à une crise et prôner une Église synodale revient à considérer que l'Église est en état de crise permanente.