oukase de l'évêque du diocèse de Charlotte, Caroline du Nord : le potentat Martin qui tient lieu d'épiscope continue de faire des siennes ...
Je vous ai laissé sous l'article le commentaire de X. Ternisien, ex-rubricard "Religions" du quotidien le Monde, le successeur de l'inénarrable Henri TINCQ.
États-Unis : la communion à genoux interdite par le diocèse catholique de Charlotte
Par Marie de Montalembert de Cers
Il y a 4 jours
Les bancs de communion destinés à la réception de l’Eucharistie sont désormais bannis à Charlotte, en Caroline du Nord. 31 des 147 prêtres actifs ont adressé une lettre au Vatican, remettant en cause l’autorité de leur supérieur à les prohiber.
Adieu à la communion à genoux dans certaines villes des États-Unis. Depuis le 16 janvier 2026, le diocèse de Charlotte, en Caroline du Nord, a officiellement tourné la page d’une pratique liturgique chère aux catholiques traditionnels, qui la considèrent comme plus respectueuse. À la demande de l’évêque Mgr Michael Martin, les bancs de communion, les agenouilloirs et les prie-Dieu destinés à la réception de l’Eucharistie sont désormais interdits, précise le Washington Post .
Mais la mesure ne s’arrête pas là. Dans une lettre pastorale datée du 17 décembre 2025, nommée «Normes pour la Communion», l’évêque de Charlotte explique que le clergé, les catéchistes, les ministres extraordinaires de la communion et les enseignants catholiques n’ont plus le droit d’enseigner aux fidèles qu’il est préférable de s’agenouiller. Ils doivent au contraire apprendre que la communion debout constitue la norme aux États-Unis, et veiller à ce que cette posture soit comprise comme telle. Ceux qui le souhaitent pourront, en théorie, encore s’agenouiller individuellement, mais sans jamais que cela soit présenté comme une pratique «meilleure, plus révérencieuse ou plus efficace». Selon l’évêque Martin, la communion debout symboliserait «l’Église en marche, en tant que peuple pèlerin» et permettrait de favoriser l’unité au sein de la communauté catholique.
Suppression de certaines messes en latin et de dos
Cette annonce a immédiatement suscité un vif mécontentement parmi les fidèles plus traditionnels de Charlotte, ainsi qu’au sein même de son clergé, relate le Washington Post. Dirigé pendant plus de vingt ans par Mgr Peter Jugis, un évêque à la fois conservateur et populaire, le diocèse avait vu se développer une importante communauté attachée aux formes liturgiques traditionnelles, notamment à la messe en latin, célébrée avec le prêtre tourné vers l’autel. L’arrivée de Mgr Michael Martin à la tête du diocèse en 2024 avait déjà semé le trouble. Ancien entraîneur de basket et membre de l’ordre franciscain, connu pour son attachement à la simplicité et à la pauvreté, il est perçu par certains fidèles comme plus progressiste, en raison de son engagement en faveur de la justice sociale.
La première confrontation ouverte a eu lieu en mai dernier, lorsque l’évêque a supprimé la messe en latin dans les quatre paroisses où elle était célébrée, la reléguant à une seule chapelle diocésaine. L’interdiction des bancs de communion annoncée en décembre a été, pour certains, la goutte de trop.
31 prêtres ont écrit une lettre au Vatican pour remettre en cause cette décision
En réaction, 31 des 147 prêtres actifs du diocèse ont adressé une lettre au Vatican, remettant en cause l’autorité de leur supérieur à interdire certaines manières de recevoir la Communion. Dans une Église historiquement marquée par une hiérarchie stricte, une telle contestation aurait été inimaginable il y a encore quelques années. «C’est comme un vote de défiance», explique Brian Williams, catholique et auteur du blog Liturgy Guy, dans les colonnes du Washington Post.
Plus largement, la critique ouverte des évêques et du pape est devenue de plus en plus fréquente, un phénomène largement amplifié par les réseaux sociaux. En parallèle, les catholiques plus traditionnels revendiquent davantage leurs droits et leur place dans l’Église. Des figures publiques influentes, telles que le vice-président JD Vance, le podcasteur Stephen K. Bannon ou encore le joueur de football américain des Kansas City Chiefs, Harrison Butker, ont publiquement mis en cause les dirigeants de l’Église, dénonçant à la fois les restrictions imposées au culte traditionnel, leur soutien aux migrants et ce que certains conservateurs qualifient d’«agenda globaliste».
48 commentaires
XAVIER TERNISIEN
le 06/02/2026 à 12:39
Vous n'avez des infos plus importantes que ça ?
https://www.lefigaro.fr/international/etats-unis-la-communion-a-genoux-interdite-par-le-diocese-catholique-de-charlotte-20260205