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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 995421 )29/01 Saint François de Sales Évêque, confesseur et docteur par ami de la Miséricorde (2026-01-28 21:46:43) 



Saint François de Sales Évêque, confesseur et docteur

Ecrits de St François de Sales

Biographie de Saint François de Sales.

Prière de Saint François de Sales, avant, pendant et après la Confession.


Rien par la force, tout par l'amour de St François de Sales.

Un sermon pour la Toussaint de St François de Sales

Litanies de Saint François de Sales

Prière de Saint François de Sales

Qui me donnera la grâce que je puisse en quelque façon donner allégement à mon Sauveur affligé ? Que ne m'est-il loisible de prendre mes habits les plus précieux pour couvrir votre nudité ? Que n'ai-je du baume excellent pour en oindre vos plaies ?

Que ne suis-je près de vous sur la croix pour soutenir votre corps entre mes bras, afin que la pesanteur ne déchirât pas si fort les plaies de vos pieds et de vos mains ? Mais surtout, que ne puis-je empêcher les pécheurs de tant offenser votre cœur. Mais, Seigneur, pourquoi m'amusé-je à ces désirs, desquels je n'ai pas la force d'en pratiquer un seul !

Comment vous donnerais-je mes habits précieux, moi qui n'en donnai jamais un vil et usé à vos pauvres ? Sur la croix, vous ne me les demandez pas et je vous les offre ; en vos pauvres, vous me les demandez et je les refuse. Ô vaines et misérables offres qui ne sont qu'en apparence et en effet ne sont que moqueries.

Comment répandrais-je du baume sur vos plaies, puisque je ne répandis jamais un verre d'eau pour vos pauvres ? Comment voudrais-je vous supporter en croix, puisque je ne fuis jamais rien tant que les croix ? Mon iniquité est donc bien grande ?

Ô que je suis misérable de m'y être si souvent abîmé ! Ô Seigneur, qui me délivrera de ce labyrinthe si ce n'est vous ? Pour me délivrer de l'enfer et me délivrer de perdition, hélas, Seigneur, que vous souffrez ! Et moi, misérable, que je souffre pour m’y engager ! Tout ce que j'ai souffert jusqu'à présent n’a été qu’à ma perte. Non, vous me voulez sauver, Seigneur, que votre volonté soit faite ! Ainsi soit-il.

Source : site-catholique.fr
images/icones/colombe2.png  ( 995422 ) Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2026-01-28 21:50:25) 
[en réponse à 995421]



CHAPITRE X
LE SAINT-ESPRIT PRÉPARÉ.


Dieu ne se contentait pas de promettre le Désiré des nations, ni de Le dépeindre dans une grande variété de figures éloquentes, ni même de donner Son signalement exact par cette longue suite de prophéties, qui tinrent les regards du monde ancien constamment tournés vers l’Orient.

Son admirable providence coordonnait tous les faits sociaux à l’établissement du règne immortel de Son Fils. Telle est l’évidence de cette préparation évangélique, que la vraie philosophie résume toute l’histoire antérieure au Messie, par ces deux mots : Tout pour l’enfant de Bethléem

Or, ce qui eut lieu pour la seconde personne de l’adorable Trinité s’accomplit avec le même éclat pour la troisième : il n’en pouvait être autrement. Quoique différente dans ses moyens, l’œuvre de la régénération du monde est commune aux deux personnes envoyées : tout ce qui prépare le Fils prépare le Saint-Esprit.

S’il fallait que le peuple hébreu fût choisi entre tous les peuples pour conserver le dépôt de la vraie religion ; s’il fallait qu’autour de lui et contre lui s’élevassent les quatre grandes monarchies des Assyriens, des Perses, des Grecs et des Romains ; s’il fallait que ces monarchies renfermassent dans leur vaste sein l’Orient et l’Occident et fussent à leur tour absorbées par l’empire romain ; s’il fallait que cet empire mît, sans le savoir, la dernière main à l’accomplissement des prophéties messianiques, tout en élevant au plus haut degré de puissance la Cité du mal ; s’il fallait toutes ces choses pour l’accomplissement des conseils divins sur le Verbe Incarné : avec la même assurance on doit affirmer que toutes étaient nécessaires, et au même titre, pour l’accomplissement des desseins providentiels à l’égard du Saint-Esprit.

Sa mission suppose celle du Verbe dont elle est le couronnement. L’Esprit sanctificateur ne devait venir qu’après l’Incarnation du Verbe, après Sa prédication, Sa passion, Sa résurrection, Son retour dans le ciel : événements immenses pour lesquels Dieu remuait le ciel et la terre, depuis quatre mille ans. L’Esprit, dit saint Jean, n’avait pas été donné, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié (Jean., VII, 39).

« La gloire de Jésus, ajoute saint Chrysostome, c’était la croix. Nous étions pécheurs, ennemis de Dieu et privés de Sa grâce. La grâce est le gage de la réconciliation ; or, le don ne se fait pas aux ennemis, mais aux amis. Ainsi, il fallait d’abord que le Verbe offrît pour nous Son sacrifice, et qu’en immolant Sa chair, Il détruisît l’inimitié, afin de nous rendre amis de Dieu et capables de recevoir le don divin, le Saint-Esprit» (In Joan. homil, IV, n. 2, opp. t. VIII, p. 346). Il en résulte clairement que toute la préparation du Désiré des nations se rapporte au Sanctificateur des nations ; que c’est pour Lui, comme pour le Fils, que s’accomplissent tous les événements du monde ancien.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde