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images/icones/salutscout.gif  ( 995360 )Scouts d’Europe : masculinisme / virilité par Cristo (2026-01-25 22:23:28) 


bonne mise en perspective ...

Opinion
« Face au masculinisme, nous voulons que nos enfants vivent une virilité saine »

Rémi Fourneraut
Président de l’Association des Guides et Scouts d’Europe
Publié le 25 janvier 2026

Face au masculinisme, courant d’idées qui justifie discriminations et violences à l’égard des femmes, Rémi Fourneraut, président de l’Association des guides et scouts d’Europe, défend l’« éducation différenciée », non mixte, qui « apprend aux garçons à être des hommes sans absolutiser les vertus masculines ».

Un « enjeu de sécurité publique ». Voilà comment le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) définit le masculinisme, ce courant d’idées qui dévalorise les femmes et justifie les discriminations et violences à leur égard. Dans un rapport publié mercredi 21 janvier, l’instance nationale appelle les pouvoirs publics à agir face à ce fléau grandissant, mais comment ?

Selon une récente enquête (1), 17 % de la population française adhère à ce « sexisme hostile ». Un chiffre inquiétant mais considéré comme bas comparé à nos voisins outre-Manche où cette idéologie galope. En France, le nombre d’influenceurs de la « manosphère » explose.

Parlant à de jeunes hommes en perte de repères, ces escrocs de la virilité cumulent les millions de vues et de like. « Être un homme », pour ces influenceurs, se réduit à des produits dévoyés de la virilité comme le machisme, la domination de l’homme sur la femme…

S’il est indispensable de démonter ces discours sexistes et dangereux, il faut bien se rendre à l’évidence : la virilité a été mise au ban, conspuée, honnie. Et ces influenceurs surfent sur cette absence. Car la société ne répond plus à la question inévitable à l’âge de l’adolescence : que suis-je appelé à devenir ?

Se construire avec ses pairs

Face à cette absence de clés de réponse, l’éducation différenciée, également mal nommée non-mixité, que vivent notamment les jeunes des Guides et Scouts d’Europe, prend tout son sens. Ces jeunes, cœur de cible des masculinistes, se retrouvent entre garçons vivant une virilité sans exaltation mal placée. Avec sa patrouille (un groupe de quelques garçons de 12 à 16 ans), chaque jeune va apprendre à se mesurer à ses propres limites, à gagner en compétences et à se dépasser.

Il va se construire face à lui-même et à ses pairs, non pas dans la victimisation et la recherche d’un responsable de ses échecs (en l’occurrence les femmes selon les théories masculinistes). Construire une tente surélevée, s’orienter lors d’un raid sur des dizaines de kilomètres, vivre 18 jours dans la nature avec les contrariétés de la météo… voilà des activités qui poussent les jeunes vers l’avant, vers l’action, les rendant moins sensibles à la complainte des influenceurs masculinistes qui accusent les femmes de leurs moindres difficultés. Chaque garçon ne sera pas dans la fuite de ses failles mais dans la connaissance de soi et dans l’acceptation de soi.

Outre le fait de grandir avec des jeunes, les scouts voient aussi dans leurs chefs des exemples de grands frères, à leur service et inspirants. Loin des clichés des adulescents en culotte courte, les chefs scouts accompagnent les jeunes à grandir et à affronter les difficultés, préfigurations de celles qu’ils connaîtront dans leur vie d’homme. C’est pourquoi l’humble compagnonnage du grand frère scout s’oppose à l’égoïsme du masculinisme.

La différence n’est pas exclusive de l’égalité

On reproche souvent à l’éducation différenciée de vivre en cercle fermé, de refuser l’altérité. Ce qui, a notre sens, est une erreur ! Cette approche n’engendre pas la peur de l’autre. Elle crée un lieu, d’une forme de safe space où chacun peut se révéler lui-même sans la nécessité de séduire. Une opportunité précieuse à l’âge de l’adolescence, où émergent des questions sur son propre corps et sur le rapport au monde, pour les filles comme pour les garçons.

Accepter une différence ne signifie pas accepter une hiérarchie. La différence n’est pas exclusive de l’égalité, elle contribue au développement de la complémentarité qui est nécessaire. Reconnaître l’altérité c’est reconnaître l’autre qui est différent, et reconnaître cette différence comme une richesse.

Alors que faire ? Apprendre à nos garçons à être des hommes sans fuir le réel ni se réfugier dans la victimisation. Et sans absolutiser les vertus masculines, leur permettre de devenir des hommes. Des hommes debout.

(1) Toluna-Harris Interactive, conduite en ligne auprès de 3 061 personnes âgées de 15 ans et plus, représentatives de la population française, en vue de ce rapport du HCE.

https://www.la-croix.com/a-vif/face-au-masculinisme-nous-voulons-que-nos-enfants-vivent-une-virilite-saine-20260125
images/icones/fleche2.gif  ( 995361 )M'enfin par Laurent Dastros (2026-01-26 11:11:44) 
[en réponse à 995360]

Qu'est-ce que les scouts d'Europe vont faire dans cette galère. Cette prise de position était-elle indispensable ? Qui a cru confondre le scoutisme non-mixte avec une caricature masculiniste ?
S'ils croient que c'est comme ça qu'ils vont convaincre des parents d'inscrire leurs enfants chez eux plutôt que chez les Scouts de France...
images/icones/barbu2.gif  ( 995375 )En effet ce communiqué est pitoyable par Luc Perrin (2026-01-26 22:09:03) 
[en réponse à 995361]

Et respire le 'wokisme' pour le coup en s'appuyant sur les élucubrations d'un Haut Conseil féministe extrême.
Comme je l'avais expliqué précédemment, le wokisme tend à nier la différence biblique du masculin et du féminin.
On invente ainsi un 'masculinisme' avec des chiffres bizarres quand l'Occident est surtout marqué par une perte notable, pour le coup bien documentée, de repères masculins ou virils. Tenter de distinguer les deux est comique.
C'est typiquement une attitude de compromission qui cherche non tant à rappeler les principes bibliques et de la Tradition incompatibles avec le libéralisme à visage totalitaire occidental que de faire la paix avec ce système mortifère.
images/icones/1n.gif  ( 995378 )Oui, et surtout par Justin Petipeu (2026-01-26 22:51:09) 
[en réponse à 995375]

qui lui a demandé quoi ?

On est quelque part entre le trouillard qui voit venir le média gauchiste et l'autocritique maoïste qui s'excuse par avance d'être ce qu'il est. Désespérant.
images/icones/iphone.jpg  ( 995400 )Non par Vincent F (2026-01-27 17:59:38) 
[en réponse à 995378]

Il est dans revendication catholique et traditionnelle de la virilité.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 995379 )Bizarre par MG (2026-01-27 00:51:22) 
[en réponse à 995375]

car le président Rémi Fourneraut a eu la meilleure des formations dans le scoutisme : la VII ! La septième Paris avec comme aumônier l'abbé Montarien.
images/icones/nounours.gif  ( 995382 )Différence biblique ? par Jean-Paul PARFU (2026-01-27 07:20:19) 
[en réponse à 995375]

Ou différence naturelle confirmée par la révélation biblique ?
images/icones/carnet.gif  ( 995383 )Etranges réactions par Signo (2026-01-27 08:40:02) 
[en réponse à 995360]

Le texte est équilibré, se situe au niveau de l’anthropologie chrétienne qu’il essaie de défendre (certes de manière sans doute imparfaite), en évitant les deux extrêmes (féminisme et masculinisme).
Contrairement à ce qu’affirme le progressisme, le féminisme, notamment dans ses versions les plus extrêmes prône la supériorité des femmes sur les hommes considérés comme intrinsèquement « dangereux » donc à « déconstruire », tout en niant les différences de « genre » jugées entièrement construites, en contestant la notion même de virilité, etc.
Mais en réaction a ce mouvement, il y a bien une montée du masculinisme, notamment chez les jeunes hommes désorientés par la société actuelle, qui n’est pas une réaction « saine » mais une réaction outrancière (comme c’est souvent le cas dans les réactions) tombant dans tous les excès opposés : haine des femmes jugées responsables de tous les maux, « la femme est juste bonne à faire le ménage et la cuisine », refus du mariage, culte de la violence brutale etc. Il parait même qu’il y a eu des meurtres de femmes aux USA.

Et qu’on n’aille pas me dire que cela n’existe pas. Je connais un jeune converti qui s’était indigné devant moi qu’une paroisse (tradie !) organise un pèlerinage pour les femmes, qui trouve la FSSPX encore trop féministe, etc. Et ce n’est pas un cas isolé. Certes il y a certains influenceurs (l’abbé Raffray, Papacito) qui essaient simplement de rétablir une forme d’équilibre en nommant le malaise masculin actuel et qui sont généralement caricaturés par les woko-féministes ou par les grands médias. Il n’en reste pas moins que d’autres tombent réellement dans certains excès. On en arrive dans certains cas à des aberrations invraisemblables et tout cela n’a aucun rapport avec une saine anthropologie chrétienne digne de ce nom. Je trouve inquiétantes les différentes réactions à cette tribune, qui décrit pourtant bien une réalité, et je ne vois pas en quoi cette tribune (que l’on pourrait certes critiquer dans certains des termes choisis) serait « pitoyable ».
images/icones/radioactif.gif  ( 995385 )Attention par Regnum Galliae (2026-01-27 09:51:19) 
[en réponse à 995383]

L'usage même du mot "masculinisme" est une concession à nos adversaires gaucho-wokistes !

Ce mot, indéfini, n'existait pas il y a quelques années et correspond à une réalité floue donc invérifiable. Autrefois, on parlait de machisme, quelle est la différence ?

"Masculinisme" a été créé récemment sur le modèle de "féminisme" et sert d'égout collecteur de tout ce que les gauchistes reprochent aux hommes. Sous couvert de dénoncer les abus, on s'en prend à l'existence même du caractère masculin, comme si la virilité était synonyme de violence, exploitation et domination ! N'utilisons pas le mot masculiniste (ou viriliste) qui ne sert qu'à jeter le doute sur tous les hommes. Tout ça , c'est du néo-marxisme où la lutte des sexes a remplacé la lutte des classes, où la femme-prolétaire doit échapper à la domination de l'homme-bourgeois.

N'entrons pas dans cette opposition fictive où l'on interdit aux garçons de jouer au foot pour leur faire préférer la poupée, comme plus tard on nous reprochera d'aimer le barbecue !

Le christianisme a fait émerger une relation équilibrée entre hommes et femmes, cassée par la révolution, la déchristianisation puis le féminisme et l'immigration et je serais curieux de connaître l'origine socio-éthnique des 17% de la population qui "adhère à ce « sexisme hostile »".
images/icones/fleche2.gif  ( 995388 )Pareillement, l' emploi du mot par AVV-VVK (2026-01-27 10:25:25) 
[en réponse à 995385]

"cléricalisme", provenant de la bouche des anticléricaux, dont même un pape s' est servi pour attaquer d' une certaine façon son propre clergé, de sorte que le terme est devenu courant dans des homélies.
images/icones/bravo.gif  ( 995391 )c'est évident Regnum Galliae par Luc Perrin (2026-01-27 11:30:22) 
[en réponse à 995385]

Ne pas voir les manipulations grossières, c'est faire preuve de cécité volontaire.

Robert de Mattei dirait que c'est une démarche "girondine" (le communiqué) par rapport aux jacobins du féminisme extrême. On souscrit à la révolution en tentant d'en "modérer" le cours.

Signo fait semblant parfois de ne pas voir et de ne pas entendre. Il est trop au fait des choses pour ignorer l'origine du mouvement féministe contemporain représenté par ce Haut Conseil théodule.

Qui n'a rien à voir avec la promotion d'un rapport juste - loi naturelle certes Me Parfu mais aussi fondé sur la Bible et la Tradition fort riches en la matière - entre hommes et femmes poursuivi par le christianisme depuis les origines.

Ajoutons que le catholicisme contemporain depuis le XIXe siècle s'est beaucoup investi dans ce domaine en se démarquant justement du "féminisme" comme idéologie radicalement contraire tant à la loi naturelle qu'à la perspective chrétienne, ouvertement athée au demeurant.

Pitoyable c'est donc bien le mot pour qui ne ferme pas les yeux.
images/icones/bravo.gif  ( 995394 )Oui, et Matthieu Bock-Coté ne s'y est pas trompé... par Laurent Dastros (2026-01-27 12:00:12) 
[en réponse à 995385]

... en attaquant le fonds du problème plutôt que de faire une tribune se défendant d'être masculiniste : https://www.lefigaro.fr/vox/societe/mathieu-bock-cote-et-maintenant-la-menace-masculiniste-20260123
images/icones/1n.gif  ( 995399 )D'accord avec vous par Peregrinus (2026-01-27 17:11:46) 
[en réponse à 995383]

Le texte ne contient rien de scandaleux, et le masculinisme n'est pas seulement un concept polémique féministe : il existe bel et bien en ligne et n'est pas beaucoup plus recommandable que le féminisme auquel il réagit. Je ne pense pas d'ailleurs que cette mouvance soit très favorable à l'Évangile, dont la morale n'est certainement pas la sienne.

Peregrinus
images/icones/idee.gif  ( 995392 )Les raisons de la publication d'une telle tribune par Laurent Dastros (2026-01-27 11:38:21) 
[en réponse à 995360]

A la relecture de l'article, le rapport du Haut Conseil a l'Egalité a du faire des remous dans le ministère de la jeunesse et des sports et les scouts d'Europe ont dû vouloir expliciter leur position sur la mixité, le rapport mettant tout dans le même sac.

Deux articles sur ce rapport évidemment très objectif :
- https://www.franceinfo.fr/societe/droits-des-femmes/le-masculinisme-est-une-menace-reelle-pour-la-societe-alerte-le-haut-conseil-a-l-egalite-dans-son-dernier-rapport_7756211.html
- https://contrepoints.org/masculinisme-le-haut-conseil-a-legalite-hce-raconte-nimporte-quoi/

Quoi qu'il en soit, le communiqué me semble maladroit, il ferait mieux d'être plus acerbe dans la critique des confusions de ce rapport et des enjeux au Ministère de la jeunesse et des sports. Et il mériterait d'être collégial avec les autres mouvements de scoutisme pour avoir plus de poids.

Là on a juste l'impression que les Scouts d'Europe font allégeance à un système de pensée. Comme s'il y avait une menace masculiniste dans le scoutisme, c'est ridicule.
images/icones/fleche2.gif  ( 995393 )Par ailleurs par Laurent Dastros (2026-01-27 11:51:25) 
[en réponse à 995392]

Pourquoi faut-il que le Pdt des Scouts d'Europe aille directement en première ligne ? Le rapport a à peine fait parler de lui, et il leur suffirait de pousser des journalistes à critiquer ce rapport et ses incohérences ainsi que les menaces au Ministère de la Jeunesse et des Sports. Un peu de tactique que diable.
images/icones/heho.gif  ( 995397 )Le sujet est sérieux par Fenestri (2026-01-27 16:41:08) 
[en réponse à 995360]

Contrairement à vous et à d'autres intervenants sautant, il me semble, un peu vite sur la tribune en accusant les Europe de "céder au wokisme", je prendrais la question du masculinisme au sérieux, d'abord parce qu'il concernera probablement - si vous en avez - un de vos enfants ou petit-enfant et, en première ligne, les filles. Ensuite, à défaut d'avoir le contexte de la tribune, sans doute faut-il accorder aux Scouts d'Europe le bénéfice du doute et partir du principe que la tribune a été rédigée à partir de certaines remontées de terrain.

Le masculinisme n'a rien à voir avec la virilité chrétienne et ce point est très important à souligner, pour la simple est bonne raison qu'il n'est qu'un féminisme inversé. Les réseaux sociaux présentent de très nombreux contenus ou la femme est rabaissée à un statut indéfendable pour un catholique.

On ne réalise pas le continent numérique dans lequel baignent nos jeunes, j'insiste vraiment là-dessus. Même s'il y a des nuances de masculinisme (toute idéologie a des nuances), il faut bien garder en tête qu'il est porté en partie par un très fort ressentiment des hommes vis-à-vis des femmes qui ne leur accorderaient pas assez d'attention (pour aller vite, les "incels", en français "célibataires involontaires) et conduit une partie de nos jeunes dans une situation schizophrénique où les garçons reprochent aux filles d'être globalement "toutes des", tout en se lamentant qu'aucun d'entre elles ne veuillent bien d'eux.

On peut évidemment discuter de la relation de causalité entre féminisme et masculinisme ; mais que les Scouts d'Europe se positionnent sur ce sujet pour vanter la virilité plutôt que le masculinisme est une réaction saine et qui, à mon avis, touche du doigt une réalité invisible aux yeux des adultes, mais bien présente (numériquement et donc dans les esprits) chez nos jeunes.
images/icones/fleur.gif  ( 995398 )Erratum par Fenestri (2026-01-27 16:43:33) 
[en réponse à 995397]

Le "Contrairement à vous" ne vous était pas adressé, contrairement à ce que j'ai écrit (ça devient complexe). J'ai mal positionné le message.