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images/icones/marie.gif  ( 995230 )21/01 Sainte Agnès Vierge et martyre par ami de la Miséricorde (2026-01-20 21:55:35) 



Sainte Agnès Vierge et martyre

Biographie de Sainte Agnès de Rome

Prière de Ste Agnès

Les litanies de Sainte Agnès

Un sermon de Saint Ambroise

« C’est aujourd’hui l’anniversaire d’une vierge, imitons sa pureté. C’est l’anniversaire d’une martyre, offrons un sacrifice. C’est l’anniversaire de Sainte Agnès. Selon la Tradition, elle a subi le martyre à douze ans. Qu’elle est détestable, la cruauté qui n’a même pas épargné une si petite fille ! Mais combien la foi est grande pour avoir reçu témoignage d’un âge aussi tendre !

Ce petit corps offrait donc assez de place aux blessures ! Et celle qui n’avait presque rien à leur offrir a eu de quoi les vaincre. Alors que les petites filles, à cet âge, ne peuvent supporter les visages sévères de leurs parents et, lorsqu’elles se sont piquées avec une aiguille, pleurent comme si elles s’étaient blessées ! Celle-ci n’éprouve aucune crainte entre les mains sanglantes des bourreaux, elle ne bouge pas en entendant les grincements des lourdes chaînes que l’on tire, et voici qu’elle présente son corps à l’épée d’un soldat furieux.

Elle ne sait pas encore ce que c’est que mourir, mais elle y est prête. Et si on l’entraîne de force vers les autels, voilà qu’elle tend les mains vers le Christ à travers les flammes; jusque dans ce foyer sacrilège, elle fait le signe qui glorifie le Seigneur victorieux. Voici qu’on introduit son cou et ses deux mains dans des liens de fer, mais aucune chaîne ne pouvait serrer des membres aussi menus.

Est-ce un nouveau genre de martyre ? Elle n’est pas encore capable de souffrir et elle est déjà mûre pour vaincre; il lui est difficile de combattre, et facile de triompher; alors qu’elle supportait le handicap de son jeune âge, elle a réalisé un chef-d’œuvre de vaillance. Elle ne se serait pas hâtée vers la chambre nuptiale le jour de son mariage, comme elle s’est avancée d’un pas joyeux, étant vierge, au lieu de son supplice; c’est le Christ qui était l’ornement de sa tête, et non pas une coiffure compliquée; elle n’était pas couronnée de fleurs, mais de vertus.

Tout le monde pleure, elle n’a pas une larme. La plupart s’étonnent de lui voir si facilement répandre une vie à laquelle elle n’avait pas encore goûté, et la donner comme si elle en avait atteint le terme. Tous sont stupéfaits de ce qu’elle se montre témoin de la divinité alors que, en raison de son âge, elle ne pouvait encore décider d’elle-même.

Bref, on l’a crue au sujet de Dieu, alors qu’on ne l’aurait pas encore crue au sujet d’un homme. Car ce qui est au-delà de la nature vient du Créateur de la nature. Quelles menaces son bourreau a-t-il employées pour lui faire peur, quelles flatteries pour la fléchir, combien de promesses pour lui faire accepter de l’épouser ! Mais elle : « C’est faire injure à mon époux d’attendre celui qui doit me plaire.

Celui qui le premier m’a choisie, c’est lui qui me recevra. Pourquoi traînes-tu, exécuteur ? Qu’il périsse, le corps qui peut être aimé pour avoir charmé les yeux, ce que je refuse ». Elle se leva, pria, tendit le cou. Vous auriez vu le bourreau tressaillir comme s’il était le condamné, la main de l’exécuteur trembler et son visage pâlir par la crainte du coup infligé à un autre, alors que la jeune fille ne craignait rien pour elle-même.

Vous avez donc, avec une seule victime, un double martyre : celui de la pureté et celui de la foi. Elle a gardé sa virginité et elle a obtenu le martyre ».

Du Traité Sur les Vierges de Saint Ambroise, évêque (Livre 1, ch. 2.5.7-9: PL 16 [éd. 1845], 189-191)

Source : notredamedesneiges.over-blog.com
images/icones/colombe2.png  ( 995231 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2026-01-20 21:57:22) 
[en réponse à 995230]



CHAPITRE IX
LE SAINT-ESPRIT PRÉDIT.


Dans cette prophétie nous trouvons encore, réunies et agissant ensemble, les deux personnes de l’auguste Trinité, qui doivent honorer le monde de leur visite. Le Fils est clairement désigné par cette fleur qui sortira du rameau, né de la racine de Jessé. Voyez la justesse du langage prophétique ! Le Messie est comparé à une fleur, à cause de Son humilité, de la grâce de Sa personne et du parfum de Ses vertus.

Marie est le rameau qui le porte ; rameau par sa douceur, par sa souplesse sous la main de Dieu, par son intégrité ; car la fleur naît du rameau sans lui faire aucune lésion. Il est dit que ce rameau sort non de l’arbre et du tronc, mais de la racine. Pourquoi ? Parce qu’aux jours du Messie, la famille royale de Jessé, privée de la puissance souveraine et perpétuée seulement dans des rejetons humbles et pauvres, n’était plus un arbre aux rameaux magnifiques, mais une simple racine cachée dans le sein de la terre racine cependant pleine de sève qui produit le rameau le plus parfait, la fleur la plus belle que l’arbre lui-même ait jamais produite. (S. Hier., in hunc loc).

Après avoir dépeint sous des traits si gracieux et si parfaitement incommunicables le Messie Fils de Dieu et fils de Jessé, le prophète reprend son pinceau pour esquisser l’action du Saint-Esprit. C’est Lui qui donnera toute sa beauté à la divine fleur et qui communiquera au rejeton de David les dons nécessaires à l’accomplissement des merveilles, dont la cuite de la prophétie va nous retracer l’histoire. L’Esprit du Seigneur, dit le prophète, l’Esprit aux sept dons, reposera sur lui.

Pas un père de l’Église, pas un interprète de l’Écriture qui, dans cet Esprit aux sept dons, ne reconnaisse la troisième personne de la sainte Trinité. A quel autre Esprit, en effet, pourrait convenir ce caractère ? Quel autre Esprit pourrait reposer sur le Fils de Dieu ? Quel autre Esprit pourrait être appelé l’auteur ou le coopérateur des merveilles accomplies par le Verbe fait chair ? (S. Hier. Ibid. in Is., XI opp. t. III, p. 99).

Il reposera sur Lui, dit le prophète. Dans l’énergie de la signification originale, ce mot indique la force, la plénitude, le lieu naturel du repos de l’auguste personne. Cela veut dire que le Saint-Esprit demeure inébranlablement dans Notre-Seigneur ; qu’Il Le remplit de la plénitude de Ses dons, et qu’Il est en Lui, comme dans Son inviolable sanctuaire, à raison de l’union hypostatique de la nature divine avec la nature humaine. Au spectacle qu’il vient de décrire, Isaïe, ravi d’admiration, chante les merveilles du monde soumis à l’action combinée de la seconde et de la troisième personne de l’adorable Trinité.

Le règne de la justice succédant au règne du caprice, de la force et de la cruauté ; la défaite du démon et des tyrans ses aveugles soutiens ; le tombeau du grand Libérateur brillant d’une gloire immortelle ; le lion et l’agneau, tout ce qu’il y a de plus féroce et tout ce qu’il y a de plus doux, vivant paisiblement ensemble : image dont la gracieuse énergie désigne l’union fraternelle, au sein de l’Évangile, des Juifs et des gentils, des Grecs et des barbares, des plus fiers potentats et des plus faibles enfants.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde