Le Forum Catholique

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images/icones/marie.gif  ( 994786 )06/01 Épiphanie de Notre Seigneur Jésus Christ par ami de la Miséricorde (2026-01-05 21:16:26) 



Altdorfer, Adoration des mages, vers 1530, musée Städel.

Épiphanie de Notre Seigneur Jésus Christ

Biographie des Rois Mages

L'Epiphanie du Seigneur par Don Guéranger

Nous venons à notre tour vous adorer, ô Christ, dans cette royale Épiphanie qui rassemble aujourd’hui à vos pieds toutes les nations. Nous nous pressons sur les pas des Mages ; car, nous aussi, nous avons vu l’étoile, et nous sommes accourus.

Gloire à vous, notre Roi ! à vous qui dites dans le Cantique de votre aïeul David : « C’est moi qui ai été établi Roi sur Sion, sur la montagne sainte, pour annoncer la loi du Seigneur. Le Seigneur m’a dit qu’il me donnerait les nations pour héritage, et l’empire jusqu’aux confins de la terre. Maintenant donc, ô rois, comprenez ; instruisez-vous, arbitres du monde ! » (...)

Ce jour merveilleux, nous en voyons poindre l’aurore ; vos conquêtes commencent aujourd’hui, ô Roi des siècles ! Du fond de l’Orient infidèle, vous appelez les prémices de cette gentilité que vous aviez délaissée, et qui va désormais former votre héritage. (...)

Bientôt votre union avec elle sera proclamée sur la croix, du haut de laquelle, tournant le dos à l’ingrate Jérusalem, vous étendrez les bras vers la multitude des peuples. O joie ineffable de votre Naissance ! mais joie plus ineffable encore de votre Épiphanie, dans laquelle il nous est donné à nous, déshérités jusqu’ici, d’approcher de vous, de vous offrir nos dons, et de les voir agréés par votre miséricorde, ô Emmanuel !(...)

« Aujourd’hui l’Église s’unit au céleste Époux : ses péchés sont lavés par le Christ dans le Jourdain ; les Mages accourent aux Noces royales, apportant des présents ; l’eau est changée en vin, et les convives du festin sont dans la joie. Alléluia. »

Source : introibo.fr

Litanies des 3 Saints Rois Mages

Pour la protection de DIEU et l’Intercession des 3 rois mages
images/icones/colombe2.png  ( 994788 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2026-01-05 21:19:02) 
[en réponse à 994786]



CHAPITRE VI.
Histoire du Filioque


En 1054, Michel Cérulaire, autre patriarche de Constantinople, plus audacieux que Photius, nia formellement que le Saint-Esprit procède du Fils. Dans une lettre adressée à Jean, évêque de Trani, il osa consigner son hérésie, avec invitation d’en faire part au Souverain Pontife. Léon IX y répondit, comme il convient au gardien de la foi, en excommuniant le novateur.

Cérulaire, de son côté, excommunia le Pape et avec lui toute l’Église latine. La rupture fut complète, et les Grecs tombèrent dans le schisme et dans l’hérésie. Telle fut, comme nous le verrons plus tard, la source de tous leurs malheurs.

Cependant l’Église latine ne négligea rien pour ramener sa sœur à la foi de leurs pères. Après plusieurs siècles d’efforts inutiles, ce retour tant désiré s’accomplit au concile général de Lyon, en 1274. Réunis sous la présidence du pape Grégoire X, les évêques de l’Orient et de l’Occident exprimèrent leur foi en ces termes : «Nous faisons profession de croire fidèlement et avec piété que le Saint-Esprit procède éternellement du Père et du Fils, non comme de deux principes, mais comme d’un principe ; non par deux spirations, mais par une seule spiration» (Labbe, Conc., t. II, p. 967 ; Bar., an. 1274, n. 18).

La réunion venait d’être jurée pour la treizième fois. Malheureusement elle ne fut pas plus durable que les autres. (Batlagiini, Istor., etc., p. 660, n. 11).

Enfin, le concile de Florence réunit de nouveau les Grecs et les Latins. Pour satisfaire les premiers, le dogme de la procession du Saint-Esprit fut, par ordre du Pape, examiné de nouveau. Jamais discussion plus approfondie, plus longue, plus complète. Sophismes, subterfuges, négations, demi-concessions, flux immense de paroles, les Grecs eurent recours à tous les moyens pour défendre l’erreur.

Dans la dix-huitième session, tenue le 10 mars 1439, Jean de Monténégro, provincial des Dominicains de Lombardie, leur ferma la bouche par un argument sans réplique. «Qu’entendez-vous par processions ? demanda-t-il aux Grecs. Que voulez-vous dire, quand vous affirmez que le Saint-Esprit procède du Père ? - Marc, archevêque d’Éphèse, répondit :

J’entends une production par laquelle l’Esprit Saint reçoit de Lui l’être et tout ce qu’Il est proprement. - Fort bien, reprit le frère prêcheur, nous avons cette conclusion : le Saint-Esprit reçoit du Père l’être, ou Il en procède, c’est la même chose. Voici donc comme je raisonne : De qui le Saint-Esprit reçoit l’être, de celui-là aussi Il procède.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vus bénisse
ami de la Miséricorde