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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 994352 )18/12 O Adonai par ami de la Miséricorde (2025-12-17 21:55:36) 



O Adonái

Jeudi de la 3ème Semaine de l’Avent
images/icones/colombe2.png  ( 994353 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2025-12-17 21:59:45) 
[en réponse à 994352]



CHAPITRE III
PREUVES DIRECTES DE LA DIVINITÉ DU SAINT-ESPRIT


A la même époque, Athénagore demandait : « N’est-il pas étrange qu’on nous appelle athées, nous qui prêchons Dieu le Père et Dieu le Fils et le Saint-Esprit ?» (Legat. pro christian., n. 12 et 24).

Son contemporain, Eusèbe de Palestine, pour s’encourager à parler, disait : «Invoquons le Dieu des prophètes, auteur de la lumière, par notre Sauveur Jésus-Christ avec le Saint-Esprit» (Ap. Baril, ibid).

Vingt ans à peine se sont écoulés, et nous trouvons le témoignage, non plus d’un seul homme, mais de toute une Église. L’an 469, les fidèles de Smyrne écrivent à ceux de Philadelphie l’admirable lettre dans laquelle ils racontent que saint Polycarpe, leur évêque et disciple de saint Jean, près de souffrir le martyre, a rendu gloire à Dieu en ces termes :

«Père de Votre bien-aimé Fils Jésus-Christ, béni soit-il, Dieu des anges et des puissances, Dieu de toute créature, je Vous loue, je Vous bénis, je Vous glorifie, par Jésus-Christ Votre Fils bien aimé, pontife éternel, par qui gloire à Vous avec le Saint-Esprit, maintenant et aux siècles des siècles» (Epist. Smyrn. Eccl., apud Baron., an. 169).

Que la divinité du Saint-Esprit fût un dogme de la foi chrétienne, les païens eux-mêmes le savaient. Dans son dialogue intitulé Philopatris, un de leurs plus grands ennemis, Lucien, introduit un chrétien qui invite un catéchumène à jurer par le Dieu souverain, par le Fils du Père, par l’Esprit qui en procède, qui font un en trois, et trois en un, ce qui est le vrai Dieu.

Au troisième siècle nous trouvons, en Occident, le redoutable Tertullen. Son livre de la Trinité, contre Praxéas, commence ainsi : «Praxéas, procureur du diable, est venu à Rome faire deux œuvres de son maître : il a chassé le Paraclet et crucifié le Père. L’ivraie praxéenne a germé. Dieu aidant, nous l’arracherons ; il nous suffit pour cela d’opposer à Praxéas le symbole qui nous vient des apôtres.

Nous croyons donc toujours, et maintenant plus que jamais, en un seul Dieu, qui a envoyé sur la terre Son Fils qui, à son tour, remonté vers Son Père, a envoyé le Saint-Esprit, sanctificateur de la foi de ceux qui croient au Père, et au Fils et au Saint-Esprit. Bien qu’ils soient inséparables, cependant autre est le Père ; autre le Fils, autre le Saint-Esprit» (Adv. Prax, c. I, II, IX, édit. Pamel).

De l’Orient nous arrive le témoignage du saint évêque martyr, Denys d’Alexandrie. Faussement accusé de sabellianisme, il termine sa défense par ces remarquables paroles : «Nous conformant en tout à la formule et à le règle reçue des évêques qui ont vécu avant nous, unissant notre voix à la leur, nous vous rendons grâces et nous mettons fin à cette lettre :

ainsi à Dieu le Père, et au Fils Jésus-Christ Notre-Seigneur avec le Saint-Esprit, soit la gloire et l’empire aux siècles des siècles. Amen» (Apud S. Basil., ubi supra, n. 72).

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde