CHAPITRE II
(SUITE DU PRECEDENT.)
«Quand Notre Seigneur donne à Ses disciples, qu’Il avait tous choisis parmi les Juifs, la mission d’aller prêcher Son saint Évangile aux peuples de la terre, Il leur ordonne de les baptiser au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.
Il est clair que ces paroles, les seules des quatre Évangiles, où les trois divines personnes soient nommées ensemble en termes aussi exprès, ne sont pas dites comme ayant pour objet de révéler la sainte Trinité. Si le Sauveur prononce ici les noms adorables du Père et du Fils, et du Saint-Esprit, c’est pour prescrire la formule sacramentelle du baptême.
La mention du grand mystère en cette circonstance, à l’occasion du baptême, produit sur l’esprit de quiconque lit l’Évangile l’effet d’un article de foi déjà connu et pleinement admis parmi les enfants d’Israël «En un mot, les évangélistes prennent pour point de départ le mystère de l’Incarnation. Ils nous le révèlent et nous prescrivent d’y croire.
Quant à celui de la Trinité, qui le précède, qui en est la base dans la foi, ils s’en emparent comme d’un point déjà manifeste, admis dans la croyance de la loi ancienne. Voilà pourquoi ils ne disent nulle part : sachez, croyez qu’il y a trois personnes en Dieu.
En effet, quiconque est familiarisé avec ce qu’enseignaient l es anciens docteurs de la synagogue, surtout ceux qui ont vécu avant la venue du Sauveur, sait que la Trinité en un Dieu unique était une vérité admise parmi eux depuis les temps les plus reculés ». (Harmonie de l’Église et de la Synagogue , t. Il, p. 277-279.)
Cependant, il est une création plus noble que celle de l’univers matériel, plus noble que celle de l’homme lui-même, c’est la création du chrétien . Comme les deux premières, ce troisième chef-d’œuvre commence par la révélation du dogme de la Trinité .
La plénitude des temps est accomplie : le Verbe, par qui tout a été fait, est descendu sur la terre pour régénérer Son ouvrage. Un monde nouveau, plus parfait que l’ancien, doit éclore à sa voix. Lui-même va remonter à Son Père ; mais Ses apôtres ont reçu l’ordre et le pouvoir de continuer cette merveilleuse création. Au moment solennel de Son départ, Il laisse tomber de Ses lèvres divines le nom ineffable de Jéhovah, qu’Il n’avait point encore prononcé dans Son entier, et dont l’énoncé complet devait être, suivant la tradition prophétique de la synagogue, le signal de la rédemption, universelle.
La Trinité des personnes en un Dieu unique ne devait être enseignée publiquement, clairement, de l’ave u même des Rabbins, qu’à l’époque de l’avènement du Messie, notre juste, époque où le nom de Yéhova, qui annonce cet augus te mystère, aussi bien que l’Incarnation du Verbe, devait cesser d’être ineffable... Une de leurs antiquestraditions dit en termes formels :
La Rédemption s’opérera par le Nom entier Yéhova ; quand une des trois personnes divines, inséparable des deux autres, se sera faite ce que signifie la dernière lettre du nom ineffable : HOMME-DIEU, Drach, ibid., t. II, p, 455.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde