« Je sais que de nombreux catholiques en Allemagne estiment que certains aspects du Chemin synodal tel qu’il a été célébré jusqu’à présent en Allemagne ne représentent ni leur propre espérance pour l’Eglise, ni leur propre manière de vivre l’Eglise. » Et il a demandé que « la voix des plus puissants ne réduise pas au silence ou n’étouffe pas celle de ceux qui, bien que très nombreux, n’ont pas la possibilité de s’exprimer et de faire entendre leur voix et leur participation à l’Eglise. »
L’expression « la foi du Peuple de Dieu » signifie « la foi commune de l’Eglise ».
Il faut être stupide (je pèse mes mots), pour s’imaginer qu’un pape puisse se permettre de désavouer publiquement toute la politique de son prédécesseur et prendre dans les jours qui ont suivi son élection des décisions diamétralement contraires. Personne ne fait ça, aucun pape n’a jamais fait ça.
Concernant TC, il est probable que François s’attendait à une mort rapide de Benoît XVI après sa renonciation, ce qu’il attendait pour remettre en cause SP
lorsque le magistère définit une doctrine, il est opportun de consulter les fidèles au sens d’enquêter sur une question de fait, « parce que le corps des fidèles est l’un des témoins du fait de la tradition de la doctrine révélée, et parce que leur consensus dans la chrétienté est la voix de l’Église infaillible ».
7. L'agnosticisme n'est que le côté négatif dans la doctrine des modernistes ; le côté positif est constitué par ce qu'on appelle l'immanence vitale. Ils passent de l'un à l'autre en la manière que voici. Naturelle ou surnaturelle, la religion, comme tout autre fait, demande une explication. Or, la théologie naturelle une fois répudiée, tout accès à la révélation fermé par le rejet des motifs de crédibilité, qui plus est, toute révélation extérieure entièrement abolie, il est clair que, cette explication, on ne doit pas la chercher hors de l'homme.
C'est dans l'homme même qu'elle se trouve, et, comme la religion est une forme de vie, dans la vie même de l'homme.
Voilà l'immanence religieuse.
Or, tout phénomène vital - et, on l'a dit, telle est la religion - a pour premier stimulant une nécessité, un besoin; pour première manifestation, ce mouvement du coeur appelé sentiment.
Il s'ensuit, puisque l'objet de la religion est Dieu, que la foi, principe et fondement de toute religion, réside dans un certain sentiment intime engendré lui-même par le besoin du divin. Ce besoin, d'ailleurs, ne se trahissant que dans de certaines rencontres déterminées et favorables, n'appartient pas de soi au domaine de la conscience: dans le principe, il gît au-dessous, et, selon un vocable emprunté de la philosophie moderne, dans la subconscience, où il faut ajouter que sa racine reste cachée, entièrement inaccessible à l'esprit.
Veut-on savoir maintenant en quelle manière ce besoin du divin, si l'homme vient à l'éprouver, se tourne finalement en religion ?
Les modernistes répondent: "La science et l'histoire sont enfermées entre deux bornes: l'une extérieure, du monde visible; l'autre intérieure, de la conscience. Parvenues là, impossible à elles de passer outre: au-delà, c'est l'inconnaissable. Justement, en face de cet inconnaissable, de celui, disons-nous, qui est hors de l'homme, par delà la nature visible, comme de celui qui est en l'homme même, dans les profondeurs de la subconscience, sans nul jugement préalable (ce qui est du pur fidéisme), le besoin du divin suscite dans l'âme portée à la religion un sentiment particulier. Ce sentiment a ceci de propre qu'il enveloppe Dieu et comme objet et comme cause intime, et qu'il unit en quelque façon l'homme avec Dieu."
Telle est, pour les modernistes, la foi, et dans la foi ainsi entendue le commencement de toute religion.
"La collectivité des fidèles, ayant l’onction qui vient du Saint (cf. 1 Jn 2, 20.27), ne peut se tromper dans la foi ; ce don particulier qu’elle possède, elle le manifeste moyennant le sens surnaturel de foi qui est celui du peuple tout entier, lorsque, « des évêques jusqu’aux derniers des fidèles laïcs [22] », elle apporte aux vérités concernant la foi et les mœurs un consentement universel."
Doit-on penser que les chrétiens séparés participent et contribuent d’une certaine manière au sensus fidelium ? Ici, il faut sans aucun doute répondre par l’affirmative. L’Église catholique reconnaît que des « éléments nombreux de sanctification et de vérité » se trouvent en dehors de ses limites visibles, que « certains aspects du mystère chrétien ont parfois été mieux mis en lumière » dans d’autres communautés, et que le dialogue œcuménique l’aide à approfondir et à éclaircir la compréhension qu’elle-même a de l’Évangile.
CQFD.
La phrase de Léon XIV évoque l’infaillibilité du pape : mais n’est-elle pas aujourd’hui en pause, le « magistère authentique » ou « pastoral » non infaillible (Lumen Gentium, n. 25 §1) ayant concrètement remplacé le magistère ordinaire et universel infaillible ?