CHAPITRE XXXIV
(SUITE DU PRÉCÉDENT.)
Quelque chose de plus : dans cette boucherie satanique, la France ne fait pas exception. Elle n’est pas même à la tête de ce progrès d’un nouveau genre. En consultant les documents officiels les plus récents, on trouve les chiffres ci-après des suicides, sur un million d’habitants, dans divers États de l’Europe : Belgique 57 ; Suède 67 ; Angleterre 84 ; France 180 ; Prusse 108 ; Norvège 108 ; Saxe 202 ; Genève 267 ; Danemarck 2881.
On ne compte ici que les suicides constatés. Combien qui, pour une raison ou pour une autre, échappent à la publicité officielle ! Telle est la voie sanglante dans laquelle depuis quatre siècles marche l’Europe, l’antique Cité du bien.
En voyant le suicide aboli par le christianisme, redevenu, avec la Renaissance, endémique en Europe, que conclure, sinon que la Renaissance fut le retour du satanisme en Europe ; que le grand Homicide a reconquis une partie de son empire et qu’il règne sur ses nouveaux sujets avec autant de puissance que sur les anciens ? Que dis-je ? avec une puissance plus étendue, puisque le signe de cette puissance arrive de nos jours à des proportions que l’antiquité ne connut jamais.
Grâce au spiritisme, ces proportions vont chaque jour se développant. Avec le spiritisme disparaît la crainte de l’enfer ; souvent même les esprits appellent à eux les vivants et les engagent à entrer, par la mort, dans une nouvelle incarnation plus parfaite, ou même à jouir de l’état d’esprits purs.
Les aveux des spirites eux-mêmes, les faits trop nombreux qui ont retenti dans les journaux, les observations des médecins, les rapports des familles ne laissent désormais aucun doute sur l’influence homicide de la nouvelle religion.
Qu’on juge maintenant si l’Église a eu raison de condamner les spirites, les somnambules, les magnétiseurs, leurs livres et leurs pratiques. Dès l’année 1856, le Souverain Pontife signalait les pratiques démoniaques qui avaient pour but d’ évoquer les âmes des morts, et recommandait à tous les évêques du monde catholique d’employer tous leurs efforts pour extirper ces pratiques abusives.
Bien que le décret ne nomme pas le spiritisme par son nom, attendu qu’à cette époque il ne s’était pas encore bien démasqué, néanmoins il est clairement condamné par ces mots : évoquer les âmes des morts et en obtenir des réponses est une chose illicite et hérétique.
Plus tard, il le fut plus directement, lorsque le même Pie IX, par le décret de la S. congrégation du Saint-Office en date du 20 avril et de la S. congrégation du concile du 25 du même mois 1864, condamna tous les ouvrages d’Allan Kardec qui traitent du spiritisme et tous les autres ouvrages traitant des mêmes matières : omnes libri similia tractantes.
Enfin, le père Perrone, jésuite romain, établit théologiquement la proposition suivante qui est la condamnation des modernes pratiques démoniaques :«Le magnétisme animal, le somnambulisme et le spiritisme, dans leur ensemble, ne sont pas autre chose que la restauration des superstitions païennes et de l’empire du démon».
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde