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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 993704 )24ème et dernier dimanche après la Pentecôte par ami de la Miséricorde (2025-11-22 23:51:10) 



24ème et dernier Dimanche après la Pentecôte

On ne fait rien cette année de St Clément Ier, pape et martyr ni de la Mémoire de Ste Félicité, martyre
images/icones/colombe2.png  ( 993705 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2025-11-22 23:53:29) 
[en réponse à 993704]



CHAPITRE XXXIV
(SUITE DU PRÉCÉDENT.)


Lors donc que vous apprenez qu’un homme s’est donné volontairement la mort, dites avec assurance il était sous l’empire du démon. Si, dans l’histoire, vous trouvez une époque où le suicide soit fréquent, dites avec la même assurance : le démon règne sur cette époque avec un grand empire. Si vous en trouvez une où le suicide soit plus fréquent que dans aucune autre, où il se commette de sang-froid, à tout propos, dans tous les âges et dans toutes les conditions, où il cesse d’inspirer l’horreur et l’épouvante, l’heure sera venue de trembler.

Malgré toutes les dénégations, vous affirmerez hautement que le démon règne sur cette époque avec une puissance presque souveraine, et vos affirmations seront infaillibles : l’histoire les confirme. Quand le suicide, sur une grande échelle, apparut dans l’ancien monde, le règne de Satan était à son apogée (Voir Hist. du suicide, par Buonafede.) Ce crime en était le signe et la mesure. Devenu semblable à la Bête qu’il adorait, l’homme s’était abruti. Il ne croyait plus à rien, pas même à lui : sa profonde corruption appelait les barbares et le déluge de sang qui devait purifier le monde.

Banni par le christianisme, le suicide a reparu en Europe avec la Renaissance (ibid.) A mesure qu’elle porte ses fruits, le suicide se développe ; car il en est un. Aujourd’hui il atteint des proportions que le monde païen ne connut jamais. Il se commet pour les causes les plus futiles, il se commet par les hommes et par les femmes, il se commet par les enfants et par les vieillards, par les riches et par les pauvres, dans les campagnes aussi bien que dans les villes. Il n’inspire plus ni horreur ni épouvante. On le lit, comme une nouvelle du jour. La loi ne le flétrit plus. On trouve mauvais que l’Église le condamne, et, chez un grand nombre, la conscience l’absout.

Veut-on voir dans sa hideuse splendeur ce signe du règne satanique sur le monde actuel ? En 1783, Mercier écrivait dans le Tableau de Paris : « Depuis quelques années on compte environ vingt-cinq suicides par an à Paris. » A cette époque le suicide était à peu près inconnu dans les provinces. Il y conservait son caractère odieux, à tel point qu’un seul cas suffisait pour jeter l’épouvante dans toute une contrée. Un demi-siècle après Mercier, Paris a vu cinquante-six suicides dans un mois. Au reste, voici, pour la France, la statistique officielle du suicide pendant l’année 1861 :

« Le nombre des suicides en France est, en moyenne, de 40 à 11 par jour, soit 3,899 par an. Sur ce nombre on compte : 842 femmes, et 3,051 hommes ; 16 enfants se sont donné la mort : 9 de 15 ans ; 3 de 14 ans ; 2 de 13 ans ; 2 de 11 ans. 49 nonagénaires, dont 38 hommes et 11 femmes » (Statistique publiée par le ministère de la justice. En 1866, le nombre des suicides, en France a été, de 5,119, ou 173 de plus qu’en 1865. Statistique id. 1868.)

D’après l’ouvrage très exact et très bien fait : Du suicide en France, publié en 1862 par M. Hippolyte Blanc, chef de bureau au ministère de l’instruction publique, le nombre des suicides s’élève en France, de 1827 à 1858, c’est-à-dire dans l’espace de trente-deux ans, au chiffre de 99,662. En trente-deux ans, au sein du royaume très chrétien, quatre-vingt-dix-neuf mille hommes se sont volontairement donné la mort ! Est-ce par l’inspiration du Saint-Esprit ? Et on nie l’action de Satan sur le monde ! On plaisante de lui ! On parle d’amélioration morale toujours croissante !

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde