
( 993335 )
nouveau président des évêques des Etats-Unis par Cristo (2025-11-14 13:13:04)

( 993388 )
une nouvelle majeure en effet par Luc Perrin (2025-11-15 00:06:12)
[en réponse à 993335]
d'autant que le pape est américain et on l'a vu, penche comme François vers le clan de sa ville natale Chicago.
Le choix de Mgr Coakley est une heureuse nouvelle pour les catholiques américains. Avec le vice-président, Mgr Flores, un petit clin d'oeil vers l'immigrationniste cardinal Cupich et ses soutiens romains est cependant fait. C'est aussi un signe en direction des catholiques d'origine latino-américaine qui pèsent de plus en plus dans le catholicisme américain et ne sont pas forcément alignés sur "Tucho" et les théologies de la Libération en décomposition : loin s'en faut.
Le tandem reflète bien la division ancienne de l'Église américaine, qu'on retrouve ailleurs en Occident mais qui est plus vive au centre de l'empire colonial occidental dirigé par les USA.

( 993421 )
Un épiscopat qui résiste depuis 10 ans à la « bergoglianisation » par Athanase (2025-11-15 14:06:48)
[en réponse à 993388]
2014, 2017, 2022: a chaque renouvellement des instances, les proches ou supposés proches de François sont battus aux instances de la conférence épiscopale: qui le cardinal Cupich, qui le cardinal Tobin… Il y a eu le cardinal Di Nardo, puis Mgr Broglio, puis aujourd’hui Mgr Coakley. Ce n’est pas faute de chapeau rouge distribué à certains évêques : le cardinal Cupich, le cardinal Tobin, le cardinal Gregory, le cardinal McElroy , puis le cardinal Pierre… Ces promotions successives n’ont pas fait tache d’huile et on peut dire que depuis 2010, l’épiscopat américain reste dirigé par une ligne wojtylo-ratzingérienne. Preuve que le redressement opéré par Jean-Paul II (rappelez-vous l’affaire Hunthausen) a porté ses fruits. Cela ne veut pas dire qu’il faut être naïf et que les défauts de l’Église contemporaine ne sauraient se limiter au pape François.
Mgr Coakley serait passé par Fontgombault et c’est même un disciple de John Senior.
Sur Mgr Flores, il est très attentif aux migrants, mais c’est aussi un « pro-vie » conséquent. L’épiscopat américain est sensible à cette question, car le catholicisme américain s’est beaucoup fabriqué avec des vagues successives de migrants. La meilleure façon de voir les vagues migratoires successives, c’est de regarder les noms des générations épiscopales : ce furent des irlandais, puis des italiens et des polonais (Cupich est d’origine croate et il en est fier), et enfin des « latinos ». Au passage, les polémiques sur l’immigration ont trait à une immigration venue du Mexique ou d’Amérique latine.

( 993453 )
petite précision annexe par Luc Perrin (2025-11-15 19:15:02)
[en réponse à 993421]
D'accord avec ce que vous écrivez sauf la toute dernière phrase.
L'invasion migratoire organisée et financée sous la présidence Biden-Harris a considérablement débordé l'immigration continentale qui existait bien avant 2021.
Il a été constaté que tous les continents étaient représentés y compris une migration chinoise, indienne et assez nettement africaine. Ils passaient par Panama principalement et par l'Amérique latine mais comme les migrants passent par la France pour rejoindre la Grande-Bretagne. Sans oublier les Ukrainiens et les Afghans qui avaient un traitement de faveur avant cette année.
Bien sûr l'immigration "hispanique" reste un contingent majeur mais il n'était plus isolé : ceci a été tari depuis fin janvier 2025.
Les estimations varient entre 15 et 30 millions de migrants illégaux arrivés entre 2021 et 2025.
Dernier point à savoir : les Latino-américains qui arrivent catholiques se néo-protestantisent dans de grandes proportions désormais depuis 20 ans. Encore un effet du néo-catholicisme américain qui comporte de très larges secteurs hyper-bergogliens dans le clergé, les universités dites catholiques, et le fond de la décacence, les religieux et religieuses.
Jean Paul II et Benoît XVI ont en effet eu un impact sur l'épiscopat américain mais on est très très loin du compte si on regarde l'ensemble du clergé états-unien.