Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 993203 )Bonjour de Bretagne par Mattheaus29 (2025-11-09 15:35:33) 

Bonjour cela fait quelques temps que je viens sur votre forum pour vous lire,
Aujourd'hui j'ai décidé de m'inscrire afin de pouvoir y écrire aussi.
J'habite dans le Finistère en Bretagne

Bon Dimanche à tous.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 993208 )Bienvenue ! par Maneguen (2025-11-09 16:56:08) 
[en réponse à 993203]

Où allez vous le Dimanche ?
Pour notre part c'est Ste Sève, St Michel Best, et dimanche prochain à Brasparts, école Sainte Anne messe de 10 h (il y a une première messe à 8h 30).
Espérant faire connaissance,
tgss@orange.fr
images/icones/fleur.gif  ( 993214 )bienvenue par Luc Perrin (2025-11-09 20:50:36) 
[en réponse à 993203]

peut-être, en dehors de la Bretagne un sujet qui est cher au coeur de quelques uns et parfois pour d'autres aussi aérien qu'une assiette de kouign amann avec supplément de crème, sans être indiscret, pourriez-vous nous dire comment vous vous situez par rapport à la Tradition et à la liturgie romaine traditionnelle ?
Juste en quelques mots car j'ai conscience qu'on pourrait en écrire des chansons et poèmes à défier le plus disert des bardes bretons.

avec mes salutations alsaciennes.
images/icones/1d.gif  ( 993218 )Merci de votre conseil culinaire par Germanicus (2025-11-09 21:36:05) 
[en réponse à 993214]

Je doute que ça ait du succès..mais pourquoi pas...
images/icones/carnet.gif  ( 993224 )Ma position en bref Tradition Liturgique Romaine par Mattheaus29 (2025-11-10 09:58:18) 
[en réponse à 993214]

Je rends grâce à Dieu de m'avoir fait connaître la Tradition liturgique romaine, et je remercie le ciel d'avoir mis sur mon chemin toutes les personnes qui m'y ont conduit .

Étant recommençant je suis passé par la paroisse et le mouvement charismatique...
Puis cherchant un endroit où la messe était célébrée sans masque pendant la pandémie (le masque pendant la messe me mettait vraiment mal à l'aise et me poussait à ne pas aller à l'église) on m'a indiqué un endroit où elle était célébrée sans, c'était une messe célébrée par la Fraternité Saint-Pierre.
Au début je ne comprenais rien je n'avais pas de missel je trouvais cela austère et tellement beau à la fois.

Aujourd'hui je ne peux retourner en Messe novo ordo sans grande douleurs et larmes qui vont avec.

Pour la tradition bretonne mon grand-père paternel fait partie de la génération qui a été brimé et persécuté pour ses origines bretonnes(battu à l'école par les professeurs si il parlait breton),
Parti à l'âge de 14 ans sur Paris pour essayer de gagner sa vie.

Il ne nous a pas transmis la tradition bretonne.

J'espère avoir bien compris les questiosn et avoir été assez bref dans les réponses.

Le bonjour à l'Alsace ma petite sœur s'y est installé.

images/icones/bravo.gif  ( 993227 )merci c'est très intéressant par Luc Perrin (2025-11-10 12:48:17) 
[en réponse à 993224]

Le Seigneur a des voies souvent imprévues et que cette affreuse plandémie covidiste avec l'abomination de la vax qui tue/blesse et la mascarade (inutile et en fait néfaste) ait été votre "chemin de Damas" en est une preuve supplémentaire.

Bien avant vous et venant moi-même de la forme très ordinaire, j'ai eu la même réaction : une liturgie un peu obscure au départ quand on n'a pas étudié - juste un peu - les "codes" qui nous sont étrangers et, comme vous, une fois la phase initiale passée, la médiocrité du Novus Ordo sous ses multiples incarnations locales, le plus souvent affligeantes, devient un poids pour l'âme.
La richesse de la liturgie romaine traditionnelle (et des quelques autres rits latins) l'emporte haut la main, j'allais dire intuitivement, physiquement, une fois surmonté le premier contact qui peut être rebutant ou déroutant.

D'autres ont été captivés d'emblée mais j'ai partagé pour ma part votre expérience.

images/icones/carnet.gif  ( 993219 )Bienvenue par Germanicus (2025-11-09 21:36:56) 
[en réponse à 993203]

Et bon courage.
images/icones/carnet.gif  ( 993225 )Merci par Mattheaus29 (2025-11-10 10:00:14) 
[en réponse à 993203]

Merci pour vos bienvenus
images/icones/info2.gif  ( 993229 )Degemer mat par olive (2025-11-10 13:27:01) 
[en réponse à 993225]

Degemer mat

de la part d'un catholique romain du bout du bout du banc du diocèse de Rennes, Dol et Saint Malo

Marginalisé par Mgr de Rennes , une brebis qui n'est pas conforme à sa vision.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 993231 )Degemer mat deoc'h par Ptitlu (2025-11-10 13:36:27) 
[en réponse à 993203]

Bienvenue à vous.
images/icones/pelerouin1.gif  ( 993235 )Je vous souhaite la bienvenue par Jean-Paul PARFU (2025-11-10 14:32:36) 
[en réponse à 993203]

Et je vous conseille la lecture du "Bref examen critique du nouvel ordo Missae", ci-dessous.

Quelques rappels.

La messe traditionnelle est :

- une action liturgique, un sacrifice propitiatoire, renouvellement (ou "actualisation") ici et maintenant, parce que nous vivons dans l'espace et dans le temps, non sanglant, de l'unique sacrifice du Christ, (qui a eu lieu le Vendredi-Saint de l'an 33), célébré face à Dieu sur un autel par un prêtre sacrificateur qui agit "in persona Christi" ;

La nouvelle messe est :

- une "eucharistie", comme ils disent, un rassemblement fraternel, une simple représentation liturgique, comme l'affirmait Luther, où l'on rend grâce en faisant mémoire du Jeudi-Saint sous la présidence d'un animateur spirituel délégué par l'assemblée, à la manière protestante, animateur qui partage le pain sur une table, ne célèbre qu'en présence de fidèles et tournés vers eux.

C'est pourquoi les fidèles du "NOM" pensent que le moment le plus important de la messe est la communion, communient tous systématiquement sans s'être examinés, parce qu'assister à la messe, c'est communier.

Tout l'aspect tragique de la messe et de la réparation due à Dieu à cause du péché est plus ou moins évacuée.

Le Bref Examen critique ici
images/icones/iphone.jpg  ( 993239 )Correction par Signo (2025-11-10 15:52:50) 
[en réponse à 993235]

Permettez-moi de corriger quelque peu vos affirmations théologiques, qui me paraissent relever d’une approche théologique déséquilibrée.

Le concile de Trente a définit quatre fins du sacrifice de la messe: latreutique (louange), propitiatoire (pardon des péchés), eucharistique (action de grâce), impétratoire (demande).

Vous n’avez pas le droit de retirer la dimension eucharistique de la définition de la messe. L’appellation « eucharistie » est donc parfaitement légitime et orthodoxe, comme en témoigne toute la tradition.

Certes le sacrifice eucharistique est le sacrifice de la Croix rendu présent; mais ce n’est pas exclusivement celui du Vendredi Saint, comme si le mystère rédempteur s’arrêtait avec la mort du Christ au calvaire. Car la Croix est illuminée et transfigurée par la Résurrection à laquelle elle conduit, et qu’elle contient même déjà. C’est pourquoi on parle de « Croix glorieuse ». A la messe, nous n’adorons et ne consommons pas le corps d’un mort, fut-il Dieu. Nous adorons et nous consommons le Corps glorieux du Crucifié Ressuscité. Le sacrifice de la messe est un chant de victoire, un sacrifice glorieux, elle est célébration du mystère pascal, c’est à dire passage de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière: passion, mort, résurrection, ascension dans le Ciel, comme le mentionne explicitement le canon romain. Nier cela, c’est nier le cœur du mystère catholique.

Par ailleurs le prêtre n’est pas intrinsèquement sacrificateur, il n’y a qu’un seul Sacrificateur, le Christ Grand-Prêtre de la Nouvelle Alliance, et le prêtre n’offre le sacrifice que dans la mesure où il est associé, par son ordination sacramentelle, au sacerdoce du Christ.
Enfin le sacrifice est le sacrifice offert par toute l’Eglise (meum ac vestrum sacrificium!) et non pas par le prêtre seul, comme le mentionne explicitement le texte de la messe traditionnelle.
images/icones/1a.gif  ( 993286 )In extenso par ptk (2025-11-12 13:37:19) 
[en réponse à 993239]

Concile de Trente

XXIIème SESSION



Qui est la sixième tenue sous Pie IV souverain pontife, le 17 septembre 1562. Exposition de la doctrine touchant le sacrifice de la messe

Le saint concile de Trente, œcuménique et général, légitimement assemblé sous la conduite du Saint-Esprit, les mêmes légats du Siège apostolique y présidant ; afin que dans la sainte Église catholique, la doctrine et la créance ancienne touchant le grand mystère de l'Eucharistie se maintienne entière et parfaite en toutes ses parties, et se conserve dans sa pureté, en bannissant toutes les erreurs et toutes les hérésies ; instruit par la lumière du Saint-Esprit, déclare, prononce et arrête ce qui suit , pour être enseigné aux fidèles au sujet de l'Eucharistie, considérée comme le véritable et unique sacrifice

CHAPITRE PREMIER : De l'institution du saint sacrifice de la messe

Parce que sous l'ancien Testament, selon le témoignage de l'apôtre saint Paul, il n'y avait rien de parfait ni d'accompli à cause de la faiblesse et de l'impuissance du sacerdoce lévitique, il a fallu. Dieu le Père des miséricordes l'ordonnant ainsi, qu'il se soit levé un autre prêtre selon l'ordre de Melchisédech, savoir Notre-Seigneur Jésus-Christ, lequel pût rendre accomplis et conduire à une parfaite justice tous ceux qui devaient être sanctifiés. Or quoique Notre-Seigneur Dieu dût une fois s'offrir lui-même à Dieu son Père, en mourant sur l'autel de la croix pour y opérer la rédemption éternelle, néanmoins, parce que son sacerdoce ne devait pas être éteint par la mort, pour laisser à l'Église, sa chère épouse, un sacrifice visible tel que la nature des hommes le requérait, par lequel ce sacrifice sanglant, qui devait s'accomplir une fois en la croix, fût représenté, la mémoire en fût conservée jusqu'à la fin des siècles, et la vertu si salutaire en fût appliquée pour la rémission des péchés que nous commettons tous les jours ; dans la dernière cène, la nuit même qu'il fut livré, se déclarant prêtre établi pour l'éternité selon l'ordre de Melchisédech, il offrit à Dieu le Père son corps et son sang, sous les espèces du pain et du vin, et sous les symboles des mêmes choses, les donna à prendre à ses apôtres, qu'il établissait lors prêtres du nouveau Testament ; et par ces paroles : Faites ceci en mémoire de moi, leur ordonna, à eux et à leurs successeurs dans le sacerdoce, de les offrir, ainsi que l'Église catholique l'a toujours entendu et enseigné. Car après avoir célébré l'ancienne pâque, que l'assemblée des enfants d'Israël immolait en mémoire de la sortie d'Egypte, il établit la pâque nouvelle, se laissant lui-même pour être immolé par les prêtres au nom de l'Église, sous des signes visibles, en mémoire de son passage de ce monde à son Père, lorsqu'il nous racheta par l'effusion de son sang, nous arracha de la puissance des ténèbres, et nous transféra dans son royaume. C'est cette offrande pure, qui ne peut être souillée par l'indignité ni par la malice de ceux qui l'offrent, que le Seigneur a prédit par Malachie (cap. l) devoir être en tous lieux offerte toute pure à son nom, qui devait être grand parmi les nations. C'est la même que l'apôtre saint Paul, écrivant aux Corinthiens, a marquée assez clairement, quand il dit (Epist. l, c. 10) que ceux qui sont souillés par la participation de la table des démons, ne peuvent être participants de la table du Seigneur ; entendant en l'un et en l'autre lieu l'autel par le nom de table. C'est elle enfin qui, au temps de la nature et de la loi, était figurée et représentée par diverses sortes de sacrifices, comme renfermant tous les biens qui n'étaient que signifiés par les autres, dont elle était la perfection et l'accomplissement.

CHAPITRE II : Que le sacrifice visible de la messe est propitiatoire pour les vivants et pour les morts

Et parce que le même Jésus-Christ qui s'est offert une fois lui-même sur l'autel de la croix avec effusion de son sang, est contenu et immolé sans effusion de sang dans ce divin sacrifice, qui s'accomplit à la messe : dit et déclare le saint concile que ce sacrifice est véritablement propitiatoire, et que par lui nous obtenons miséricorde et trouvons grâce et secours au besoin, si nous approchons de Dieu, contrits et pénitents, avec un cœur sincère, une foi droite, et dans un esprit de crainte et de respect. Car notre Seigneur, apaisé par cette offrande, et accordant la grâce et le don de pénitence, remet les crimes et les péchés, même les plus grands, puisque c'est la même et l'unique hostie, et que c'est le même qui s'offrit autrefois sur la croix qui s'offre encore à présent par le ministère des prêtres, n'y ayant de différence qu'en la manière d'offrir ; et c'est même par le moyen de cette oblation non sanglante que l'on reçoit avec abondance le fruit de celle qui s'est faite avec effusion de sang ; tant s'en faut que par elle on déroge en aucune façon à la première. C'est pourquoi, conformément à la tradition des apôtres, elle est offerte, non seulement pour les péchés, les peines, les satisfactions et les autres nécessités des fidèles qui sont encore vivants, mais aussi pour ceux qui sont morts en Jésus-Christ, et qui ne sont pas encore entièrement purifiés.

CHAPITRE III : Des messes qui se disent en l'honneur des saints

Quoique l'Église ait de coutume de célébrer quelques fois des messes en l'honneur et en la mémoire des saints, elle n'enseigne pourtant pas que le sacrifice leur soit offert, mais bien à Dieu seul qui les a couronnés ; aussi le prêtre ne dit-il pas : Pierre, ou Paul, je vous offre ce sacrifice ; mais, rendant grâce à Dieu de leurs victoires il implore leur protection, afin que pendant que nous faisons mémoire d'eux sur la terre, ils daignent intercéder pour nous dans le ciel.

CHAPITRE IV : Du canon de la messe

Et comme il est à propos que les choses saintes soient saintement administrées, et que de toutes les choses saintes ce sacrifice est le plus saint ; afin qu'il fût offert et reçu avec dignité et respect, l'Église catholique, depuis plusieurs siècles, a établi le saint canon si épuré et si exempt de toute erreur, qu'il n'y a rien dedans qui ne ressente tout à fait la sainteté et la piété, et qui n'élève à Dieu l'esprit de ceux qui offrent le sacrifice, n'étant composé que des paroles mêmes de Notre-Seigneur, des traditions des apôtres, et de pieuses institutions des saints papes.

CHAPITRE V : Des cérémonies de la messe

Or la nature de l'homme étant telle qu'il ne peut aisément et sans quelque secours extérieur s'élever à la méditation des choses divines, pour cela l'Église, comme une bonne mère, a établi certains usages, comme de prononcer à la messe des choses à basse voix, d'autres d'un ton plus haut, et à introduit des cérémonies, comme les bénédictions mystiques, les lumières, les encensements, les ornements, et plusieurs autres choses pareilles, suivant la discipline et la tradition des apôtres, et pour rendre par là plus recommandable la majesté d'un si grand sacrifice, et pour exciter-les esprits des fidèles par ces signes sensibles de piété et de religion à la contemplation des grandes choses qui sont cachées dans ce sacrifice.



CHAPITRE VI : Des messes auxquelles le prêtre seul communie

Le saint concile souhaiterait à la vérité qu'à chaque messe tous les fidèles qui y assisteraient communiassent non seulement spirituellement et par un sentiment intérieur de dévotion, mais aussi par la réception sacramentelle de l'Eucharistie, afin qu'ils participassent plus abondamment au fruit de ce très-saint sacrifice. Cependant, encore que cela ne se fasse pas toujours, il ne condamne pas pour cela comme illicites et à titre de particulières les messes auxquelles le prêtre seul communie sacramentellement ; mais il les approuve et les autorise même, puisque ces mêmes messes doivent être estimées véritablement communes, et parce que le peuple y communie spirituellement, et parce qu'elles sont célébrées par un ministre public de l'Eglise, non seulement pour lui, mais aussi pour tous les fidèles qui appartiennent au corps de Jésus-Christ.

CHAPITRE VII : De l'eau que l'on mêle avec le vin dans le calice

Le saint concile avertit aussi que l'Église a ordonné aux prêtres de mêler de l'eau au vin qui doit être offert dans le calice, tant parce qu'il est à croire que Notre-Seigneur Jésus-Christ en a usé de la sorte, que parce qu'il sortit de son côté de l'eau avec le sang ; et que par le mélange que l'on fait dans le calice, on renouvelle la mémoire de ce mystère ; outre que par là même on représente encore l'union du peuple fidèle avec Jésus-Christ qui en est le chef, les peuples étant signifiés par les eaux dans l'Apocalypse de saint Jean.

CHAPITRE VIII : En quelle langue la messe doit être célébrée.

Quoique la messe contienne de grandes instructions pour les fidèles, il n'a pourtant pas été jugé à propos par les anciens Pères qu'elle fût célébrée partout en langue vulgaire. C'est pourquoi chaque église retenant en chaque lieu l'ancien usage qu'elle a pratiqué, et qui a été approuvé par la sainte Église romaine, la mère et la maîtresse de toutes les églises ; afin pourtant que les brebis de Jésus-Christ ne souffrent pas de faim, et que les petits enfants ne demandent pas du pain sans trouver qui leur en rompe, le saint concile ordonne aux pasteurs, et à tous ceux qui ont charge d'âmes, que souvent au milieu de la célébration de la messe ils expliquent eux-mêmes, ou fassent expliquer par d'autres, quelque chose de ce qui se lit à la messe, et particulièrement qu'ils s'attachent à faire entendre quelque mystère de ce très-saint sacrifice, surtout les jours de dimanches et de fêtes.

CHAPITRE IX : Touchant les canons suivants

Or, d'autant que, contre cette ancienne créance, fondée et établie sur le saint Évangile, sur la tradition des apôtres et sur la doctrine des saints Pères, il s'est répandu en ce temps quantité d'erreurs, et que plusieurs se mêlent d'enseigner et de soutenir diverses choses contraires : le saint concile, après avoir mûrement et soigneusement agité et discuté toutes ces matières, a résolu, du consentement unanime de tous les Pères, de condamner, et de bannir de la sainte Église, par les canons suivants, tout ce qui est contraire à la pureté de cette créance, et de cette sainte doctrine.



DU SACRIFICE DE LA MESSE

CANON l

Si quelqu'un dit qu'à la messe on n'offre pas à Dieu un véritable et propre sacrifice, ou qu'être offert n'est autre chose que Jésus-Christ nous être donné à manger : Qu'il soit anathème.

CANON II

Si quelqu'un dit que par ces paroles (l Cor. Il, Luc. 22) : Faites ceci en mémoire de moi, Jésus-Christ n'a pas établi les apôtres prêtres, ou n'a pas ordonné qu'eux et les autres prêtres offrissent son corps et son sang : Qu'il soit anathème.

CANON III

Si quelqu'un dit que le sacrifice de la messe est seulement un sacrifice de louange et d'action de grâces, ou une simple mémoire du sacrifice qui a été accompli à la croix, et qu'il n'est pas propitiatoire, ou qu'il n'est profitable qu'à celui qui le reçoit, et qu'il ne doit point être offert pour les vivants et pour les morts, pour les péchés, les peines, les satisfactions, et pour toutes les autres nécessités : Qu'il soit anathème.

CANON IV

Si quelqu'un dit que par le sacrifice de la messe on commet un blasphème contre le très saint sacrifice de Jésus-Christ consommé en la croix, ou qu'on y déroge : Qu'il soit anathème.

CANON V

Si quelqu'un dit que c'est une imposture de célébrer des messes en l'honneur des saints, et pour obtenir leur entremise auprès de Dieu, comme c'est l'intention de l'Église : Qu'il soit anathème.

CANON VI

Si quelqu'un dit que le canon de la messe contient des erreurs, et que pour cela il en faut supprimer l'usage : Qu'il soit anathème.

CANON VII

Si quelqu'un dit que les cérémonies, les ornements et les signes extérieurs dont use l'Église catholique dans la célébration de la messe, sont plutôt des choses qui portent à l'impiété, que des devoirs de piété et de dévotion : Qu'il soit anathème.

CANON VIII

Si quelqu'un dit que les messes auxquelles le seul prêtre communie sacramentellement sont illicites, et que pour cela il en faut faire cesser l'usage : Qu'il soit anathème.

CANON IX

Si quelqu'un dit que l'usage de l'Église romaine de prononcer à basse voix une partie du canon et les paroles de la consécration doit être condamné ; ou que la messe ne doit être célébrée qu'en langue vulgaire ; ou qu'on ne doit point mêler d'eau avec le vin qui doit être offert dans le calice, parce que c'est contre l'institution de Jésus-Christ : Qu'il soit anathème.

DÉCRET touchant les choses qu'il faut observer et éviter dans la célébration de la messe

Il sera aisé à chacun de juger quel soin il faut apporter pour célébrer le très saint sacrifice de la messe avec tout le respect et toute la vénération dont on doit user dans les choses de religion, si on considère que celui qui fait l'œuvre de Dieu avec négligence est traité de maudit dans les saintes Lettres. Car, si nous sommes nécessairement obligés d'avouer que les fidèles ne peuvent exercer aucune œuvre si sainte ni si divine que ce mystère terrible dans lequel cette hostie vivifiante, par laquelle nous avons été réconciliés à Dieu le Père, est tous les jours immolée sur l'autel par les prêtres, il parait assez clairement qu'il faut mettre tout son soin et toute son application pour faire cette action avec la plus grande netteté et pureté intérieure du cœur, et la plus grande piété et dévotion extérieure qu'il est possible.

Mais comme il semble que, soit par relâchement des temps, soit par la corruption et la négligence des hommes, il se soit glissé plusieurs choses fort contraires à la dignité d'un si grand sacrifice, pour rétablir l'honneur et le culte qui lui est dû, à la gloire de Dieu et à l'édification des fidèles, le saint concile ordonne que les évêques ordinaires des lieux auront un soin très particulier, et seront tenus de défendre et abolir tout ce qui s'est introduit, ou par l'avarice, qui est une manière d'idolâtrie ; ou par l'irrévérence, qui est presque inséparable de l'impiété ; ou par la superstition, qui est une fausse imitatrice de la véritable piété. Et pour renfermer beaucoup de choses en peu de paroles: premièrement, pour ce qui .regarde l'avarice, ils défendront absolument toutes sortes de conditions et de pactes pour quelques récompenses et salaires que ce soit, et tout ce qui se donne quand il se dit des premières messes ; comme aussi ces demandes d'aumônes si pressantes et si mésséantes, qu'on les doit plutôt appeler des exactions ; et toutes autres choses pareilles qui sont peu éloignées de la simonie, ou qui sentent au moins un trafic sordide et honteux.

En second lieu, pour éviter l'irrévérence, ils défendront, chacun dans son diocèse, de laisser dire la messe à aucun prêtre vagabon et inconnu ; ils ne permettront non plus à aucun, qui soit publiquement et notoirement prévenu de crime, ni de servir au saint autel, ni d'être présent aux saints mystères ; et ne souffriront que le saint sacrifice soit offert par quelques prêtres que ce soit, séculiers ou réguliers dans des maisons particulières, ni aucunement hors de l'église et des chapelles dédiées uniquement au service divin, et qui seront pour cela désignées et visitées par les mêmes ordinaires ; et à condition encore que ceux qui y assisteront feront connaître, par leur modestie et leur maintien extérieur, qu'ils sont présents, non seulement de corps, mais aussi d'esprit et de cœur dans une sainte attention. Ils banniront aussi de leurs églises toutes sortes de musique, dans lesquelles, soit sur l'orgue ou dans le simple chant, il se mêle quelque chose de lascif ou d'impur, aussi bien que toutes les actions profanes, discours et entretiens vains et d'affaires du siècle, promenades, bruits, clameurs, afin que la maison de Dieu puisse paraître et être dite véritablement une maison d'oraison.

Enfin, pour ne laisser aucun lieu à la superstition, ils ordonneront, par mandement exprès et sous les peines qu'ils jugeront à propos, que les prêtres ne disent la messe qu'aux heures convenables, et qu'ils n'admettent dans la célébration de la messe aucunes autres pratiques, cérémonies ni prières que celles qui ont été approuvées par l'Église et reçues par un usage louable et fréquent. Ils aboliront aussi entièrement dans leurs églises l'observation d'un certain nombre de messes; et de lumières, qui a été inventée par une manière de superstition, plutôt que par un esprit de véritable piété ; et ils apprendront aux peuples quel est et d'où principalement procède le fruit si précieux et tout céleste de ce très-saint sacrifice ; et les avertiront aussi d'aller souvent à leurs paroisses, au moins les dimanches et jours de grandes fêtes.

Or, tout ce qui vient d'être sommairement touché doit être entendu proposé à tous les ordinaires des lieux, de telle manière que par la puissance qui leur est donnée par le saint concile, et même comme délégués du saint Siège apostolique, non seulement ils puissent défendre, ordonner, réformer et établir tout ce que dessus, mais aussi toutes les autres choses qui leur paraîtront y avoir relation, et obliger les fidèles à les observer inviolablement, par censures ecclésiastiques et autres peines qu'ils jugeront à propos d'établir, nonobstant tous privilèges, exemptions, coutumes et appellations quelconques.
images/icones/1n.gif  ( 993257 )Ce n'est pas parce qu'un ignare se trompe que la vérité est changée ! par Glycéra (2025-11-11 10:41:54) 
[en réponse à 993235]


Oui, les fans de la "nouvelle" messe ont employé Eucharistie au lieu du mot Messe ...
Habitude qui disparaît peu à peu, et c'est bien tant mieux !

Mais ce n'est pas pour autant que l'Eucharistie avait été enlevée de l'Ordo traditionnel ! Ce caractère ne peut être détruit parce qu'une poignée d'ignares emploie mal les mots ...

AH ces querelles incompréhensibles pour qui ne rumine pas les bourdes d'il y a 50 et 60 ans, quand nous étions si malheureux de nous sentir si soudainement orphelins ...

Je déteste qu'on continue les grognes.
La jeunesse actuelle n'a pas connu nos déserts.

Lui raconter, certes, mais pas entretenir les bougonneries comme si rien ne se relevait !

C'est mon avis ...
Et si je ne cache pas nos tristesses aux petits-enfants, je fuis les récriminations auto-satisfaites, pérorant sur des luttes intégristes/progressistes, trop entendues, inutiles car destructrices.

Avec mes bonnes salutations
Glycéra
images/icones/1a.gif  ( 993256 )Heureuse pour vous, Sieur Mattheaus ! Avez-vous vu les vidéos du site "claves" ? par Glycéra (2025-11-11 10:34:19) 
[en réponse à 993203]



La Bretagne va-t-elle renaître ?
Qui ne le lui souhaiterait pas ?

Avez-vous étudié un peu ce qui est présenté sur le site Claves ?
Ces courtes vidéos sont bien claires ...

Comment avez-vous appris ? Continuez-vous à lire pour découvrir les gestes et les symboles inclus dans cette vieille et précieuse liturgie ?

Avec mes bonnes salutations
Glycéra
images/icones/carnet.gif  ( 993260 )Ici, beaucoup..... par Pol (2025-11-11 10:59:29) 
[en réponse à 993203]

....sinon tous aspirent à parvenir à la Grande Armorique Céleste...

Bienvenue à vous. Adsum, volo.