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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 992910 )De la férie par ami de la Miséricorde (2025-10-28 21:02:37) 



De la férie

Comme au dimanche précédent


ICI
images/icones/colombe2.png  ( 992911 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2025-10-28 21:04:37) 
[en réponse à 992910]



CHAPITRE XXXII
(FIN DU PRÉCÉDENT.)


Si ces écrivains, et beaucoup d’autres, non moins impies, avaient excité une réprobation générale, il faudrait en conclure l’existence d’une folie et d’une impiété individuelles. Mais l’accueil qui a été fait à ces blasphèmes inouïs ; mais le nombre des lecteurs et des prôneurs des livres qui les contiennent, ne sont-ils pas de nature à faire réfléchir ? Peut-on ne pas y voir un des signes caractéristiques des temps actuels ?

Pour avoir publié les monstrueuses impiétés qu’on vient de lire, Renan, Proudhon et leurs pareils n’ont, aux yeux de l’opinion dominante, rien perdu de leur gloire. Devant eux ne s’est fermée ni la porte d’un salon, ni l’entrée d’une académie. Ils ont des relations sociales étendues ; on mange avec eux, on devise avec eux ; on les trouve aimables. Les trompettes de la renommée proclament leur talent ; et, comparés aux livres chrétiens, leurs ouvrages, traduits dans les principales langues, comptent cent lecteurs pour un.

Tels sont les blasphèmes, inconnus dans l’histoire, qui s’impriment aujourd’hui, non seulement en France mais en Allemagne, et qui se lisent dans l’ancien et dans le nouveau monde. Toutefois, jusqu’à ces dernières années la réhabilitation de Satan, l’apologie de Satan était demeurée circonscrite dans des ouvrages ignorés de la foule. Pour avancer l’œuvre infernale, restait à atteindre le demi-monde, le monde des oisifs et des femmes. Or, à la suite des philosophes et des littérateurs académiciens, sont venus les romanciers et les comédiens, qui se sont chargés de la rendre populaire. C’est dans le même ordre que Satan procéda, il y a seize siècles, pour conserver son règne et empêcher celui du Saint-Esprit : après Celse le sophiste, parut Genès l’historien.

L’année 1864 a vu paraître un roman fort connu ; dans lequel Satan, transformé en Dandy, fait le charme des salons. Sa tenue est irréprochable, ses manières distinguées. Il parle avec élégance, il sourit avec grâce, il est spirituel. Il fume, il joue, il valse, il polke : on n’est pas plus aimable. Sous cette métamorphose sacrilège, l’homme s’habitue à regarder en face son éternel ennemi et à lui donner la main. Les craintes qu’il inspirait naguère passent pour de vaines terreurs ; la méchanceté dont on l’accuse, pour une calomnie née de l’ignorance et de la superstition.

Comme moyen de propagation, le roman tient le milieu entre le livre savant et le théâtre. Des cabinets de lecture ou de la balle du colporteur, le roman pénètre dans le salon, dans le boudoir, dans la chaumière. Il atteint un nombre plus ou moins considérable d’intelligences ; mais le roman ne parle pas aux yeux et ne corrompt qu’individuellement : autre est le théâtre.

Par le prestige des décors, par la réalité des personnages, par le jeu des acteurs, il s’empare de tous les sens et y grave profondément ce qu’il enseigne. De plus il s’adresse à la foule. La pièce obtient-elle un succès de vogue ? Tenez pour certain qu’après vingt représentations, les jeux de mots, les lazzis, les maximes, les blâmes, les éloges qu’elle contient, deviendront les aphorismes d’une multitude de personnes de toute éducation et de tout rang. Il en résulte que le vrai moyen de livrer à la dérision l’homme le plus respectable ou la chose la plus sacrée, c’est de les faire jouer sur les théâtres.

Mieux que personne, le démon l’a compris. Afin de populariser sa réhabilitation, en jetant au mépris de la foule les dogmes chrétiens qui le concernent, il s’est emparé d’un théâtre important de la capitale des lumières ; là il fait jouer ce que nous allons dire.

Un des derniers jours du mois d’août 1861, les murs de Paris offrirent aux regards une grande affiche bleue, sur laquelle on lisait en gros caractères : LA BEAUTÉ DU DIABLE, pièce fantastique en trois actes.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde