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images/icones/marie.gif  ( 992806 )23/10 St Antoine-Marie Claret, évêque et confesseur par ami de la Miséricorde (2025-10-22 21:39:14) 



St Antoine-Marie Claret, évêque et confesseur

Biographie de Saint Antoine-Marie Claret

Prière de St Antoine-Marie Claret à la Très Sainte Vierge Marie

Ô Vierge et Mère de Dieu, je me donne tout à Vous comme Votre enfant. Pour honorer Votre pureté, je Vous consacre mon âme et mon corps, mes facultés et mes sens et je Vous demande la Grâce de ne jamais commettre un seul péché. Mère, voici votre Fils ! (trois fois) En Vous j'ai mis toute ma confiance, jamais je ne serai confondu.
Ainsi soit-il.

Source : site-catholique.fr

De la douceur dans la mission par Saint Antoine-Marie Claret

« J'ai compris qu'après l’humilité et la pauvreté, la vertu la plus nécessaire au missionnaire apostolique est la douceur. C’est pourquoi Jésus disait à ses disciples : « Apprenez de moi car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez le repos. » Si l’humilité est la racine de l’arbre de la sainteté, la douceur en est le fruit. Avec l'humilité, dit saint Bernard, on plaît à Dieu ; et avec la douceur, on se fait aimer de son prochain. Dans le sermon sur la montagne, Jésus dit : « Bienheureux les doux, ils posséderont la terre. » Non seulement la terre promise, la terre des vivants qui est le ciel, mais aussi les cœurs des hommes qui vivent sur la terre.

Nulle vertu ne les attire comme la douceur. Un étang rempli de poissons nous donne une idée de cette puissance pacifique de la douceur. Jetez des miettes de pain dans l’eau, et les poissons accourent de tous côtés et s'approchent jusqu'à vos pieds. Au lieu du pain, jetez une pierre, et ils fuiront aussitôt pour aller se cacher. Les hommes agissent de la même manière. Si, au cours de la mission, on les traite avec bonté et douceur, ils viennent nombreux pour écouter les sermons et se confesser ; si l’on se montre dur, ils se rebiffent et restent chez eux en murmurant contre le ministre de Dieu.

La douceur est un signe de vocation au ministère apostolique. Quand Dieu choisit Moïse comme guide de son peuple, il lui a accordé le don de la douceur. Jésus était la douceur même, l'agneau de Dieu : « ll sera si doux » avaient annoncé les prophètes, « qu'il n'achèvera pas de briser le roseau froissé ni éteindra ta mèche qui fume encore ; » « il sera persécuté, calomnié, abreuvé d'opprobres et il se taira comme s'il n'avait pas de langue. » Quelle patience ! Quelle douceur ! ll a travaillé et souffert en silence, il est mort sur une croix sans proférer une seule plainte ; tout cela pour nous sauver et pour nous enseigner à sauver les âmes qu'il nous a confiées.

Les apôtres, formés à l'école de Jésus, leur divin maître, étaient doux ; ils pratiquaient la douceur et l’enseignaient à tous, particulièrement aux prêtres. Saint Jacques disait : « Qui est sage et expérimenté parmi vous ? Qu'il montre, par une bonne conduite, que ses œuvres sont accomplies dans la douceur propre à la vraie sagesse. Mais si vous avez un zèle amer et un esprit de discorde dans votre cœur, évitez la complaisance en vous-mêmes et ne mentez point contre la vérité. Une telle sagesse n'est pas celle qui est venue d'en haut ; elle est terrestre, animale et diabolique » (Jc 3,13-15).

La première fois que j'ai lu ce texte, j'ai été épouvanté en voyant que saint Jacques qualifiait de démoniaque la science sans douceur. Eh bien, oui, elle est démoniaque ! Je sais par expérience que le zèle amer est une arme dont le diable tire un grand parti ; et le prêtre qui travaille sans douceur sert le diable et non Jésus-Christ. Sil prêche, il fait fuir les auditeurs ; s'il confesse, les pénitents s'éloignent de lui ou, s'ils se confessent, ils le font mal parce qu'ils s'étourdissent et la peur leur fait dissimuler leurs péchés. Que de confessions générales n'ai-je pas entendues, dans lesquelles les pénitents m'avouaient avoir caché des péchés parce que les confesseurs, à qui ils avaient eu affaire, les avaient repris avec rudesse.

Seigneur, accordez-moi un zèle discret et prudent afin qu'en tous mes travaux apostoliques j'agisse avec force et douceur. Avec force certainement, mais aussi avec douceur et mansuétude. Oui, donnez-moi cette prudence qui naît dans l’homme avec la raison naturelle, que l’instruction fait grandir, que l'âge fortifie, qui est éclairée par la compagnie des hommes sages et qui arrive au sommet avec l’expérience des événements. »

St Antoine-Marie Claret extrait de son Autobiographie, ch. XXV (372 à 376 et 383).
Source : Missionnaires Clarétains et Chemin d'amour vers le Père


D'autres prières de Saint Antoine-Marie Claret

diocèse de Nancy et Toul : Mémoire de St Euchaire, martyr

diocèse de Nancy et Toul, avant 1955 : St Amon, évêque et confesseur

diocèse de Strasbourg : Restitution et réconciliation de l’Église-Cathédrale
images/icones/colombe2.png  ( 992807 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2025-10-22 21:42:19) 
[en réponse à 992806]



CHAPITRE XXXI
(SUITE DU PRECÉDENT.)


EL’immortel pontife nomme : l’astrologie, la géomancie, la chiromancie, la nécromancie, les sortilèges, les augures, lesauspices, la divination par les dés, les grains de froment et les fèves ; les pactes avec les démons, dans le but deconnaître l’avenir ou de satisfaire les passions ; les charmes ; les oracles ou évocations des esprits, interrogés etrépondant ; l’offrande d’encens, de sacrifices, de prières ; les génuflexions, les prosternements, les cérémonies du culte; l’anneau et le miroir magique ; les vases destinés à fixer les esprits et à en obtenir des réponses ; les femmes sympathiques (nous disons somnambules et magnétisées), qui, mises en rapport avec le démon, obtiennent de lui la connaissance des choses cachées, passées ou futures ; l’hydromancie, au moyen de vases pleins d’eau dans lesquels des hommes et plus souvent des femme font apparaître des figures qui rendent des oracles.

Il faut ajouter la pyromancie, la pédomancie, l’ornitomancie, l’oniromancie ou l’oracle par les songes, et d’autres pratiques, « restes impurs, dit le pape, de l’ancienne idolâtrie vaincue par la croix ».

Remarquons en passant que le vicaire de Jésus-Christ signale la femme comme l’instrument préféré du démon. Inutile de rappeler que cette préférence se retrouve partout dans l’ancien paganisme, aussi bien que dans la moderne idolâtrie, en Afrique, dans l’Océanie et ailleurs. Aux raisons que nous en avons données, saint Thomas ajoute celle-ci : «Les démons, dit-il, répondent plus facilement à l’appel des vierges, afin de mieux tromper, en affectant de paraître aimer la pureté».

Quoi qu’il en soit, les personnes du sexe sont averties qu’un danger particulier les menace. Elles comprendront dès lors la nécessité de s’environner de vigilance, et surtout d’éviter toute participation à aucune pratique suspecte, qui pourrait donner prise sur elles à leur implacable ennemi.

De la bulle de Sixte V ressortent deux faits. D’une part, la multiplicité des pratiques démoniaques : on dirait une ébullition générale de l’Europe, fille de la Renaissance, au souffle de l’esprit satanique ; d’autre part, la persistance de ces honteux phénomènes. «Malgré tous les efforts de l’Église, ajoute le Pontife, on n’a pu parvenir à extirper ces superstitions, ces crimes, ces abus.

De jour en jour on découvre que tout en est plein, omnia plena esse». C’est donc un fait acquis à l’histoire ; un siècle après la Renaissance, les communications de Satan avec l’homme étaient redevenues, comme dans l’ancien paganisme, générales, permanentes, indestructibles, et la puissance du démon s’étendait dans la Cité du bien, jusqu’à des limites inconnues, omnia plena esse in dies detegantur .

Le mal ne fut point arrêté par les défenses pontificales. Le Béarn, Loudun, Louviers, les pays du Nord, les Cévennes, le cimetière de Saint-Médard à Paris, et d’autres lieux, devenus successivement le théâtre de manifestations éclatantes, montrèrent que Satan demeurait maître d’une bonne partie de la place. Pour les esprits frivoles, ces phénomènes furent des jongleries, et leur histoire des contes à dormir debout. Affirmé par quelques-uns, leur caractère démoniaque fut nié opiniâtrement par toute la secte incrédule.

Au siècle de Voltaire, la négation s’étendit à tous les faits du même genre. Divinations, évocations, pactes, magie, possessions, sorcelleries, maléfices, il passa en principe que tout cela n’était qu’un tissu de rêveries. Cette négation audacieuse de l’histoire universelle produisit l’affaiblissement général de la foi au démon, à ses pratiques et à son influence.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde