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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 992536 )10/10 St François de Borgia, confesseur par ami de la Miséricorde (2025-10-10 05:59:25) 



Saint François Borgia par Alonso Cano (1624)

St François de Borgia, confesseur

Biographie de St François de Borgia

Prière de Saint François de Borgia

« Ô profondeur de la Sagesse divine ! Je puis bien dire, Seigneur, que Votre route est dans la mer, que Vos sentiers sont sur les grandes eaux, et qu'on ne peut reconnaître les traces de Vos pas. Je devrais être dans l'étonnement lorsque je sens en moi quelque bon désir, et beaucoup plus encore lorsque je l'exécute. Comment se peut-il faire que Vous vouliez bien répandre la semence de Vos grâces dans une terre si stérile, et qu'elle puisse produire quelque fruit.

Si j'étais bien persuadé que j'étouffe cette divine Semence, que je la foule aux pieds, dès qu'elle commence à s'élever, et que je dissipe les fruits qu'elle produit, je m'humilierais en toutes choses ; et le bien même que Vous faites en moi me remplirait de confusion. Faites donc, ô mon Dieu, par votre Bonté, que je connaisse ma misère et que je glorifie Votre saint Nom éternellement. Ainsi soit-il. »

Source : site-catholique.fr
images/icones/colombe2.png  ( 992537 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2025-10-10 06:01:19) 
[en réponse à 992536]



CHAPITRE XXIX
SUITE DU PRECEDENT


Il est l’Esprit d’orgueil, spiritus superbiae, et son règne fut celui du despotisme le plus monstrueux, que le monde ait jamais subi. Sous le nom de Césarisme, tous les pouvoirs sont concentrés dans la main d’un monstre à face humaine, appelé tour à tour Néron, Caligula, Tibère, Héliogabale, empereur et pontife.

César est Dieu, sa volonté est la règle du juste : Quidquid placuit regi, vim habet legis. Maître absolu des corps et des âmes, tout lui appartient, tout vit par lui et pour lui. Son règne est la négation de la conscience et de la liberté humaine.

Il demande à l’homme sa fortune, et il la donne ; sa femme, et il la donne ; sa tête, et il la donne. Il lui dit d’adorer une pierre, un chien, un bouc, un taureau, un crocodile, un serpent, et il les adore. Les peuples même les plus éloignés sentent le poids de sa puissance.

Pas de résistance possible : une gigantesque capitale, des armées permanentes, la rapidité des communications, une centralisation universelle, ont organisé le monde pour le despotisme.

Il est l’Esprit de mensonge, spiritus mendacii, et son règne fut une longue tromperie. La littérature, la poésie, les arts, la civilisation de cette époque, civilisation vide de vérités et de vertus, ne sont qu’un linceul de pourpre jeté sur un cadavre.

La politique est l’hypocrisie au profit de l’égoïsme. Le bien-être prétendu, un odieux mensonge qui cache l’exploitation barbare des trois quarts du genre humain, au profit de quelques sybarites. Le bruit incessant des batailles, les chants de victoire, les pompes triomphales, les jeux du cirque, les combats de l’amphithéâtre.

Le tourment perpétuel de l’or, de l’argent, du bronze, du marbre, de tous les métaux et de toutes les productions de la terre, qu’on asservit à tous les caprices du luxe et des passions ; cette agitation fiévreuse, cette vie factice n’est qu’un leurre pour tromper l’homme, le corrompre, le détourner de sa fin et l’entraîner aux abîmes.

Il est Homicide, homicida, et son règne fut le meurtre organisé. Meurtre de l’enfant, tué légalement avant de naître et après sa naissance ; immolé aux dieux ou élevé pour l’amphithéâtre ; meurtre de l’esclave, qu’on tue impunément par ennui, par caprice, par plaisir ; meurtre des prisonniers de guerre, qu’on égorge, ou qu’on force à s’égorger sur la tombe des vainqueurs.

Meurtre des pauvres, des jeunes gens et des jeunes filles, qu’on offre en hécatombes à des divinités sanguinaires ; meurtre de l’homme par le suicide qui, pour la première fois, apparaît sur une large échelle dans les annales de la triste humanité ; meurtre,ou plutôt boucheries éternelles de millions d’hommes, de femmes et d’enfants par des guerres d’extermination, par des combats de gladiateurs, par les luttes de bestiaires.

Et, comme si tant de fleuves de sang n’avaient pas suffi pour étancher la soif du grand Homicide, on l’entendit un jour s’écrier par la bouche de son lieutenant : Je voudrais que le genre humain n’eût qu’une tête, afin de l’abattre d’un seul coup !

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde